Ce vendredi soir, Enzo Reale (20 ans) disputera son dernier match avec Boulogne, club où il est prêté par Lyon. Pour Francefootball.fr, le jeune meneur de jeu revient sur sa saison et en fait le bilan. «Ça a été bénéfique», explique-t-il. (Photo Presse-Sports)
«Enzo, ça y est, c'est officiel, Boulogne-sur-Mer évoluera en National la saison prochaine. Quel est votre sentiment ?
C'est vraiment une grosse déception. C'est très dur pour le club, il ne mérite pas ça. On n'a pas eu de chance cette année. Forcément, la semaine dernière contre Angers, il n'y avait aucun bruit dans le vestiaire après le match.
Pour un joueur prêté comme vous, c'est dur de se motiver quand on sait qu'on ne va pas rester ?
Franchement non ! J'avais envie de tout donner quand j'étais sur le terrain. J'ai le coeur à Boulogne. Ça me fait vraiment chier parce qu'ici on m'a bien accueilli, j'ai eu du temps de jeu. On m'a fait confiance. J'ai tout donné, je n'ai pas triché.
D'un point de vue personnel, comment jugez-vous votre saison ?
J'ai fait une bonne saison. J'ai bien commencé même si pendant les mois de janvier et février j'ai eu un bon coup de mou. J'ai été malade, j'ai eu une trachéite (inflammation de la trachée, ndlr) pendant un mois. C'était assez grave (il n'a pas eu de vacances depuis deux ans. La saison dernière, il était à la Coupe du monde des moins de 20 ans notamment, ndlr). Après, sur la saison, j'ai quand même inscrit cinq buts, c'est bien. Je suis plutôt content. J'ai également fait deux passes décisives, ça va aussi.
«J'ai franchi un cap»
C'est votre première saison pleine dans le monde professionnel. Avez-vous senti que vous aviez changé de statut ?
J'ai effectivement senti que j'étais bel et bien dans le monde pro. On n'est plus caché comme en CFA. Là, on est mis en lumière. J'ai franchi un cap.
Vous êtes actuellement prêté par Lyon. Est-ce que les dirigeants de l'OL vous ont suivi cette saison ?
De temps en temps, ils m'appelaient. Sinon, ils me regardaient à la télé. J'ai notamment eu Bruno Génésio (entraineur adjoint) et Rémi Garde. Ils me surveillent, ça fait plaisir.
Et justement, que comptent-ils faire de vous la saison prochaine ?
Dans un premier temps, je vais retourner à Lyon où je vais continuer de bosser. Il y a pas mal de clubs qui me suivent. Notamment en Belgique, en Italie, en Espagne et en Ligue 1 aussi. L'idéal, ce serait quand même de jouer pour mon équipe de coeur, Lyon, et m'imposer !
Un dernier mot sur Boulogne ?
Je remercie particulièrement ce club, les supporters, le président Jacques Wattez et évidemment les joueurs qui m'ont tous bien accueilli et ça a été une expérience bénéfique. Il y a encore un match contre Monaco, on va tâcher de bien finir.»