L'Antidote
Les gens qui auraient l’à priori pourri que l’Antidote ne serait qu’un vulgaire repère de zonards et de wawaches n’ont qu’à aller se rhabiller.
J’y ai échangé dans des débats houleux, pris de sacrées cuites, bref j’y ai passé d’excellents moments.
Dans ce petit bar de la rue Élie Gintrac, près de la Victoire, pas très grands mais cosy, on y sert de la bonne bière, on y voit des bons petits concerts dans la cave; et je pense que c’est peut-être l’un des rares derniers endroits dont les protagonistes conservent le souci de l’action et de l’engagement.
Je m’en suis vraiment rendue compte en allant admirer l’expo de Jeremy Forest, de magnifiques grands panoramiques représentant les sous-sols de parkings bordelais; mon œil s’est aussi attardé sur l’effort fourni par le lieu de se mettre au service des œuvres.
La pierre apparente, les boiseries repeintes, le mobilier semble plutôt élégant et confortable pour le cul de vilains punks-à-chiens.
Quand je fais part de mon agréable étonnement à Nelly, une des tauliers, elle se met à me raconter la chronologie des travaux, l’investissement progressif, l’importance de la mise en place d’une logistique idéale, et la volonté d’un accueil optimum de l’artiste. Elle a un sacré caractère Nelly, j’aime son franc-parlé et j’avoue mon admiration.
Alors, lorsque Boris a annoncé « J’ai discuté avec Damien [l’autre taulier], la soirée de soutien au magazine Zélium avait lieu à l’Antidote ! », j’ai trouvé que c’était une excellente prescription médicale.
Aurélia Jane http://cinquiemedemitour.tumblr.com











