Je m'attendris en sa présence. Je crois bien que quelque chose est sur le point de commencer.
La chance ou le chagrin.
Qui sait de quel côté tombera cette histoire.

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@cestpasouf
Je m'attendris en sa présence. Je crois bien que quelque chose est sur le point de commencer.
La chance ou le chagrin.
Qui sait de quel côté tombera cette histoire.
Dans le noir complet de la salle de bain, j'ai cherché ses mains, les ai prises dans les miennes pour y déposer la pellicule et la cannette. Je ne l'avais jamais autant touché.
J'ai eut envie de l'enlacer puis de m'enfuir en courant.
J'ai 33 ans, je n'ai pas d'enfants et n'ai aucunement envie d'en avoir.
Quand j'étais petite j'enviais les "vieilles filles" et les veuves de mon village. C'est vous dire quels plans je traçais dans ma tête...
il n'y a pas de groupe auprès duquel je ne me sente pas misérable
C'est derrière moi tout ça.
Je peux contempler le vide sans y voir mon reflet.
Je peux regarder une falaise sans m'imaginer m'y jeter.
Je peux plonger dans la mélancolie mais réussir à flotter.
Et même si parfois, au plus sombre de la nuit, il me semble que tout recommence. Je sais que le matin n'est jamais très loin pour qui fait preuve de patience.
Les gens disent beaucoup de conneries. Et certains se spécialisent.
"Demain il fera jour. Et si ce n'est pas le cas, alors tout ça sera le cadet de nos soucis."
Ma maman, philosophe, qui a toujours de bonnes raisons de paresser.
Tiens, te revoilà. J'ai rêvé de toi cette nuit. Il faut croire que tu imprègnes encore quelques unes de mes cellules.
"Nous découvrons finalement la raison de la nécessité de tout photographier dans la logique de la consommation elle-même. Consommer, c'est brûler, utiliser et, par conséquent, le besoin apparaît de disposer de nouveaux combustibles. À mesure que nous fabriquons des images et les consommons, nous éprouvons le besoin d'en disposer en nombre sans cesse accru. Mais les images ne sont pas un trésor qu'il faut constituer par un pillage du monde ; elles sont précisément ce qui est disponible partout où le regard s'arrête. La possession d'un appareil peut inspirer un sentiment qui est proche du désir érotique. Et, de même que toutes les formes crédibles de ce désir, il suppose de demeurer insatisfait ; tout d'abord parce que les possibilités de l'appareil sont infinies et, ensuite, parce que l'entreprise se nourrit finalement de sa propre substance. Les efforts que consentent les photographes afin de redonner de la vigueur à un sens appauvri de la réalité aboutissent à aggraver cet appauvrissement. Le malaise face au transitoire s'exacerbe dans la mesure où les appareils nous donnent le moyen de « fixer » le moment fugitif. Nous consommons des images à un rythme toujours accru. Et, comme Balzac le suggérait, les appareils photographiques en un sens gaspillent des couches infinitésimales du corps : les images consomment la réalité. Elles représentent à la fois l'antidote et la maladie, un moyen de s'approprier la réalité et de la faire tomber en désuétude."
Susan Sontag, La Photographie, 1977, tr. fr. Gérard-Henri Durand et Guy Durand, Seuil, 1979, p. 196-197.
Je veux vivre jusqu'au moment où tout finira.
Une fenêtre s'est ouverte et a renouvelé l'air dans mon esprit, le remplissant d'images nouvelles et d'autant d'espoirs pour demain.
Est-ce vraiment souhaitable de guérir de la mélancolie ?
“Teen-Age Girls: They Live in a Wonderful World of Their Own”
Nina Leen, Life, Dec 11, 1944
Comment grandiront les enfants de Gaza ?
La liberté et la dignité humaine ne sont pas des choses qu'on distribue comme des bons points.
two Edwardian women fencing 1908