Sucre, le QG 🏠
Que dire de Sucre ? Tellement de choses s’y sont passés. De base, nous n’avions prévus d’y rester que quelques jours, une semaine tout au plus. C’était sans compter sur les nombreuses péripéties qui nous sont arrivées. Mais… J’y reviendrai.
Commençons par le commencement.
Quand nous avons débarqué à Sucre, nous avons immédiatement été séduits. La ville blanche, tel est son surnom, offre un magnifique marché de fruits et légumes, plusieurs bus rétros qui feraient pâlir d'envie tous les vanlifers et une architecture coloniale à couper le souffle.
D’ailleurs, en parlant de souffle coupé, préparez vous à de l’exercice ! Situé à quasi 3000m d’altitude, la ville est construite sur plusieurs collines qui vous forcerons à monter des rues à presque 90° pour pouvoir l’explorer. Si j’avais su, j’aurais prévu un baudrier et une corde pour le rappel !
Pour ne rien faciliter à nos poumons fébriles, nous avions également loué un gîte situé sur la plus haute colline de Sucre. « La casa del cerro » : en voyant le nom, j’aurais dû m’en douter…!
La montée pour revenir à la maison depuis le centre était ardue mais la récompense était magique : une vue à presque 360° sur toute la ville nous attendait pour nous réconforter à chaque retour à la maison. Un vrai régal !
Nous avons également profité de ce séjour pour équiper notre DoudiCuatro d’une magnifique « parilla », une structure en métal robuste remplaçant nos barres de toit qui nous a permis d’installer la tente et nos bidons d’essence, le tout pour la somme de 120€ ! Une vraie affaire sachant que les garagistes argentins nous proposaient le même service pour 500€.
Alors que tout se passait bien pour nous et que le moral était au beau fixe, nous avons eu notre premier désagrément : je suis tombée malade. Par souci de bienséance je vous passerai les détails de ma condition, mais je me suis retrouvée alitée à devoir éviter de bouger pour une durée indéterminée… La tuile !
Pendant ma convalescence, Charles s’est mis à faire mûrir une idée saugrenue : aller gravir le sommet à 6000m le plus « accessible » et « facile » de la Bolivie. Ce gros bébé rocailleux se nomme « Huayna Potosí » et il est réputé pour avoir une difficulté moindre par rapport à son imposante hauteur.
Le plan était simple : je me trouvais une logement plus bas pour minimiser mes déplacements le temps de 3/4 jours pour me reposer et lui partait faire l’aventurier.
Une fois n’est pas coutume, je l’avais laissé faire le circuit Huemul, je me suis dit qu’il serait capable de faire cette ascension. J’ai donc accepté sa demande. J’ai tout de même eu quelques légers doutes en le voyant s’essouffler fortement dans les marches pour déménager notre glacière entre l’appartement et la voiture, mais je me suis dit que je devais être trop pessimiste (si j’avais su !).
Charles est donc parti pour sa périlleuse expédition et il devait me retrouver 4 jours plus tard. Je n’ai pas eu de nouvelles pendant tout ce temps et je me suis donc reposée en priant pour que tout se soit bien passé.
À la fin de son périple, il est rentré épuisé, m’annonçant que tout ne s’était pas passé comme prévu et qu’il avait très mal vécu son ascension. Il avait subit un très gros mal d’altitude prolongé et avait dû redescendre avant le sommet (il vous racontera cela bien mieux que moi sur son Polarsteps) Néanmoins, il affirmait que le mal était passé et que nous pouvions quitter Sucre. Nous nous sommes donc mis en route de Potosí, la prochaine étape sur notre parcours.
Je vous raconte la suite dans le prochain post.
Besitos,
Luna














