J8 de confinement : une séance de nourrissage des Bombyx mori avant la fin du stock de pâte de mûrier.
@Mado (instagram : mado_silk )
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J8 de confinement : une séance de nourrissage des Bombyx mori avant la fin du stock de pâte de mûrier.
@Mado (instagram : mado_silk )
CONFINEE AVEC 1 000 VERS A SOIE
Depuis l’exfiltration du vivant présent pour SAUVAGEONNES! (le lundi 16 mars de 16h-18h), les chenilles ont été installées au chaud dans mon salon. Nourries deux fois par jour avec de la pâte de mûrier, elles grandissent très vite et aussi vite, je me retrouve un peu débordée par leur nombre et la place qu’elles occupent. Plus de 500 vers à soie cohabitent sur un plateau en Inox, maintenus à bonne température grâce à un tapis chauffant électrique. Environs 1 000 oeufs, qui n’avaient pas encore éclos, sont aussi sortis de l’espace d’exposition pour se confiner dans mon salon.
Le maternage continue alors, en expérimentant une proximité avec les insectes encore plus fortement que celle envisagée pour l’exposition. Seulement ici, je suis à temps plein à me soucier de leur condition de vie. Eloignée de ma famille par le confinement actuel, les chenilles constituent alors pour moi un « objet » transitoire dont je peux prendre soin ; un vecteur sur lequel focaliser mon attention. Je manipule avec précaution ces petits êtres mous qui restent accrochés à mes doigts par leur fil de soie, changeant régulièrement leur nourriture et nettoyant quotidiennement les restes organiques sur leur environnement.
Seulement depuis deux jours, je commence à m’inquiéter quant à la quantité de nourriture à ma disposition.. Le stock de pâte part à vue d’oeil, et je ne suis pas en mesure de sortir cueillir des feuilles fraiches de mûrier (le motif de ma sortie en pleine période de confinement serait difficile à justifier). Je me renseigne sur la possibilité d’un envoi postal de nouvelle pâte, en espérant être livrée à temps…
@Mado ( instagram : madorodrigues )