[Billet 28] Van, 200 chevaux et KFC
Il semble que le volatile nous laisse mettre les voiles vers le sud. Enfin, les voiles… Les roues ! On se retrouve à glander en attendant notre transport, je m'achète un bouquin, et on se prend des tonnes de trucs de pharmacie dans un 7-11. On est prêt. On a pile le temps pour un massage, alors on file au Bon Thaï.
L'Homme au chapeau m'accueil avec une chaleureuse accolade (c'est assez rare pour les locaux) mais malheureusement, son bouclard est plein. On aura pas de massage du Bon Thaï avant la semaine prochaine…
On chill au Panee Café, un truc juste à côté, et je le vois jouer aux cartes. Au Président sûrement.
Notre transport arrive, et on monte dans un van étrange pour faire les qq kilomètres qui nous séparent de la station de bus. Pas d'amortisseur, un accélérateur qui marche comme une pompe et un levier bloqué en troisième… Ca vaut des points. Ça se complique quand je toit est aussi bas, mon crâne racle sur le plafond, et j vous parle pas de ma bien estimée tignasse (n'est ce pas Amélie ?).
On avance, on s'arrête, on avance, un tuktuk rouge trop beau est la rue d'Alsace à côté, on s'arrête, je voit des chevaux venir vers nous, on reste à l'arrêt… Longtemps.
Il y a d'autres chevaux qui arrivent… Et puis d'autre. Des gardes montés. Enfin, on dirait que c'était leurs premiers tour sur un canasson. C'est pas très glorieux, on dirait des gardes classiques qu'on a foutu sur des chevaux. Et c'est long. Mais c'est long… Les Russes devant nous parlent fort en savourant leur M150 (c'est une horreur comme goût).
Je crois que ce van a pas d'amortisseur, et la route semble me marteler cette idée en tête des que l'écurie de Bangkok à fini sa parade.
Le temps de passer devant des soldats qui ne marchent pas au pas, on arrive sur la voie rapide, on traverse la ville, et fini dans la bus station.
Une dame nous achète nos tickets et nous les donne, et puis on attend. Une heure. On a le temps d'aller dans le petit centre commercial.
C'est que des locaux ici. On arrive vers le KFC. Pourquoi pas… On réfléchit. On choisis. On se lance. On attend. Les gens nous doublent. On attend. Les gens nous doublent. Les gens sont des cons. On force un peu le passage après 10 minutes, et j'en conclu que KFC, c'est la petite jungle du poulet. Ici, il faut jouer des coudes pour espérer taper un coup de croc dans un morceau de poulet à la chapelure délicieusement épicée.
Finalement, on s'assoit en salle près d'un groupe de quatre Australiens, les parents et deux enfants. Vous me connaissez, je suis un garçon de la ville. Je n'ai qu'une vague idée de ce qu'est un élevage porcin, mais je vous assure que quand j'ai vu leur table, j'ai tout de suite dit : “Voilà, ils mangent comme des porcs”.
On a essayer de tout bien packer pour contrebalancer, et on a filé jusqu'à notre bus. Un VIP bus, plein de locaux, avec un bébé, peut être plus dans le transport.
On croise.les doigts. À l'heure ou j'écris ces quelques lignes, on avance déjà sur une voie rapide.