Another appreciation.
On porte parfois des poids invisibles à l'œil nu, comme s'ils étaient faits de matière noire. Ces poids indescriptibles, ce sont toutes ces petites choses de la vie, insignifiantes et ridicules. Mais, accumulées, elles peuvent prendre le dessus sur le bonheur ressenti jusqu'à présent.
Voilà pourquoi j'ai choisi cette forêt. On sait tous que les arbres purifient l'air ambiant le jour. Eh bien, c'est le même principe quand on ne se contente que de s'y asseoir. Le chant des oiseaux, cette sauterelle sur mon genou, la fraîcheur délivrée par cette multitude de feuilles toutes plus vertes les unes que les autres... Tout ceci, et plus encore, font que j'aime cet endroit du plus profond de mon âme.
L'impression d'être au-dessus de tout ce qui nous tracasse, cette exaltation provoquée par la simple vue d'une forêt, où pourrais-je donc la trouver autre part ? Ce qui fait que cet endroit soit si prisé par mon esprit, ce ne sont pas tous ces arbres, toutes ces bêtes volantes, c'est le fait d'être seul avec soi-même. L'environnement ne fait qu'y contribuer pour me permettre d'atteindre cet objectif.
Ce sentiment, ce sentiment, on aurait dit que j'étais dans des abysses aussi sombres que la nuit, et que j'y sortais, petit à petit, jusqu'à atteindre les cieux. De là, il m'était possible de flâner au gré du vent, sans fournir le moindre effort, histoire de me recentrer sur ce qui compte vraiment : moi-même.








