Belle au bois dormant
Ah la vache ! J’ai fait une de ces siestes !
Quel jour on est?

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@angelgoingnomad
Belle au bois dormant
Ah la vache ! J’ai fait une de ces siestes !
Quel jour on est?
Ode a mon voleur
Ode à mon voleur Pour l'heure, je ne te hais pas. Vois-tu, j'ai presque à ton égard de la tendresse, quand je vois la façon délicate dont tu as sectionné un à un les fils du grillage, sur une belle ligne droite. Tu as ensuite joliment découpé le film occultant, comme un couturier prépare son ourlet. Avec soin, et sûrement concentré, un petit bout de langue rose dépassant d'entre les lèvres. Je ne sais pas si tu avais apporté une lampe, mais force est de constater que tu as fait un chouette boulot, bien propre. Tu as roulé le grillage sur lui-même, perfectionniste que tu es, probablement pour éviter de te couper en ressortant, ou peut-être, osé-je espérer, par souci esthétique. Est-ce en entrant que tu as accidentellement mis le pied sur mes plans de tomate ? Ça n'est pas grave, va, je dois reconnaître que ça m'a fait rire, que j'ai voulu vérifier ta pointure, et fournir l'information aux Experts de Marseille. Pour les plants, ils ne sont pas encore sortis de terre, et la récolte cet été n'en sera pas moins bonne, j'en suis certaine. Par solidarité avec mon bien-aimé, je devrais t'en vouloir. De tous les vélos, il a fallu que tu choisisses le sien. Lui qui travaille tant, qui est si fatigué qu'il n'a pas le temps de l'user, sa superbe bicyclette. La plus belle, la plus chère des trois. Il faut avouer que tu as sacrément bon goût, en matière d'équipement sportif. Mais tu as pensé à nous en laisser deux, c'est déjà ça. Je pense que nous nous comprenons et que d'une certaine manière, j'ai dû te faire bonne impression, quand je t'ai surpris en train de faire du repérage. Je t'ai fait comprendre avec le sourire que je savais pourquoi tu étais là, et nous nous sommes menti cordialement sur les motifs de ta visite. Je t'ai vu, et tu sais que malgré ton élégance, je vais aller porter plainte. Si j'ai accepté de consulter les fichiers du commissariat pour te reconnaître, c'est autant par plaisir de vivre une nouvelle expérience, que par envie de te retrouver. Tu es un petit voleur de vélo, tu n'as pas fait grand mal, mais tout voleur connaît les règles du jeu et je suis, bien malgré moi, rentrée dans la partie. Permets au moins que je m'amuse aussi, faute de pouvoir offrir un deux roues de rechange à l'homme qui partage ma vie. Pour un vendredi 13, il y avait de quoi me rendre superstitieuse, mais j'en reste là avec plaisir, j'ai eu ma dose. Ne remettons-pas ça, s'il te plaît. Laisse-moi me délester de ma colère sur les véritables responsables de ton intrusion : l'agence immobilière, le propriétaire, qui par leur suffisante indifférence ont laissée ouverte aux quatre vents la porte du garage. Attirés par la perspective d'un petit larcin par l'entrée béante, comme des insectes par la lumière, plusieurs individus sont venus voir. L'incident était inévitable. Tu es tombé sur nous. Nous aurions pu tomber sur pire.
Célébration de ma première année sans cigarette.
Les naufrages du journalisme, reportage tres gonzo, tres free-lance
Deux jours de ma vie chez des fournisseurs de contenu.
Deux jours de trop. Les gens sont très gentils, sauf un petit quinquagénaire ventripotent qui regarde tous les rédacteurs comme s’ils sentaient mauvais et que c’était contagieux. Ça doit être lui, le boss. Ici, il y a majoritairement des gonzesses, beaucoup de jeunes. Personne n’est là depuis longtemps, sauf une fille très ronde qui boit du thé toute la journée, prend de la ventoline dès qu’elle marche et m’accueille avec méfiance. Comme si on s’était trop moqué d’elle. Il me faut peu de temps pour l’apprivoiser, elle est adorable. Elle me fait une place dans son armoire et me propose de partager l’eau de sa bouilloire. Elle m’apprend que si je veux un meuble à roulettes pour ranger mes dossiers, je peux tenter le coup et le demander à la direction. Elle, a dû attendre huit ans. A la pause dèj, une fille à chemisier rouge passe la main droite dans une sorte de petite boîte bleue qui clignote. La pointeuse. Elle réalise immédiatement mon regard horrifié et balaye l’objet d’un geste nonchalant. « Ah ! oui, moi aussi au début, la pointeuse ça ne me plaisait pas. Mais on s’y fait… » C’est bien là le problème. C’est qu’on peut s’y faire. Tout comme on peut s’habituer à l’omniprésence des caméras, dans les couloirs, dans l’open-space, au dessus de nos têtes. Des caméras qui filment la journée, puisqu’elles retranscrivent en temps réel tous les faits et gestes des employés sur un écran à l’entrée. Sur le bureau de la nana qui fait toujours la gueule et dont j’ignore ce qu’elle fout assise là, à part tirer la gueule. Des films, oui, car on ne sait jamais, quelqu’un pourrait se ronger l’ongle plutôt que de taper son sept millième signe de la matinée. La pointeuse, donc. Je suis allée voir sur internet. Elle est biométrique, la garce. Ce qui veut dire que si on a envie de faire pointer quelqu’un à sa place, il faut se couper le bras. Le droit. M’en fous je suis gauchère. Non je déconne. J’aime quand même bien mon bras droit. La dernière fois que j’ai vu une pointeuse, je travaillais au calibrage des pommes chez des connards bas-alpins. La pointeuse est un rebus immonde de ce que la fin dix-neuvième et l’industrialisation ont vomi de pire. L’humain comme marchandise, qui entre et qui sort à heure dite, dont on compte le nombre de pipis quotidiens, dont on calibre le temps passé à table, dont on rentabilise le moindre souffle, dont on décompte le moindre pet. La pointeuse est l’aveu ostentatoire qu’un patron n’a aucune confiance en ses employés. Quelle que soit la matière produite, il admet ouvertement par cet objet répugnant que le job qu’il propose est si chiant qu’il provoque l’envie de fuir, de grappiller la moindre minute. Mon empreinte biométrique n’a pas encore été prise. J’envisage déjà de me faire couper la main droite, sans dire je le jure. Dans les chiottes, une fille avoue à une autre que remplir sa petite bouteille d’eau lui donne une bonne occasion d’aller se promener. Car si l’employeur a investi dans des technologies de surveillance dignes de la Corée du Nord et d’un certain roman de George Orwell, il n’a pas pensé à mettre du pognon dans l’eau courante. Pour boire ou pisser, il faut sortir des locaux, et traverser le couloir sous le regard attentif d’une caméra et donc, de la nana qui fait la gueule. Pour pisser, un seul chiotte dispose d’une ampoule en état de marche. La faute sûrement à tout cet argent dépensé dans la vidéo surveillance et la super pointeuse de bienvenue à gattaca. Pour remplir sa bouteille d’eau, un seul et unique lavabo. Partout, des affiches rappellent que le curetage de la tuyauterie coûte cher et qu’il ne faut rien laisser traîner sur l’évacuation. Dans le chiotte, on nous rappelle qu’il faut utiliser la brosse. C’est écrit si gros qu’on a l’impression que la pancarte nous gueule dessus. Des fois qu’on ait l’habitude de se rouler dans la merde chez nous, et de boucher nos lavabos avec tout ce qui nous passe sous la main, comme ça, pour rire. Au retour, sur la porte d’entrée, le patron rappelle que la journée de solidarité sera une journée travaillée comme les autres. Tiens donc. Je le vois bien, ce quinqua de merde, exhiber son bide mou sur des plages mauriciennes. Promener son regard de poisson mort sur les pauvres filles tout juste majeures avec lesquelles il n’hésitera pas à marchander la moindre pipe. Et avoir eu l’impression de faire une bonne action, tu te rends compte, la pauvre. Entre deux cocktails, devant un auditoire conquis car odieux et vaguement saoul, se plaindre de la piètre qualité de sa main d’œuvre et du prix exorbitant qu’elle lui coûte, avant d’embrayer sur le récit palpitant de sa dernière cession de pêche à St Barth. Clap clap. Porc. Bel investissement, la pointeuse.
marie est grave saoulée
Amen
Tout est bien qui finit bien, l'état reconnaît enfin qu'il n'a pas le droit de kidnapper les véhicules des gens. Il faudra trouver autre chose pour renflouer la dette de MP2013, les cocos.
Music God & dark sexy viking style.
pourquoi il faut fuir
Un jour je vous raconterai le Svalbard, c'est promis, mais avant...
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La France est un pays dans lequel au lieu de trouver des solutions intelligentes aux problèmes simples du quotidien, on empile les difficultés, les impossibilités, les absurdités.
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La France en 2013, c'est pire qu'un roman de Kafka.
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Ou alors, peut-être que je suis une enfant unique et gâtée, française et donc terriblement râleuse.
Je vous laisse seuls juges.
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Tout a commencé le jour où j'ai eu besoin d'utiliser la voiture de ma mère pour le boulot.
Bonne élève, ma mère prend la peine d'appeler sa compagnie d'assurance EUROFIL pour demander combien cela va lui couter. L'opératrice écoute poliment la question, met ma mère en attente puis reprend l'appel après quelques secondes.
"ça ne va pas être possible, c'est une augmentation du risque, nous devons vous radier".
Hop, comme ça. Sans n'avoir reçu le moindre papier, aucune demande officielle écrite, juste pour avoir posé la question. Radiée. Rien n'y a fait.
Par chance, la punto ne me sert pas dans l'immédiat. Elle est garée juste devant chez moi, sur une place gratuite et parfaitement légale. (Vous verrez que ça a son importance par la suite).
Un soir, je sors du taf assez tard et je suis pressée, je dois assister au concert de Goran Bregovic à Arles. Une fois n'est pas coutume, je prévois de prendre la punto. Mais lorsque j'arrive à la maison, choc!
Plus de voiture!!!
Ou plutôt si, une voiture mais pas la bonne, la mienne a disparu.
"Putain, on m'a volé la bagnole la plus pourrie de la terre, ils sont vraiment trop cons ces voyous" j'me dis.
Je ne me laisse pas abattre, je saute dans l'énoooorme pick-up de Ludo et pars au concert, au péril de ma vie car il est vraiment énorme ce pick-up comme je l'ai déjà dit plus haut.
Dans la panique, je peaume ma carte bancaire... Je fais vite opposition vers 3h du mat' au retour du concert (qui était super bien).
Le lendemain matin, branlebas de combat. Réveil aux aurores, je préviens ma collègue que je serai à la bourre, et je file à la gendarmerie à côté de chez moi, histoire de porter plainte pour le vol de la punto. Le gendarme est un jeune gars très sympathique, mais vous allez le voir, un peu demeuré. Il m'apprend que je ne peux pas porter plainte dans cette gendarmerie, que je dois aller au commissariat. Pourquoi? Bin c'est comme ça. Si on vous plante un couteau dans la cuisse dans le 5ème, traînez vous à la police, les gendarmes ne vous recevront pas. (Allez d'abord à l'hopital, en fait.). Bref.
Le gars griffonne péniblement une adresse et un numéro de téléphone sur un bout de post-it et me renvoie dans la nature, à la recherche du commissariat. Je me rends à l'adresse à pied grâce au GPS de mon téléphone, c'est à 5mn. Mais à mon arrivée sur place, il n'y a qu'un immeuble d'habitation, pas l'ombre d'un flic. Stupéfaite, déçue et soudain de très mauvaise humeur, je tente d'appeler au numéro que le gars m'a donné... Faux numéro.
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ET CE N'EST PAS FINI!!! Ceux qui fument peuvent aller faire une pause clope, car l'histoire ne fait que commencer.
********************************************************************************** Je mets ma moman à contribution car mes nerfs lachent. Elle trouve la vraie adresse et je m'y rends en métro, parce que finalement, c'est loin. En chemin, j'appelle la Societé générale, pour signaler la perte de ma carte bancaire, mais comme de bien entendu, je ne tombe pas sur mon banquier, bin non, ça serait trop facile, je tombe sur un putain de call center, qui me fait poireauter 3 plombes avant de me mettre en relation avec un post-adolescent-probablement-boutonneux-et-totalement-abruti, fraîchement sorti de son BTS force de vente en alternance, tout juste capable de lire son prénom et encore, s'il est écrit en gros.
Le jeune abruti décérébré me fait réciter mon nom et mon prénom et là, déjà, il peine. Pour l'aider, j'anticipe en lui donnant ma date de naissance, puisque je sais déjà qu'il va me la demander pour vérifier mon identité.
Oh putain, qu'est ce que j'ai pas fait!
Ses deux neurones font Syntax Error. Il trouve ça super louche, qu'en plus de connaître mon nom, mon prénom ET ma date de naissance par coeur, je connaisse AUSSI la procédure du call center.
"Madame, vous avez anticipé ma question, c'est contraire à la procédure, je vais vous demander de rappeler".
Si.
Si, je vous JUuuuRE que c'est vrai.
DONC, je lui hurle dessus avant de lui raccrocher au nez, puis je rappelle le même numéro, je repoireaute 3 plombes, je tombe sur autre un post-adolescent-probablement-boutonneux-et-UN-PEU-MOINS-abruti, fraîchement-sorti-de-son-BTS-force-de-vente-en-alternance, et je lui dis que j'appelle JUSTE pour demander de faire envoyer ma carte CHEZ MOI à Marseille plutôt qu'à ma banque, qui se trouve à 150 bornes de là. (Vous verrez que ça a son importance pour plus tard).
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Entretemps, je suis arrivée au commissariat.
Vous vous rappelez, on m'a volé la punto de ma Reum.
Je vous passe l'état de décrépitude carrément flippant du lieu, pour ne parler que du bref échange avec la gentille fliquette péroxidée qui m'accueille.
Moi : Je viens porter plainte pour le vol de ma voiture.
Fliquette : Vous avez pensé à appeler la fourrière?
Moi : Bin non, elle était bien garée, sur une place gratuite juste devant chez moi, il n'y a vraiment aucune raison pour que la fourrière l'ai enlevée.
Fliquette : Je vais quand même appeler la fourrière, on ne sait jamais.
La fourrière : Oui, elle est chez nous depuis le 6 juillet. (on est le 10)
Putain de bordel de merde, d'un coup je passe de "des voyous qui ont mauvais goût ont volé ma voiture" à "la fourrière et les flics ont kidnappé ma voiture, et maintenant, ils demandent une rançon pour la rendre".
Et vous savez quoi? En fait, c'est PIRE comme sentiment. Parce que la voiture était BIEN GAREE. J'aurais préféré qu'elle soit volée plutôt que spoliée par l'état qui me saigne déjà largement assez, j'estime. Bon.
Donc là, je sors du commissariat, je marche à fond la caisse vers le métro pour aller bosser parce que mine de rien, ces connards m'ont mis à la bourre. J'appelle la fourrière pour leur hurler dessus, les accuser d'extorsion organisée, de voleurs... La nana qui n'y est pour rien répond qu'elle n'y est pour rien et je lui rétorque en braillant que si, en bossant à la fourrière, elle se rend complice de ces voleurs institutionnalisés, etc, j'en appelle à sa conscience, à sa désobéissance civile, je lui recommande de lire "indignez vous", etc.
Après j'appelle ma moman et je pleure like a baby, bouhoubouhou.
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A la fourrière, je me déleste allégrement de la maudique somme de 237€, avant d'apprendre que je ne pourrais pas repartir avec ma voiture. Bin non, pourquoi faire simple? Au bout de 48 heures, la fourrière de Marseille déplace les voitures à l'autre bout de la ville, dans un lieu de stockage plus grand.
"C'est tout simple, vous prenez le 89 jusqu'à son terminus, et vous arrivez juste à côté" dit le monsieur de la fourrière.
"C'est pas comme si j'avais que ça à foutre" je lui réponds.
Entretemps, je converse avec les flics, ils m'apprennent que l'ordre d'enlèvement n'a pas été envoyé à la propriétaire de la voiture (ma moman), contrairement à ce que la procédure implique. J'aurais découvert que la punto n'était plus là le 31 décembre 2015, bin on aurait payé 600 000€ de fourrière, quoi. Je leur demande de me copier l'ordre d'enlèvement de la punto, aussi.
Elle a été embarquée pour "stationnement gênant sur la voie publique désignée par arrêteR". Voilà une bonne base pour mes recherches. Existe-t'il un arrêté, municipal ou préfectoral, qui justifie l'enlèvement du véhicule? Certainement pas, alors peut-être un "arrêteR", puisque le flic était tellement bourré ou con (ou les deux), qu'il n'était même pas en mesure d'écrire correctement un mot qu'il utilise environ 150 fois par jour.
Ma moman et moi appelons et écrivons depuis dix jours à tous les services possibles et imaginables susceptibles de délivrer ces arrêtés (et arrêteRs) et devinez quoi? On a appris deux choses :
1/ Il n'y a RIEN. Nada, keudalle, nib. Aucun document qui justifie l'enlèvement de la punto. Celui ci était totalement illégal.
2/ Les services administratifs français ne savent pas se servir d'une boîte mail, puisqu'une adresse sur deux ne fonctionne pas et celle qui reste n'est jamais consultée. Résultat, toutes les demandes doivent être effectuées par courrier et comme nous allons le voir dans un instant, La Poste fonctionne tellement bien qu'on aurait tort de s'en priver.
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BREF.
Je récupère la punto, enfin. Depuis, tous les soirs en rentrant, je vérifie qu'elle n'a pas à nouveau été spoliée par l'état. Jusqu'ici, tout va (re)bien.
En parallèle, je prépare une demande de dédommagement auprès de ces enculés d'Eurofil qui ont radié ma mère pour avoir posé une question (la folle! Elle a osé).
Mes parents et moi préparons un dossier giga-balèze + un article aux médias sur l'enlèvement abusif d'une voiture qui jusqu'à présent nous coûte 237€ + 35€ d'amende, ALORS QUE LE VEHICULE ETAIT BIEN GARE!!!!
Et quant à ma carte bancaire, eh bien... Le décérébré numéro deux a à peu près bien fait son boulot... Le recommandé est arrivé hier matin.
Il y avait quelqu'un pour réceptionner le recommandé à la maison...
Mais contrairement au film, le facteur ne sonne jamais deux fois.
Ni une.
Il est flemmard, le facteur. Il ne sonne jamais. Il pose juste l'avis de passage dans la boîte et il se barre.
Du coup, je dois attendre 48h pour récupérer ma carte. Et comme la poste dont je dépends est ouverte seulement le matin, je n'en ai pas fini de haïr la France et ses institutions pour leur incompétence.
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Sachant qu'il n'y a pas une seule syllabe qui soit inventée dans le texte ci dessus... Croyez-vous vraiment que j'aie tort de vouloir fuir de ce pays de merde? Croyez-vous encore que la France soit VRAIMENT parmi les dix premières puissances au monde?
(Et encore, je vous ai épargné les dernières de pole emploi, qui méritent un post à elles seules).
Ah! Et ma carte bancaire était en fait sous le siège passager.
Mais oui, peut-être que je suis seulement une grosse râleuse, après tout.
Ode a mon agence immobiliere
Mesdames et Messieurs d’AGC Aubert, Nous vous prions de trouver ci-joint les chèques de paiement de nos loyers pour les deux biens loués au ********* 13005 Marseille. Nous joignons également à ce courrier une attestation d’assurance, comme demandé lors de l’envoi de la quittance du mois dernier. Voilà plusieurs mois que vous n’aviez pas enfreint la loi, vous étiez en si bon chemin… Nous en étions presque arrivés à penser que vous finiriez par nous dédommager pour notre année passée sans chauffage, la sous estimation volontaire de nos charges locatives, les commandements à payer vos frais illégaux, les compteurs d’eau inversés, la non prise en charge de notre dégât des eaux, la facturation exorbitante de l’eau qui fait pâlir de jalousie les propriétaires de villas avec piscine à la Panouse... Et à réparer la porte d’entrée qui ne ferme plus à clé, qui a valu à nos voisins de se faire cambrioler le mois dernier en plein après midi ! Nous étions bien naïfs… Hélas. Comme un alcoolique abstinent, la pression était trop forte, le manque trop cinglant, vous avez rechuté. Nous voilà fixés, vous êtes dépendants à l’illégalité. Nous constatons qu’une fois de plus et ce, malgré notre foultitude de courriers pour vous rappeler la loi régissant votre profession, vous vous permettez de facturer des frais illégaux pour « relance assurance », d’un montant de 10€. Nous vous rappelons à toutes fins utiles que le respect de la loi n’est pas une notion flexible. Vous êtes donc tenus de respecter à lettre l’Article 4 de la Loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs et portant modification de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986 Modifié par LOI n°2007-1787 du 20 décembre 2007 - art. 26 (V): « Est réputée non écrite toute clause …/… p) Qui fait supporter au locataire des frais de relance ou d'expédition de la quittance ainsi que les frais de procédure en plus des sommes versées au titre des dépens et de l'article 700 du code de procédure civile. En terme profane : Demander 10€ à un locataire pour une relance d’attestation d’assurance = Pas bien = Interdit = tôt ou tard tribunal. Comme à l’accoutumée donc, nous vous envoyons nos chèques de loyers, déduction faite des sommes illégales réclamées : 41 € 97 pour la place de parking 229 € 43 pour l’appartement (Reliquats de l’époque maudite où vous faisiez carrément dans l’extorsion). Sommes auxquelles viennent s’ajouter les 10 € de « frais de relance assurance » de ce mois ci. Vous trouverez ci-joint la copie du courrier envoyé à la Direction Départementale de la Protection des Personnes au sujet des libertés que vous prenez avec la loi.
L27!!!!!
Voilà un moment que je ne vous ai pas donné de mes nouvelles, alors pour me faire pardonner, vous allez être gâtés :
Je vais vous raconter les derniers évènements par écrit... Mais surtout en dessin!
ça, c'est nouveau et c'est vachement bien, vous allez voir.
Bande de petits veinards!
Si les images sont trop petites, vous pouvez faire Ctrl + ou Pomme + pour agrandir l'affichage.
Aux personnes mal intentionnées qui se permettraient de juger la piètre qualité de mes dessins à l'emporte pièce, je déclare sans rougir que je suis libre de dessiner comme une enfant de 5 ans si j'en ai envie. Notez même que si je veux, je peux faire bien pire. Oui, je peux écrire de façon encore plus illisible, alors 'me cherchez pas.
Ce détail réglé, nous pouvons reprendre le fil de notre narration.
Juste après mes exams à l'EJCAM (École de Journalisme et de communication d'Aix Marseille, souvenez-vous, je veux être journaliste gonzo), Ludo et moi sommes partis en Égypte, sans même attendre la cession de rattrapage.
Nous ne sommes pas allés voir les pyramides et la vallée des rois (non, ça, c'est pour les touristes et les vieux), mais pour faire une croisière plongée en Mer Rouge.Notre itinéraire "Latitude 27", aussi connu sous le sobriquet de "L27", a été agrémenté d'un petit bout de sud, comme suit :
Cette croisière se déroulait à bord du plus beau bateau sur le marché...
Nous n'avons pas choisi le sublime EXOCET par hasard...
Bin non, hein!
Les proprios sont des amis et ils avaient prévu de faire cette croisière entre copains, fêtards et anciens collègues du tour operating plongée. Aussi, dès que nous sommes arrivés à l'aéroport d'Hurghada, l'ambiance était... Festive.
Retrouvailles, rencontres, évènements, ça n'a pas arrêté de la semaine. Il y avait toujours quelque chose à célébrer...
(Oui, vous avez bien lu, dimanche soir mon prof principal m'a prévenue par SMS que j'étais major. Comment j'ai trop frimé ma race sur le bateau!)
Les lendemains (de fête), il fallait se lever à 5h30 du mat' pour la première immersion. Autant dire que nous en avons raté quelques-unes, d'immersions. Mais pas toutes! Nous avons pu plonger dans la réserve de Ras Mohamed, sur le Thistlegorm (waaaaaah!!!), aux Brothers et sur le célèbre tombant d'Elfinstone.
Serge le Moudir s'est mangé l'épave du Numidia dans la gueule en frimant avec son scooter sous marin, qu'il pilote comme sur le dessin ci dessous, j'vous promets. Sauf le tutu, c'est moi qui l'ai ajouté. Pour le reste, tout est vrai.
Bref, j'ai passé des vacances absolument extraordinaires.
Elles comportaient tout ce dont on peut rêver : des vieux potes et des nouveaux, du rire, de l'alcool frelaté, des femmes qui tombent, un atelier peinture, des ennuis gastriques, des requins, des lits à la bonne hauteur, des blagues crades à table, des points de suture, des hématomes, du pole dancing, des amnésies salvatrices et du foul à tous les petits déjeuners.
Je n'ai pas de chute à ce texte et mon style est encore tout ankylosé des techniques enseignées à l'EJCAM. Je conclurai donc simplement par ceci :
A la fin de la semaine, je serai à 1000 bornes du pôle nord, en bivouac, seule avec mon père, pour tenter de voir entre autres, des ours polaires. Il est donc possible que ce post soit mon dernier post, (si mon crâne finit broyé par les crocs d'une plantigrade d'une tonne, par exemple. Ou si mon crâne finit broyé par les crocs acérés de mon père, allez savoir!).
Si tel est le cas, j'espère que vous vous en voulez à mort, d'avoir critiqué mes dessins.
Merci @GeoffroyHS
Inauguration du Vieux Port, vendredi 3 mai. Meugnon.
d’abord, trouver une licorne.
La maison de Georges en quelques chiffres
3 224 600 : c'est le nombre de demandeurs d'emploi, fin Mars 2013 159 036 : c'est le nombre d'offres d'emploi en ligne sur le site de pôle emploi, fin Mars 2013 (mais ouiiiiii y a du boulot pour tout l'monde bande de flemmards!!!) 20,27591237204155 : c'est le nombre de chômeurs par poste disponible. (Notez qu'être le 0,27ème n'est pas très confortable) B, C, D et E : catégories non prises en compte dans le calcul, qui portent le vrai nombre à environ 5 millions de personnes, sur environ 29 millions d'actifs. 3 : nombre de fois que ma conseillère s'est trompée en me dictant son numéro de ligne directe 1 : nombre de fois (dans l'histoire de l'humanité) qu'un Georges a donné son numéro de ligne directe à un demandeur d'emploi. 0 : le nombre de chances qu'on a de s'en sortir?