24
petit poème du 24:Â
le long du précipice
nous jouerons pour le fun
Ă frencher la limite

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24
petit poème du 24:Â
le long du précipice
nous jouerons pour le fun
Ă frencher la limite
23 décembre 2015: Mais Monsieur, pourriez-vous surtout rallumer le ciel?
22 décembre: j’ai pogné une nouvelle job pis c’est pas mal le party.
21 dĂ©cembre 2015.Â
20 dĂ©cembre 2015. Le comble du selfisme: prendre subtilement (et de manière un peu mĂ©prisante) ces gens en photo pour MON calendrier dĂ©bile d’enfant qui a besoin d’attention au lieu de leur proposer de les prendre dĂ©cemment et gentiment en photo.Â
Notre petite équipe
19 décembre 2015: Eh boy. C’est plus un journal intime qu’une création... J’hésite à le partager, comme tous les jours depuis le premier, mais encore plus. Il me semble que je suis passée maître, là , dans l’art de l’humilité... Mais coudonc, y’est passé 23h, j’ai rien créé d’autre, pis anyway, vous êtes sûrement pas full plus que 4 à me lire... j’espère!
Notre petite équipe
J’essaie de pas trop y penser, mais j’aimais ça, moi, charrier du gear à trois heure du matin avec toi, même à moins trente degrés, même avec l’ostie de porte de la valise du char qui tenait pas en l’air sauf en mettant le balai à neige pour sortir le stock pis en priant à chaque fois pour pas que ça lâche. Je chialais, oui, mais j’aimais ça. J’aimais ça, aussi, tes p’tits moments de panique où t’exigeais qu’on fasse le ménage illico, parce que ça te faisait angoisser, une maison sale. J’aimais ça me plier à tes p’tits détails freaks que j’ai fini par adopter, même tu-seule: laver les verres en vitre en premier, ouvrir la porte d’entrée pour passer le balai, pour être sûre de ramasser les graines qui se cachent en dessous de la porte, laver les bas séparément du reste… je chialais sûrement, je trouvais ça cave, mais osti que ça me faisait plaisir de le faire pour toi, pour que tu te sentes bien. J’aimais ça faire l’épicerie avec toi, même si ça impliquait de faire un compromis sur la sorte de fromage. J’aimais ça te faire la gueule quand tu ramassais tout ce qui traînait au bord du chemin : une pôle à rideau, un fauteuil, un coffre de pêcheur… je riais de toi pis aujourd’hui je fais pareil. J’aimais ça pleurer dans tes bras quand j’étais désemparée, pis là tu me disais tout ce qu’y fallait. J’aimais ça aussi avoir le rôle de celle qui te sort tous les bons mots pour que tu te sentes capable d’affronter n’importe quoi. J’aimais ça, notre petite équipe. J’aimais même sûrement les fois où on se criait dessus fort fort fort, comme les voisins. Y’a jamais personne qui m’a mis autant en criss que toi. J’étais bouleversée de découvrir autant d’émotions et d’intensités dans les racoins des sous-sols où on s’emmenait, dans un étrange consentement. J’aimais qu’on remonte à la surface de la réalité, j’aimais dormir avec toi après avoir fait la paix; meilleure chose au monde. Je sais qu’il y avait beaucoup de «mais», pis je le vois qu’on est beaucoup plus libres aujourd’hui, mais j’aimais ça pareil, notre petite équipe. Ça me manque souvent. Le deuil se fait, tranquillement, pis je sais qu’on n’a pas encore trouvé la bonne distance, la bonne forme pour peut-être un jour être bien dans notre lien, mais je voulais te dire que j’étais contente, hier, de t’entendre parler de ta famille au téléphone. J’ai souvent chialé contre vos échanges de cadeaux trop chers, vos jeux de cartes poches pis vos discussions ésotériques, mais dans le fond, j’aimais ça, aller dans ta famille à Noël. Embrasse-les pour moi, le 24, ok? Pis au lieu de chialer qu’y sont loin pis que ça coûte cher de gaz, profite donc de la route pour écouter de la nouvelle musique pis parler de ton frère à ta nouvelle blonde. Raconte-lui ton enfance au chalet pis tes angoisses pis tes idées avec les mots, les rires pis les gestes que je connais tellement. Ça fait crissement mal à imaginer, mais j’essaye très fort, quand même, de te souhaiter le meilleur.
18 décembre 2015: 2 extraits de loop station
18 décembre 2015: 2 petits extraits de jam de loop
17 dĂ©cembre 2015: c’est pas des vagues que t’entends, c’est les chars qui roulent dans la pluie.Â
16 décembre 2015
Je n’ai jamais écrit de haïku... #pasfacile #écoeuréeducalendrier #jesaismêmepasc’estquoiunhaïku
l’Avent slack l’écrou
au chantier de création
ça cogne des clous
sans neige et sans sou
décembre fait les cents pas
sans trace de nous
quand la nuit s’habrille
le vent ne se couche pas
il se saoule et sille
15 dĂ©cembre 2015: j’ai remarquĂ© que c’est pas mal Ă la mode, ces temps-ci, de faire des palmarès. Voici donc mon palmarès des 5 raisons pour lesquelles je n’aurai pas de cadeau de NoĂ«l. Â
Tambour et moi
14 dĂ©cembre: c’est juste la track de cello qui est d’aujourd’hui, je l’avoue...Â
14 dĂ©cembre 2015. merci Zamzar.Â
13 dĂ©cembre 2015. ScĂ©nario et camĂ©ra: Mariane Bertrand. Confirmation de projet: Ministre PĂ©telle. Mettant en vedette: l’enfance.Â
12 dĂ©cembre 2015: Oui, je suis en retard de quelques heures, mais c’est vrai que c’était hier, ces sons-lĂ . Pour me faire pardonner, je vous en shoot 2. Merci JF Gagnon pour la musique, le thĂ©, le Piri Piri pis tout’ lĂ finalement, c’était l’fun ce 12 dĂ©cembre-lĂ . Â
12 décembre 2015: JF Gagnon pis moi, des amplis, une épingle à linge...
11 dĂ©cembre 2015: premier dessin depuis ma troisième annĂ©e, je crois. J’ai rĂ©gressĂ©. C’est normal. Mais je vous le partage quand mĂŞme, parce que non seulement je n’ai pas le temps de crĂ©er autre chose aujourd’hui, mais surtout parce qu’au bout du compte, cette oeuvre Grandiose!, comme les prĂ©cĂ©dentes, me confirme que c’est pas mal plus une histoire de processus que de rĂ©sultat, ce foutu calendrier. Mais je ne lâche pas. L’humilitĂ© a toujours Ă©tĂ© une valeur que j’estime.Â