Quand j’explique à mes parents qu’on s’est entraînés sur des mannequins pour le TR, TV, palpations mammaire et testiculaire.
seen from China

seen from Germany

seen from United States
seen from United States
seen from Canada
seen from United States

seen from United States
seen from Germany

seen from Germany
seen from China
seen from Singapore

seen from United States
seen from Belgium

seen from Malaysia
seen from United States

seen from United States
seen from Germany

seen from Malaysia
seen from United States

seen from United States
Quand j’explique à mes parents qu’on s’est entraînés sur des mannequins pour le TR, TV, palpations mammaire et testiculaire.
Les touchers vaginaux et rectaux sans consentement pratiqués sur des patient(e)s sous anesthésie générale à l'hôpital sont "inacceptables". C'est la ministre de la Santé Marisol Touraine qui le dit. Elle vient de lancer une mission d'inspection dans les établissements de santé suite à une étude remise mardi par la Conférence des doyens des facultés de médecine.
Un rapport de la Conférence des doyens de facultés de médecine que Slate s'est procuré apporte des chiffres, révélant que les touchers pelviens non autorisés par les patients seraient loin d'être marginaux. Le rapport étant fondé sur les déclarations que les responsables d'UFR de médecine ont bien voulu formuler, le phénomène pourrait être encore plus important.
Alarmée par des soupçons de touchers vaginaux non consentis sur des patientes endormies au sein d’une faculté de médecine, Marisol TOURAINE avait confié à la Conférence nationale des doyens le soin de réaliser une enquête sur les conditions d’apprentissage de l’examen clinique aux étudiants en médecine.
Remise aujourd’hui à la ministre, cette enquête révèle notamment que lorsque l’examen pelvien est réalisé chez une personne sous anesthésie générale, le consentement préalable du patient n’est recueilli que dans 67% des cas pour les étudiants du diplôme de formation générale en sciences médicales, et dans 80% pour les étudiants du diplôme de formation approfondie. Ses conclusions sont publiques.
Malgré certains constats positifs (examens encadrés pour 100% des jeunes étudiants et pratiqués, de plus en plus, par simulation), Marisol TOURAINE juge ces résultats « très préoccupants » et rappelle que les actes concernés, totalement illégaux, exposent à des poursuites pénales. La ministre précise que « l’État sera d’une extrême fermeté face à ces pratiques inacceptables, qui portent atteinte à l’intégrité du corps humain et aux droits fondamentaux des patients ».
Toucher rectal pour une grippe intestinale
Je devais avoir entre 7 et 9 ans. J’allais avec ma mère consulter un médecin généraliste de garde, donc pas mon médecin traitant habituel (formidable à bien des égards). Je ne me souviens plus des symptômes qui m’ont conduite à consulter ce médecin, mais probablement des maux de ventres et des vomissements étant donnés le diagnostic et le fait qu’il faisait nuit. Pour d’autres problèmes de santé, j’étais souvent allée chez le médecin, notamment mon médecin traitant que j’aimais bien. Il était gentil, très doux et très pédagogue. Je croyais donc que toutes les consultations se déroulaient de la même façon.
Donc, ce médecin de garde, m’a demandé de me déshabiller, de relever mes jambes sur mon ventre, et a pratiqué un toucher rectal. Je me souviens parfaitement de ce moment, et de n’avoir pas compris pourquoi je devais me déshabiller et relever mes jambes. Je me souviens même, alors que je m’exécutais, avoir cru qu’il voulait sûrement “juste” regarder mes fesses, ce qui me mettait déjà très mal à l’aise (je n’étais pas médecin et j’étais une enfant). Par contre, je n’avais aucune idée du fait qu’il s’apprêtait à pénétrer mon corps. Je me souviens de ma surprise totale quand je l’ai senti, et d’avoir eu envie de pleurer. Je me suis ensuite rhabillée et suis sortie, totalement hagarde, et au bord des larmes.
Le diagnostic : une grippe intestinale. Peut-être que le toucher rectal était nécessaire (et encore, je me pose des questions, la grippe intestinale est due à un virus… bref, je ne sais pas), mais j’étais une enfant, je méritais des explications, de la douceur, d’être prévenue. Ce médecin ne me connaissait pas et ne m’avais jamais vue, comment a-t-il pu croire qu’il pouvait pénétrer mon corps sans me prévenir ? Non pas qu’on puisse le faire, mais en plus, il ne connaissait pas mon histoire. J’étais une enfant, mais je savais déjà que ce n’était pas un acte anodin. Je savais aussi que mon médecin traitant n’aurait jamais procédé de cette façon. Que ça n’était pas normal de me faire ça par surprise.
Ce qui est le plus troublant, c’est que je n’ai aucun mal à parler des différents examens gynéco dits “intrusifs” que je reçois, auxquels je consens. Par contre, cet examen là, difficile d’en parler. La honte que j’ai ressenti sur le moment en tant qu’enfant ne m’a pas totalement quittée.
Je n’ai pas compris. Je n’ai pas consenti.
Si vous avez un témoignage lié au défaut de consentement dans les actes médicaux, vous pouvez cliquer sur “Soumettre un témoignage” en haut de la page ou envoyer un mail à l’adresse [email protected].
touchers rectaux sans explication ni avertissement
Enfant, j’ai subi deux toucher rectaux (un par médecin traitant, un par un chirurgien) sans que celle-ci ne m’indique ce qu’elle allait pratiquer. Je conçois que ma mère avait consenti à ma place, mais ne peut-on pas au moins expliquer à un patient qui a l’âge de le comprendre qu’on va lui mettre un doigt dans le derrière?
Si vous avez un témoignage lié au défaut de consentement dans les actes médicaux, vous pouvez cliquer sur “Soumettre un témoignage” dans la colonne de gauche ou envoyer un mail à l’adresse [email protected].