J'ai souvent des MP me demandant qui suis-je.
Je suis personne.
La seule chose privée que je partage est ma tristesse.
Rien de plus.
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J'ai souvent des MP me demandant qui suis-je.
Je suis personne.
La seule chose privée que je partage est ma tristesse.
Rien de plus.
J'y arrive plus, c'est devenu trop bruyant dans ma tête au pont que j'en dorme plus. Je veux être meilleure, faire de mon mieux, mais c'est impossible.
J'aurais aimé être meilleure.
C'est quand que cet enfer s'arrête ?
It’s swallowing me whole.
Les souvenirs sont précieux.
Je me souviendrai peut-être de ces moments insignifiants pendant très longtemps.
Mes pensées sont de la moisissure. Quoi que je fasse pour les enlever, elles restent présentes et reviennent.
L'un des pires aspects de la mortalité est de penser constamment, tout le temps.
Je ne peux pas me permettre de rêver trop loin. C'est plus compliqué que je l'avais imaginé.
Je me suis convaincue que l'amour était suffisant. Que le bonheur réside dans le simple fait d'être ensemble. Mais si je suis honnête avec moi-même, ces derniers temps, je ne suis pas très heureuse.
Ma vue se trouble si fort que je dois essayer d'arrêter de sangloter. Le genre de pleurs qui me tue douloureusement, qui me font mal aux yeux et à ma poitrine. Le genre de pleurs hideux qui se taisent de temps en temps quand mes poumons cessent de fonctionner.
J'ai toujours l'impression que c'est ma faute, et quand c'est ma faute, j'ai juste envie de me replier sur moi-même et de trouver le moyen le plus rapide pour culpabiliser.
J'ai compris trop tard que je n'aurais pas de bonheur.
Même si je doute de moi-même, même si je m'enfonce dans ces gouffres sans fin de la haine de moi, je sais que je t'aime. Pas seulement en surface. J'aime les parties embarrassantes. J'aime les parties profondes et douloureuses. J'aime même les parties qui me semblent irrécupérables. Tu m'as regardée droit dans les yeux dans mes pires moments et tu as choisi de ne pas détourner le regard. Alors sache que je n'ai jamais doutée.
J'ai parfois l'impression d'être quelqu'un en patchwork, toutes ses déchirures étant cousues avec du tissu de la mauvaise couleur.
Les larmes ne viennent donc pas de la déception, ni de l'espoir anéanti. Elles naissent de la prise de conscience déchirante que je devrais peut-être prendre du recule et de la solitude étouffante qui accompagnera cette décision.