Épilogue
Je me lance enfin dans la rédaction de ce dernier article ! Voilà presque six mois que je suis rentrée en métropole. Des mois pendant lesquels j’ai du réapprendre à vivre avec mes parents et surtout, sans l’équipe d’Amsterdam !
Je vous ai enfin rencontré, vous, mes lectrices et mes lecteurs ! Vous êtes nombreuses et nombreux à me dire au détour de la conversation : « Au fait, j’ai suivi ton blog ! » et ça me fait très plaisir à chaque fois. Je suis heureuse que les photos et les récits vous aient plu et que vous avez apprécier découvrir cette vie au bout du monde.
Muriel, une de mes lectrices les plus fidèles ! Merci à toi !
Vous me posez beaucoup de questions, souvent les mêmes, et je m’y attendais. Elles sont la plupart du temps liées à la vie avec la pandémie. La réponse est : « On s’y fait très vite et globalement, pas grand-chose n’a changé. »
Et puis, aussi : « Qu’est-ce que tu as appris là -bas ? » Je pourrais répondre pendant des heures à cette question ! Et avoir des nouvelles réponses la semaine prochaine, dans trois mois, dans un an ! Je pense que je récolterai les fruits de cette expérience toute ma vie.
Je sais déjà que j’ai eu énormément de chance de faire partie de la mission 71. Les personnes qui la composent sont de grande valeur et ont chacune à leur échelle, fait en sorte qu’elle se passe le mieux possible. J’ai également vécu le début de la mission 72 dans le même état d’esprit. A tous les membres de ces deux missions, un énorme merci !
Et : « Qu’est-ce qui t’a le plus manqué ? » J’avais à manger et à boire, de quoi dormir au chaud et au sec, de l’amour, de beaux paysages, des découvertes tous les jours. J’avais ma place dans un groupe qui reconnaissait mon travail et ma personne. C’est plutôt maintenant qu’il me manque quelque chose...
Vous me demandez aussi des nouvelles des autres VSC dont vous avez suivi les aventures et qui, comme moi, ont fini leur contrat en février. Vous mélangez souvent les prénoms et en effet, ce n’est pas facile de distinguer les garçons dont les barbes et les cheveux ont bien poussé, hahaha !
Il y a celles et ceux qui ont pu reprendre leur poste à l’endroit où iels travaillaient avant de partir ou qui se sont vus proposer un contrat dans le laboratoire pour lequel iels avaient travaillé sur l’île Amsterdam… Pour la plupart d’entre nous, c’est direction Pôle Emploi. Et la galère pour retrouver une situation stable aussi satisfaisante que celle que nous avions à Amsterdam. Heureusement, nous pouvons toutes et tous compter sur nos parents respectifs pour nous héberger et donner un ancrage pendant ces temps incertains. Merci infiniment à eux !
Et oui, nous avons déjà pu nous retrouver !! Comme dit Laura : « Revoir les potes d’Amsterdam, c’est comme remettre des pantoufles confortables. » En Savoie, en Ardèche, en Bretagne, en Île de France, sans compter les nombreux coups de fil. Ces liens que nous avons tissé là -bas sont très importants pour nous et nous les entretenons avec plaisir. Nous en construisons maintenant en-dehors d’Amsterdam et c’est tout aussi passionnant.
Fondue en Savoie!
Je me suis prouvée que j’étais capable de faire de l’escalade en Via Ferrata sans sac à dos.
Ce sont d’autres patins…
Nuit en refuge.
Inauguration de la cabane d’Arthur.
En Bretagne ! Si vous souhaitez déguster puis vous empiffrer de très bons miels bretons, allez voir du côté de chez Michel Uzan !
Estelle et Clément sont revenus d’Amsterdam en avril.
Maxime, mamintro de la mission 70Â !
Presque un an après, nous nous retrouvons Laura, Aline, Manu et moi pour un week-end filles loin de la cabane de Ribault et de ses otaries.
Plus personnellement, j’ai retrouvé mes ami·es « d’avant Amsterdam » pour des randonnées en montagne par exemple.
Avec Arnaud et Valentin, en raquettes dans la neige cette fois-ci !
J’ai retrouvé Laura, qui, je le rappelle, à mis en ligne la majorité des articles de ce blog, lorsque j’étais sur l’île. Merci, merci à toi d’avoir rendu cela possible !
J’ai aussi pu passer du temps avec ma sœurette qui m’a beaucoup soutenue pendant toute cette aventure et tous les membres de ma famille !
J’ai retrouvé mes malles, un peu cabossées et rouillées mais sans rien de cassé à l’intérieur.
Professionnellement, j’ai fait le choix de changer de métier. Ça aurait été « facile » pour moi de retrouver un poste d’ingénieur en aérospatial comme j’avais avant de partir mais je n’en ai pas envie. Alors j’ai mis à profit ces derniers mois pour découvrir encore plus un domaine qui m’attirait : la couture !
François Vieillard, avec son immense gentillesse, m’a ouvert les portes de son atelier dans lequel j’ai pu tisser et confectionner une robe.
La navette file sur le métier à tisser !
Une fois tissé, il faut laver le tissu et le repasser.
Ça m’a confortée dans l’idée d’en faire mon métier et je suis heureuse de vous annoncer que je commence une formation de deux ans en alternance à la rentrée de septembre ! J’ai tellement hâte ! Ce sont de nouvelles aventures en perspectives !










