color test #2 (no worries)

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Aqua Utopia|海の底で記憶を紡ぐ

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color test #2 (no worries)
Another Prelude to A (2014)
Le Juste Prix vs Pyramide.
Even Dwarfs Started Small | 1970 | dir. Werner Herzog
"AAh Hahahahaha Ah Ha Ha Hahaha AAAHH hahahaha!"
Man with a Movie Camera | 1929 | dir. Dziga Vertov
George Lucas, Steven Spielberg et François Truffaut sur le tournage des “Rencontres du 3ème type”
Swag
More than ninety per cent of cinema screens in the U.S. have converted from film to digital projectors. What does the costly conversion mean for independent theaters? In this video, industry professionals weigh in: http://nyr.kr/JK3ItX
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The Thing from Another World
Gravity by Peter Stults
Top 2013. Oh yeah
1. Mud, Jeff Nichols
2. A Touch Of Sin, Jia Zhang-Ke
3. Prince Avalanche, David Gordon Green
4. Before Midnight, Richard Linklater
5. Frances Ha, Noam Baumbach
6. The Wolf of Wall Street, Martin Scorsese
7. Zero Dark Thirty, Kathryn Bigelow
8. Camille Claudel 1915, Bruno Dumont
9. Lincoln, Steven Spielberg
10. Cloud Atlas, Andy et Lana Wachowski, Tom Twyker
Le Beverley, cinéma X, par Elyse Khamassi - Le Beverley fait de la résistance !
A chaud - Zack Snyder is my bitch
La réussite de Man of Steel est le fruit d'un accouchement douloureux mais ô combien dantesque de Zack-Snyder-le-metteur-en-scène, celui qui compte dans la sphère hollywoodienne. Depuis la réussite Dawn of the Dead il y a près de dix ans, pas un de ses films n'aura suscité au mieux les applaudissements (Watchmen trône très haut dans la galaxie des films de super héros), au pire la levée de boucliers (300, que d'aucuns ont traité de nazi). En tout cas, les réactions.
Si désormais il compte, c'est parce que, dans la grande tradition d'un cinéma américain classique ou post-classique (voire néo-classique, and so on...) il construit un univers dense, cohérent et reconnaissable, abordant des thèmes-clefs. Comme Man of Steel le démontre dans un pandémonium ahurissant de virtuosité, l'homme se fascine pour la transparence, le transpercement, le sacrifice, et la collision entre le jaune et le bleu.
La transparence et le transpercement finissent enfin par se rejoindre dans Man of Steel. Mais déjà, dans Sucker Punch et Dawn of the Dead, le corps des acteurs étaient mis à mal par tantôt un déchainement de violence anti-zombie, tantôt une trépanation finale crispante, balançant ce que nous savons du monde aux oubliettes, réduisant à néant l'espoir et la survie pour proposer aux héros et aux spectateurs le Noir, habité par le mal. Dans 300, on retrouve dans les lances, les glaives et les épées, d'autres outils à transpercer. Du côté de la transparence, on peut aussi pousser l'analyse de 300 et estimer que les corps réduits au simple était de viande malléable par les coups fonctionne comme une forme de transparence. C'est Sucker Punch qui explore le mieux l'idée de 300, celle d'absence de frontière entre la nature du corps (viande) et son objet (se battre, conquérir). Mais cette fois-ci, Snyder joue avec l'espace, virevoltant entre les mondes, faisant du concept même du script très geek (niveau 1 à 5, la quête d'une héroïne) un choix stylistique complet, avec une avalanche de transition à la fluidité épatante. Même avant cela, c'est-à-dire dès le début de Watchmen, on envoie voler la glace et les vitres : les frontières s'abolissent, enfin. Man of Steel fait du transparent le mode de respiration de ses personnages antagonistes. Cette malice continue de faire du monde de Snyder un univers où le Bien et le Mal (cf. Watchmen, 300), la vie et la mort (Sucker Punch, Dawn of the Dead) ne sont séparés que par une fine membrane : celle du choix. Superman envoie voler Zod à travers quantité de vitres avant de finalement effectuer le sien : sacrifier Krypton pour la Terre. Il a transpercé sa transparence (la respiration, la frontière) et renaît en homme nouveau.
Le sacrifice, du corps, d'un homme, d'un monde, est évidemment le second grand thème de la filmographie de Snyder. Qu'il s'attache au courage, à la vérité, à la vie ou au rêve, le sacrifice anime les scripts snyderiens (osons l'adjectif) et fait de son cinéma bien plus qu'un simple tour de fête foraine pyrotechnique. Les films de Snyder sont toujours au bord du gouffre. Et pour à chaque fois sauver la situation, sacrifice il doit y avoir. Cela ne fait pas de Snyder un moraliste, encore moins un propagandiste d'extrême-droite - n'en déplaise à Libé - mais un metteur en scène travaillé par la mort, l'après, le sens du geste.
Une fois de plus, Man of Steel saisit le mieux les tiraillements du réalisateur. Le film comporte quasiment un sacrifice toutes les demi-heures. Jor-El qui envoie son fils sur Terre avant d'affronter son "frère" ; Lara qui reste sur Krypton et regarde la planète flamber (image assez saisissante, d'ailleurs, que l'explosion de Krypton) ; Kent père qui se laisse emporter par une tornade pour préserver le secret de son fils ; et Clark fils qui passe sa vie dans l'ombre pour préserver sa nature de freak, et s'assimiler le mieux possible, laissant de côté un statut de demi-dieu que son père biologique lui promet en début de film. Le cheminement du Superman de Snyder est celui d'un homme qui accepte enfin ses responsabilités, mais qui aussi, en ressent le poids à chaque instant. Ce qui en fait un héros bien plus intéressant que le Batman de Nolan qui nous ressasse, toutes les dix minutes, qu'il souffre. Les héros de Snyder intériorisent. Assument. Affrontent. Et triomphent (dans ses PG-13, en tout cas).
Et ils triomphent dans un monde scindé en deux tons. Le jaune et le bleu. On l'avait vu dans ses précédents opus : Snyder aime le contraste. Les couleurs qui pètent. Dans Man of Steel, il insiste sur les deux précédemment citées, et ce plusieurs fois : lorsque Krypton explose, les flammes lèchent la galaxie bleutée. Lorsqu'il tombe dans l'eau après avoir sauvé les ouvriers sur la plateforme pétrolière, Clark Kent dérive entre le coin inférieur gauche bleu et le coin supérieur droit jaune. La froideur du vide, des bas-fonds de l'océan, et la chaleur du soleil (et rarement du ventre maternel, perso ambivalent, voir le sort réservé aux mamans dans Dawn ou 300), dont il se nourrit pour devenir le surhomme qu'il sera en fin de métrage. La Vie et la Mort. Le Bien et le Mal. La chèvre et le choux.
Bipolaire? En tout cas, Snyder prouve qu'il n'emmène pas seulement des millions de dollars de SFX avec lui dans chacun de ces films. Il articule, bon an mal an, subtilement ou à grands renforts de Gerard Butler qui crie, sa vision de l'homme, fragile, friable, faible, mais droit. Peut-être un jour parlera-t-on du héros Snyderien. En tout cas, il est grand temps de prendre le bonhomme très au sérieux.
can people stop pretending Drive was a Great Film
Unstoppable, 2010 (dir. Tony Scott)
Nimrod Antal, gentleman B maker
Un excellent faiseur que ce Nimrod Antal, dont la filmographie complètement white trash révèle non seulement un grand sens de l'espace, mais aussi une science du montage et du cadre. Il serait bien méchant de passer à côté de ces pépites crasseuses que sont Armored, Vacancy et Predators (même si ce dernier porte un peu trop l'empreinte de R. Rodriguez).
Et la perspective d'un Metallica 3D dont on imagine déjà les hordes de flammes et les effets surréalistes, est enchantresse. Mais peut-être que c'est mon côté bouyah...
Je ferai plus long, promis.