Sofia Coppola shooting The Beguiled

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Sofia Coppola shooting The Beguiled
May 23, 2017. Elsa Hosk attends the "The Beguiled" screening during the 70th annual Cannes Film Festival at Palais des Festivals in Cannes, France.
The Beguiled (2017) dir. Sofia Coppola.
This pic is just perfect anyhow !! Just can’t wait to discover The Beguilded out today !! Ma Sofia universe ‘s still the best <3
revue internationales:
-TELERAMA 27.10.17 (france)
-PUBLIC 18.08.17 (France)
-VOICI 17.08.17 (France
-interview septembre 17 (UK)
collection personnelle
Films watched: The Beguiled (2017)
↳ “We can show 'em some really Southern hospitality.”
[AVANT-PREMIÈRE CINÉ] LES PROIES de Sofia Coppola Présenté en Sélection Officielle au dernier Festival de Cannes, ‘Les Proies’ est une adaption libre du roman de Thomas Cullinan ‘The Beguilded’ publié en 1966. Sofia Coppola est de retour avec un film aussi beau plastiquement que vénéneux dans son approche. En pleine guerre de Sécession, dans le Sud profond, les pensionnaires d'un internat de jeunes filles recueillent un soldat blessé du camp adverse. Alors qu'elles lui offrent refuge et pansent ses plaies, l'atmosphère se charge de tensions sexuelles et de dangereuses rivalités éclatent. Jusqu'à ce que des événements inattendus ne fassent voler en éclats interdits et tabous. Sofia Coppola retrouve avec ‘Les Proies’ le film de groupe, elle qui s’y était déjà essayée notamment avec l’inaugural et toujours aussi troublant ‘Virgin Suicides’ (1999) et le plus imparfait et anecdotique ‘The Bling Ring’ (2013). Comme dans ‘Virgin Suicides’, c’est un groupe exclusivement féminin que la réalisatrice a décidé de filmer : un internat de chrétiennes sudistes dont les mœurs sont contraintes par la religion, la guerre et les conventions de l’époque. L’arrivée d’un homme dans la maison est donc loin d’être anodine car elle vient rompre l’équilibre précaire qui s’était installé à défaut. Le film est plastiquement superbe. L’attention aux détails des décors et des vêtements est troublante et le travail fait sur la lumière est remarquable. Les visages souvent éclairés à la simple bougie soulignent habilement la duplicité des intentions, lorsque la lumière qui filtre à l’intérieur de la maison est un appel vers un avenir meilleur quoique incertain quant à l’issue de la guerre. Les quelques scènes d’extérieur ne sont pas en reste avec ces arbres grandioses à la fois protecteurs (le soldat y trouve refuge) et menaçants (la jeune fille traquée) et donnent finalement peu d’oxygène à ce huis clos doucement anxiogène. Notons que le film est d’ailleurs reparti du Festival de Cannes avec le Prix de la mise en scène. La bienséance des jeunes femmes cache une flamme qui les humanise. L’innocence des plus jeunes se transforme en désir des plus âgées, entre une Elle Fanning aux pulsions sexuelles naissantes, une Kirsten Dunst aux envies d’ailleurs et une Nicole Kidman qui peine à assurer son statut de directrice de foyer et confesse celui de veuve. Sofia Coppola prend un malin plaisir à mettre en scène ce jeu de dupes dans lequel les détails (le collier, la mise en beauté, la brève première interaction entre Edwina et Mc Burney, les répliques à double sens) se font plus grossiers quand le désir a créé son nid (la drolatique scène de la tarte aux pommes, les regards de côté bien appuyés), la maladresse du soldat et des femmes participant à rendre ces interactions particulièrement stimulantes. Le changement de rythme soudain amorcé dans le dernier tiers du film est bienvenu et l’emballement qui s’en suit assez joussif, brisant ces amabilités de façade. N’ayant pas lu le livre dont le film est tiré, nous ne nous hasarderons pas à faire des comparaisons mais nous finirons cette chronique par un simple constat : Sofia Coppola signe un film dans lequel on ne sait finalement plus vraiment qui sont les proies, si ce n’est nous-même charmés par le charme perfide de ce qui se passe sous nos yeux. Une réussite. Date de sortie française : Mercredi 23 août 2017 Bande-annonce : http://bit.ly/2wWbolh A&B