Après mon Instagram d’hier, alors que certains commentaires m’ont laissé entendre que mes photos ne représentaient pas la beauté du site où nous séjournons, je me devais de reprendre ma randonnée et cette fois dans une direction différente, et avec une âme plus prompte à en explorer les saveurs. Et ce faisant, une émotion toute baudelairienne m’a subjugué, me rapprochant d’une flore singulière, éloignée de notre connaissance quotidienne, une flore remontée de l’abysse, avec ses éléments disparates, avec ses formes et ses textures presque incongrues mais aussi singulièrement esthétiques et créatives. Et cette succession de moments thématiques : l’eau qui ruisselle pour accomplir son périple et retourner à sa matrice primaire. Les rochers démonstratifs qui portent des encoches quasi cunéiformes. L’écume éphémère de la vague qui expire sur la ligne de mes pas, tout cet univers et son individualité inaccoutumée confortent mon itinéraire dans cette matinée magnifique. Ah, un peu de poésie et de charme toujours soutient le souvenir d’une randonnée réussie.










