Il faut lire et relire le livre de Jean Raspail, Le Camp des Saints, l’histoire d’un afflux massif d’un million d’immigrants : ce n’est pas seulement un livre prophétique, c’est la plus pertinente analyse de la situation des quarante dernières années. La fiction romanesque apporte le meilleur éclairage d’une réalité politique fondée sur la tyrannie médiatique et le déni de réalité ethnique.
Les remous qui agitent l’opinion, les guerres qui bouleversent les nations, ne sont que des épisodes.
Les réformes partielles ne changeront rien à ces cascades d’accidents
Changer les hommes serait un ouvrage bien décevant s’il ne s’accompagnait pas d’un travail essentiel au fond des âmes, d’une transformation des bases mêmes de notre temps.
Tous les scandales, la déchéance de l’honnêteté et de l’honneur, l’impudeur dans la certitude de l’impunité, la passion de l’argent qui balaie conventions, dignité, respect de soi-même, l’anormalité, devenue inconsciente, décèlent le mal profond qui réclame des remèdes d’une égale ampleur.
Ce n’est pas brusquement qu’on ment, qu’on enfreint toutes les lois morales, surnaturelles ou naturelles, et, plus simplement , les lois du code. Ce n’est pas en un jour qu’on arrive à braver hypocritement, à ne parler qu’avec réticence, à mentir avec des mots vertueux.
Cette déformation des consciences qui stupéfie, qui effraie aujourd’hui ou qui prend des airs de supériorité sarcastique, n’est que la conclusion d’une longue déchéance des vertus humaines. C’est la passion de la richesse, la volonté d’être puissant à n’importe quel prix, c’est la frénésie des honneurs, c’est le matérialisme, c’est l’assouvissement sans scrupule des instincts qui ont corrompu les hommes et, à travers eux, les institutions.
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Le monde est de plus en plus préoccupé des joies banales, matérielles ou simplement animales. Il se ramasse sur lui-même pour conserver ou gagner le maximum. Chacun vit pour soi, laisse dominer sa vie au foyer, au sein du pays, par un égoïsme constant qui a converti les hommes en loups haineux, aigris et cupides ou en résidus humains corrompus.
Nous ne sortirons de cette déchéance que par un immense redressement moral, en réapprenant aux hommes à aimer, à se sacrifier, à vivre, à lutter et à mourir pour un idéal supérieur. En un siècle où l’on ne vit que pour soi, il faudra que des centaines, des milliers d’hommes ne vivent plus pour eux mais pour un idéal collectif, consentant pour lui à l’avance tous les sacrifices, toutes les humiliations, tous les héroïsmes.
Seuls comptent la foi, la confiance brûlante, l’absence complète d’égoïsme et d’individualisme, la tension de tout l’être vers le service, si ingrat sot-il, n’importe où, n’importe comment, d’une cause qui dépasse l’homme, lui demandant tout, ne lui promettant rien.
Seuls comptent la qualité de l’âme, la vibration, le don total, la volonté de hisser par-dessus tout un idéal, dans le désintéressement le plus absolu.
L’heure vient où, pour sauver le monde, il faudra la poignée de héros et de saints qui feront la Reconquête.
"Si le prix de la victoire est le sacrifice de la vérité et de l'honneur, elle n'est pas seulement une défaite implicite mais bel et bien un désastre complet."
Landsknecht Sang 1500 - 1560 - Die Drummen, die Drummen (lyrics)
Unser Liebe Fraue Vom kalten Bronnen Bescher uns armen Landsknecht Eine warme Sonnen Last un...
"Les crapules aux mains sanglantes qui ont prétendu pendant des lustres que « l'immigration n'était pas un problème » et que les frontières étaient inutiles, ces génocidaires culturels qui pensent que le monde ne peut être digne de ce nom que s'il est « développé » c'est à dire « occidentalisé », qui voient les individus comme des pions interchangeables que l'on peut transporter d'un bout à l'autre de l'hémisphère au gré des nécessités économiques, essayent aujourd'hui de culpabiliser l'européen moyen face aux abominables conséquences de leurs délirantes politiques mondialistes et ethnocides."
"Quand on a connu tout et le contraire de tout, quand on a beaucoup vécu et qu’on est au soir de sa vie, on est tenté de ne rien lui dire, sachant qu’à chaque génération suffit sa peine, sachant aussi que la recherche, le doute, les remises en cause font partie de la noblesse de l’existence.
Pourtant, je ne veux pas me dérober, et à ce jeune interlocuteur, je répondrai ceci,
en me souvenant de ce qu’écrivait un auteur contemporain :
«Il ne faut pas s’installer dans sa vérité et vouloir l’asséner comme une certitude,
mais savoir l’offrir en tremblant comme un mystère».
A mon jeune interlocuteur, je dirai donc que nous vivons une période difficile où les bases de ce qu’on appelait la Morale et qu’on appelle aujourd’hui l’Ethique, sont remises constamment en cause, en particulier dans les domaines du don de la vie, de la manipulation de la vie, de l’interruption de la vie.
Dans ces domaines, de terribles questions nous attendent dans les décennies à venir. Oui, nous vivons une période difficile où l’individualisme systématique, le profit à n’importe quel prix, le matérialisme, l’emportent sur les forces de l’esprit.
Oui, nous vivons une période difficile où il est toujours question de droit et jamais de devoir et où la responsabilité qui est l’once de tout destin, tend à être occultée.
Mais je dirai à mon jeune interlocuteur que malgré tout cela, il faut croire à la grandeur de l’aventure humaine. Il faut savoir, jusqu’au dernier jour, jusqu’à la dernière heure, rouler son propre rocher. La vie est un combat le métier d’homme est un rude métier. Ceux qui vivent sont ceux qui se battent. Il faut savoir que rien n’est sûr, que rien n’est facile, que rien n’est donné, que rien n’est gratuit. Tout se conquiert, tout se mérite. Si rien n’est sacrifié, rien n’est obtenu.
Je dirai à mon jeune interlocuteur que pour ma très modeste part, je crois que la vie est un don de Dieu et qu’il faut savoir découvrir au-delà de ce qui apparaît comme l’absurdité du monde, une signification à notre existence.
Je lui dirai qu’il faut savoir trouver à travers les difficultés et les épreuves, cette générosité, cette noblesse, cette miraculeuse et mystérieuse beauté éparse à travers le monde, qu’il faut savoir découvrir ces étoiles, qui nous guident où nous sommes plongés au plus profond de la nuit et le tremblement sacré des choses invisibles.
Je lui dirai que tout homme est une exception, qu’il a sa propre dignité et qu’il faut savoir respecter cette dignité.
Je lui dirai qu’envers et contre tous il faut croire à son pays et en son avenir.
Enfin, je lui dirai que de toutes les vertus, la plus importante, parce qu’elle est la motrice de toutes les autres et qu’elle est nécessaire à l’exercice des autres, de toutes les vertus, la plus importante me paraît être le courage, les courages, et surtout celui dont on ne parle pas et qui consiste à être fidèle à ses rêves de jeunesse.
Et pratiquer ce courage, ces courages, c’est peut-être cela «L’Honneur de Vivre».