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@coeurdepalmier-blog
La Chute.
De ce qu'on en dit, elle serait moins importante que l'atterrissage. Pas pour moi, pas aujourd'hui. J'avais senti qu'elle commençait à comprendre que les choses ne tourneraient pas comme elle veut, que je ne serais pas celui qu'elle cherche, elles finissent toutes par comprendre.
Cet après midi là, j'avais cette impression d'être allongé dans un jardin à ne rien faire et de sentir la brise qui vient avec les nuages noirs d'été. Ce moment s'est passé loin de chez nous, dans un de ces lieux de fête qui font beaucoup plus référence à de l'oubli de soi qu'à trouver quelque chose. J'avais vu cette lueur d'impatience et de déception qui fait se briser l'espoir. Bien sûr, j'avais depuis le début compris que ce moment arriverait, que je ne serais pas celui qu'elle veut mais je décide toujours de la fermer. Je ne pouvais pas la regarder et lui dire que je ne suis pas celui qu'elle croit. Lui dire que je ne suis rien qu'un futur souvenir dont elle se rappelera vaguement. Que je ne suis pas sa moitié , ni rien de tout ça. Je ne pouvais pas.A mon avis, je suis lache. Si j'avais su lui dire, nous n'en serions pas là aujourd'hui.
J'avais donc vu cette fêlure naître dans ses yeux et j'attendais que tout se craquèle autour de moi. Je prenais mon scooter, j'allais traverser des ponts, jeter des dés contre des mûrs, acheter de quoi fumer et je revenais me poser dans mon salon, seul et sans lumière. Heureusement, Fantaisies Militaires de Bashung tournait encore et toujours dans les enceintes, alors je décidais de commencer à souffler un peu. J'enlevais mes chaussures, tirais doucement une feuille du paquet et récupérais la cigarette posée derrière mon oreille. Ma boîte à fume est un des objets les plus précieux sentimentalement de mon appartement et je l'ai toujours pensé. Cette petite boîte en bois renferme tous mes moments de solitude, de peine et d'oubli, la douleur de mes déceptions et mes nuits blanches, les journées d'été et mes chansons préférées, mon calme et ma sérénité. Je savais que je n'irais pas loin ce soir mais après tout à quoi bon.
Je n'avais plus de télé, plus internet et ça ne me dérangeait pas. Je me rendais compte de la froideur de ces deux éléments en allumant le joint que je venais de soigneusement rouler. Rouler est l'un des actes les plus reposants du monde, comme la menuiserie, le bricolage, il demande une attention particulière et te fait entrer dans une bulle de solitude et de paix. Sentir le papier glisser entre mes doigts, le remplir de tabac et de cette herbe d'un vert brillant et enfin lécher la feuille, j'ai toujours trouvé cet acte très sensuel. Presque comme si les femmes se carressaient discrètement les seins en public, l'air de rien et sans se douter de l'effet qu'elles peuvent faire, mais les gens ont oublié de trouver le sensuel et le beau dans toutes choses.
Je décidais de ne pas me laisser aller et de marcher un peu. De descendre écouter le monde respirer, dans la rue particulièrement. Je n'aime pas plus que ça le contact avec les gens mais j'aime les collisions, les croisements entre les fils, les trajectoires parallèles. Peu de gens imaginent leur vie comme un fil tendu entre deux points, le départ et l'arrivée, et je n'imagine pas la mienne comme ça pour être honnête. Mais lorsque je marche et que j'observe, je ne peux que penser à la complexité des liens qui nous unissent. Je pense au nombre de fois que cette femme qui vient de heurter cet homme dans l'allée 46, hall 7 du centre commercial local, avait pu le croiser dans des situations similaires. Je pensais à cette vendeuse dans ce magasin de vêtement, j'imaginais le nombre de fois où on avait pu faire nos courses ensemble, écouter la même chanson au même moment, se croiser dans la rue, dans le métro, être voisin, partir en vacances au même endroit, sans que tout cela ne laisse la moindre trace dans le présent. Comme si ça n'était que des souvenirs d'autres vies que nous aurions eu avant. Cette idée des croisements entre les vies de tous me font toujours regarder le monde, la rue comme un grand sage, ayant l'impression futile d'avoir tout compris, posé sur son perchoir.
Et puis je l'ai vu. Elle ne savait pas que j'étais là, comment aurait elle pu savoir que nos chemins se croiseraient ici, aujourd'hui. Elle était avec un de ses connards quelconques qu'elle affectionne particulièrement. Je me suis rendu compte de mon attachement pour elle lorsque je remarquai ne plus respirer depuis quelques secondes. Le ventre noué et l'esprit embrumé, je la regardais, le serrant comme s'il avait pu s'envoler et moi planter là. Je décidais de me détourner d'eux et de faire mes courses, comme j'étais venu le faire à l'origine, sans me préoccuper d'eux. Je savais que je regarderais souvent derrière moi mais à quoi bon lutter ? Puis c'est au rayon de l'alcool que tout bascula. J'entrais dans l'allée comme un architecte dans un immeuble, en y connaissant tout, chaque recoin, chaque pierre. Je savais ce que je voulais et je n'allais pas traîner, il ne me restait que ça à prendre. C'est au détour du vin que je me retrouvai en face d'eux. Elle comprit que je savais, qu'il n'y avait aucun doute, que toutes ces affirmations sur les ombres de son passé, sur l'oubli, sur son amour pour moi, sur son attachement, son évolution, ce que je lui ai apporté, nous savions tous les deux que rien de tout ça n'avait pesé. Moins que ce mec. Tous ces moments ne comptaient pas, tous les gestes, les sons, les mots, les respirations, tout avait été balayé en quelques secondes par le vent de cette vérité là. Je décidais d'avancer et de continuer mon chemin, je n'avais pas oublié pourquoi j'étais venu. C'est à la sortie du magasin qu'une montée de colère m'a pris. Je venais d'enfin comprendre que rien de ce que j'avais pensé vivre avec elle, n'avait été comme je l'ai vu. Que tous ses mots ne sonnaient plus pareil, ses gestes, ses bras, son odeur, ses baisers, tout venait d'être terni, noirci par ce moment. Je décidais d'aller lui dire, lui expliquer ce qu'elle venait de faire, je la trouvai au milieu du magasin, attendant. J'étais déterminé, j'arrivais à son niveau. Je lui dis que je voulais discuter, qu'on sorte, d'un ton calme et posé, quand elle me répondit qu'elle devait rester là, en faisant un signe de tête vers le connard. Sa facilité déconcertante pour me répondre d'aller me faire foutre au milieu de ce magasin, me cloua au sol. Je ne savais même plus comment respirer, bouger, penser, elle m'otait toute répartie et me transformait en un enfant muet et ridicule. J'arrivai quand même à me mettre un visage d'enculé qui ne regrettait rien sur la gueule et à me barrer. Je savais que je n'avais rien vu entre eux mais je savais qu'à la seconde où elle m'avait vu, elle avait décidé de ne pas jouer toutes ses cartes, elle savait qu'elle n'avait pas besoin de ça. Elle connaissait les règles et savait attendre pour me laisser face à la tour. Je décidais de rentrer chez moi. Mes courses étaient faîtes, ma fume était prête et personne ne serait à l'appartement pour défaire cette bulle dans laquelle je voulais me renfermer, le plan était parfait, je n'avais aucun doute là dessus.
La nuit tombait, j'étais toujours dans mon salon, "Le souffle coupé, la gorge irritée, je m'époumonais, sans broncher ..." résonnait dans la pièce, le son était bien trop fort mais je m'en foutais. J'étais déjà dans un état de défonce assez avancé et je me foutais d'à peu près tout. C'est dans ce moment de beauté absolue que je reçus un message. Un ami qui me proposait de le rejoindre dans un bar en ville pour boire quelques coups avant de sortir si j'étais partant pour le suivre. Cette idée ne me branchait pas vraiment mais le voir me ferait du bien, je décidais d'accepter et de partir sur le champs.
J'aimais ce gars, il était tout ce que j'aimais chez une personne, ma moitié. Nous avions déjà vécu cette situation 1000 fois. Combien de soirée avions nous passé à boire pour oublier que nous n'étions que deux loups solitaires perdus dans la marée des hommes. Combien de nuit à boire, à parler, à vider nos sacs respectifs avant de repartir pleins d'alcool et vides de nos déceptions ?
Cette nuit était l'une de celles là, lui aussi avait le pas lourd, je l'ai vu à son arrivée. Nous décidions de choisir une table près du jukebox afin d'éviter que des connards quelconques viennent gacher ce moment. Je lui proposai de gérer la musique s'il gérait les verres et nous nous levions tous les deux pour faire nos affaires respectives. Je choisis un classique de pop française, efficace pour danser et penser, lui était déjà assis, les verres étaient prêts.
Ça n'est que quelques heures plus tard, que nous nous rendions compte que les aiguilles du cadran avaient fait de nombreux tour et que nous étions passé à un nouveau jour depuis quelques heures. Après un bref regard échangé, nous savions que nous ne rentrions pas mais que nous continuions cette abandon de nous dans un club que nous affectionnons dans le centre ville.
Une bref marche plus tard, nous étions à l'entrée, nous connaissions tout le monde. Un rapide signe au videur et nous étions ce que nous détestons : les connards prétentieux qui font comme chez eux partout, mais nous le faisions avec respect et un sourire affiché par politesse, nous n'étions pas aigris et hautains, nous étions contents d'être là. Après un détour par le bar pour ne pas avoir les mains vides et un rapide passage par la piste de danse pour évaluer la qualité des DJs invités ce soir, pas incroyables mais pas réellement mauvais, nous décidions de nous fumer une cigarette. C'est à ce moment là que je la revis. Encore avec ce connard. Plus proches cette fois, elle pensait ne jamais me voir ici ce soir. Elle m'avait demandé si je venais et j'avais répondu sans trop y réfléchir que non, j'avais d'autres plans. Mais ces mêmes plans, m'ont mené ici ce soir et nos fils se recroisent. Mais cette fois, je comprenais. La première collision m'avait réveillé et je savais à quoi m'attendre, je n'étais pas dupe. Je sais voir la lumière quand on me la montre. Heureusement qu'il était là, mon ami, mon frère. Il sentait ce que je ressentait et tels deux loups, nous étions aux aguets. Il savait que je pouvais dérailler à tout moment, retourner des tables, casser des chaises, défoncer ce connard, il savait, il me connaissait mieux que personne mais il restait calme, une main sur mon épaule. J'essayais de controler ma respiration, de repenser au mur qu'elle m'a fait manger plus tôt, de comprendre qu'il ne faut pas y revenir, ça ne présageait rien de bon.
Et ce fût le cas.
Ne se doutant pas de ma présence, étant même certaine de mon absence, elle profitait. Ce soir, ici, elle profitait. Je n'ai pu regarder la scène que quelques dixièmes de secondes en réalité mais ils auront duré le temps de plusieurs vies. Elle ne se retenait plus comme lorsqu'elle me savait proche pour me garder à portée de tir, elle ne s'en préoccupait plus. Je décidais de ne pas me contrôler. Je l'attrapais par le bras et la tirai dans un coin sans me préoccuper de lui, de elles et des autres pour lui dire ce que je pensais de son manège. Je lui dis tout sauf que pour moi tout était passé de souvenirs à poussières, je ne pouvais pas lui dire. Comment lui expliquer que tous ses gestes, ses mots, ses baisers, ses déclarations avaient perdu tout leur éclat lorsque je la vis aujourd'hui telle qu'elle me promettait de ne pas être ? Comment pouvais je lui dire que je me sentais trahi, que je venais de comprendre que notre histoire avait deux versions et que je venais juste de le comprendre ? Comment lui montrer la blessure qui venait de s'ouvrir lorsque je découvrai que nous n'avions pas vu les choses de la même manière, à aucun moment ?
Je ne pouvais pas. Mais je pouvais lui dire tout le reste, ce que je fis. Lorsque j'eu l'impression qu'elle avait compris, je décidais de partir. Je lui fis un rapide signe de la main de loin, il savait, et je sortais du club. Je marchais dehors lorsque je compris qu'une fois de plus, j'étais perdu, trahi et blessé. Un coup de téléphone me proposa un after mais je n'avais plus la tête à ça. Chez moi, je m'allumai un joint sur lequel je tira abondemment avant d'aller passer ma nuit blanche dans mon lit, seul et en sachant qu'elle serait là bas, avec lui.
Tout ça me faisait penser que tout ce que je sais, c'est que je ne sais toujours rien.
Merde.
Donc, j'atterris.
Après trois jours difficiles, j'atterris enfin, en douceur.
Je descends dans la rue pour ressentir ce qui m'a empêché de sortir pendant 2 jours, cette agitation vers le néant, cette volonté d'aller droit dans la gueule du loup et c'est pas moi, mes gants et ma clope qui changeront quelque chose et j'aime ça.
J'aime cette impression de n'avoir aucune utilité dans ce qu'il se passe. Je m'assieds à une table de café, le serveur arrive, je commande, je ne prends que peu d'espace, je respire doucement et ça me va.
C'est à ce moment là que je me rends compte que j'encaisse aujourd'hui mieux que je ne l'ai jamais fait. Je sors de mes week-ends plus solides et stables sur mes deux pieds, je n'ai plus mal. Du coup, le lundi je ne travaille pas, je prends du temps et j'étudie les gens.
Dans ces cas là, le mieux à faire, c'est de se coller un sourire d'enculé sur le visage, se poser dans l'herbe et regarder le monde tourner, encore et encore. Je ne suis rien, pourquoi aurait-il besoin de moi ?
Les vendredis et samedis soirs, il me demande d'animer la nuit afin de recréer ce chaos maitrisé que sont les soirées d'aujourd'hui.
Les drogues dures et douces, les nanas, les mecs, la musique, les branchés, l'alcool ... Tout se coordonne parfaitement pour que tout le monde s'y retrouve. Les filles viennent pour la musique et la hype, les mecs viennent pour les filles, la drogue ramènent les branchés et tous viennent pour l'alcool et la musique et c'est là qu'est ma place.
Juste là, nul part ailleurs. Je fournis l'alcool et la musique pour que tout cet écosystème bruyant et à la limite de l'indécence puisse continuer à tourner.
Alors en journée, les lundis après midi, au soleil, je suis l'opposé de tous les gens que je peux croiser et la dernière personne qu'ils aient envie de voir et ça me ramène à mon premier point : j'aime ça. Les gens autour de moi parlent de la fin du monde et j'y crois. Quand je vois les week-ends que je passe, je vois la lumière au bout du tunnel et comme une boule à facette sous psychotropes, je ne peux m'empêcher de la regarder et de vouloir la toucher. Je sais que chaque jour que Dieu a fait, j'ai sali cette Terre. J'ai péché et je payerais mais en attendant, je regarde le soleil qui se moque de moi et je ris avec lui.
En rentrant, je croise cette fille. Une de celles qui me fixent toujours au fond des yeux quand elles me croisent. Je n'aime pas ça et j'ai l'impression qu'elle comprend quand elle tire son paquet de cigarettes pour en allumer une. Je la regarde faire pendant qu'elle m'explique pourquoi il faut que je vienne à telle soirée (alcool gratuit, jolies filles et deux ou trois vagues connaissances). Après son argumentaire finement mené (si j'avais été un étudiant en médecine en troisième année et non moi), je prends deux secondes pour réfléchir à ce que je vais lui répondre et puis je décide de laisser tomber et lui réponds qu'on verra bien. Elle me répète la date, l'heure et le lieu et part aussi vite qu'elle est apparu comme dans un souffle, emportant avec elle toutes les mauvaises ondes qu'elle m'envoyait.
Des filles et de l'alcool. On continue à me voir comme ça, ça m'attriste à chaque fois. En vérité, ça fait bien longtemps que je ne drague plus, je n'ai jamais trouvé ça très attirant de montrer que l'on était intéressé. Je trouve ça trop cru, trop brut. Je préfère qu'on vienne me chercher et que l'on m'intéresse. Et puis je salis tout alors même en étant honnête, je préfère ne pas faire le premier pas.
Après cette balade dans le monde réel, je rentre tranquillement chez moi en tirant de grandes lattes sur ma cigarette pour sentir le froid dans mes poumons tout en pensant à ce qu'Elle penserait de tout ça. Ça m'a fait rire de l'imaginer lire mes pensées quand je me retrouve face à l'une d'elles et découvrir l'aversion que je porte pour ces gens.
Et puis ça me fait penser à ce que Elle pense, aux gars dont elle a toujours envie et qu'elle garde de côté en attendant, aux prochaines déceptions que je lui apporterais, à la personne qu'elle voudrait que je sois et que je ne suis pas, à ses pensées qui changent vite, trop vite, à son passé, à son avenir, à tout ça et je l'imagine quittant la chambre comme plusieurs fois déjà, se réfugiant dans une pièce où je ne suis pas, s'enfermant pour m'oublier avant de partir. Cette pensée m'accapare et je me brûle la main avec ma cigarette. Je n'ai pas mal, je ne suis même pas étonné comme si je l'avais vu arriver. La peau est brulé mais tout aura disparu d'ici quelques jours comme pour Elle. Merde.
"Si j'accroche mes chaussures à tes volets c'est parce que tu es mon territoire."
BB
"A ceux qui sont morts, ceux que j'aimais, ceux que j'aimais bien."
Il y a celles que j'aime et celles qui m'aiment. Ce sont rarement les mêmes, c'est l'histoire de ma vie.
Quitter cette fille.
Dans la vie, il y a des choses qui paraissent simples mais qui sont, en réalité, tout l'inverse. Elle fait partie de ces choses là.
Être avec elle est impossible mais la quitter l'est tout autant.
Si tu ne sais pas de quoi je parle, pars et ne reviens jamais. Ne te retourne pas, tu n'as pas vécu ou alors tu es l'homme le plus chanceux du monde, dans les deux cas, tu ne m'intéresses pas.
J'aimerais savoir quoi faire dans ce genre de moment plutôt que rester le con avec sa clope et son portable à la main qui la regarde dans les yeux. J'aimerais être capable de lui dire que "oui, les choses ne sont pas simples et qu'il faut parfois savoir avancer" comme n'importe quel connard du VIe arrondissement ou "oublie tout ce qu'il s'est passé, arrêtons de compliquer les choses et aimons nous" comme Jack Johnson ou n'importe quel surfeur défoncé à la weed vivant à l'Ouest de n'importe quel continent.
Mais je suis incapable de le dire sérieusement. Rien qu'y penser, je me sens con.
Alors quoi faire ? J'ai pensé lui dire que franchement, elle fait chier mais que je ne pourrais pas la laisser partir alors autant s'arranger avec ça mais j'avais l'impression d'acheter un nouveau frigo et de faire des concessions sur le nombre de bacs à légume ou sur la couleur. En vérité, je devrais lui dire que je suis un imbécile et qu'elle serait mieux, loin, avec un connard quelconque qui la baiserait sans se poser trop de questions. C'est vrai que ces connasses n'apportent que des réponses.
Au lieu de ça, je l'envoie chier et lui dis que putain, si elle était moins égoïste, ça fonctionnerait et qu'à cause d'elle, je me sens comme après avoir fumé 20 clopes d'affilée dans mon lit, tout en oubliant de lui dire qu'en réalité, sans elle je ne verrais plus le jour qu'en rentrant de soirée. Au fond, je pense qu'elle le sait, c'est pour ça qu'elle me laisse dire mes conneries et nager à contre-courant.
Mon vrai problème, c'est que les jambes des femmes peuvent changer ma vie. Depuis que je le sais, je me soigne mais mon corps refuse le traitement alors merde, dans 10 minutes elle sera peut être dans l'appartement, en train d'emplir l'air de ses cheveux, de ses chemises trop longues et de ses cigarettes et je sais que je ne pourrais rien faire. Merde.
On est une meute, ensemble nous les tuerons tous.