« Eh bien ! oui, c’est mon vice. Déplaire est mon plaisir. J’aime qu’on me haïsse. »
Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac (Acte II, Scène 9)
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« Eh bien ! oui, c’est mon vice. Déplaire est mon plaisir. J’aime qu’on me haïsse. »
Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac (Acte II, Scène 9)
« Eh bien ! oui, c’est mon vice. Déplaire est mon plaisir. J’aime qu’on me haïsse. »
Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac (Acte II, Scène 9)
Il n’y a pas de bonne voie. Pas de véritable chemin. Plus la route m’est familière, plus je me perd facilement.
Louise Erdrich, Ce qui a dévoré nos cœurs
Vrai ou faux, ce qu'on dit des hommes tient souvent autant de place dans leur vie et surtout dans leur destinée que ce qu'ils font.
- Victor Hugo, Les Misérables
Rupture
Elle me regarde, Dans ses yeux danse la souffrance. Je n'y prends pas garde, Inconscient, je m'avance.
_
Je n'aurais pas dû, Il y a pleins de choses, Que je n'aurais pas dû, Sa rage explose.
_
Elle m'arrose comme une averse, Qui n'en finit pas, Je ne regarde que les larmes qu'elle verse, Les insultes ne comptent pas.
_
L'orage s'apaise , Et n'en reste qu'une fine pellicule, Je tend la main, elle recule. Dans ses yeux la souffrance brûle.
_
Elle s'en va. Y'a quelque chose qui se casse en moi. Je sais qu'elle ne reviendra pas... Je repense aux premiers émois,
_
Je repense à nos déclarations, Du début de notre relation. Nous nous aimions, passionnément, Peut-être pas assez, finalement.
Défi personnel
Salut petit être,
Je vais me donner pour objectif d'écrire au moins un poème par jour, que je posterai ou non ici.
Toi qui lit ceci, si tu as un thème ou une contrainte à me proposer, n'hésite pas.
Je te souhaite de passer une bonne journée ♡.
Aime-moi, aime moi comme tu n'as jamais aimé. Fais bondir mon cœur et continue à le faire battre rapidement, car c'est ce qu'il se passe chez moi.
Tu es la seule à me faire ressentir tout ça, à me faire oublier la vie, seulement en te parlant ou en rêvant de toi.
Tu ne m'aimes pas. Je ne suis pas un idéaliste, mais je préfère continuer à penser que l'amour, ce n'est pas ça.
- Daisyluzion, PS: L'amour n'existe plus
Sans exagérer, je pourrais dire que tu étais mon monde, mon soleil, ma lumière qui éclipsait toutes les ombres alentours.
- Daisyluzion, En ton nom
Le tonnerre éclata.
Et c'est à cet instant que l'enfant comprit toute l'entièreté, tout le sens affreux de cette phrase lue et entendue dire que trop souvent sans en saisir vraiment le sens. Ce son, qui s'abattait brutalement, faisant trembler au passage les pauvres murs de la maison familiale. Un son fort, brut, puissant comme si une bombe venait d'exploser. Et ses répliques qui semblent infinies… Elle s'y préparait à chaque fois, dès qu'elle voyait un éclair illuminer sa chambre aux couleurs de la mer, mais elle était surprise autant de fois par la puissance des détonations. Impossible que son regard sur le ciel reste le même après ça… Elle laissa échapper un rire étranglé, étouffé par la masse de couverture sous laquelle elle s'était réfugiée, alors qu'un éclair frappait encore. C'était plus que ses nerfs ne pouvaient supporter. Elle dû utiliser toute la volonté du monde pour se soustraire à son lit. Un pied, un autre, posé sur le sol glacé. Elle jeta un regard furtif à l'image de petite fille vêtue d'un pyjama aux motifs ridicules que reflétait son miroir, avant de s'avancer jusqu'à la porte qui se laissa ouvrir sans bruit. Elle marqua un temps de pause, tête baissée, ses yeux bleu-gris inexpressifs fixant le vide. Ses pas la guidèrent machinalement vers la dernière chambre au bout du couloir. La poignée de celle-ci était encore plus glacée que le sol. Elle leva le bras, l'entourant presque amoureusement de ses doigts juvéniles. Un léger tour et la porte qui s'ouvre.
S'ensuivit d'une image qui restera à jamais imprimée dans sa rétine. Mais avant la vision, il y eut l'odeur. L'odeur piquante de l'urine ajoutée à une étrange flagrance métallique, celle là qui agressa ses narines et fit pleurer ses yeux. Ses pupilles habituées à la pénombre scrutèrent avec une appréhension inexpliquée l'intérieur de la chambre parentale. Elle distingua d'abord le corps de sa mère sur celui de son père, enlacés dans une étroite étreinte. Et elle eut peur d'avoir à nouveau interrompu l'étrange chose qu'elle les entendait faire souvent et qu'elle avait malencontreusement vu un lendemain de jour de l'an. Elle se rappelait que son père avait avec gêne désigné cela comme “faire l'amour”. Elle voyait mal comment ses parents pouvaient parvenir à fabriquer un sentiment, mais elle n'avait rien dit face à la rougeur qui prenait place sur la peau pâle de son père. Plus pâle encore elle avait l'air ce soir là. La lumière de la lune caressait les amants, elle caressa la lame dans la main de sa mère, elle caressa le sang qui s'échappait de la couche pour goutter sur le sol au même rythme que la pluie du dehors. Et sa mère regardait son père, amoureusement. Ses lèvres rouges embrassaient encore la peau du cadavre.
Et elle trouva ça beau.
- Daisyluzion, "Scorpion".
Un bébé vivant est un bébé qui hurle. On a mal tant qu'on vit, et j'avais du mal à m'y faire.
Tirée de "Pilules maudites"
Si je devais t'embrasser pour ensuite aller en enfer, je le ferais. Comme ça je pourrais me vanter ensuite avec les diables d'avoir vu le paradis sans jamais y entrer.
William Shakespeare (via nemoanimus)