VILLANESCA
Cuando la sazón renueve, cuando se disipe el frío, linda amiga, iremos juntos a cortar muguete al bosque; desgranando al paso perlas que al alba lucen y tiemblan, ¡iremos a oír los silbos de los mirlos!
Amiga, ya es primavera, bendita de cuantos aman; el ave lustra sus alas y al filo del nido canta. Ven a la riba musgosa, conversemos los amores, y dime con tu voz lene: «¡para siempre!»
Perdamos la senda, y lejos al conejillo espantemos, y al gamo que en el venero mira su arbolada frente. Luego a casa muy contentos, trenzando en cesto los dedos, tornemos ¡trayendo fresas de la selva!
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VILLANELLE
Quand viendra la saison nouvelle, Quand auront disparu les froids, Tous les deux, nous irons, ma belle, Pour cueillir le muguet au bois ; Sous nos pieds égrenant les perles, Que l’on voit au matin trembler, Nous irons écouter les merles Siffler.
Le printemps est venu, ma belle, C’est le mois des amants béni, Et l’oiseau, satinant son aile, Dit des vers au rebord du nid. Oh ! viens donc sur le banc de mousse, Pour parler de nos beaux amours, Et dis-moi de ta voix si douce : Toujours !
Loin, bien loin, égarant nos courses, Faisons fuir le lapin caché, Et le daim au miroir des sources Admirant son grand bois penché ; Puis, chez nous, tout joyeux, tout aises, En panier, enlaçant nos doigts, Revenons rapportant des fraises Des bois.
Théophile Gautier
di-versión©ochoislas










