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Oppressions, personnes concernées & allié·e·s
Avant tout, voici un point sur les oppressions. Les oppresseurs s’inventent des problèmes, alors qu’iels ont des privilèges, donc remettons les choses à plat. Oppression systémique : C’est, dans notre société, l’ensemble des discriminations que subissent une partie de la population, ce qui renforce les inégalités. Certains groupes ont donc moins accès à la santé, à l’emploi, au logement, etc., contrairement aux privilégiés. Exemple : une personne blanche n’est pas opprimée vis-à-vis de sa couleur de peau par le système, puisque le système a été créé pour elle. On ne lui refusera pas un emploi parce que blanche. Néanmoins, elle peut être discriminée si elle appartient à une autre minorité : les personnes enceintes se font refuser des emplois parce que grossesse en cours ou prévue - l’employeur n’a pas à vous poser la question, les personnes enceintes sont protégées par la loi. Il faut toujours prendre en compte que peu importe l’oppression concernée, une personne de couleur (visible), sera confrontée à la double oppression. Bonus : une discrimination commence par un stéréotype, qui mène aux préjugés, qui eux-mêmes mènent aux discriminations. Il faut donc arrêter de nourrir les stéréotypes et de juger les gens selon un mauvais critère. Article intéressant à lire. Listing des oppressions (complétez si j’oublie) : Âgisme, antisémitisme, autismophobie, classisme, enbyphobie, grossophobie, islamophobie, LGBTQIA+phobie, misogynie, psychophobie, racisme, sexisme, transphobie, validisme Listing des oppressions inexistantes, mais inventées et utilisées comme argument par les personnes privilégiées (et/ou les personnes opprimées pas déconstruites et ayant des biais) : Cisphobie, hétérophobie, minçophobie, misandrie, racisme anti-blanc, sexisme inversé (il y en a d’autres ?) Les dominant·e·s, personnes correspondant aux normes sociales, ne peuvent être opprimées. Les oppressions, comme l’hétérophobie, la misandrie, le racisme anti-blanc, etc., ne peuvent donc exister. Qui sont les personnes concernées ? Je m’attarde sur ce terme que l’on retrouve beaucoup et qui est souvent incompris. Ce que l’on appelle les personnes concernées, ce sont celles touchées par une problématique, une cause, et qui maîtrisent plus ou moins le sujet (plus ou moins, parce que nous ne maîtriserons jamais assez le sujet, trop de choses à défaire/analyser). Par exemple, une femme est forcément touchée par le sexisme et la misogynie, mais peut ne pas voir le problème*. La raison est simple : nous grandissons dans un monde misogyne, raciste, transphobe, etc. Les remarques et violences sont tellement banalisées qu’il est impossible de voir le souci sans défaire nos acquis sociaux. *Les dominant·e·s prennent comme caution les personnes pas encore déconstruites sur les problématiques qui les touchent pour justifier leur misogynie, LGBTQIA+phobie, racisme, etc. Nous sommes habitué·e·s à recevoir de la violence, qui prennent plusieurs formes (pas forcément physique) et nous participons à cela. Je prends l’exemple de ce qui est considéré comme anodin : les blagues. Celles-ci, sous couvert d’humour (non) participent au sexisme ordinaire, racisme ordinaire, à la LGBT+phobie, au validisme, etc. Quand on ne se rend pas compte du problème, ça passe, on en rigole même ! Et quand on commence à comprendre, ça pique très très fort, parce qu’il y a ce moment où l’on se dit “Mais c’est de moi dont on se moque ici.” Oui. :/ Et nous n’avons pas à subir ça. A partir du moment où une blague peut blesser autrui, il ne s’agit en aucun cas d’une blague, ni d’humour. Lorsque ça touche les personnes opprimées, il s’agit d’une participation à un système oppresseur. Et remarquez que l’humour qui fait rire (ah ah), c’est toujours pour taper sur les personnes opprimées. J’ai essayé une fois de faire de l’humour misandre et ça n’a pas plu aux dominants. Ils savent rire uniquement lorsque ça ne les concerne pas. :) Ce qui prouve mon point : les blagues qui blessent autrui ne sont pas des blagues. La mention “problématique” Il est impossible de se dire non problématique. C'est un manque d’humilité et c’est surtout faux. Nous le sommes tous·tes. Il faudrait plus d’une vie pour déconstruire tous les sujets et c’est beaucoup d’énergie. Il faut au moins déconstruire les bases et acquérir une phrase importante : quand je ne suis pas concernée, je me tais et j’écoute les personnes qui le sont. Si une personne concernée dit que vous êtes problématique, au lieu de vous sentir offusqué·e, corrigez-vous et renseignez-vous sur le sujet, notamment en cherchant des ressources sur Internet. Si vous demandez à une personne concernée, que celle-ci ne vous répond pas, inutile de râler en mode “gngn, j’essaie de comprendre, et on ne me répond pas, c’est iel lae méchant·e”. NON. Au quotidien, nous répondons aux questions, au quotidien, nous faisons face à des micro-agressions et donc, le quotidien est assez usant. Nous n’avons pas forcément l’énergie de vous répondre et de toute façon, nous ne vous devons rien. Ne nous demandez pas non plus des explications dans le calme. Le tone policing, ça va deux minutes. Mrs Roots en parle très bien. Et arrêtez également de nous dire que l’on décribilise la cause. Calmes, en colère, nous sommes tous·tes légitimes. Allié·e·s A la base, je devais uniquement parler de ça. :’) Mais il fallait parler des points précédents pour en arriver ici. Récemment, j’ai eu la “chance” (non) d’avoir un échange avec un homme qui se disait féministe, ce qui m’agace toujours. Quelqu’un de pas concerné en tant que personne opprimée, mais en tant qu’oppresseur. Et qui souhaite prendre sa place quand même, parce que se disant “respectueux des femmes”, “concerné par ce qui nous arrive”. Faisons le point sur nos alliés. Qu’est-ce qu’un·e allié·e ? C’est une personne non-concernée par une cause, une problématique, qui soutient, relaye la parole des personnes concernées, ou prend la relève si c’est nécessaire, lorsque la personne touchée par la problématique en a besoin, le demande, n’en peut plus. Vous ne pouvez pas vous dire allié·e d’une cause, si c’est pour ensuite défendre les gens qui posent problème, peu importe la raison. “Oui mais iel est harcelé·e”. Non. Si vous commencez à défendre les gens problématiques pour ça, c'est peut-être parce que vous n’avez pas tout à fait compris la gravité de ce que nous subissons et que vos biais misogynes, LGBT+phobes, etc, apparaissent. J’y ai beaucoup réfléchi, et je considère qu’une personne non-concernée n’a pas à se présenter comme étant un·e allié·e, mais plutôt à dire qu’iel essaie d’être un·e bon·ne allié·e. Dire “je suis allié·e”, pour moi, c’est un manque d’humilité, ça fait trop confiant et perso, ça me met mal à l’aise, parce que beaucoup de personnes se disant allié·e·s ont été… que déception. Les hommes cis dans la lutte féministe • Être un allié des féministes, c'est ne pas s'autoproclamer féministe. C’est juste non. C’est malaisant. Déjà que les H cis prennent énormément de place, si en plus ils en prennent dans notre lutte… Alors non, il n’est pas question de se mettre, en tant qu’oppresseur, sur le même niveau que les personnes opprimées. • C’est avoir de l'humilité. Quand vous intervenez auprès de vos potes pour les recadrer, ne venez pas vous en vanter pour avoir fait une bonne action. Ca ne devrait pas être exceptionnel, ça devrait être normal. Et si vous faites ça uniquement pour faire du bien à votre égo et obtenir nos félicitations, c’est que vous n’avez rien compris. • Ne pas prendre la parole comme si vous étiez concernés, mais relayer la nôtre, nous donner de la visibilité, plutôt que nous invisibiliser. Beaucoup de mecs jouent sur l’ambiguïté. Un exemple qui me vient en tête : Claire Underwood, sur Twitter, qui compte énormément d’abonné·e·s. J’ai été de celleux et j’étais convaincue qu’il s’agissait d’une femme, mais non. Non non. Un vrai allié mettrait dans sa bio qu’il s’agit d’un homme, mais il préfère jouer sur l’ambiguïté. • C'est reconnaître ses privilèges et ne pas s'exclure du problème, lorsqu'on participe à ce dernier. Ne pas dire “mais pas tous les hommes #NotAllMen”, “je ne suis pas de ceux-là”. Tant que le système patriarcal sera d’actualité, tant que les femmes seront discriminé·es, tué·es pour ce qu’iels sont, vous participerez au problème, même indirectement. • Ne pas pointer du doigt les violeurs, agresseurs, et défendre vos potes lorsque ces derniers sont accusés, ou même vos idôles. Encore moins dire “mais il s’est excusé, on peut lui pardonner” : scoop, ce n’est pas à vous de dire s’il doit être pardonné ou non. • Ne pas rire aux blagues sexistes, misogynes, recadrer les potes qui le font, les éduquer. Et tant pis si ça vous fait une mauvaise réputation, on s'en fiche. C’est votre rôle d’allié·e que de nous soutenir. • C'est savoir rester à sa place. Ne pas humilier les personnes opprimé·e·s. Nous avons également besoin de nous déconstruire pour nous défaire de nos acquis. Nous n'en sommes pas tous·tes au même stade. Vous pouvez donc être plus déconstruits que des personnes opprimées, mais ça ne vous donne aucun droit de les recadrer. C’est violent. Ici, il y a encore le côté “je suis un homme et je vais t’apprendre ce que tu dois apprendre”. NON. Les hommes ne doivent donc jamais reprendre une femme, mais laisser les femmes le faire si iels jugent ça nécessaire ou si iels en ont la force. Il y a bien plus de bienveillance et pas de rapport de domination. • C'est se remettre en question, écouter les concerné·e·s. Ne pas s'offusquer quand iels ne répondent pas aux interrogations : nous ne vous devons rien, pas même de la pédagogie. • Ne pas utiliser sa santé pour étouffer notre parole, nous obliger à nous taire. Exemple : je suis anxieux, dépressif, ne sois pas méchant·e avec moi. Et nous, vous ne pensez pas que les violences jouent sur notre santé ? • C'est ne pas faire la police du ton : en colère, calme, nous sommes légitimes et crédibles. • C'est prendre le temps de s'informer, faire ce travail par soi-même. De nombreuses ressources sont disponibles et répondront aux questions qui reviennent très souvent. Il n’est pas utile d'exiger auprès de nous des réponses, donc. D'ailleurs, notre silence ne vous donnera jamais raison, alors le “Qui ne dit rien consent”, c’est NON. Revoyez vos bases sur le consentement. Si le terme allié et la place que vous devez avoir ne vous convient pas, c'est la preuve que vous recherchez une mise en avant de votre personne et que votre démarche de lutter auprès de nous n'est pas sincère. Je rappelle aussi que le A de LGBTQIA+ n’est pas pour “Allié·e”, mais pour ASEXUEL·LE. Merci de ne pas nous invisibiliser, nous existons.
Je ne veux plus jamais écrire avec des hommes que je ne connais pas. PLUS JAMAIS. Je vois “il” en pronom, je deviens méfiance. L’insécurité avec eux, jusque dans l’écriture : c’est fait.
Et si c’est pour être de sexiste, misogyne, anti-féministe, ne pas respecter le consentement d’autrui, sexualiser les meufs jusque dans vos écrits : vous pouvez partir hein.
Grapher, oui, mais ne pas whitewasher
Aujourd’hui, je crois que c’est un ras-le-bol qui s’exprime (mais gentiment).
Depuis plusieurs mois, la communauté rpgique se bat contre le racisme dans le monde du RPG, dont le whitewhasing. Pour toutes ces raisons, des forums de ressources ont fermé, à juste titre. Et pourtant, aujourd’hui encore, malgré tout ce qui a été dit/fait au fil de la dernière année, je peux encore voir sur tumblr de trop nombreux avatars whitewashés publiés (parfois de créateur.trice.s connus dans le monde rpgique…). Jusqu’ici je rongeais mon frein en silence, dans mon coin, mais là, je viens de tomber sur des avatars de Jesse Williams qui m’ont mis hors de moi. Des avatars où le colo utilisé rend la peau de l’acteur (qui est, en autre, afro-américain) beaucoup plus clair que ce qu’elle n’est… a vrai dire, il n’apparaît même pas afro-américain sur ces avatars. Et ça ne dérange personne ? o.O Et cet exemple, n’en ai qu’un parmi tant d’autre… J’ai même arrêté de suivre un tumblr collaboratif de ressources, car de nombreux avatars whitewashés étaient partagés, et que personne ne semblait faire quelque chose contre cela… Je trouve cela bien dommage après tout ce qui a été dit et fait… A croire qu’au final, apprendre de nos erreurs est trop dur…
Alors oui, ce n’est pas facile parfois de voir où est le whitewashing (surtout que parfois les shootings des photographes sont eux-mêmes whitewashés avant que les créateur.trice.s n’y apposent le moindre filtre/color), mais à d’autres occasions, cela se voit, à nous, les créateurs, d’être vigilants, de corriger cela, de faire attention pour ne pas blesser des minorités déjà oppressée IRL…Elles n’ont certainement pas besoin de ça, et ça ne coûte pas grand chose en plus… Alors merci à tous de faire attention, car au final, ce n’est pas grand chose que de veiller à ne pas whitewasher (et donc blesser des personnes qui n’en ont pas besoin).
Ce message n’est sûrement qu’un petit caillou dans une mare, mais j’avais juste besoin de l’écrire.
Tell me you have privileges without telling me you have privileges (version forum rpg francophone)
TW: violence gratuite, rapports de pouvoir, tone policing
Quand t’es affiché publiquement sur un forum pour ta psychophobie, ton handiphobie, tes propos problématiques af qui font l’apologie de la culture du viol, ton usage de clichés et de stéréotypes abusifs et dérangeants, et que STILL, les gens te défendent parce que « ouin-ouin, on t’a pointé du doigt, ça se fait pas ça, c’est violent, on aurait dû le faire en pv » (parce que t’sais, il faudrait nous tempérer un peu) et que malgré les nombreuses démarches, t’es encore pas banni du-dit forum, que tu te balades dessus librement et que t’y fais ta vie (bon, avec un avertissement hein) tandis que les personnes concernées, que t’as blessées, qui sont en souffrance et qui ont eu le courage de se lever et de dire « C’EST ASSEZ » ont dû quitter le forum pour se protéger ET se préserver
UNPROVOKED? 😭
TAEMIN ‘Advice’ MV TEASER #2
ADVICE TAEMIN, 2021
Boyd Holbrook (400x640)
— please credit silmarillion or ange morose.
Tati Gabrielle (400x640)
— please credit silmarillion or ange morose.
Moses Sumney (400x640)
— please credit silmarillion or ange morose.
Quel talent <3
Question
J’ai une question à poser, parce que je suis fatiguée. Mon guide, je l’ai écrit, de base, pour mon forum et je l’ai mis à disposition pour rendre service, mais j’ai demandé à être tenue au courant, pour savoir où mon travail sert, à qui et je vois des forums qui l’utilisent sans mon consentement.
Je dois faire quoi ? :( Je ne sais pas comment les contacter, je n’aime pas trop l’idée de les afficher dans les invité·e·s, mais littéralement, j’ai juste horreur qu’on prenne mon travail sans respecter mes conditions (me tenir au courant avec le nom du forum donc).
Besoin de vos avis. :/ Merci. <3
THIS. Merci de respecter le travail des autres. Signalement ou formulaire de contact.
LA REPRESENTATION DE L’ASEXUALITE, PARTIE 2
Bonsoir à toustes, me voici avec un nouveau billet sur l'asexualité.
Je ne m'attendais pas un tel engouement pour le premier. Billet que vous pouvez retrouver par ici !
J'ai eu plusieurs retours positifs et quelques témoignages aussi, un grand merci ! A travers les divers retours, je me suis rendu.e compte à quel point l'asexualité était mal représentée et surtout mal comprise (voire incomprise).
Cette partie 2 va donc se pencher sur quelques “types d'asexualité”. Je l'avais déjà évoqué dans le premier billet et on m'a également encouragé à le faire, plus c'est le début du Pride Month, alors c'est parti !
Rappel
Petit rappel pour celleux qui ne le savent pas et puis ça ne fait jamais de mal : l’asexualité, dans son ensemble, est l'absence d'attirance et/ou de désir sexuel. Il existe des personnes asexuelles et donc par définition, des personnes que l'on appelle “sexuelles”, c'est-à-dire celles qui ont du désir et/ou une attirance sexuelle pour autrui.
L'asexualité a un spectre très large, on peut donc se permettre de dire qu'il n'existe pas une asexualité, mais des asexualités. Ce que je veux dire par là, c'est qu'il y aurait une asexualité par individu. Chaque individu a un vécu différent et des pratiques, des goûts différents, donc une vision différente de sa sexualité. Quoiqu'il en soit, si quelqu'un se définit comme étant ace, c'est ok et personne ne pourra lui dire le contraire.
Il s'agit donc d'une orientation sexuelle qui est symbolisée par le A de LGBTQIA+. Elle entre bien dans cette communauté contrairement à ce que certain.es pourraient dire. Certes, il n'y a pas d'attirance sexuelle, cela ne veut pas dire qu'il ne s'agit pas d'une orientation sexuelle. Exemple : le noir ne fait pas partie de l'arc en ciel, mais cela ne veut pas dire que ce n'est pas une couleur (long débat je sais, techniquement le noir résulte d’une absence d’émission de lumière et donc une absence de couleur, mais c’est à titre d’exemple). Quand on sait que le noir est la couleur des aces dans les différents drapeaux, voilà voilà…
Même s'il n'y a pas d'attirance sexuelle, cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas d'attirance romantique. Une personne ace peut être biromantique, homoromantique, panromantique ou même hétéroromantique (et je m'arrête là, parce que, là aussi, il y a énormément à dire). A ne pas confondre avec l'aromantisme, qui est l'absence d'attirance romantique, mais je ne vais pas m'étendre sur le sujet car je ne suis pas concerné.e et loin de moi l'idée de voler la parole de quelqu'un (d'ailleurs, s'il y a des ami.es aro qui me lisent, je pense qu'un billet sur le sujet pourrait être intéressant !).
Enfin, dernier petit rappel, l'asexualité n'est pas : une forme d'abstinence, une maladie, un manque de libido, une mode, une non-expérience.
Je vais donc vous parler aujourd'hui de certains types d'asexualité. Je ne pourrais pas toutes les évoquer car elles sont nombreuses et comme dit : un.e ace = une asexualité.
Types d’asexualité
Pour commencer, j'aimerai que vous vous représentiez l'asexualité comme un spectre, une sorte de dégradé du noir vers le blanc. Tout n'est toujours pas tout noir ou tout blanc, chaque asexualité tirera plus vers le noir ou plus vers le blanc.
Grey-A : Et justement entre le noir et le blanc, il y a le gris, d'où le nom d'asexualité grise. Les Grey-A (ou A-gris en français) peuvent éprouver une attirance sexuelle, de manière très rare et dans des circonstances bien particulières. Par exemple, une personne ayant éprouver une telle attirance deux fois dans sa vie avec une seule et même personne, peut se considérer comme Grey-A.
Demisexualité : Iels sont généralement englobé.es dans l'éventail des Grey-A, c'est selon leur envie aussi. Les demisexuel.les, de manière générale, ne ressentent pas d'attirance sexuelle, mais, peuvent en avoir une après avoir noué un lien étroit avec une personne (romantique ou amicale). A savoir qu'elle n'est pas automatique, un.e demisexuel.le peut être en couple avec quelqu'un et ne pas ressentir de désir, mais avec un.e autre, si. A ne pas confondre avec de l'abstinence, par exemple, quelqu'un qui se réserve pour le mariage n'est pas forcément demisexuel.le.
Fraysexualité : C'est tout l'inverse de la demisexualité, c'est-à-dire qu'une personne va être attirée sexuellement par une autre et à mesure que le lien émotionnel se crée et se renforce, ce désir disparaît. Ainsi au cours du temps, les couples fraysexuels n'ont plus envie de faire l'amour car leur relation a atteint un point de non-retour et/ou est trop forte pour continuer à avoir des relations sexuelles, certain.es peuvent même ressentir du dégoût pour le sexe.
Lithosexualité : Il s'agit des personnes qui ressentent du désir pour d'autres mais qui ne veulent surtout pas que cela soit réciproque. Elles peuvent même être très mal à l'aise à l'idée de savoir que quelqu'un ne ressente du désir pour elle et le désir présent à la base peut tout simplement disparaître. Si désir il y avait, il n'y a pas de volonté d'avoir de relations sexuelles au final.
L'aegosexualité : Une orientation bien réelle, il s'agit des personnes qui peuvent ressentir du désir devant une oeuvre érotique (écrite, visuelle, peu importe) ou en s'imaginant une situation précise, un fantasme, seulement si cela ne les concerne pas directement. Iel peut éprouver du désir tant que cela reste fictif et théorique, car iel ne se visualise pas dans la situation et s’exclut en tant que personne. L’orientation est contestée car nourrie de clichés, notamment celui de “la jeune femme émoustillée par un roman érotique mais qui reste prude en société”.
Aceflux/Abrosexualité : Leur désir ou non-désir fluctue sur le spectre de l'asexualité. Iels peuvent se sentir parfois demisexuel.le ou même lithosexuel.le, et finalement asexuel.le dans le sens stricte du terme. Souvent, lorsque le désir est présent, il concerne le même genre ou alors l'intensité n'est pas le même selon le genre, encore une fois, c'est propre à chacun.
Je m’arrête là car il y en a d’autres, malheureusement trop nombreuses et pas forcément bien documentées, mais sachez que la liste est non exhaustive !
Pour finir : Bonus sur la représentation des aces sur les forums RPG
TW Acephobie
Je ne voulais pas revenir dessus à la base, mais j'ai lu quelques témoignages, j'ai fait quelques constats qui vraiment m'ont trigger ces derniers temps. Alors pour résumer ma pensée :
Si votre personnages est ace : c'est ok, c'est très bien de vouloir représenter la communauté, mais s'il vous plaît, ne faites pas tourner votre fiche de présentation autour de ça, ou même vos rps. C'est ok de l'évoquer, mais le personnage ne se résume pas à sa sexualité (ou non-sexualité dans le cas présent), c'est gênant et vraiment irrespectueux envers la communauté ace. Ah et ne cherchez pas non plus à vouloir lui coller une étiquette à vouloir le caser impérativement dans un “type” d'asexualité si vous n'y connaissez pas grand-chose, car c'est souvent mal documenté et les concerné.es soufflent très fort en vous lisant.
Pour les autres rôlistes qui ont un lien/vont avoir un lien avec un personnage ace : par pitié, RESPECTEZ LE PERSONNAGE (et lea rôliste derrière). Les MPs discrets (ou pas) en mode “Dommage que ton perso soit asexuel, sinon… *emoji sourire graveleux*” Eh non, vraiment ça ne se fait pas ! Les sous-entendus douteux peuvent être très malaisant si lea rôliste est concerné.e donc évitez ce genre de choses. Ah et ne vous attendez pas à ce qu'un.e ace devienne subitement “sexuel.le”, ne vous attendez pas à ce qu'une personne qui ne ressent pas de désir devienne subitement une bête de sexe, respectez-nous.
Merci de m'avoir lu et n'hésitez pas si vous avez des questions je serai heureux.se d'y répondre.
Bonne soirée, prenez soin de vous ! ❤
Pertinent et nécessaire ❤️
Des sujets romantisés
TW : inceste, pédocriminalité, viol
Coucou. :) Suite au post de @angemorose, je voulais parler de ces sujets graves qui sont exploités en jeu, en mode “oh ouah, c’est trop bien, c’est trop beau, trop cute”.
Exploiter des sujets graves, c’est ok, mais demandez-vous si vous souhaitez réellement exploiter ces sujets, ou si c’est uniquement là pour le “fun”, si c’est donc nécessaire. Réfléchissez également et prenez conscience que ça peut être traumatisant, qu’un rôle ne l’oubliera pas en l’espace de trois sujets RP. Ca fera partie intégrante de la vie du rôle.
Et enfin, ne le faites pas de manière romantisée. Depuis quand l’inceste est quelque chose de glamour ? On parle de vécu de plein de gens, dont le mien et c’est choquant de voir que c’est exploité en mode “iels sont attiré·e·s comme des aimants, est-ce qu’iels arriveront à résister ou est-ce qu’iels céderont à la tentation ?” C’est vrai que c’est une belle aventure à suivre (non).
Il n’y a pas à faire ça.
Cessez de romantiser l’inceste, la pédocriminalité, les relations toxiques. Le viol également (quand un personnage dit d’arrêter, stop d’écrire en RP, de manière subtile ou non : “arrête = oui”. C’est un stéréotype qui fait beaucoup de mal, c’est juste intolérable de le voir en RP. Cessez de romantiser la violence et faites attention à votre narration.
Non la jalousie excessive et la possessivité maladive ne sont pas une preuve d’amour, ce n’est pas faire preuve d’amour “passionnel” ou “fusionnel”.
Ne romantisez pas des relations qui peuvent tuer des gens. Arrêtez, ça fatigue, on souffle.
Seriously, guys?
Bon, I need to get it off my chest, je viens de tomber sur une personne recherchant des liens pour son futur dc dans la section invités, jusque-là ça va, pas de problème. Par pure curiosité, je lis le post, me disant que mon perso pourrait peut-être correspondre à ce qu'iel cherche. Quelle n'est pas ma surprise de découvrir que le futur perso en question est l'oncle de jumelles dans la vingtaine et qu'il ressent une attirance pour l'une d'elles, réciproque qui plus est?? En plus, t'as les autres membres, dont les deux du staff, qui sont là "oh wow trop bieeeeeen" and i'm like ?????
Just saying, mais l’inceste c’est fxcking disgusting. Y’a rien de sexy
yeonjun x 0x1=lovesong (i know i love you) + the fit: