Survol’Thé #1 - La Viande
L’exploitation animale est tellement omniprésente dans notre mode de vie qu’elle nous semble aller de soi. Essayons de prendre un peu de recul et de s’en tenir aux faits.
Aujourd’hui encore, le bétail vit une vie de souffrance (même s’il est bio !). Même si certains producteurs décident de changer leur façon de diriger leurs exploitations, cela n’est rien face aux industries traditionnelles correspondant à 80% de la consommation. A l’échelle mondiale, l’élevage de bétail est pratiqué de telle manière qu’il exerce une pression trop forte sur l’environnement : il dérègle le climat (au moins 14% des émissions mondiales de gaz à effet de serre sont causées par ce secteur), pollue les nappes phréatiques et s’approprie des terres au détriment des forêts (la déforestation cause une perte de la taille du Panama par an) ou des cultures destinées à la consommation humaine. Au-delà des discours bucoliques, où il est question de «fermes à taille humaine et de bétail batifolant dans les prés, la réalité est que la production de viande s’opère dans des conditions totalement contraires au respect du vivant.
En fait, ne pas manger d’animaux est le moyen le plus efficace de réduire notre impact sur l’environnement : il permet de réduire d’au moins 70 % l’empreinte individuelle. Nous pourrions voir la fin de la faim dans le monde (83 % des aliments cultivés dans le monde étant créés pour le bétail) ainsi que de la soif (pour 1 kg de bœuf, 15 000 litres d’eau sont nécessaires, soit l’équivalent de 300 douches). Les aliments à base de plantes sont quant à eux produits avec au moins 8 fois moins d’énergie et contiennent tous les nutriments nécessaires à notre santé.
L’antispécisme considère que l’espèce d’un animal n’est pas un critère pertinent pour décider de la façon dont il doit être traité. Se pose donc l’enjeu de se comporter de manière plus globale en considérant les conséquences de nos actions.
Nous savons que les épidémies les plus graves de l’histoire sont passées des animaux aux humains (75% durant la dernière décennie) la mondialisation aggravant la transmission et les répercussions. Au cours de la tragique pandémie que nous connaissons actuellement, peut-être que certaines réflexions nous amèneront à redéfinir notre relation avec les autres formes de vie et notre environnement.