"Le chic de Boni se voit" notera Paul Morand en 1916. En effet le beau Boniface de Castellane ne passe pas inaperçu avec ses bottines vernies, ses gants blancs, sa grosse cravate, son teint de jeune fille et sa moustache blond pâle. Arrivé à Paris à 22 ans il mène la vie de la jeunesse dorée et commence à s'intéresser à l'art et se fait connaitre des marchands. Beau garçon et plein d'esprit, il capte vite l'attention d'une des plus riche héritières du nouveau monde, la très convoitée Anna Gould venue à Paris pour trouver un mari, aristocrate de préférence. "Elle est belle vue de dot" dira Boni. Et il ne se prive pas ! Les dépenses vestimentaires du jeune ménage sont astronomiques ! Boni passe des heures à sa toilette, il se fait raser et friser les cheveux deux fois par jour. Détestant la sobriété bourgeoise, il entasse meubles et objets splendides. En 1896, il fait construire, près de l'avenue Foch une version personnelle du grand Trianon, tout en marbre rose. Pendant 7 ans le Palais Rose est le théâtre de réceptions et de bals fabuleux où toutes les têtes couronnées d’Europe défilent. Mais tout à une fin ! Le 26 janvier 1906, Boni trouve le Palais Rose vide. Anna, poussée par son frère affolé du train de vie dispendieux de son époux, demande le divorce. Deux jours plus tard, sa monumentale garde-robe lui est renvoyée chez ses parents ! Cinq douzaines de chemises "en toile blanche ou soie", 36 gilets en piqué blanc 7 pantalons de chasse, 40 paires de chaussures, 60 chapeaux, 60 cravates, 2 manteaux de fourrure etc. En 1931 il doit plus de 26 000 francs à O'Rossen son tailleur de la place Vendôme ! Même ruiné il reste coquet. #danielevychemisier #bonidecastellane #parischic #surmesure #frenchelegance #faitenfrance🇫🇷 #savoirfaire #3rueducirque #zefrenchdoitbetter (à Daniel Lévy) https://www.instagram.com/p/CPlXDLCr98q/?utm_medium=tumblr












