Boredom. Comme dans kingdom, le royaume de l'ennui. La banlieue tous les weekends se termine souvent par ce moche sentiment d'inutilité. En dehors de l'action. Ici je dépense, je bois, je mange, j'arrache de l'herbe et je regarde mon téléphone. Je prends des photos, ça c'est bien. Et parfois je compose des mélodies, des bouts de chansons comme I miss your kiss avec la musique pi toute, pi j'efface et j'oublie. Mes weekends débutent dans l'allégresse de reconnecter avec mon chêne, mon chum, mes fleurs et se terminent en queue de poisson, quand je vérifie mon billet de loterie et que je réalise que je n'ai rien accompli. Non, ce n'est pas pour moi cette vie. Ma vie est ailleurs, en ville? Je cherche une vie intéressante où je me sentirais enfin utile à quelqu'un, quelque chose, mais peut-être que ça me lasserait aussi à la longue? Le moment fort de ces 2 jours: j'ai réussi à faire du lait d'amande. Je sais, je vois la moitié du verre de lait végétale vide en premier. Je pense faire renaître mon personnage de femme de peu de mots, celle qui exprime ses opinions avec des gants de boxe roses, parce qu'elle me divertit, elle m'occupe. Car c'est à travers elle que je peux dire ce que je pense vraiment. Elle. Pas moi. Je dois me conformer. Tout en ressortant du lot… Je ne sais pas comment faire de l'argent. Je veux dire, faire assez d'argent pour ne plus en devoir à personne tout en assumant ma charge. Idiote, bornée ou rebelle? Je joue mal mes atouts dans cette société capitaliste, avec comme résultat que je perds plus souvent que je gagne même si j'ai la santé et assez d'amour pour être heureuse. Dimanche manchot. Dimanche sur le dos avec alcool.















