Pénurie de médecin en Wallonie Picarde ?
C’est grave docteur ? Oui, très ! Les habitants de la Wallonie picarde risquent d’être victimes de la raréfaction des médecins de famille si le fédéral n’encourage pas les vocations. Trop de médecins dans la région approchent de la retraite mais il manque les remplaçants.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en moyenne, chaque médecin a plus de 1100 patients à sa charge. En Hainaut occidental, selon Sébastien Debouvrie, président de l’association des généralistes du Tournaisis, plus de 70 % des communes sont en pénurie. De même pour les dentistes, comme à Mouscron, où les chiffres sont estimés à un dentiste pour 2600 patients. Il y a plusieurs raisons à cela. D’abord, le fait que la médecine généraliste fasse peur aux jeunes. En effet, les médecins sont plus que jamais surchargés de travail, avec leurs quelques 14 heures par jour. Aussi, il faut dire que les jeunes sortant de l’université ont tendance à se délocaliser, les milieux ruraux sont donc délaissés au profit des grandes villes où ces étudiants ont réalisés leur formation. Ces communes sont plus riches et donc plus prisées par les jeunes médecins.
Les solutions proposées ne manquent pas, il est juste complexe de les appliquer. L’éventualité d’installer obligatoirement les médecins dans les zones rurales et en pénurie, avec un « dédommagement » financier est envisagée. Egalement, il serait bénéfique, selon Yvan Van Bunnen, directeur général du CHWapi, d’augmenter le nombre de maîtres de stage, non seulement dans le domaine de la médecine généraliste, privilégié par Sébastien Debouvrie, mais aussi des médecines spécialisées. L’idée des « cabinets communs » ou centres médicaux est également exposée, c’est elle qui me paraît la plus efficace et la plus réaliste à l’instant où l’on parle : une présence permanente, l’expérience pour les jeunes, une réorganisation possible, …
Une question se pose alors, qu’adviendra-t-il du côté « privé » de la médecine qui peine à subsister ? Il me semble que la relation de confiance entre un médecin et son patient est fondamentale. Pour moi, il faudrait privilégier l’enseignement de la psychologie des patients auprès des jeunes étudiants en médecine.