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… Nous retrouvons bien plus tard Loup, redevenu lui-même non morcelé, Noémie, Alyssanne et Clara avec leur avatar Anouk et bien sûr sans oublier Dourou le chat, immunisé quant au risque de redevenir figé et aux pouvoirs extraordinaires en compagnie de son hub Douroux.
Oui! Vous avez bien entendu! L’équipe de choc au complet:) Que de l’eau est passé sous les ponts (…) !!! et pendant tout ce temps Alyssanne a été délivrée d’Enazol! Enfin! Quant à Clara, elle « est revenue à la raison » et a lâché prise concernant le dénouement de la campagne du meurtre de son cher père Patrick R. Elle s’est retirée de la bande de la cambrioleuse d’objets magiques dont Isabelle Parisod était le chef et est heureusement de nouveau amie avec Alyssanne et cie.
D’un commun accord, tout ce petit monde a décidé de quitter le jdr « Le Fugitif » pour développer sous d’autres horizons l’extension du jdr portant le nom de « The F… » (issu du concept bien connu des 4f en psychologie: Fight Fly Freeze Fawn)… le vrai nom décidé ne peut pas être divulgué encore mais ce ne sera pas The Fawn ni The Fusion finalement ;)
Les joueurs, avatars et personnes réelles ont à coeur de remercier le fondateur du jeu Newman Lao/Alex Li ainsi que tous les autres personnages et même les PNJ qui auront été fort utiles aussi pour la réalisation de la narration du côté d’Alyssanne et sa troupe.
Et qui sait? Peut-être qu’ils reviendront faire quelques incursions si c’est possible dans le jeu de base. A voir avec les personnes et avatars concernés.
Pour l’instant une exploration à et autour de « Vounotopoi » attendent les joueurs de l’extension du jdr « Le Fugitif ».
Je marche, et tout revient en même temps, comme si les couches de réalité se superposaient sans jamais se confondre tout à fait. Le trottoir est banal, les vitrines aussi, et pourtant quelque chose glisse. C’est toujours là que ça commence. Pas dans l’extraordinaire, mais dans ce léger décalage — ce moment où le familier cesse d’être parfaitement familier.
Je repense à cette idée : jouer avec les peurs. Non pas les imposer, mais les capter, les faire circuler, les rendre visibles. Les prendre comme matière. Une rumeur, un lieu, un visage, et déjà quelque chose s’active. Comme si le réel lui-même produisait ses propres fictions, et que je ne faisais que les ramasser, les déplacer, les recombiner.
Starbucks devient un seuil. Un simple café, mais aussi un couloir possible vers les Backrooms. Ce n’est pas faux, ce n’est pas vrai — c’est opératoire. Et je comprends que c’est ça, le mécanisme : transformer ce qui circule déjà — peurs, projections, imaginaires — en quelque chose de jouable. Une transduction. Rien n’est inventé de toutes pièces. Tout est reconfiguré.
Je pense à William James, à Théodore Flournoy. À cette époque où le scientifique flirtait encore avec le paranormal sans honte, où la télépathie n’était pas encore reléguée au rang de superstition pure. Ils ne cherchaient pas à croire, mais à comprendre. Et dans cet espace, quelque chose s’ouvre encore aujourd’hui. Une continuité étrange qui mène, presque naturellement, aux super-héros.
Les comics ne sont peut-être que la version stabilisée de ces anciennes interrogations. Télépathie, voyance, télékinésie — devenues pouvoirs narratifs, mythes contemporains. Une mythologie post-moderne, oui, mais qui repose sur des affects très anciens. Le désir d’augmenter le réel. De le plier. De voir au-delà.
Et moi, je marche là-dedans.
Je prends le décor le plus banal — un café, une rue, une conversation — et j’y introduis une fissure. Comme chez Hoffmann, comme chez Gautier. Le fantastique ne vient pas d’un autre monde. Il surgit ici, dans l’épaisseur du quotidien. Il suffit d’un léger basculement. D’un doute. D’un regard qui insiste un peu trop longtemps.
Puis parfois, ça tient. Ça se stabilise. Et là, on n’est plus dans le fantastique, mais dans autre chose. Une forme de fantasy qui émerge, mais sans quitter le réel. Comme si les deux régimes coexistaient. Comme si le monde acceptait temporairement une autre logique.
Les joueurs entrent là-dedans. Ils ne suivent pas une histoire. Ils habitent un système. Ils prennent ces fragments — peurs, rumeurs, signes — et les rejouent. Ils les transforment. Ils en font des personnages, des trajectoires, des artefacts. Et peu à peu, quelque chose se constitue. Une idioculture. Un langage commun.
Ce n’est pas moi qui contrôle ça. Ou du moins, pas entièrement.
Je lance des éléments, je structure des possibilités, mais ce sont les flux qui font le reste. Les peurs circulent, se condensent, se déplacent. Et le jeu devient cet espace où elles peuvent être vues, manipulées, peut-être même reconfigurées.
Alors oui, peut-être que tout ça, au fond, c’est une mythologie en train de se faire.
Pas au-dessus du réel.
À l’intérieur.
Écoutez…
Approchez-vous un peu.
Je vais vous raconter une histoire qui commence chaque fois que la nuit respire.
Il était une fois un loup qui s’appelait Loup.
Un loup qui marchait debout, parlait doucement, et savait lire dans la lumière des rêves.
Loup vivait entre deux mondes : celui où vous marchez, et celui où l’on s’envole quand on ferme les yeux très fort.
Dans son monde, la nuit était une grande couverture tissée de silence et de poussière d’étoiles.
Les animaux y dormaient sans crainte, et les arbres chantaient si doucement qu’on pouvait entendre son propre cœur leur répondre.
Mais un soir, quelque chose vint briser l’histoire.
Un bruit.
Non… plutôt un rugissement de feu.
Le ciel s’ouvrit en éclats, et la lumière cria si fort que même les pierres se réveillèrent en sursaut.
Les chats coururent sans savoir où cacher leur peur.
Les chiens sanglotèrent derrière les portes.
Les oiseaux s’arrachèrent au sommeil, battant des ailes dans le noir comme s’ils cherchaient un soleil perdu.
Alors Loup comprit.
Les humains ne savaient pas.
Ils ne savaient pas que leurs feux d’artifice étaient des dragons de bruit qui dévoraient la paix des bêtes.
Il s’assit alors en haut d’une montagne, celle qui existe dans les rêves et dans un certain lieu réel, sous un certain arbre qui écoute.
Il posa sa patte sur le sol, et le sol lui répondit.
« Va leur dire.
Raconte-leur.
Les humains aiment les histoires, et les histoires peuvent guérir. »
Alors Loup parla.
Il dit qu’il ne voulait pas éteindre la fête, seulement l’apprivoiser.
Il dit qu’il existait des lanternes silencieuses, comme des rêves qui marchent.
Des feux de Bengale sages comme des étoiles discrètes.
Des fêtes qui font danser la lumière sans blesser personne.
Il dit que les humains pouvaient choisir cela.
Qu’ils pouvaient devenir les gardiens de la nuit, plutôt que ses géants maladroits.
Et puis il tendit son histoire comme on tend une main.
« Si ton cœur sait écouter, tu peux signer avec moi, murmura Loup.
Pour que la nuit reste un refuge.
Pour que les bêtes n’aient plus peur.
Pour que le ciel brille… sans que personne ne doive trembler. »
Et ensuite, comme dans tous les contes, Loup disparut entre deux battements de paupières.
On dit qu’il marche encore, quelque part, une lanterne à la patte.
Juste assez lumineuse pour montrer le chemin.
Loup
Loup des contes, gardien du vivant.
Animaux - Signez la pétition : N’explosons plus le ciel : célébrons sans bruit
…. le lendemain, grâce aux pouvoirs de l’avatar de Loup capable de contrôler ses rêves lucides, elle annonce à son acolyte qu’elle a réussi à rencontrer le fameux neuroscientifique oniriquement (…) et que Loup est à présent redevenu lui-même. Prochainement, Loup retrouvera l’équipe qui l’a sauvé pour poursuivre leur périple à savoir retrouver la Clara d’avant et Alyssanne toujours prisonnière d’Enazol.
Les avatars sortent du musée et leur flair les conduit au parc des Bastions où des panneaux avec des bribes d’infos scientifiques (Fondation Pasteur) les amènent à découvrir tout soudain le lieu (EPFL) où un neuroscientifique sera à même de remettre Loup en état …
… les risques d’une régression peut-être fatale sont bien réelles selon l’avatar d’Alyssanne! Vite, vite! L’équipe de choc doit agir!
… mais il faut se dépêcher: l’œil attentif de l’avatar d’Alyssanne a repéré que le temps leur est compté!
On avance à grands pas; c’est le cas de le dire, les héroïnes découvrent des traces de pattes de Loup sur une œuvre ✌🏻🤓
c’est un signe! L’avatar de Loup a bel et bien sculpté un crocodile ce matin-même!!! 🙌🏻🤓
À l’intérieur du musée Rath, exposition sur l’art aborigène (Elles. Artistes aborigènes contemporaines.), certains détails d’une œuvre intriguent nos 3 joueurs… un crocodile serait visiblement impliqué…
La pièce archaïque a révélé un lieu stratégique: le musée Rath… pendant ce temps un tremblement de terre dans les alentours de « Vounotopoi » semble préciser le sens de cette trouvaille (…) mais nous n’en saurons pas plus à ce moment 🤓😎
!!!
Les indices se hâtent lentement mais sûrement pour faire avancer la mission 😅🙌🏻…(…)…
Comme la lecture de l’avatar de Loup n’était pas top selon l’avatar d’Alyssanne, cette dernière émet une correction…
… (…) puis l’avatar d’Alyssanne lit pour Dourou. Tout semble se présenter comme allant dans le bon sens pour sauver Loup 🤓😊.
Noémie lit en premier pour Douroux. Ses révélations semi-plausibles seraient-elles perturbées par le grand événement actuel au niveau de la Lune (Artemis2) … l’avatar d’Alyssanne le soupçonne sans l’affirmer car si elle le disait, cela serait dommageable pour Loup et son avatar, elle le sent…
L’avatar d’Alyssanne explique que la spécificité des thés que Dourou et Douroux s’apprêtent à boire est primordiale… entre autres…