Le Plaza Athénée
Au numéro 25 de l'avenue Montaigne, en bordure du Triangle d'or parisien, ouvre en 1913 un luxueux hôtel à la renommée internationale, devenu palace en 2011.
Après avoir édifié l'hôtel Claridge sur les Champs-Elysées, les architectes Charles Lefebvre et Louis Duahyon collaborent de nouveau sur ce bâtiment de style éclectique. En pleine Première Guerre Mondiale, l'espionne Mata Hari, qui y séjourne sous une fausse identité, est arrêtée en février 1917. Après un changement de propriétaire durant l'Entre-Deux-Guerres, l'hôtel est modernisé de 1933 à 1936, redécorant ses suites des 7ème et 8ème étages dans le style Art Déco alors en vogue. La suite Eiffel offrirait depuis la meilleure vue sur la Tour Eiffel, et la suite Royale deviendrait alors la plus grande de Paris, d'une superficie de 450m2. Le Plaza abrite sous l'Occupation le Haut Commandement allemand, puis des dignitaires américains après la Libération. En 1946, une chambre "intime" du 2ème étage héberge les amours de Jean Gabin et Marlène Dietrich. En 1962, bien après leur séparation, la grande diva allemande s'installera dans un appartement au n°12 de l'avenue, face à leur ancienne chambre d'hôtel. Elle y demeurera trente années, jusqu'à sa mort en 1992. Dans la seconde moitié du XXème siècle, de nombreuses personnalités y eurent leur pied-à-terre parisien, d'Alfred Hitchcock à Herbert Von Karajan en passant par Roger Moore, Harrison Ford, Elton John, Mick Jagger, Shakira... Christian Dior y organisait régulièrement, au salon Montaigne, des présentations de ses créations, avant l'ouverture en 2008 d'un institut à son nom au sein de l'établissement. Le célèbre chef multi-étoilé Alain Ducasse officia au restaurant gastronomique du Plaza de 1997 à 2020, remplacé post-confinement par l'issu de Top Chef Jean Imbert.
Le Plaza Athénée est également reconnu pour son code couleur rouge pivoine qu'il arbore sur les éléments décoratifs de sa façade, des vasistas aux stores, jusqu'aux géraniums ornant ses balcons.
Crédits : ALM’s














