"Rien ne se passe et pourtant tout est là. Je n'invente rien : je regarde. L'intensité dans le calme. Le charme discret des couleurs, des reflets dans les lacs et dans les puits, les miettes d'air qui volettent dans un train. Des visages qui se détournent, songent à l'horizon. Ma mère en tablier (où l'on devine quelques gouttes de chocolat fondu sur son tablier). Un amoureux fier comme un prince dans la pleine lumière du salon. Un grain qui s'abat, bleu, sur la mer à travers les feuilles du figuier et assombrit le ciel d'été. Des chambres, des lampes, des lits, avec leurs traces de sommeil, de soupirs, de concentration, de rêve. Autant de sous histoires, de micro-climats enchâssés dans l'histoire première : celle de la lumière qui s'invite et entrebaille toujours."















