#girlproblem
Lorsque l’on devient vegan il faut questionner tous les produits que l’on utilise quotidiennement car il faut toujours partir du principe que tout est fait à partir de dérivés animaux. Par exemple, vous saviez que les pneus n’étaient pas vegans? Mais avant de parler de voiture et de moyens onéreux pour trouver des alternatives dans l’industrie automobile, il y a, je dirais, des priorités.
Lorsque je suis devenue vegan je n’étais pas sous contraception comme la pilule; pas de relation sérieuse alors à quoi bon? Jusqu’au jour où j’ai découvert que les préservatifs n’étaient pas vegan et que, même si on peut en trouver en ligne, je trouvais ça un peu compliqué et pas DU TOUT pratique dans le feu de l’action! J’ai alors décidé de me mettre à la contraception permanente et que je devais en trouver une 100% vegan, évidemment. Après de nombreuses recherches je suis tombée sur le stérilet au cuivre sur des forums vegan et je suis passée à l’acte.
J’appréhendais beaucoup ma consultation chez ma gynécologue puisque j’avais lu plusieurs avis mettant en garde contre l’extrême douleur de la pose du stérilet. S’est ajouté à ça la gynéco qui me stressait plus qu’autre chose en me disant que ce n’était pas du tout facile à poser, que si les branches du produit ne se déployaient pas d’un coup complètement, le stérilet ferait un aller simple à la poubelle et que moi j’aurais fait un aller-retour inutile, repoussant la procédure encore une fois, bref! d’une mauvaise fois extrême cette bonne femme. Quelques “pffffff”, “rrrhhoooo”, “dihbidh”, et autres soupirs de la spécialiste plus tard, mon stérilet était posé, sans grande douleur, juste quelques désagréments. Après m’être allégée d’une centaine d’euros ( 30€ le stérilet remboursé par la sécu pour ma part + 15 minutes de pose chez le spécialiste = 100€...doit y avoir un X quelque part...) je suis rentrée chez moi un peu barbouillée le temps que mon stérilet fasse les présentations avec mon utérus, et avec comme indication de continuer les rapports protégés encore un mois jusqu’au prochain rendez-vous pour être sûre que le bidule était bien placé et ne s’était pas baladé comme un électron libre dans le sud? Mon stérilet est finalement parfaitement placé au bout d’un mois et adios madame merci à jamais!
Mon stérilet est référencé “short”, il me semble, car je suis nullipare (jamais enfanté) et a une durée de vie de 5 ans. Un an après la pose aura lieu un autre contrôle pour savoir si tout va bien.
Le stérilet au cuivre est 100% vegan mais, apparemment, pas cruelty free alors évitez de vous imaginer comment il est testé sur les animaux. Le problème est que même si l’on fait au mieux pour réduire la souffrance de ces pauvres bêtes les alternatives n’existent pas forcément. J’ai fait poser mon stérilet avant d’apprendre qu’il était testé et je pense que je l’aurais fait dans tous les cas car je n’aurais pas forcément eu l’organisation nécessaire pour toujours avoir un stock de préservatifs vegans, sans parler de l’inconfort que me procure cette contraception, et je n’ai pas envie de tomber enceinte, d’être confronter à un avortement ou d’élever un enfant non désiré sans en avoir les moyens. Verdict: il faut se poser les bonnes questions.
Avoir un stérilet au cuivre c’est la liberté. Je le supporte très bien, je n’y pense pas en fait, sauf quand j’ai mes règles qui sont un peu plus abondantes et parfois plus longues. C’est là que je fais ma transition sur la coupe menstruelle.
J’avais entendu que les tampons n’étaient pas vegans mais je n’avais pas encore eu le temps ou le coeur à rechercher une alternative, grâce au stérilet j’en ai profité pour changer toute ma routine mensuelle (menstruelle) “spéciale fille”. J’avais déjà eu des échos sur la coupe menstruelle parvenue comme un produit miracle sur le marché féminin et j’ai rapidement été convaincue, d’autant plus que le gaspillage de tampons pour couvrir mes règles plus importantes devenait financièrement une ruine. Sur internet j’ai pu trouver un site français vegan qui vend ces fameuses coupes et au prix de 23€, en promotion à l’époque, et je me suis convertie. J’ai opté pour la taille 2 qui convient aux femmes ayant déjà accouché ou ayant des règles abondantes. Après, tout est une question de pratique pour la mise en place, ayant l’habitude des tampons je plaçait le contenant un peu trop profondément et occasionnait quelques fuites mais maintenant que je suis devenue une pro dans le département de la coupe menstruelle *auto-applaudissement* je n’ai eu à reporter aucun dégât et ma lingerie ne s’en porte que mieux.Durant les trois premiers jours de mes règles, je dois veiller à vider ma coupe une à deux fois par jour, d’une part parce que mes règles sont chute-niagaraesque (parler de menstruations n’a jamais été glamour de toute façon) et que, d’autre part, je suis certainement un peu parano.
Seul petit bémol parce qu’on ne vit pas chez les bisounours, l’opération du vidage de la coupe devient délicate voire incommode si les toilettes ne disposent pas de lavabo pour la rincer avant “réintégration”. On peut toutefois la nettoyer approximativement avec du papier toilette.
Une coupe menstruelle coûte une trentaine d’euros et dure environ 10 ans, faites le calcul avec l’achat régulier de vos boites de tampons, le choix est vite fait.









