Quand j’ai entendu la musique j’ai oublié d’avoir peur
Stranger Things
Lint Roller? I Barely Know Her

祝日 / Permanent Vacation
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KIROKAZE
hello vonnie
Sweet Seals For You, Always
Three Goblin Art

Discoholic 🪩

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he wasn't even looking at me and he found me
Game of Thrones Daily
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@damnabledawn
Quand j’ai entendu la musique j’ai oublié d’avoir peur
Depuis quelques jours il n’y a presque rien qui a changé et pourtant je suis toujours triste. Je me suis battue très fort pour ne pas arriver à ce moment de ma vie où je serais mise face à la réalité, qui est celle de la société capitaliste dans laquelle on vit tous aujourd’hui : gagner de l’argent pour manger et pour avoir une retraite et passer sa vie à ça et ensuite mourir. J’avais la même peur à dix-sept ans. C’était une peur panique que je partageais avec un ami, et l’ami est devenu terrible, et je l’ai rayé de ma vie. Je ne suis pas sûre de pouvoir partager ça avec qui que ce soit d’autre. Je ne suis pas sûre d’être capable de mener cette vie. Le fait est que voilà, je suis dans la merde, beaucoup, mon prêt ne pouvait pas durer toujours et mon domaine professionnel était ce qu’il est je n’ai aucune chance de me faire engager là où je voudrais. Je me demande si je vais passer ma vie sur un job qui ne sera pas ce que je voulais. Je suis allée tellement loin et j’ai tellement aimé ce que j’ai fait et me voilà maintenant parce que ce domaine n’a pas d’argent, pas d’avenir, et je suis terrifiée. Du coup je me noie dans des réunions et des AG et des meetings où ma présence ne changera rien, et je fais semblant de croire que j’y ai une utilité. J’ai découvert récemment que je n’étais pas la seule à m’être dit, quand j’étais plus jeune, “après vingt ans je ne vivrai plus”, et puis ensuite “après vingt-cinq ans”. J’ai vingt-six ans et j’ai été si heureuse ces deux dernières années, malgré les merdes sales qui sont arrivées, malgré le viol et malgré le fait que je suis incapable d’envisager après ça une relation avec qui que ce soit, j’ai été tellement heureuse et tellement épanouie et j’ai eu l’impression d’être exactement là où je voulais, et j’ai l’impression de me cogner à un mur. C’est moche. Ces jours-ci je suis toujours triste mais il n’y a aucune autre solution que de continuer les AG et les meetings et les manifs et avoir cinquante crushs sur cinquante personnes différentes, mais pas une seule avec qui j’envisagerais un seul instant ni de coucher ni d’avoir une relation. Pour l’instant me laisser porter et prévoir les coups suivants.
Ca fait très longtemps que je n’ai pas repris sérieusement ce blog, et j’ai envie de le reprendre. On verra si ça marche. Je suis arrivée à ce moment de ma vie dont j’avais peur, l’absence de filet de sûreté, mais aussi j’ai jamais été aussi heureuse, aussi bien entourée, aussi fière. Et il se passe des choses et j’ai envie de les noter. En attendant de trouver un meilleur endroit, je vais reprendre celui-là.
Quant à ce que vous avez loupé, les trains abandonnés me font toujours rêver, et j’ai toujours un truc pour les révolutions, sauf que maintenant je la prépare activement. Vous récupèrerez le reste au fur et à mesure.
J’ai eu une notif d’abonnement et je suis repassée ici, lire les anciens trucs. La fois où j’ai quitté l’ex, la fois où je suis tombée amoureuse comme quand on tombe dans un puits, celle où j’ai vu partir cette fille, les amitiés un peu tombées à plat et puis les premières AG, les premières manifs, ce qui m’a conduit jusqu’au moi de maintenant.
C’est écrire qui me manque. Je pense qu’on peut officiellement dire que ce blog-là (deux ans après l’annonce de hiatus et des passages occasionnels, quand même) est bien fermé.
Taggée par @chateauxdesablemandern, merci !
Relationship Status: Célibataire, sans trop d’envie que ça change ces temps-ci
Favorite Color: Gris-bleu, vert-de-gris ?
Pets: Fut un temps, j’avais une coloc qui avait un chat
Last song I listened to: Yorktown, Hamilton
Favorite TV show: Ces temps-ci je suis retombée dans Sense8, sinon Orphan Black, The 100 probablement, Game of Thrones peut-être encore un peu ?
First Fandom: C’était Harry Potter, définitivement (toujours premier dans mon coeur bb)
Hobbies: Ecouter de la musique, chanter, lire, marcher dans Paris, danser, tumblr, faire des rants pas contents sur twitter
Books I’m currently reading: Vers la plus queer des insurrections, Fray Baroque et Tegan Eanelli aux éditions Libertalia
Favorite Book: Oh boy. Harry Potter aura toujours une place de choix dans mon coeur, et aussi Vellum de Hal Duncan (oh hi @halduncan), j’ai vraiment l’impression que j’étais faite pour tomber sur ce livre. J’aime aussi énormément les livres de Henri Loevenbruck (du moins les plus récents, les premiers tâtonnent vraiment beaucoup) et ceux de Harlan Coben en matière de thriller. Ils ont une ambiance qui leur est propre, et wouhou. Aussi en thriller, Jean-Christophe Grangé, je n’ai lu que son Miserere mais il a gagné une place dans mon panthéon des auteurs qui me terrifient et que j’aime d’amour. Son immense atout, je trouve, c’est la construction des personnages. Sinon, pour ce qui est des classiques, Le Portrait de Dorian Gray et Salomé de Wilde seront toujours sur un immense piédestal pour moi, et aussi Mallarmé et Victor Hugo. Baudelaire aussi, surtout pour le lire à haute voix. Zola pour faire plaisir à Jez et pour le début de la Fortune des Rougons (il sait un peu écrire, faut dire ce qui est). Bon, je me suis peut-être un peu emportée, et j’ai même pas abordé les BDs. Balade au bout du monde (pas plus que les premiers cycles) et Paris maléfices. Et aussi cette BD qui s’appelait Les Eaux de Mortelune dont je garde un souvenir à la fois émerveillé et horrifié.
Worst Thing You’ve Ever Eaten/Tasted: Aucune idée
Favorite Place: La maison près de Béziers avec les murs blancs et le parfum de fleurs
Je ne tag personne en particulier, participe qui veut
J’ai écouté ce type me parler du prof de mon ex, du cursus de mon ex, dans la ville de mon ex, de ce que devait faire mon ex. J’ai ressenti à la fois ce pincement un peu doux que tu as quand tu penses à quelqu’un que tu as aimé, et la nausée familière.
J’ai vu la compréhension dans les yeux d’un ami dans un métro tard dans la nuit. Je savais le mot qu’il ne disait pas. Jez l’avait déjà prononcé. Pas moi.
Le faire sous couvert de poésie et d’une autre langue et de la sensation dans ma jambe, c’est plus facile. Je n’arrive pas à dire le mot ni à m’y identifier. Je ne comprends pas pourquoi je le sens encore, ce n’était rien du tout.
J’ai changé de compte pour pouvoir en parler mais en fait je n’y arrive pas.
C’est incroyable, je suis pas passée sur ce blog depuis quatre mois et y’a encore des gens qui s’abonnent (bonjour)
Extrait de journal intime n°37537
J’ai lu les deux derniers articles de Jack Parker sur son blog et je me suis salement reconnue dedans (surtout l’avant-dernier, vu que je vois pas de psy et que je suis pas sous médocs). Le “je suis pas prête je suis pas prête je suis pas prête”. Ca arrive par vague, ça peut concerner des trucs tout cons (envoyer un colis, remplir des papiers, faire une lettre de motiv, contacter des gens), ce qui peut être plus ou moins emmerdant suivant le niveau d’urgence de la chose, ou des choses plus grosses (les oraux par exemple et puis tout les choix d’avenir qui s’ensuivent). Et puis y’a ces rares fois où je me dis tout à coup “si je deviens prof quand même j’aimerais bien faire lire ça aux gosses, et puis ça aussi, on pourrait discuter de ça ensuite”. C’est rare. C’est marrant hier Mehdi tu me demandais si c’était un appel au secours ou pas et évidemment je rigolais sur le coup, mais en fait c’est un truc dont je suis tellement intimement persuadée. J’ai un genre de bon gros syndrôme de l’imposteur aussi, c’est pas très très drôle, je me sens coupable de tout l’univers et cette fille qui m’a dit que j’étais la pire personne qu’elle ait jamais rencontrée et qu’elle allait probablement se suicider à cause de moi a pas exactement arrangé les choses. J’ai encore l’incertitude qui vient ramper des fois, genre “ça se trouve en vrai je suis vraiment la personne atroce qu’elle a décrite et je lui ai fait du mal sans le vouloir, j’aurais dû être plus délicate, pas dire la vérité, la réconforter avec plus de douceur”, etc. Je parle de ça parce qu’en ce moment, ça va. Mieux que la fois où j’ai en gros passé trois jours à pleurer non-stop à cause de ça, en tout cas (même si je ressens une pointe de soulagement à chaque fois que je la vois active sur les réseaux sociaux). Je dis ça parce que ça va et que peut-être que ça peut aussi aller mieux. Je sais pas, j’espère.
tout à coup au milieu de la conversation je nous ai revus étourdis de soleil sur mon lit, nus, et moi dans ses bras (ça faisait un an, un peu plus, et il est encore plus beau que dans mon souvenir)
Dans le métro, y a deux mecs qui se demandaient comment les lesbiennes avaient du plaisir au lit “vu qu’elles ont pas de bite à se mettre dans le vagin”.
Quand par contre-coup du soulagement des résultats, tu passes le lendemain à déprimer comme une imbécile.
- Volfoni
(from prettylittleliarswerk)
j’ai envie de pleurer je suis même pas sûre de savoir pourquoi. je me sens un peu toute seule. faut que je me secoue.