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J'essaye de répondre soon aux personnes qui m'ont répondue, de plus je pense refaire les gifs et crackgifs de mon blog ayant désormais un nouveau photoshop plus récent et de nouvelles possibilités de création (notamment pour les crackgifs) je tacherais d'en faire profiter mon blog, même s'ils ne sont pas encore parfait (je débute) mais je vous en dit pas plus, vous le verrez de vos yeux lorsque je publierais mes nouveaux crackgifs 🩷
Et quand la douleur fais son grand retour
w/ @x1037
Cela faisait maintenant plusieurs mois que Mark était rentré à New-York, sans même le vouloir, mais à cause de sa blessure à la jambe qui le rendait inapte à continuer de servir son pays, comme il l'avait toujours fait depuis qu’il en était parti. Mais les choses avaient changées, il avait dû rentrer à New-York pour recevoir les soins, que même les médecins militaires ne pouvaient lui prodiguer, fautes de moyens. C’est donc à contre-cœur qu’il avait dû quitter l’armée et reprendre une vie civile qu’il n'avait jamais souhaité reprendre, à son plus grand désarroi. Mais à son retour en ville, Mark avait commencé sa rééducation et avais consulté un nouveau médecin, comme il lui avait été conseillé, car même s’il ne serait plus jamais le militaire qu’il avait été, il ne voulais pas rester handicapé à vie, il voulais tout de même retrouver un maximum de ses capacités motrices, même s’il ne la retrouvais pas à cent pourcent, mais au moins assez pour avoir une vie civile un temps soit peu normale et ne pas avoir à être dépendant des gens qui vont l’entourer.
Mais lors de ses visites pour sa rééducation, il ne s'attendait pas le moins du monde à y retrouver son ancienne fiancée, elle aussi engagée en tant que militaire comme infirmière, chargée de soigner les soldats blessés au combats et faisait la même chose à New-York quand elle n'était pas déployée sur une ligne de front. Revoir cette fiancée qu’il avait quitté pour l’armée, lui avais fais un pincement au coeur, car même s’il l'avait quitté pour ne pas qu’elle attende un soldat qui ne reviendrais probablement jamais, il ne voulais pas infliger un tel fardeau à la femme qu’il aimais, car il le savais, il ne quitterais pas le front de ci-tôt, et il avais fallu qu’l soit gravement blessé et jugé inapte pour le faire rentrer au pays, retrouvant ainsi une vie civile qu’il n’avais jamais souhaité reprendre. Malheureusement, ce choix ne lui appartenait guère à présent, obligé de faire avec, mais sans pour autant laisser tomber sans se battre pour améliorer un maximum sa situation, même s’il était condamné à vivre loin des lignes de front.
Pendant des mois, il n’a fait que se rapprocher toujours un peu plus de toi, ses sentiments étant toujours présents et l’ayant tenu en vie, même dans les moments les plus difficiles quand il devait faire face à ses ennemis, pour rester en vie, encore et toujours. Mais sa condition actuelle l'empêchait d’envisager quoi que ce soit pour un avenir, qui pour lui, n'avait toujours pas de sens, en tout cas, pas tant qu’il n'aurait pas retrouver un maximum de ses capacités motrices, il ne voulais pas être un fardeau, il voulait retrouver son autonomie, ou tout du moins, autant qu’il le pouvait, afin de reconstruire une nouvelle vie ici, à New-York, à défaut de pouvoir retourner protéger et servir son pays comme il l'avait toujours fait par le passé. Tant que tu étais en ville, tu l’aidais du mieux que tu le pouvais en plus de son médecin, pour aider le jeune Conrad à retrouver cette mobilité perdue, mais également, pour l’aider à retrouver un sens de la vie qu’il avait perdu quand le nouvelle de son inaptitude était tombée, ne sachant toujours pas ce que l’ancien militaire allait désormais bien pouvoir faire de sa vie. Puis tu fus rapidement déployé de nouveau, mais sans pour autant laisser le jeune homme sans nouvelles, puisque tu lui envoyais des lettres dès que tu en avais l’occasion, lettres auxquelles il ne pouvait répondre, il le savait.
Mais un jour, il reçut un appel de son ancien beau-père, général militaire pour lequel il avait la plus grande estime, et inversement, mais le général Dawz ne lui parla de rien au téléphone, une mesure que tout militaires connaissaient, au cas où les ennemis les auraient mit sur écoute, Mark s’était donc rendu tant bien que mal sur la base avec ses béquilles, sa mobilité n’étant pas totalement revenue, il lui restait encore beaucoup d’efforts avant de pouvoir espérer marcher un tant soit peu normalement, mais dès qu’il fût sur la base, il apprit la terrible nouvelle de la part de son ancien beau-père, sa fille, l’ex fiancée du jeune homme, venait d’être capturée par les terroristes les plus dangereux du monde après que son convoi ai été attaqué. La nouvelle laissant le jeune Conrad sous le choc, se demandant ce qu’il allait bien pouvoir faire puisqu’il n’était plus apte à servir son pays, et donc, aller au secours de son ex-fiancée, qui restait tout pour le jeune homme, bien qu’il ne lui ai jamais avoué, préférant attendre de retrouver sa mobilité pour ne pas être une charge supplémentaire pour la jolie blonde. Il regarda alors le général, affirmant qu’il ferait tout ce qu’il peut à son niveau, sachant qu’il ne pourrait jamais retourner combattre ses forces à cause de cette blessure à la jambe droite qui l'handicapait.
L'enfer s'ouvrit sous ses pieds plus vite qu'elle ne le pensait.
with @danceofthedruid
A vrai dire, le général Dawz, le père d’Emma, t’avait appelé parce qu’il avait besoin de ton aide pour sortir sa fille de cette situation. Tu connaissais ce terrain, tu y avait été déployé durant plusieurs mois. Et surtout, ton ancien beau-père était incapable de réfléchir à une manoeuvre permettant la libération de ta fiancée. Il savait pertinemment qu’Emma et toi vous vous fréquentiez de nouveau et il était content que ça se soit arrangé entre vous. Il t’avait toujours beaucoup estimé et comprenait à moitié ta décision de mettre un terme à votre relation. Il connaissait sa fille et étant fille de militaire, elle était capable d’encaisser et de vivre en tant que femme de soldat. Mais vous en aviez décidé ainsi et il ne s’en était pas mêlé, c’était vos choix.
Quant à la situation dans laquelle se trouvait Emma sur le terrain, il se tournait vers toi en te regardant :
« Je t’ai fait venir ici et si tu as besoin de quoique ce soit pour tes déplacements, la base te mettra tout à disposition. J’aimerais que tu sois consultant sur la situation. Tu sais comment ça fonctionne en opération et tu connais l’entrainement qu’Emma a suivi. Seulement c’est une femme et ils ne lui feront pas de cadeau. La seule chose qui peut la sauver, parce qu’elle refusera de parler et de leur dire quoique ce soit sur nos positions, c’est son statut d’infirmière. Tu la connais par coeur Mark, comment pourrait-elle réagir ? Ils ont besoin d’elle pour soigner leurs blessés et leurs otages, notamment les femmes et les enfants. J’ignore ce qu’ils veulent en échange de sa liberté, on a eu aucune demande de rançon ou de libération de leurs prisonniers. Ni combien de temps elle va rester là-bas.. Je ne sais même pas comment je vais l’annoncer à sa mère et à sa soeur. »
Le général était un militaire aguerri et endurci, mais lorsque cela touchait sa fille, il n’était qu’un père inquiet et incapable de réfléchir correctement. Pourtant il le fallait et il avait besoin de ton aide. Il espérait que tu acceptes d’y participer.
(…) De l’autre coté du globe, au beau milieu de cet enfer, Emma venait d’être descendue de la camionnette et jetée dans une pièce assez violemment qu’elle eut le souffle coupé. Elle reprit rapidement son souffle lorsqu’on lui enleva le sac juché sur sa tête. Elle balaya la pièce du regard et il n’y avait rien, que ce soit sur les murs ou des meubles. Il y avait des anneaux accrochés au plafond et en bas des murs. La blonde comprit rapidement que c’était pour attacher les otages, les enchainer comme des bêtes. C’était la pratique habituelle de ses bourreaux. Et son calvaire ne fit que commencer.
Elle fut interrogée pendant plus d’une heure et la blonde ne desserra pas une seule parole. Il était hors de question qu’elle révèle des positions américaines et qu’elle mette ses camarades en danger. Elle avait été entrainée pour cela et pourtant, elle n’était qu’infirmière. Elle n’avait rien demandé de plus que de soigner ses camarades au mieux pour éviter qu’ils meurent avant d’être opérés.
Au bout de cette heure d’interrogatoire, deux hommes venaient de la soulever pour l’attacher debout, les chaines entourant ses poignets solidement ancrées aux deux anneaux au plafond. Elle se doutait de ce qui allait lui arriver. Elle l’acceptait et elle tenterait d’encaisser. Comme les autres avant. De nouveau, des questions furent posées, et de nouveau elle ne révéla rien. Alors ses bourreaux passaient à l’étape suivante ; la violence. Ce soir là, elle reçut de nombreux coups sur le corps, l’abdomen, la poitrine, le visage, les jambes. Une seule idée lui traversa l’esprit, pliant sous la douleur : elle voulait mourir en cet instant. Laissée seule pour la nuit, attachée dans la même position, Emma ferma les yeux. Ton visage fut le seul qu’elle garda en tête avant de se laisser emporter dans un état second, un état d’inconscience qui durera peut-être longtemps. Jusqu’au lendemain.
Cela faisait longtemps que le jeune homme n'était pas venu sur la base militaire depuis bien longtemps, après tout, il avait été déployé pendant des années et puis, il y a quelques mois, il avait dû retourner à la vie civile sans l’avoir souhaité, à cause d’une grave blessure à la jambe droite avec lequel il bataillait encore pour regagner un semblant de mobilité, puisque, aujourd’hui encore, il ne pouvait se déplacer sans avoir ses béquilles avec lui. Mais là il avait été invité à rejoindre la base militaire, par nul autre que son ancien beau-père, il ne savait pas encore pourquoi, mais il n'allait pas tarder à le découvrir. Et quand la nouvelle tomba, Mark dû déployer toutes les forces du monde pour ne pas faiblir, apprendre qu’Emma avait été enlevé par des terroristes dangereux, l’inquiétais, car certes, vous n’étiez plus un couple depuis longtemps, même si les sentiments étaient toujours là, mais il ne pouvait pas supporter que quelqu’un puisse te vouloir le moindre mal.
ㅡ Je ferais tout ce que je peux pour vous aider à sortir Emma des mains de ses terroristes, bien que je ne soit pas le soldat le plus valide qui soit, je donnerais tout pour qu’Emma sorte de cet enfer, même si ce n’est qu’en disant aux autres soldats quoi faire et quand le faire. Comme vous le savez bien, l’armée c’est toute ma vie, je ne connais que ça, mais là qu’on s’en soit pris à Emma, je ne le supporte pas et je ferai tout à mon niveau pour pouvoir vous aidez et sortir votre fille de là.
Répondit alors le jeune Conrad qui faisait face au général, père de son ex-fiancée qui se trouvait à présent aux mains de terroristes, il se demandait d’ailleurs ce qu’ils voulaient à la jeune infirmière, mais quoi qu’il veulent, il ne laissera personne faire du mal à la jolie blonde qui avait, autrefois, partagé sa vie et dont il espérait encore la partager, une fois sa mobilité regagnée, si elle le souhaitais également. Mark et les soldats qui seraient sous son commandement dans le but de libérer la jeune Dawz des terroristes qui la retenaient actuellement prisonnières, même s’ils n'avaient encore aucune information concernant leur localisation actuelle, mais ils auraient plus de chance de la découvrir en étant sur place.
Ce n’était pas facile pour le jeune homme qui ne pouvait se déplacer sans ses béquilles, au vu de l’état de sa jambe, mais pour le moment, le plus important pour lui, c’était de te retrouver, mais surtout, te libérer de cet enfer. Bien sûr, ton père avait déjà tout prévu pour que le jeune Conrad n’ai pas le moindre soucis pendant la mission au vu de l’état de sa jambe et le fait qu’il ne puisse plus être actif comme il l'avait toujours été, mais tant qu’il pouvait aidé à te sauver, même s’il n’était pas là en tant que soldat, mais plus pour gérer le commandement de la mission, ne pouvant malheureusement pas en faire d’avantage vu son manque de mobilité. Il avait fallu une semaine sur place pour recevoir une vidéo, le général et lui avaient tenté de localiser le village, en vain, et ils ne pouvaient pas compter sur le gouvernement, qui refusait de les aider à obtenir les informations dont ils avaient besoin. Ils avaient prévu une sorte de mission commando pour essayer de localiser le village ou tu était détenue, et pouvoir te sortir de là.
Un calvaire qui s’éternise.
Plus d’une semaine. Plus d’une semaine qu’Emma vivait un véritable enfer. A chaque fois qu’elle pensait que cela irait, c’était pire et ça recommençait. Ses ravisseurs tentaient de la briser chaque jour pour qu’elle craque. Elle avait failli se laisser faire et puis, ton visage apparaissant dans son esprit, elle résistait malgré les coups, les lacérations et les brûlures.
Puis, soudainement, ça s’était arrêté. La torture physique avait cessé et l’aspect mental prenait le dessus.
Elle avait été forcée à soigner des blessés terroristes avec une arme appuyée contre son crâne. Si elle échouait à leur sauver la vie, les terroristes s’en prenaient à une autre femme, elle pouvait entendre les cris de jeunes femmes et d’adolescentes âgées de 16 à 18 ans en train de se faire violenter.
Ces cris hantaient les nuits d’Emma, enchaînée dans la même pièce et chaque jour, elle recommençait en tentant tout ce qu’elle pouvait pour ne pas écouter sa colère lui crier de les laisser crever seuls, comme des animaux en plein désert.
La partie la plus facile fut celle où elle soigna des enfants et des mères. Elle avait enfin la sensation d’être utile, elle s’était même surprise à sourire à ces derniers qui semblaient tout autant pris au piège qu’elle. C’était le seul moment de sa journée où l’infirmière se sentait bien.
Un soir, alors qu’elle pensait que ses bourreaux la laisseraient tranquille, ils étaient réapparus, un mois après la première vidéo, pour en filmer une autre. Seulement cette fois, au moment de prononcer les revendications des terroristes, Emma avait été frappée violemment au visage lorsqu’elle avait hésité à parler. Elle avait retenu des larmes, enfin, si elle en avait encore.
Cette vidéo vous avait été envoyée et pour sa libération, ils voulaient que trente de leurs prisonniers soient rendus. Les terroristes savaient très bien qu’une infirmière militaire était précieuse à une base américaine. Ils n’étaient pas nombreux et donc, leur vie valait plus chère.
Une fois jetée dans ce qui lui servait de cellule, la blonde se recroquevilla sur elle, entourant ses genoux de ses bras en attendant que le temps passe. Vite, de préférence. Elle avait perdu la notion du temps dans cet endroit. Depuis combien de jours elle était ici ? Elle ne savait plus. Elle était déstabilisée, une fois bien nourrie, une fois très peu, bien traitée puis en position de souffre douleur.
Si ce n’était pas l’enfer sur terre, Emma ne savait pas ce que c’était.
Plus le temps passait et plus le stress et l’angoisse montait chez le jeune Conrad, qui faisait tout son possible pour sortir son ex-fiancée de ce kidnapping dont elle avait été la victime, ses terroristes dont elle était l’actuelle prisonnière. Bien qu’il avait été contraint de quitter le front à cause de sa blessure, il avait été spécialement missionné par son ex-beau-père, mais également général pour lequel il avait servi durant toutes ses années. Mais cette fois, pas comme soldat, sa blessure l’ayant rendu inapte au combat, mais comme chargé des opérations, sur place. Il était ravi de se sentir un peu utile, même s’il aurait préféré que son ex-fiancée ne soit pas capturée pour cela. Il tentait tout ce qu’il pouvait depuis son arrivée sur place pour essayer de localiser le village ou tu était retenue, envoyant des hommes en mission de reconnaissance pour essayer de trouver ta localisation avant de mettre en place une mission de sauvetage.
Les semaines passaient et cela faisait désormais un mois que la jeune Dawz était retenue prisonnière, augmentant la détresse de son père, présent aussi sur place, mais aussi de Mark, qui n’osais pas imaginer une seule seconde qu’on puisse te faire le moindre de mal et qui avais peur, comme jamais auparavant. Et la vidéo qu’ils reçurent un mois après ta capture, ne fit qu’augmenter l’angoisse de l’ancien soldat. Dans cette dernière, les ravisseurs demandaient à ce que trente de leurs soldats leurs soient rendus en l’échange de la jeune infirmière. Mais il le savait, il y avait bien d’autres solutions pour te sortir de là, plutôt que de libérer une trentaine de terroristes, c’était bien trop dangereux. Ils allaient jouer sur l’élément de surprise, Mark connaissais le coin comme sa poche et durant le mois passé, ils avaient déjà écumé une bonne partie de la zone, ils étaient proche de te retrouver, il ne restait que peu d’endroit possible où tu pouvais être retenue et le jeune Conrad, comptait bien tout faire pour te libérer en toute sécurité, sans pour autant céder à ce chantage qui allait mettre en danger des centaines de milliers de vies.
(..) Deux mois. Deux mois s’étaient écoulés alors qu’Emma vivait dans ce village perdu au milieu des montagnes, entourée de terroristes et des villageois piégés tout comme elle.
La jeune infirmière soignait comme elle le pouvait mais malheureusement, à cause du manque de matériel et de gestes qu’elle ne connaissait pas n’étant pas médecin, d’autres jeunes femmes avaient souffert par sa faute. Et ça, elle ne se le pardonnait pas.
La nuit, lorsqu’elle fermait les yeux, il lui arrivait de murmurer ces mots en pensant à toi :
« Ne me laisse pas ici Mark je t’en prie… »
Elle se doutait que tu serais à sa recherche, tout comme ton ancien beau père et peut être même qu’il t’aurait demandé ton aide.
Parfois, lorsqu’elle n’arrivait pas à dormir, Emma se demandait à quoi votre vie ressemblerait si vous étiez ensemble. Peut être que vous auriez été heureux, avec des enfants, une belle maison et un chien ? Elle l’espérait toujours. Ses sentiments pour toi étaient intacts, elle souhaitait vraiment que vous vous laissiez une nouvelle chance. Tu ne serais jamais un poids pour elle, elle t’aimait. Que ce soit avant ou maintenant et dans le futur.
(…) Lors d’une nuit agitée, Emma entendit des cris et des hommes qui courraient, chargeaient des véhicules. Les terroristes qui la retenaient allaient prendre la fuite.
Un homme fit irruption dans la pièce où elle était enfermée pour l’informer que même si ses camarades américains se rapprochaient dangereusement du village, ils n’allaient pas l’emmener. Elle osa demander ce qu’ils comptaient faire avec elle et la réponse fut sans appel : ils comptaient la laisser ici, plus morte que vivante.
C’est a ce moment là que les coups commençaient à pleuvoir. Comme à chaque fois. Sauf que cette nuit là, ce fut plus violent.
Une fois les terroristes partis précipitamment du village, Emma gisait, inconsciente et à peine vivante sur le sol de la pièce, à moitié déshabillée. Elle avait le crâne et le visage en sang, les chaînes autour de ses poignets étaient serrées et l’on pouvait voir la trace sur sa peau ainsi que les hématomes. Son dos était rempli de brûlures et de lacérations plus ou moins cicatrisées.
Allais tu la retrouver ? Finirait-elle par décéder ici dans cet état ?
Cela faisait à présent deux mois que Mark était revenu sur le terrain malgré sa blessure, avec pour seul et unique but, de retrouver son ex-fiancée qui avait été kidnappée, à la demande de son père et général, qui avait grande confiance en lui pour superviser les opérations, lui qui connaissait que trop bien le terrain, même s’il n’étais pas capable de plus au vu de l’état de sa jambe. Pourtant, le jeune Conrad se sentait capable de tout et allait tout donné pour que la jeune feme qu’il avait tant aimé et qu’il aimait toujours soit libérée saine et sauve, qu’importe les risques que lui ou ses hommes allaient devoir prendre, et il savait, que le général serais d’accord avec lui, voulant libérer sa fille envers et contre tout. Les recherches avançaient d’ailleurs bien plus rapidement qu’au début de l’opération, la zone de recherche s’étant largement rétrécie au cours de ces deux derniers mois, ils étaient proches, et ils le savaient.
Aujourd’hui encore, ses hommes étaient partis en reconnaissance, en espérant trouver le village où était retenue la jolie blonde, Mark avait espoir que ce village serais très prochainement localisé, ce qui leur permettrait de pouvoir, enfin, lancer l’opération finale pour te libérer de cette prison où tu était enfermée depuis toutes ses semaines. C’était le seul et unique but du jeune Conrad, il ne supportait pas l’idée que tu puisses être enfermée et maltraitée par tes kidnappeurs. Mais au bout de quelques heures passées au centre de commandement à attendre le retour et les nouvelles de ses hommes, pour savoir s’ils avaient bien réussi à trouver le village des terroristes, comme l’ancien soldat l’espérait. Mais plus le temps passait, plus il était inquiet de ne pas les revoir rentrer au camp, pourtant, après plusieurs minutes supplémentaires, il vit ses hommes approcher du camp. Munie de sa béquille, il s’approcha autant qu’il le pût de ses hommes, n’ayant qu’une hâte, savoir si la mission de reconnaissance était un succès ou si, une nouvelle fois, il revenait bredouilles, mais prêts à repartir.
ㅡ Alors ? Avez-vous réussi à localiser le village ?
Demanda alors Mark à ses hommes une fois arrivés à leur niveau, non sans mal à cause de sa jambe.
ㅡ Oui mon commandant, nous avons localiser le village, nous sommes prêts à lancer l’assaut pour libérer la fille du général.
Répondit alors l’un des hommes du jeune Conrad tandis qu’il faisait demi-tour pour retourner au camp et préparer l’assaut que tout le monde attendait depuis près de deux mois maintenant.
(...)
Une fois l’opération mise en place avec ses hommes, tout le monde se dirigea vers le village, et bien que Mark ai toujours du mal à se déplacer, sa rééducation n’étant pas achevée, il avait décidé de suivre ses troupes, même s’il allait rester hors des combats, sont état ne le permettant plus depuis sa blessure à la jambe, mais il avait tenu à venir, il voulait retrouver Emma, être là pour elle quand ils allaient la retrouver, car ils en étaient tous certains, la libération aurait lieu ce jour, maintenant qu’ils avaient trouvés le village des kidnappeurs. Il leur avait fallu plusieurs minutes pour atteindre le village, et très vite, les coups de feu avaient commencé, puis ce fût le silence.
ㅡ La fille du général est là mon Commandant !
Hurla alors l’un des hommes de Mark qu’il se dépêcha de rejoindre, aussi vite qu’il le pût vu sa jambe, et arriva dans le bâtiment où la blonde était retenue, mais inconsciente.
ㅡ Emma !
Hurla alors à son tour le jeune Conrad en se précipitant vers la jeune femme, tout en demandant à ses hommes de faire venir l’équipe de secours pour sortir la jeune infirmière d’ici et lui apporter les soins dont elle avais grandement besoin.
Emma avait perdu tout espoir et elle avait attendu la mort pendant deux mois. Face à la mort, elle n'avait pas eu de choix. Elle était morte, après tout ce qu'elle avait enduré, ils avaient mis fin à son calvaire et c'est ce qu'elle pensait à l'instant même où elle avait reçu ces derniers coups.
Plongée dans le monde de l'inconscience, elle ne sentait plus la douleur, du moins pour le moment. C'était salvateur. Le seul regret ? Ne pas t'avoir revu une dernière fois pour t'embrasser. Elle t'aimait et c'est cet amour qui l'avait fait tenir pendant tout ce temps. Emma avait la sensation de flotter dans un monde silencieux, confortable et lumineux jusqu'à ce qu'elle entende un son au loin. Un son qu'elle connaissait par coeur : ta voix. Elle voulait y répondre. Néanmoins, son corps ne réagissait plus, aucun son ne sortait et aucun mouvement ne se réalisait. Intérieurement, c'était comme si la jeune femme était dans un monde parallèle.
Et malgré le fait que tu te sois jeté près d'elle, elle gisait sur le sol tel un vulgaire cadavre d'animal laissé derrière un combat. Une dernière force rassemblée et elle parvint à ouvrir un peu les yeux, apercevant des silhouettes et des ombres autour d'elle puis, elle les referma.
L'équipe de secours avait fait au plus vite pour apparaitre derrière toi et le médecin s'adressa à toi :
Commandant, reculez. Elle a besoin de soins.
Ce dernier procéda aux testes habituels mais en prenant le pouls de l'infirmière militaire, il prit conscience qu'il fallait agir. Maintenant.
Il faut la ramener à la base, au plus vite. Elle respire à peine. Je ne sais pas encore combien de temps son coeur va tenir, elle a perdu trop de sang.
Cet homme hurla à un des hommes d'aller chercher un des brancards d'urgence resté dans l'hélicoptère de secours ainsi qu'un kit d'intubation. (...) Une fois les hommes revenus, Emma fut sanglée et prête à embarquer dans l'hélicoptère pour rentrer à la base immédiatement. Ce qui ne tarda pas étant donné que l'appareil décollait pour atteindre son objectif.
Arrivée au sein de votre base militaire au beau milieu du désert, le service médical s'agitait autour de ton ex-fiancée. Médecins et infirmiers faisaient au plus vite, ils lui faisaient tous les examens possibles. Des radios et échographies révélaient qu'elle n'avait rien de cassé ni de fêlé mais son crâne était en mauvais état. Elle avait certainement un traumatisme important mais alors qu'ils continuaient les examens en enlevant le peu de vêtements qu'elle portait pour vérifier chaque blessure, tout le corps de la jeune femme blonde se mit à trembler violemment. Des convulsions. Chacun tentait de la maintenir le plus possible sur le lit. On passa l'ordre de la séparer et, une fois stabilisée et rhabillée d'une chemise médicale, elle resta en surveillance et intubée.
C'est à ce moment là, presque 45 minutes plus tard que le médecin venait te faire un résumé de la situation. Il toqua avant d'entrer dans la salle de commandement de la base :
Commandant ? On a fait le bilan de l'état de l'infirmière Dawz. Elle a de multiples blessures sur tout le corps, des lacérations, des brûlures ainsi que de très nombreux hématomes plus ou moins récents. Elle a été battue à mort, c'est certain. Elle a certainement un traumatisme crânien important. J'ai pris la décision de la sédater après qu'elle ait convulsé, son corps souffre et on fait tout ce qu'on peut pour la soulager au niveau de la douleur. Pour le moment on l'a intubée afin que son coeur ne se fatigue pas. Je n'ai relevé aucune fracture ni fêlure pour le moment mais on a pas assez de matériel nécessaire ici, il faudrait la transférer et la ramener au pays. Je ne pourrais pas lui fournir tous les soins nécessaires. Si elle convulse de nouveau, la sédation ne sera peut-être plus suffisante. Il faudra envisager un coma artificiel pour le voyage, elle sera stable et elle pourra endurer le vol pour rentrer. En revanche, il est trop tôt pour savoir si elle a été victime de viols, elle a trop d'hématomes. Je suis désolé commandant.. Elle est dans une des chambres si vous voulez la voir.
Allongée dans un des lits et reliée à un tas de machines surveillant ses constantes, Emma ressemblait à une personne endormie. Les infirmiers avaient pris soin de laver tout le sang qu'elle avait sur elle en la soignant et maintenant que sa peau avait retrouvé son aspect normal, tout un tas de bandages, de pansement entouraient son corps. Par endroits, sa peau avait une teinte violacée et c'était vraiment douloureux.
La seule alternative ? L'attente. Il faudrait à Emma une très longue attente pour se remettre de cette épreuve.
Le temps avait bel et bien passé, les jours, puis les semaines et enfin les mois, mais à aucun moment le jeune Conrad n’a perdu espoir, il se refusait à le perdre, car sans cet espoir, il serait comme mort aujourd’hui, même si rien ne pourrais vraiment le ramener à sa vie d’avant, maintenant qu’il était mutilé et invalide de surcroît. Mais Emma était et reste, l’une des personnes les plus importante dans sa vie, après tout, ils ont été fiancés pendant des années même si Mark avais décidé de rompre quand il s’est engagé dans l’armée, ne voulant pas que la jeune femme l’attende en vain alors qu’il lui était totalement possible de se reconstruire avec une autre et de fonder sa famille. Mais l’ancien militaire qu’il était à présent, avait dû revenir à la vie civile après une grave blessure à la jambe qui l'avait rendu inapte à servir son pays, la seule chose qu’il savait vraiment faire dans sa vie. Mais aujourd’hui, les choses étaient différentes pour le jeune homme, puisque celle qu’il n'avait jamais cessé d’aimer était en danger, cela lui avais pris deux mois pour que ses hommes arrivent à la localiser et le secourir, bien que les terroristes l’ait laissé dans un état qui mettait le jeune homme dans une rage noire, il sût se contenir pour permettre à l’équipe médicale de venir à ton secours.
ㅡ S’il lui faut du sang, je peux en donner docteur, je suis donneur universel.
Répondit alors le jeune homme tandis que le médecin annonçait que son ancienne fiancée avait perdu beaucoup trop de sang et que cela mettait sa vie en danger. (...) La jeune femme fût rapidement transportée par hélicoptère vers la base afin qu’elle puisse subir les premiers examens qui permettrais de savoir dans quel état elle se trouvais actuellement et ce qu’elle avais pût subir pendant cette période de captivité. Une attente qui rendait fou le jeune Conrad, d’autant plus quand le médecin vint lui annoncer tout ce qu’il avait découvert en procédant à un examen complet sur la jeune infirmière, mais il devait se maîtriser, pour elle, elle devait subir des soins et il serait là pour elle, quoi qu’il puisse arriver, parce qu’il l'aimait et n’avais jamais cesser de l’aimer. Avec l’accord du médecin, le jeune homme avait pu se rendre dans la chambre de son ex-fiancée qui était branchée et intubée de partout, une image qui lui fit profondément mal, mais qu’il tâcha de ne pas montrer, car même si tu n'étais pas consciente, il savait que tu pouvais entendre ce qu’il se passait dans la pièce et il ne voulait en aucun cas risquer d’empirer ton état. Cependant, au vu de ton état, il n’était pas capable de parler, la douleur le rendant muet, il se contenta juste de prendre ta main dans la sienne et d’y coller son visage pour t’apporter un peu de chaleur et que tu sache, qu’il était là, près de toi.
En effet, la jeune femme pouvait sentir la présence de celui qui venait de prendre sa main. Sa chaleur, son parfum, tout lui rappelait que c'était son ancien fiancé qui était auprès d'elle et malgré son inconscience, cela fit du bien à Emma après tous ces mois de maltraitance, de froid et de violence.
D'ailleurs, tandis que Mark était dans la chambre de la jolie blonde, le médecin militaire entra en demandant :
- "Commandant ? Navré de vous déranger mais vous avez dit que vous étiez donneur universel ? Dawz va certainement en avoir besoin dans les heures qui arrivent, cette nuit notamment afin qu'elle puisse être stabilisée. Vous êtes toujours prêt à faire don de votre sang ?"
(..) Emma n'avait pas totalement conscience de toutes les personnes qui s'activaient autour d'elle pour lui procurer les meilleurs soins mais elle avait senti le jeune Conrad et rien ne lui importait plus. Si elle le sentait, lui, l'être qu'elle aimait le plus sur cette Terre, c'est qu'il l'avait retrouvé et ramené en lieux sûrs.
Durant la nuit, alors que le jeune homme étais sûrement près d'elle et que le médecin commençait à parler de son transfert par avion pour rentrer au pays, Emma se sentait partir. C'était comme si la présence de Mark glissait de plus en plus loin. A vrai dire, ce qu'avait craint le médecin se produisit : le coeur de la jeune femme était en train de lâcher.
Le moniteur cardiaque présent dans la pièce et relié au corps de la jeune infirmière s'emballa brusquement et puis, sans prendre le temps de ralentir, un long "bip" retentit. Fatigué et malmené durant deux longs mois, suite à ses blessures, le coeur d'Emma venait de s'arrêter. Une infirmière leva la tête en entendant le signal et cria dans le couloir d'appeler le médecin. Il fallait la réanimer au plus vite avant que ça ne soit terminé. Ce dernier arrivé au plus vite venait de débouler près d'Emma en disant aux personnels soignants présents :
- "Merde. Injectez l'adrénaline et on choque à 100 pour commencer !"
Alors que tous pensaient que ce cauchemar serait terminé, c'était loin d'être terminé. La survie d'Emma se jouait sur quelques secondes, quelques minutes et surtout sur le fait qu'il fallait la ramener aux Etats-Unis sans tarder.
Les minutes devaient paraitre interminables pour ceux qui se trouvaient autour du corps de la belle blonde, après trois choquages, le coeur était enfin reparti et à un bon rythme. Le médecin prit la décision de lui faire une transfusion de sang, il fallait ramener des forces dans ce corps meurtri.
(..)
Le transfert en avion était prévu dans plusieurs heures et la stabilité médicale d'Emma lui permettait d'être transportée. Le médecin avait prit la décision de ne pas la réveiller avant le vol. Ce serait trop compliqué et douloureux à supporter. Le coma artificiel dans lequel elle fût plongée était salvateur, tout avait été pensé pour qu'elle se fatigue le moins possible. Une fois arrivée à l'hôpital militaire de New-York, il était prévu qu'Emma soit réveillée mais ce, en plusieurs phases, pour ne pas la brusquer. Finalement, après tout ce qu'elle avait vécu et tout ce qu'elle avait fait vivre à Mark, la tension, l'angoisse et l'inquiétude, elle rentrait enfin à la maison.
Cela faisait tellement bizarre à Mark de voir son ancienne fiancée, là, allongée sur un lit d'hôpital après avoir été kidnappée et séquestrée pendant plusieurs semaines, jusqu'à ce que l'équipe du jeune homme la retrouve abandonnée par les terroristes comme un vulgaire cadavre, une vue qui avait brisé le cœur de l'ancien militaire qu'il était à présent, même s'il avait repris son poste de manière aménagée pour sa jambe, dans le seul et unique but de te retrouver. Mais à présent, tu avais besoin de tous les soins nécessaires à ton rétablissement, d'autant que tu allais devoir être transférée dans un autre établissement où tu pourrais recevoir de meilleurs soins que dans cet hôpital militaire qui n'avait pas tout le nécessaire.
Il fût interrompu dans ses pensées par un employé de l'hôpital, un médecin qui s'était souvenu des propos du jeune homme qui avais déclaré le fait qu'il était donneur universel, en cas de besoin, il était prêt à tout si cela pouvait aider la jeune femme qui avais été autrefois sa fiancée et dont il était encore fortement amoureux même s'il n'osait pas l'avouer au vu de son état de santé actuel. Il avais peur d'être une charge et il ne voulais en aucun cas imposer ça à son ex fiancée, qu'elle soit infirmière ou qu'elle ne le soit pas, il voulais régler ses soucis avec sa jambe avant tout, même s'il avais tremblé d'avoir presque failli perdre cette femme qu'il aimais tant.
ㅡ Effectivement docteur, je suis bien donneur universel et je ferais tout ce qui est en mon pouvoir qui pourrait aider Emma à se rétablir après tout ce qu'elle a vécue ces dernières semaines.
Déclara alors le jeune Conrad, tandis que le médecin s'en alla donc préparer ce dont il avait besoin pour le don de sang qui pourrait permettre à la blonde de récupérer tout celui qu'elle avait perdu.
(...)
Les heures passaient et le transfert de la jeune infirmière toujours inconsciente vers un autre hôpital se rapprochait. Puis d'un coup, tout bascula, le moniteur cardiaque de la jeune femme s'emballa, alertant l'infirmière présente aux côtés de l'ancienne fiancée de Mark. Les mains devant la bouche inquiet face à l'arrêt cardiaque que faisait son ex fiancée, son état empirant face à tout ce que son corps avait subi. Pour les médecins, il devenais urgent que la jeune femme soit transférée de tout urgence à New-York quand son état sera stabilisé.
(...)
L'état de la jeune infirmière à présent stabilisé il avait été décidé qu'elle serait transférée au plus vite vers un hôpital militaire de New-York ou elle pourrait recevoir de meilleurs soins qu'elle ne pourrait pas recevoir ici, par manque de moyens. Mark avait d'ailleurs fortement insisté pour faire le voyage avec la jeune blonde, une demande très peu protocolaire, mais qui lui fût tout de même accordée au vu des circonstances.
Le voyage jusqu'à New-York fût long, mais à présent ils étaient de retour chez eux et tu allais enfin pouvoir recevoir tous les soins dont tu pourrais avoir besoin et avec le meilleur matériel médical qui soit, quant à lui, il restait à tes côtés, ne sachant pas si tu pouvais sentir sa présence ou non, mais il tenait à être la, à tes côtés, quoi qu'il puisse arriver, malgré l'angoisse et la peur de te perdre.
Emma ressentait ta présence et elle aurait besoin de toi, encore plus maintenant puisque les médecins avaient pris la décision de réveiller la jeune femme. Ses constantes étaient bonnes et elle était en capacité de respirer seule désormais.
Son réveil programmé, le médecin expliqua que cela allait se faire par étape afin que son corps puisse s’y habituer sans le brusquer. Et maintenant que les sédatifs avaient cessé de lui être administrés, Emma entrait en phase de réveil.
C’était long et pour le moment, après des heures sans sédation, aucune réaction n’était visible.
Les parents de la jeune femme, que ce soit sa mère et surtout son père, le général t’ayant demandé ton aide, avaient insisté pour que tu restes près d’elle. Une sorte de relais s’était mis en place entre toi et eux. D’ailleurs depuis que vous étiez séparés, ils te considéraient tous encore de la famille. Vous étiez restés longtemps ensemble et tu serais toujours le bienvenu au sein de cette famille.
(…)
Au bout de plusieurs heures, Emma émergeait enfin de ce coma dans lequel elle avait été plongée. Ses yeux s’ouvrirent avec difficulté mais une fois qu’ils furent ouvert, Emma devina qu’elle était dans un hôpital et plus en captivité à l’autre bout du monde.
Des larmes s’échappaient de ses yeux en regardant autour d’elle, des larmes de soulagement mêlées à de la douleur et de la souffrance. Ne pouvant toujours pas parler étant donné qu’elle était toujours sous respirateur, la blonde essaya de bouger les doigts. La première tentative fut un échec total.
Et puis, elle retentit sa chance. Cette fois-ci, ses doigts bougèrent au contact de ta main serrée dans la sienne. Elle posa alors son regard sur ton visage, un regard embué par ses larmes mais elle savait que tu viendrais la chercher là bas. Elle l’avait toujours su. Au plus profond d’elle-même. Et tu étais venu, elle venait de réaliser qu’elle serait en sécurité désormais, à tes côtés et ce, grâce à toi. Elle te devait la vie et elle t’aimait encore plus qu’hier, plus qu’aujourd’hui, plus qu’elle t’aimerait demain.
Les heures avaient parues interminables à l'ancien militaire qu'était Mark, même s'il avait repris du service temporairement et de façon aménagée pour sa jambe, n'étant qu'au commandement des opérations, mais pas sur le terrain, dans le seul et unique but de te retrouver. Mais il y avait maintenant plusieurs heures que vous étiez arrivés à New-York en urgence pour que tu puisses recevoir les meilleurs soins et que tu puisses t'en sortir. Tout le monde avait grand espoir, Mark le premier, même si comme tout homme, la peur lui tiraillait les entrailles. Oui il avais peur, surtout parce que tu était la seule femme qu'il ai jamais aimé dans sa vie, celle avec qui il aurais du se marier s'il n'avais pas tout quitter pour s'engager dans l'armée, une décision qu'il ne regrettait pas, même si elle l'avais séparé de la femme qu'il avais toujours aimé.
Les médecins avaient décidés de programmer ta phase de réveil, puisque tes constantes étaient à présent stables, mais cela se passera sur plusieurs étapes, le médecin avait bien prévenu le jeune Conrad que le réveil allait être compliqué mais surtout long, pour ne pas que ton corps soit brusqué, qu'il ai le temps de se remettre. Quoi qu'il en soit, Mark comptait bien rester à tes côtés quelque soit le temps qui passerait, il l'était depuis le début, ce n'est pas maintenant que ça allait changer.
Le temps passa et le jeune homme avait fini par s'assoupir de fatigue, il n'avait que très peu dormi depuis qu'il t'avais retrouvé et ne le faisait que quelques rares minutes par-ci par-là mais sans jamais te quitter, gardant ta main dans la sienne. Mais il fût réveillé plus tard en sentant tes doigts bouger dans sa main, il releva alors la tête, posant son regard sur toi. Le premier sourire depuis plusieurs mois se dessinait sur ses lèvres, rassuré que tu aies enfin ouvert les yeux, même si te voir là, raccordée à toutes sortes de fils en plus d'un respirateur artificiel.
ㅡ Je suis là Emma, ne t'en fais pas, tout vas bien, je vais aller prévenir tes parents que tu est réveillée.
Te prévient alors le jeune homme en posant un baiser sur ta joue avant de sortir quelques instants et de revenir en compagnie de tes parents, morts d'inquiétude.
La blonde te suivait du regard lorsque tu sortais de la chambre et au moment où ses parents se précipitaient vers elle, les larmes redoublèrent et la seule chose qu’elle était en capacité d’exprimer c’était une forme de soulagement de les revoir.
Néanmoins, une panique venait de la prendre par surprise et là où tu étais assis il y a quelques instants, sa main chercha la tienne sur le lit. C’est toi qu’elle voulait à ses côtés en cet instant, maintenant et pour les jours à venir. C’était ta voix qu’elle avait entendu en premier, dans le village où tu l’avais retrouvé et sur la base militaire avant de revenir chez vous. Elle s’était comme raccrochée à toi. Tu étais devenu sa bouée de sauvetage.
Le père d’Emma venait de partir chercher le médecin tandis que sa mère était près d’elle, embrassant sa fille et remerciant le ciel de t’avoir mis sur sa route.
Juste avant que le médecin entre dans la chambre, l’infirmière militaire toussait ayant du mal à supporter le respirateur qui était toujours enfoncé dans sa gorge. Il était plus que temps de lui enlever.
(..)
Maintenant qu’elle était réveillée, le médecin appelait une infirmière pour lui enlever le respirateur et pouvoir lui faire des examens habituels. Il vous demanda de sortir mais Emma serra ta main plus fortement et elle échangea un regard avec toi qui voulait juste dire « Ne me laisse pas ». L’infirmière présente indiqua au docteur qu’il serait préférable que tu restes durant ces examens.
Une fois le tube retiré de sa gorge, elle eut le droit de boire un peu d’eau et le médecin prévenait qu’il était possible qu’elle ne parle pas tout de suite étant donné le temps qu’elle avait passé intubée.
Emma tentait de bouger un peu ses membres mais elle grimaça, la douleur dans son corps revenait. Elle n’avait pas besoin de parler, tu la connaissais par cœur et vous aviez toujours su vous comprendre en un regard.
Tandis que l’ancien militaire sortait de la chambre d’hôpital ou tu était allongée suite à ton enlèvement et ton sauvetage, il vit rapidement tes parents et les préviens qu’ils pouvaient venir te voir, que tu étais réveillée. Quant à lui, Mark décida de sortir prendre un peu d’air frais, chose qu’il n’avait pas fait depuis ton arrivée à l’hôpital après un transfert des plus dangereux mais des plus nécessaires à ta survie, l’ancien militaire avait été là du début à la fin, que ce soit quand ton père lui avais demandé de venir et de mener les recherches, pour ta libération, tes soins, ton transfert et ce jusqu’à ton réveil final à New-York.
Cependant, tes parents aussi avaient besoin d’avoir un peu de temps avec toi, surtout maintenant que tu était enfin réveillé, et il ne le comprenait que trop bien, c’est pour cela qu’il avait décidé de s’éloigner un peu pour laisser la famille que vous étiez, vous retrouver un peu tandis que lui prenais quelques bouffées d’air frais, dont il avait bien besoin. Après quelques minutes, il se décida à entrer de nouveau au sein de l’hôpital où tu risquais de rester les quelques semaines à venir, vu l’ampleur de tes blessures, et retourna tout naturellement dans ta chambre, ne voulant plus être séparer de toi, comme ça avait pût être le cas pendant tous ses mois qu’on durés ta captivité.
(...)
Le médecins, maintenant que tu étais réveillée, avaient décidé de retirer ton respirateur artificiel, estimant que maintenant que tu était sortie de ton coma, tu n’en aurais plus besoin, que tu pouvait à présent respirer tout à fait normalement, mais que les examens eux, allaient continuer afin de pouvoir guérir tes blessures au mieux. Mark avait d’ailleurs été invité à sortir de la chambre afin que l’équipe médicale puisse effectuer les examens nécessaires, mais ni lui, ni toi ne vouliez être de nouveau séparé et l’infirmière présente était d’ailleurs intervenue en leur faveur auprès du médecin pour que vous puissiez rester ensemble.
Quand ton respirateur fût enfin retiré, l’infirmière te tendis un verre d’eau afin que tu puisse boire tandis que le médecin prévient du risque que tu mette du temps avant de pouvoir parler de nouveau, étant donné le temps où tu avais dû rester intubée. Il était vital maintenant que tu te reposes et que tu récupère et Mark serait à tes côtés, comme il l’était depuis le début.
Une relation qui commence
w/ @scentofhistory
Il y avait bien longtemps à présent que la jolie blonde avait commencé à éprouver des sentiments pour le plus jeune des six enfants Weasley, la famille qui avait recueilli la jeune Smith au décès de ses parents. Pourtant ses sentiments, la jeune sorcière n'avait jamais osé les avouer à haute voix, seule sa meilleure amie, Fleur, était dans la confidence et l'encourageais à sauter le pas pour trouver le bonheur. Heureusement pour la jeune Smith, elle n'avait pas eu besoin de faire le premier pas, puisque tu l'avais fait à sa place, ce qui lui avait permis d'avouer à son tour, les sentiments qu'elle avait à ton égard. Une première étape d'une longue série, du couple que vous formez à présent.
ㅡ Qui te dit qu'on vas devoir attendre de rentrer au terrier ? Je viendrais te rejoindre discrètement dans le dortoir le soir, je doute que McGonagall apprécie, il faudra que je fasse attention.
Te répondit alors la blonde avec une lueur de malice dans les yeux, après tout, il y avait des occasions qui méritaient d'enfreindre quelques règles quand c'est nécessaire.
Après autant de temps passé à cacher ses sentiments Ron n’avait eu qu’une seule envie : t’avouer ces sentiments. Et c’était bien ce qu’il avait fait il y a maintenant plusieurs semaines de cela. Une décision qu’il ne regrettait pas pour le moins du monde et il se souvenait encore du soulagement qu’il avait pu ressentir lorsque tu lui avait avoué la réciprocité de tes sentiments. Ce n’était qu’une première étape mais elle restait tout de même la plus importante. Tout ce qui lui importait maintenant c’était de passer du temps ensemble.
ㅡ Oh je vois… je ferais donc en sorte de laisser la porte de mon dortoir ouverte dans ce cas.
Avait ajouté le jeune sorcier affichant un fin sourire sur ses lèvres en réponse à la lueur de malice qu’il pouvait observer dans tes yeux. S’il y avait bien une raison pour laquelle il pouvait enfreindre les règles c’était celle-là.
Lisa se sentait libérée d’un poids maintenant que les choses étaient enfin clairs avec Ron et que leur relation avait passé une étape supérieure, puisqu’ils formaient à présent un couple, une relation que la jolie blonde n’aurais jamais cru possible, puisque longtemps, elle avait craint que ses sentiments ne soient pas réciproques. Mais maintenant que tout était bien clair, elle comptait bien passer un maximum de temps avec toi, quitte à enfreindre quelques règles et devoir être relativement prudente pour ne pas être prise sur le fait par le professeur McGonagall ou par le préfet des Gryffondor, mais c’était un risque qu’elle pouvait prendre, ne voulant pas attendre les vacances ou la fin de l’année de rentrer au Terrier pour être seule avec toi, d’ailleurs elle avait hâte de rentrer pour découvrir la réaction de ta mère, qui allait probablement être particulièrement heureuse que la jeune Smith fasse doublement partie de la famille Weasley.
ㅡ Tant que tu laisse pas d’autres filles que moi entrer dans ton lit.
Répondit alors la blonde en tirant la langue de malice, car elle savait que certaines filles avaient des vues sur toi et seraient vite déçues de voir que tu n'étais plus libre.
Les choses à présent claires entre vous, Ron se sentait beaucoup plus léger maintenant que tous ses sentiments avaient été mis à plat. Parfois il se demandait même s’il vivait dans un rêve ou si tout ça était bien réel. Pour lui, cette étape n’était pas rien bien au contraire et il se sentait à présent sur un petit nuage au point de penser à enfreindre quelques règles simplement pour passer un peu plus de temps avec toi. Le jeune sorcier savait très bien que vous alliez devoir jouer le jeu de la discrétion à tout pris afin d’éviter que tout ça ne remonte jusqu’aux oreilles des professeurs ou pire encore le préfet des Gryffondor.
ㅡ Ca jamais, il t’es uniquement réservé.
Avait-il ajouté ne pouvant s’empêcher de rigoler légèrement à te voir tirer la langue d’une façon malicieuse. Loin de lui cette idée, il n’avait d’yeux que pour toi.
Si elle avait sût plus tôt, que les choses se passeraient aussi bien entre elle et le jeune Weasley qu’elle aimait depuis plusieurs années, elle se serait surement jetée à l’eau bien plus tôt, mais bon, les choses étaient ce qu’elles étaient et cela n’avais plus vraiment d’importance puisque désormais, vous formiez un couple et elle comptait bien en profiter, même si pour cela, elle devait enfreindre quelques règles, cela n’avais pas d’importance, elle n’avais pas l’intention d’attendre de rentrer au Terrier pour passer autant de temps avec toi qu’elle le souhaitait, car Lisa le savais, Molly serais sans aucun doute ravie d’apprendre que la jeune Smith ferait doublement partie de la famille, puisque Molly et Arthur l'avait recueillie au décès de ses parents.
ㅡ J’espère bien, parce que je compte bien y passer mes nuits, que ce soit ici à Poudlard ou au Terrier.
Répondit de nouveau la blonde avec un léger rire en passant ses bras autour de ta nuque dans une étreinte tendre, elle n'avait en aucun cas envie de te lâcher, même si elle allait bien devoir le faire à un moment ou à un autre pour retourner en cours.
A présent qu’il était sur que vos sentiments étaient complètement réciproques le jeune sorcier se demandait presque pourquoi cela vous avait pris autant de temps pour les avouer. Si il avait simplement osé dire un mot sur ce qu’il ressentait vous auriez formé un couple depuis bien longtemps à présent. Ron chassait rapidement cette pensée de se esprit se disant qu’il n’avait pas la moindre raison de se plaindre. Les choses avaient bien tournées et il se trouvait à présent en couple avec toi ce qui lui apportait de la joie. La seule chose qu’il regrettait était ces stupides lois du règlement intérieur qui vous interdisait de pouvoir être pleine un couple normal. Des règles allaient être enfreintes tôt ou tard.
ㅡ J’aime beaucoup cette idée.
Répondit le jeune Weasley dans un rire léger qui se calmait assez vite pour laisser place à un sourire. Pendant que tes bras venaient passer autour de sa nuque ses bras à lui étaient venus t’enlacer. Les cours allaient bientôt recommencer mais il voulait profiter au maximum du temps que vous aviez ensemble.
Les choses semblaient tellement faciles à présent que vos sentiments étaient enfin déclarés et surtout, réciproques. Elle qui avait tant craint qu'ils ne le soient pas, après tout, Lisa n'avait pas manqué de remarquer certains regards d'autres sorcières à ton égard après tout, tu as quand même un certain charme qui plaît à certaines filles. Mais désormais, elle pouvait l'affirmer haut et fort tu était à elle, même si au sein de l'école, elle ne pourrait pas s'afficher autant qu'elle le voudrait à tes côtés sans être reprise par McGonagall qui n'appréciait pas ce genre d'effusion. Mais Lisa n'était pas du genre à se laisser abattre et comptait bien profiter autant que possible de son petit-ami sans avoir McGonagall dans les parages, même si elle devait enfreindre quelques règles pour profiter de toi.
ㅡ J'espère bien que tu aimes cette idée, parce que je ne compte pas te lâcher de sitôt.
Te répondit alors la blonde, ses bras toujours autour de ta nuque, les cours allaient reprendre d'ici quelques minutes et elle voulait profiter de ses dernières minutes d'intimité avec toi avant de vous rendre ensemble à votre cour de potion.
Si d’autres pouvaient avoir le regard posé sur lui, Ron n’avait d’yeux que pour toi et ne souciais pas un instant de toutes celles autour. Et plus encore maintenant que vous vous étiez avoué vos sentiments ce qui ne faisait que renforcer votre relation. Il ne se cachait pas en public montrant autant que possible que c’était toi qu’il avait choisis et pas quelqu’un d’autre. C’était quelque chose qui pouvait être « mal vus » par certains, principalement par jalousie. Mais le jeune sorcier n’y prêtait pas attention bien trop concentré sur votre relation pour pouvoir y accorder la moindre importance. Malheureusement pour lui, il allait devoir apprendre à ne pas trop le montrer en public en particulier devant certains professeurs qui n’appréciaient pas de voir certains étudiants montrer leur amour devant tout le reste de l’école.
ㅡ Ca tombe bien parce que moi non plus.
T’avait-il répondu avec un sourire assez large sur les lèvres profitant encore un instant de ce petit moment d’étreinte. Ses bras étaient enroulés autour de ta taille essayant de te garder près de lui avant que la sonnerie ne vienne interrompre ce moment pour signaler le début des cours.
Ses bras ne voulant toujours pas lâcher ta nuque Lisa sourit en se rapprochant davantage de toi, profitant qu’aucun professeur ne soit dans les parages pour les réprimander. Elle pouvait cependant apercevoir certains regards mauvais de certaines sorcières, mais elle n’en avait que faire de leur jalousie mal placée et des critiques du style “Elle à grandi avec eux” les “ils vivent déjà ensemble depuis l’enfance” et autres commentaires de vipères jalouses que Lisa pouvait entendre dans les couloirs et qu’elle ignora, car elle savait, à n’en point douter que même Molly, la meilleure amie de sa défunte mère qui l'avait recueillie à sa mort, serais ravie que Lisa fasse officiellement partie de la famille en sortant avec Ron. Alors quoi que pensent les autres sorcières, elle s’en fichait bien, seul comptait que toi et elle, ceux à qui votre relation ne plaisait pas, elle se contenterait de les ignorer où de les remettre à leur place au besoin.
ㅡ C’est que tu à plutôt intérêt Ronald Weasley.
Répondit alors la jeune sorcière avec un sourire espiègle, n’utilisant ton nom complet que pour te signaler le côté sérieux de ses paroles, tout comme Molly le faisait pour te réprimander.
ㅡ J’ai pas envie de retourner en cours.
Dit-elle alors sachant fort bien que les cours n’allaient pas tarder à reprendre et que pour la bienséance de l’école, elle allait devoir se séparer de toi pendant toute la durée des cours.
Une petite journée de repos bien méritée
w/ @scentofhistory
Cela faisais maintenant plusieurs années que la jeune femme devais se débrouiller par ses propres moyens, n’ayant jamais connue son père, ce dernier s’étant soi-disant fait la malle pendant la grossesse, en tout cas, c’était ce que la mère de la jolie rousse avais toujours proclamée. Puis ça avait été à son tour de l’abandonner alors que Heiderose n’était âgée que de seize ans, lui laissant la charge de la maison où elle avait grandie, mais aussi de ses dettes, qui avais poussé la jeune femme à s’émancipée et à devenir adulte, bien avant son heure. Aujourd’hui, elle avait pu commencer des études qui lui permettrait de réaliser son rêve de devenir fleuriste, mais en plus de ses études, elle devrait également travailler dans un petit café proche de l’université afin de subvenir à ses besoins, puisqu’elle était seule, n’ayant plus ni parents, ni famille pour l’aider, elle était seule, quoi qu’il puisse arriver.
Mais aujourd’hui, elle n'avait ni cours, ni travail, elle avait sa journée de libre pour profiter un peu d’elle-même comme elle avait si peu l'occasion de le faire depuis que sa mère alcoolique avait décidé de la laisser à son propre sort. Profitant du beau soleil qui pointe le bout de son nez, Heiderose avait décidé d’aller se poser un peu dans le parc qui faisait face à son appartement, ne voulant pas être enfermée chez elle à ne rien faire par une si belle journée.
Steve n’avait jamais rien connu d’autre que la précarité, elle faisait partie de son quotidien. Depuis aussi loin qu’il pouvait se souvenir il avait appris à être autonome par ses propres moyens. D’autant plus depuis qu’il avait terminé le lycée face aux prix exorbitants de l’université. La situation familiale n’avait rien ajouté de bon perdant très jeune sa mère. Son père lui il ne voyait que rarement depuis qu’il avait refait sa vie avec une autre femme et le jeune étudiant avait même décidé depuis peu de couper les ponts. Il préférait se débrouiller seul pour subvenir à ses besoins et ceux de sa jeune sœur.
La vie universitaire n’était pas tous les jours facile et face aux frais d’inscription hors budget le jeune homme n’avait eu d’autre choix que de se trouver un job étudiant. Le glacier avait été la meilleure solution, proche de l’université avec un salaire permettant de couvrir tous ses frais. Tout ça impliquait de gros sacrifice et des journées comme celle-ci où il n’avait pas cours il se retrouvait à travailler et vendre des glaces sans même pouvoir profiter du soleil qui venait de pointer le bout de son nez.
Heiderose avais toujours dut se débrouiller par ses propres moyens, depuis qu'elle avait seize ans, âge à laquelle sa mère avait décidé de quitter la maison en laissant sa fille livrée à elle-même tout en lui laissant toutes ses dettes. Heiderose avait dût se faire émancipée si jeune pour pouvoir vendre la maison de son enfance qui lui permettrait d'éponger les dettes laissée par sa mère et avais pris un petit boulot en plus de ses études, ce qui lui permettait de louer un petit studio et de subvenir à ses besoins, ce qui n'était pas toujours facile.
Aujourd'hui étudiante, elle voyait enfin le bout du tunnel, elle arrivait presque au terme de ses études de fleuriste, ensuite elle pourrait enfin travailler pleinement, et un jour peut-être, ouvrir sa propre boutique, même si ce ne serait pas demain la veille qu'elle deviendrait sa propre patronne. En attendant, profitant d'une journée de repos, elle avais fais un tour dans le parc qui se trouvait près de chez elle et avait à présent décidée de se rendre dans un glacier pas très loin, histoire de prendre une glace, une gourmandise qui lui permettrait de se changer les idées et de se les rafraîchir par la même occasion.
La jolie rousse entra donc dans la boutique, regardant les différents parfums qui étaient proposés afin de pouvoir faire son choix et donc, de passer sa commande. Elle opta tout simplement pour un cône à deux boules, une vanille et une à la noisette et commença à faire la queue jusqu'au comptoir, après quelques instants d'attente, elle se retrouva face à toi pour commander sa glace.
ㅡ Bonjour, je voudrais un cône vanille et noisette s'il vous plaît.
Demanda alors la rousse avec un léger sourire, comme elle en avait l'habitude, malgré les galères de la vie qui la suivait depuis plusieurs années.
Avec le temps Steve avait appris à se débrouiller seul souhaitant prouver qu’il était capable de prendre soin de lui-même et de sa petite sœur à présent que leur père avait en quelques sorte abandonné le navire. Il était très présent dans la vie de sa petite sœur comme pour la protéger du monde extérieur jouant le rôle que son père n’avait jamais joué avec elle à présent qu’il s’était trouvé une nouvelle famille. C’était quelque chose que le jeune étudiant avait du mal à accepter. Il ne supportait pas l’idée de savoir l’homme qui était censé l’élever jouer à la famille parfaite avec sa nouvelle femme alors même qu’il avait abandonné lâchement ses enfants issus d’un précédent mariage.
Seul avec sa sœur il n’avait pas eu d’autre choix que de se lancer dans un petit boulot pour réussir à joindre les deux bouts. Ses études coûtaient extrêmement cher et il devait trouver un moyen de pouvoir les payer tout en ayant suffisamment d’argent restant pour se nourrir et payer un loyer. Ce n’était pas tous les jours faciles mais il se débrouillait comme il le pouvait. Steve ne se plaignait pas de son job étudiant qu’il avait réussit à décrocher chez un glacier. La situation n’était pas des plus mauvaise se trouvant non loin du parc ce qui lui offrait une vue qui n’était pas déplaisante. Comme à son habitude il avait fait la mise en place et s’occupait de servir les premiers clients qui posaient un pied dans la petite boutique.
Avec le beau temps qui commençait à pointer le bout de son nez, les clients ne se faisaient pas rares et se suivaient les uns les autres pour passer commande. L’attention du jeune étudiant fut attirée par le son de la petite clochette qui sonnait lorsque tu faisais ton entrée et lâchait un simple « bonjour ». Il te laissait ensuite t’approcher pour pouvoir faire un choix.
ㅡ Très bon choix.
Avait-il commenté affichant un sourire en retour du tiens pendant qu’il attrapait un cône. Assez vite il répondait à ta commande récupérant les deux parfums demandé pour les ajouter au cône.
Il n'était pas évident pour la rouquine de se trouver un peu de temps pour elle, devant jongler entre ses études et un petit boulot qui lui permettrait de vivre à peu près normalement, même si les fins de mois n’étaient pas toujours des plus évidents, mais quand on as pas de parents pour être soutenu ou même entouré, on fait avec ce que l'on as, peu de gens pourraient imaginés que la jeune Wilson vit ainsi depuis ses seize ans, en parfaite petite adulte devant mener sa barque toute seule là où d’autres jeunes de son âge ont des parents pour les aider à payer leurs études et tous les à côtés, Heiderose n’avais malheureusement pas cette chance, et elle ne l’aurais jamais puisque sa mère s’était faite la malle, quant à son père, elle ne l'avait jamais connue, elle ne connaissait même pas son nom, c’est pour dire.
Alors aujourd’hui elle avait décidé de se changer les idées et de sortir un peu la tête de ses études et de tous ses tracas d’adulte qu’elle était devenue bien avant l’heure. Elle était donc sortie et s’était posée un peu dans un parc proche de sa fac, profitant de l’éclat du soleil et de la douce chaleur qui commence à arriver en ville, avant de décider de faire un tour chez le glacier situé à côté du parc et où elle ne s’était encore jamais rendue. Heiderose fût tout de suite surprise de la chaleur qui pouvait y régner en termes d’ambiance, loin de ce qu’on pouvait attendre d’un glacier mais qui lui donna davantage l’envie d’entrer et de se diriger vers le comptoir pour commander. Au comptoir se trouvait visiblement un jeune homme de son âge qu’elle n'avait jamais croisée avant, passa rapidement la commande d’un cône vanille et noisette, avec son habituel sourire, puis patiente tandis que tu lui répondais qu’elle avait fait là un très bon choix.
ㅡ Ca fait longtemps que vous êtes ouverts ? J’étudie à la fac d’à côté et je ne vous avais jamais vu avant aujourd’hui.
Demanda alors la rouquine, son fin sourire toujours accroché à ses fines lippes tandis que tu préparais sa commande.
Alexander & Maureen " des débuts compliqués".
Janvier 2018.
@danceofthedruid
-Je ne vois pas pourquoi Granny pense que j'ai besoin d'une assistante. La dernière a vendu aux tabloïds des photos!
-Parce qu'un jour, tu seras roi mon cousin, que tu as d'autres choses à faire que fumer et boire et tu as bien besoin d'une amie. Tu as oublié le dernier gala de charité parce que tu étais à Ibiza. Alex, tu as besoin d'aide sinon je vais te retrouver le mois prochain dans un lit d'hôpital.
Il regarda Katie et leva les yeux sans imaginer une seconde qu'elle allait avoir raison. Elle était sa cousine préférée et c'était uniquement pour ça qu'il avait accepté de te prendre. C'était elle qui c'était proposée pour chercher la parfaite candidate et la pétillante Katie était absolument convaincue par toi. Le prince s'alluma une cigarette.
-James, raccompagnez ma cousine et faites entrée Mademoiselle Harrison.
C'est ainsi que tu te retrouvas pour la première fois en compagnie du prince. Katie t'avait préparé avant, expliquant qu'il allait être plus que méfiant et difficile, du moins, au début.
-Asseyez-vous.
Il attendit que son ordre soit exécuté.
-J'ignore ce que Katie vous a dit, de ce qui va vous attendre. Mais, voici les règles. Avec moi, pas de téléphone portable privé. Si je ne vous demande pas votre avis, je ne l'attends pas. Si quelque chose fuite dans la presse et que vous ne respectez pas votre contrat de confidentialité, je vous briserai. Vous serez aussi en charge de mon agenda. Il ne regarde que moi. Si mon père vous questionne, je vous interdit de dire quoi que cela soit concernant mes activités. Pour vos amis en dehors du palais, vous expliquerez que vous êtes assistante dans un bureau, pas au palais. D'ailleurs, vous avez pris place dans votre appartement d'occupation? Il se trouve en dessous de l'étage que je possède. Je vis plus là-bas qu'au palais et ça doit rester secret. Si j'ordonne, vous obéissez. C'est compris?
A ce stade, absolument rien ne prédestinait une amitié, vraiment.
-Vous êtes américaine? Le protocole, c'est bon pour vous?
Il en avait pas grand chose à faire du protocole mais la Reine, si. Et, il était terriblement proche de cette dernière.
-Votre première tache sera de contacter le rédacteur de The Sun. Ils ont prit des photos de moi hier soir et il est hors de question que ça sorte demain.
Il te tendit un papier. C'était évident qu'il allait rester avec toi, et bien analyser ce que tu allais faire parce qu'à cette époque, c'était courant qu'on le prenne en photo durant ses beuveries.
- Voyons comment vous vous allez réussir.
Il n'y avait encore que très peu de temps que la jeune Harrison avait quitté les États-Unis pour s'installer en Angleterre pour y travailler, mais pas pour n'importe qui, puisqu'elle avait été engagée pour travailler pour la famille royale, ni plus ni moins. Un changement de vie radical pour lequel elle devait s'adapter, elle avait certes, encore beaucoup à apprendre mais elle était déterminée et bien décidée à tout faire pour satisfaire son nouveau patron qu'elle savait difficile, en tout cas, c'était ce que sa cousine, chargée de son recrutement lui avait dit. Mais Maureen, difficile où pas, n'avait pas l'intention de lâcher et encore moins de laisser tomber pour si peu, se disant qu'elle aurait pu tomber sur pire qu'un patron difficile, elle n'allait d'ailleurs pas tarder à en savoir plus, puisqu'elle avait un entretien avec son Altesse Alexander dont elle serait la nouvelle assistante.
Elle se trouvait d'ailleurs devant le bureau du prince, en attendant que ce dernier l'accueille pour la première rencontré officielle avant sa prise de poste en tant qu'assistante. Cette rencontré arriva cependant bien vite, la blonde souffla donc un bon coup avant d'entrer dans le bureau, comme elle y était invitée à le faire, se retrouvant rapidement face à toi, son Altesse Alexander, son nouveau patron. Quand tu lui ordonne de s'asseoir, elle obéit et s'installe sur l'un des fauteuils te faisant face.
ㅡ Je vous rassure votre Altesse, elle ne m'a rien dit de particulier et concernant vos règles, j'ai pour habitude d'éteindre mon téléphone quand je débute ma journée de travail et ne le rallume qu'à la fin de ma journée. Concernant mon travail à vos côtés, je ne suis pas là pour me mêler de votre vie mais pour vous assister au mieux, j'agirai toujours selon votre souhait. Et j'ai bien pris place dans mon appartement, je vous en remercie et bien sûr, je garderais le secret sur tout ce qui peut vous concerner, c'est mon travail, même si je n'ai jamais travailler pour un membre d'une famille royale ce que vous n'ignorez sans doute pas, mais quoi qu'il se passe, je suis à votre service votre Altesse et j'obéirais, quelque soit votre ordre.
Maureen n'avait nullement l'habitude de se retrouver dans ce genre de situation, mais elle se doutait bien que tu n'ignorait rien de son manque d'expérience. Néanmoins, elle n'était pas là pour juger ou pour dévoiler tout ce qu'elle découvrirait en travaillant à tes côtés, son but n'était pas de se mêler de ta vie privée, mais bel et bien t'assister et faire tout ce que tu lui demandais de faire.
ㅡ Je suis bel et bien Américaine votre Altesse et je vous assure qu'il n'y aura pas le moindre problème vis-à-vis du protocole.
Répondit alors la blonde qui avait encore beaucoup à apprendre mais qui avait la détermination de réussir, quelles que soient les difficultés.
ㅡ Très bien, je m'en occupe dès à présent votre Altesse.
Elle pris le papier que tu lui tendit et sortit rapidement le téléphone portable qu'on lui avait préalablement fournis avec tous les numéros important et influents, comme celui du rédacteur de “The Sun” qu'elle ne tarda pas à appeler concernant les photos de toi prises la veille afin d'en annuler la parution, ce qui ne serait pas bien difficile puisque le rédacteur n'a jamais eu le moindre accord de ta part de publier ses photos, ce qui pourrait engendrer des poursuites, que le journal ne pouvait pas se permettre. Une fois la parution annulée, la jeune femme remercia le rédacteur et raccrocha le téléphone avant de reposer son regard azuréein sur ta personne.
ㅡ Et voilà votre Altesse. Autre chose pour votre service ?
Te demanda alors la blonde en espérant avoir été suffisamment à la hauteur de vos attentes.
Le monde entier connaissait les frasques du prince. Certes, le peuple lui pardonnait toujours mais Alexander avait bien conscience de sa réputation qui n'était pas si fausse. Avec les années, les rumeurs au sujet du décès de sa mère n'avaient rien arrangées à son propre état parce que le doute sur l'implication de son propre père résonnait aussi dans son esprit. C'était sûrement pour ça que finalement, on lui passait absolument tout. Mais, c'était un homme intelligent. Il ne t'avait pas reprit, lorsque tu lui avais répondu. Il avait préféré voir comment tu t'en étais sortie avec le tabloïds. Le futur roi c'était alors levé.
-Vous n'aurez pas toujours cette facilité. Sachez que si le discours sur la loi et l'accord de publication est fondé, si le scoop est assez gros, aucun rédacteur en a quelque chose à faire. Sinon, le monde ne saurait absolument rien des filles que j'ai pu mettre dans mon lit, de mes douze cure de désintox ou que sais-je. Je me suis pris une cuite, rien de fou ou d'inhabituel. Quand l'info vaut de l'or, votre joli monologue ne sera pas suffisant.
Mais, ça marcha pour cette fois.
-Croyez-vous que j'ai eu le temps de lire votre petit cv? Vous êtes ici parce que la Reine veut que j'ai une assistante, et Katie a rejoint ma chère grand-mère pour vous mettre à votre poste.
Vraiment, il avait surtout le couteau sous la gorge pour accepté une assistante. Le brun se tourna vers la fenêtre.
-J'ai une liste d'événements à choisir. Vous allez les sélectionner sur un mois en faisant en sorte que je puisse me divertir après. En face de vous, il y a l'agenda des événements officiels et celui... Personnel. Appelez aussi Tiana et expliquez-lui que j'en ai marre de coucher avec elle mais que son mari sera ravi de l'avoir pour lui.
De suite dans le bain.
-Ensuite, vous irez demander aux cuisines de préparer ce que vous voulez. Surprenez-moi. Vous mangerez avec moi dans le parc du palais.
Quand Alexander avait parlé de confidentialité... Tout s'expliquait. Il se tourna et te détailla.
-En tant qu'assistante, il vous faudra, je crois, des tenues. Vous demanderez à la secrétaire de la Reine, Madame Hills. A la fin de la journée, je vous raccompagnerez. Autant prendre qu'une voiture.
Il croisa les bras et son regard se fit plus dur.
-Vous travaillez pour la famille royale la plus compliquée d'Europe. Nous ne sommes pas une famille d'ailleurs , mais une firme. Mon père, ma belle-mère n'hésiteront pas à vous faire tomber s'ils voient que vous êtes faibles parce que vous travaillez pour moi. Alors, un conseil... Ne dites pas que c'est votre première fois. Vous ne survivrez pas ici, sinon.
Il hésita mais ajouta tout de même.
-Si je vous demande votre avis, un jour, vous aurez le droit d'être honnête. J'ai pas besoin d'une autre personne pour me lécher le postérieur.
Katie t'avait d'ailleurs suggérer ça. Pour gagner le respect d'Alexander, il fallait ne pas être totalement à 100% sous ses ordres et prendre des initiatives quand il le fallait. Oser lui dire non, aussi. Clairement, c'était quelque chose qu'il risquait de critiquer tout en te remerciant.
Il n’y avais pas à dire, on avait clairement pas menti à la blonde quand on lui avais affirmé que le prince était particulièrement difficile, néanmoins, la jeune femme ne se laissa pas abattre, elle savait qu’elle aurait besoin de temps pour faire ses preuves et que tu vois autre chose en elle que la petite assistante américaine qui fais ses débuts en travaillant au sein de cette famille royale dont tu fais partie, une pression qui pèse sur les épaules de la blonde mais qu’elle est amène de gérer, puisqu’il s’agit là de son propre rôle; même si il lui reste encore énormément à apprendre, elle ferra toujours son possible pour être à la hauteur et ne pas te décevoir, même s’il est évident que sa présence ici est loin d’être de ton fait et qu’il aurais préféré que la jeune Harrison ne fasse pas parti du paysage.
Elle t’écouta attentivement, elle savait bien que ce ne serait pas toujours aussi facile, qu’elle devrait sans aucun doute se battre d’avantage contre des rédacteurs plus récalcitrant, voulant faire de l’argent au profit du prince et de ses scandales, même en allant au dépit des droits de ce dernier et de la loi en vigueur. Cependant ta dernière réplique confirma à la jeune américaine, qu’effectivement, sa présence n’était pas vraiment souhaitée, mais imposée par la Reine, néanmoins, Maureen compte bien faire ses preuves, peu importe le temps que cela pourra lui prendre et quelles que soient les difficultés.
ㅡ Très bien votre Altesse, je ferais en sorte de placer ses évènements en fonction de votre agenda … personnel pour que vous puissiez vous éclipser dès l’évènement terminé.
Maureen pris bien note de ce que tu lui demandais concernant les événements à mettre en place sur le mois en faisant en sorte que tu puisse aller te divertir après, de même pour l’appel à Tiana et la commande du repas auprès de la cuisine, cachant son étonnement au fait qu’elle mangerais avec toi dans le parc du palais, à aucun moment elle n'avait pensée partager un repas avec son patron, surtout quand on sait que ce dernier est Prince. Puis ton monologue vira rapidement sur la tenue de la jeune Harrison, qui ne pût s’empêcher de baisser la tête pour regarder sa tenue, une blouse avec une jupe de tailleur, une tenue professionnelle, mais probablement pas assez adaptée pour une monarchie Royale telle que celle pour laquelle elle travaille désormais.
ㅡ D’accord votre Altesse.
Acquiesça la jeune femme quant aux propos concernant ton père et ta belle-mère, visiblement, elle avais encore bien des choses à apprendre sur les membres de ta famille, mais cela ne freina en aucun cas sa détermination ou sa motivation.
ㅡ Très bien votre Altesse, je n’ai pas pour habitude d’être hypocrite, c’est même quelque chose que j’exècre à vrai dire, je ne suis là que pour faire mon travail et non pas pour faire de la lèche.
Est-ce que c'était compliqué pour lui? Absolument. Le prince avait l'habitude d'agir comme il le souhaite et au moment qu'il le voulait. Personne ne régissait quoi que cela soit, au grand désespoir de la Reine. Alors, confier ça à quelqu'un alors qu'il n'avait confiance qu'en très peu de monde ne lui semblait pas confortable. . . Du moins, pour l'instant.
-Très bien, vous pouvez disposer. J'attendrai le repas à 12h10. James vous conduira au bon endroit. Ce sera chaque jour pareil quand nous serons au palais. Pendant cette pause, je vous interdirai de parler de choses ennuyantes.
En résumé, c'était l'un des moments d'échappatoire du prince. Il ne fallait pas être un génie pour comprendre que sa situation ne lui plaisait pas. Enfin, c'était relatif. Il savait qu'un jour, il ferait un bon roi mais c'était l'avant qui l'ennuyait. En tout cas, ces repas présageaient une approche moins... Protocolaire du Prince.
C'était quelle heure déjà? Ah oui, sa corvée du mardi soit aller voir sa père. Il prit son téléphone et pianota en attendant que tu ressortes.
La matinée se passa. Il attendait alors dans sa petite cabane au fond du parc royale. Il était au téléphone quand tu entras. James avait dû te faire un briefing sur le fait qu'il préférait que ce soit toi qui amène le repas.
-Avant? J'étais sobre pendant 48h. C'est bon, t'es juste le mari de Kat donc forcément, t'es de son côté. Bien sûr que j'aimerais ça, mais encore faut-il être capable de tomber amoureux ce qui est pas mon cas et spoiler, je suis un futur roi. Je vais pas ramener une des filles qui se trouve simplement dans mon lit à Granny. Ouais, quand? Ma nouvelle assistante vient d'arriver. Elle va noter que le 1 mars, je suis attendu pour fêter un truc à Oxford. Yes, je prendrai la Ferrari. Merci, bye.
Il raccrocha et se ralluma une cigarette faisant comme si tu n'avais rien entendu de sa petite conversation.
-Pile à l'heure. D'ailleurs, pourquoi avoir décidé de quitter l'Amérique pour... Etre mon assistante?
Il y avait encore tant à apprendre pour la jeune Harrison qui faisait ses premières armes auprès de la famille royale britannique, mais elle comptait bien tout donner et surtout tout faire pour ne décevoir personne, elle avait eue tant de mal déjà à trouver ce job, c'était une opportunité rare que même sa famille l'avait poussée à accepter, même si cela voulait dire quitter les États-Unis pour un autre pays qui lui était totalement inconnu. Et même si cette première rencontre avait été particulièrement stressante pour la jolie blonde, elle était néanmoins rassurée d'avoir passé cette étape qu'elle avait appréhendée. Quand le prince l'autorisa à disposer, elle fit une légère révérence et quitta la pièce pour vaquer aux occupations que le prince lui avait confiée, comme notamment le fait de s'occuper du repas, qu'elle partagerait avec lui, un fait auquel la jeune américaine ne s'attendait pas, mais elle obéit aux ordres de son patron, en allant s'occuper de ses tâches. Puis vint l'heure de partir pour le repas, James devait la conduire à l'endroit prévu, puisqu'elle ne connaissait pas encore tous les recoins du Palais, qu'elle allait apprendre à connaître avec le temps.
La matinée était passée particulièrement vite pour la jeune Harrison qui avait bien des choses à faire et qui désormais devait apporter le repas au Prince mais également déjeuner en sa compagnie. Elle souffla un coup, récupéra le repas et rejoignit James qui devait la conduire au bon endroit. Une fois arrivée, elle entra dans le parc royal avec le repas et trouva le prince au téléphone, Maureen installa donc le repas pendant que tu terminais ta conversation téléphonique, quand ce fût fait, elle fût surprise que tu lui demande la raison de son départ de l'Amérique pour venir travailler ici.
ㅡ Pour être tout à fait honnête, cela n'a pas été une décision facile à prendre, après tout, ce n'est pas facile de tout quitter pour un pays inconnu ou l'ont ne connais personne.
Commença alors la blonde en posant son regard sur ta personne.
ㅡ Mais ma famille m'a beaucoup encouragée à accepter cette offre en appuyant sur le fait que cette offre ne se représenterait jamais et vu mes difficultés à trouver un emploi là-bas.
Le prince t'avait écouté attentivement mais il ne pu s'empêcher de froncer les sourcils entre deux bouchés de son repas.
-L'aventure vous fait donc peur?
Ce n'était absolument pas son cas et tu allais bientôt le découvrir... Alexander soupira et réfléchit deux secondes avant de s'arrêter de manger.
-Ma cousine est la seule personne en qui j'ai une confiance illimité alors si elle vous a trouvé... Il y a une raison. Seulement, vous êtes à la cour d'Angleterre. Vous vous souvenez ce que je vous ai dit ce matin? Et bien, je vous le rappelle. Ne dites jamais que votre famille vous a encouragé ou que la décision ne fut pas simple. C'est autant de raison pour qu'on tente de vous faire virer. Votre place est précieuse et beaucoup seraient prêts à tout pour l'avoir. Tenez vous droite, respirez calmement et quand d'autres vous reposeront cette question, vous n'aurez qu'à répondre que vous croyez en moi.
Il te fit un clin d'oeil.
-Non, vous n'êtes pas obligée mais affirmez vous.
Il n'était toujours pas ravi d'avoir une assistante mais il savait qu'il n'allait pas pouvoir refuser et il valait mieux que ce soit toi qu'une autre espionne de son père.
-Après le repas, nous quitterons le palais... Incognito. Je vous montrerai mes endroits favoris pour que vous puissiez gérer le second agenda, le personnel. Puis, c'est ridicule d'être mon assistante et de ne pas connaître Londres.
Quand il le voulait, Alexander pouvait être agréable. Dans le fond, le futur roi était d'ailleurs une crème obligé de jouer un rôle pour se propre protection. Ses addictions n'aidaient pas dans l'histoire mais il allait le payer assez cher plus tard. Le repas se termina. Le brun se leva.
-Quelqu'un viendra débarrasser. Observez-moi. Lorsque je veux sortir du palais en mode touriste, je cache mes vêtements...
Il se recula et tapa du pied sur une dalle qui s'ouvrit. Il en sorti un sac.
-Lorsque je vous demanderai de m'accompagner pour une virée, il faudra venir prendre ce sac et le remettre après. J'ai une voiture spéciale aussi, une Fiat 500. C'est pas mes Ferrari ou mes Tesla mais on m'imagine pas dedans. Vous aurez le droit de la conduire pour faire divers courses d'ailleurs. Des questions?
Il n’y avait que peu de temps qu’elle se trouvait à Londres, il est vrai, et Maureen avait encore bien du mal à se faire à cette nouvelle vie loin de chez elle, mais sa rencontre avec le prince l'avait quelque peu rassurée, car même s’il avait l’air difficile au premier abord, elle sentait que ce n’était qu’une façade, elle n’en connaissait pas encore les raisons, mais rien que le fait qu’il semble vouloir l’aider au mieux à prendre confiance en elle et en ce poste loin d’être aussi évident à gérer qu’on pourrait le croire.
Dès le départ, tu lui avais clairement dit ce que tu attendais d’elle, et elle était prête à satisfaire tes exigences, car comme tu lui avais si bien rappelé, être ici était une chance en or, une chance qui ne se présentait qu’une seule fois dans toute une vie, Maureen n’allait donc pas lâcher aussi facilement un poste qu’elle à attendue pendant des mois, même si ce changement radical de vie allait-être difficile pour elle au début.
ㅡ Très bien votre Altesse, je ferais mon maximum pour être plus confiante et pour ne pas vous décevoir.
Elle continuait de t’écouter attentivement, elle avait encore beaucoup à apprendre, elle ne le savait que trop bien, mais elle allait faire de son mieux pour ne décevoir personne et pour être à la hauteur des tâches qui lui seraient confiées dans le cadre de son poste. Alors que tu lui annonçais que vous alliez sortir du palais incognito pour qu’elle se familiarise avec Londres et qu’elle connaisse mieux les endroits que tu fréquentes pour gérer ton agenda personnel. Puis vint l’heure de partir, la journée étant loin d’être finie, il était à présent temps de partir découvrir Londres, en tout cas pour Maureen et connaître les lieux clefs ou aimais se rendre son patron. Elle l’écouta de nouveau tandis que tu lui montrais où tu cachais tes vêtements pour sortir incognito et que tu lui parlais de la voiture discrète que tu utilisais pour ses sorties, avant de te demander si tu avais des questions à lui poser.
ㅡ Et bien peut-être une qui pourrais paraître stupide, mais vous parlez d’un agenda personnel, du coup j’imagine que lors d’un rendez-vous de cet agenda précis, doit rester entre-nous ?
Demanda alors Maureen avec un léger sourire, voulant être certaine de bien faire et ne pas faire de gaffe qui pourrait te décevoir où même te pousser à la virer comme ça à probablement été le cas pour tes assistantes précédentes.
Et quand la douleur fais son grand retour
w/ @x1037
Cela faisait maintenant plusieurs mois que Mark était rentré à New-York, sans même le vouloir, mais à cause de sa blessure à la jambe qui le rendait inapte à continuer de servir son pays, comme il l'avait toujours fait depuis qu’il en était parti. Mais les choses avaient changées, il avait dû rentrer à New-York pour recevoir les soins, que même les médecins militaires ne pouvaient lui prodiguer, fautes de moyens. C’est donc à contre-cœur qu’il avait dû quitter l’armée et reprendre une vie civile qu’il n'avait jamais souhaité reprendre, à son plus grand désarroi. Mais à son retour en ville, Mark avait commencé sa rééducation et avais consulté un nouveau médecin, comme il lui avait été conseillé, car même s’il ne serait plus jamais le militaire qu’il avait été, il ne voulais pas rester handicapé à vie, il voulais tout de même retrouver un maximum de ses capacités motrices, même s’il ne la retrouvais pas à cent pourcent, mais au moins assez pour avoir une vie civile un temps soit peu normale et ne pas avoir à être dépendant des gens qui vont l’entourer.
Mais lors de ses visites pour sa rééducation, il ne s'attendait pas le moins du monde à y retrouver son ancienne fiancée, elle aussi engagée en tant que militaire comme infirmière, chargée de soigner les soldats blessés au combats et faisait la même chose à New-York quand elle n'était pas déployée sur une ligne de front. Revoir cette fiancée qu’il avait quitté pour l’armée, lui avais fais un pincement au coeur, car même s’il l'avait quitté pour ne pas qu’elle attende un soldat qui ne reviendrais probablement jamais, il ne voulais pas infliger un tel fardeau à la femme qu’il aimais, car il le savais, il ne quitterais pas le front de ci-tôt, et il avais fallu qu’l soit gravement blessé et jugé inapte pour le faire rentrer au pays, retrouvant ainsi une vie civile qu’il n’avais jamais souhaité reprendre. Malheureusement, ce choix ne lui appartenait guère à présent, obligé de faire avec, mais sans pour autant laisser tomber sans se battre pour améliorer un maximum sa situation, même s’il était condamné à vivre loin des lignes de front.
Pendant des mois, il n’a fait que se rapprocher toujours un peu plus de toi, ses sentiments étant toujours présents et l’ayant tenu en vie, même dans les moments les plus difficiles quand il devait faire face à ses ennemis, pour rester en vie, encore et toujours. Mais sa condition actuelle l'empêchait d’envisager quoi que ce soit pour un avenir, qui pour lui, n'avait toujours pas de sens, en tout cas, pas tant qu’il n'aurait pas retrouver un maximum de ses capacités motrices, il ne voulais pas être un fardeau, il voulait retrouver son autonomie, ou tout du moins, autant qu’il le pouvait, afin de reconstruire une nouvelle vie ici, à New-York, à défaut de pouvoir retourner protéger et servir son pays comme il l'avait toujours fait par le passé. Tant que tu étais en ville, tu l’aidais du mieux que tu le pouvais en plus de son médecin, pour aider le jeune Conrad à retrouver cette mobilité perdue, mais également, pour l’aider à retrouver un sens de la vie qu’il avait perdu quand le nouvelle de son inaptitude était tombée, ne sachant toujours pas ce que l’ancien militaire allait désormais bien pouvoir faire de sa vie. Puis tu fus rapidement déployé de nouveau, mais sans pour autant laisser le jeune homme sans nouvelles, puisque tu lui envoyais des lettres dès que tu en avais l’occasion, lettres auxquelles il ne pouvait répondre, il le savait.
Mais un jour, il reçut un appel de son ancien beau-père, général militaire pour lequel il avait la plus grande estime, et inversement, mais le général Dawz ne lui parla de rien au téléphone, une mesure que tout militaires connaissaient, au cas où les ennemis les auraient mit sur écoute, Mark s’était donc rendu tant bien que mal sur la base avec ses béquilles, sa mobilité n’étant pas totalement revenue, il lui restait encore beaucoup d’efforts avant de pouvoir espérer marcher un tant soit peu normalement, mais dès qu’il fût sur la base, il apprit la terrible nouvelle de la part de son ancien beau-père, sa fille, l’ex fiancée du jeune homme, venait d’être capturée par les terroristes les plus dangereux du monde après que son convoi ai été attaqué. La nouvelle laissant le jeune Conrad sous le choc, se demandant ce qu’il allait bien pouvoir faire puisqu’il n’était plus apte à servir son pays, et donc, aller au secours de son ex-fiancée, qui restait tout pour le jeune homme, bien qu’il ne lui ai jamais avoué, préférant attendre de retrouver sa mobilité pour ne pas être une charge supplémentaire pour la jolie blonde. Il regarda alors le général, affirmant qu’il ferait tout ce qu’il peut à son niveau, sachant qu’il ne pourrait jamais retourner combattre ses forces à cause de cette blessure à la jambe droite qui l'handicapait.
L'enfer s'ouvrit sous ses pieds plus vite qu'elle ne le pensait.
with @danceofthedruid
A vrai dire, le général Dawz, le père d’Emma, t’avait appelé parce qu’il avait besoin de ton aide pour sortir sa fille de cette situation. Tu connaissais ce terrain, tu y avait été déployé durant plusieurs mois. Et surtout, ton ancien beau-père était incapable de réfléchir à une manoeuvre permettant la libération de ta fiancée. Il savait pertinemment qu’Emma et toi vous vous fréquentiez de nouveau et il était content que ça se soit arrangé entre vous. Il t’avait toujours beaucoup estimé et comprenait à moitié ta décision de mettre un terme à votre relation. Il connaissait sa fille et étant fille de militaire, elle était capable d’encaisser et de vivre en tant que femme de soldat. Mais vous en aviez décidé ainsi et il ne s’en était pas mêlé, c’était vos choix.
Quant à la situation dans laquelle se trouvait Emma sur le terrain, il se tournait vers toi en te regardant :
« Je t’ai fait venir ici et si tu as besoin de quoique ce soit pour tes déplacements, la base te mettra tout à disposition. J’aimerais que tu sois consultant sur la situation. Tu sais comment ça fonctionne en opération et tu connais l’entrainement qu’Emma a suivi. Seulement c’est une femme et ils ne lui feront pas de cadeau. La seule chose qui peut la sauver, parce qu’elle refusera de parler et de leur dire quoique ce soit sur nos positions, c’est son statut d’infirmière. Tu la connais par coeur Mark, comment pourrait-elle réagir ? Ils ont besoin d’elle pour soigner leurs blessés et leurs otages, notamment les femmes et les enfants. J’ignore ce qu’ils veulent en échange de sa liberté, on a eu aucune demande de rançon ou de libération de leurs prisonniers. Ni combien de temps elle va rester là-bas.. Je ne sais même pas comment je vais l’annoncer à sa mère et à sa soeur. »
Le général était un militaire aguerri et endurci, mais lorsque cela touchait sa fille, il n’était qu’un père inquiet et incapable de réfléchir correctement. Pourtant il le fallait et il avait besoin de ton aide. Il espérait que tu acceptes d’y participer.
(…) De l’autre coté du globe, au beau milieu de cet enfer, Emma venait d’être descendue de la camionnette et jetée dans une pièce assez violemment qu’elle eut le souffle coupé. Elle reprit rapidement son souffle lorsqu’on lui enleva le sac juché sur sa tête. Elle balaya la pièce du regard et il n’y avait rien, que ce soit sur les murs ou des meubles. Il y avait des anneaux accrochés au plafond et en bas des murs. La blonde comprit rapidement que c’était pour attacher les otages, les enchainer comme des bêtes. C’était la pratique habituelle de ses bourreaux. Et son calvaire ne fit que commencer.
Elle fut interrogée pendant plus d’une heure et la blonde ne desserra pas une seule parole. Il était hors de question qu’elle révèle des positions américaines et qu’elle mette ses camarades en danger. Elle avait été entrainée pour cela et pourtant, elle n’était qu’infirmière. Elle n’avait rien demandé de plus que de soigner ses camarades au mieux pour éviter qu’ils meurent avant d’être opérés.
Au bout de cette heure d’interrogatoire, deux hommes venaient de la soulever pour l’attacher debout, les chaines entourant ses poignets solidement ancrées aux deux anneaux au plafond. Elle se doutait de ce qui allait lui arriver. Elle l’acceptait et elle tenterait d’encaisser. Comme les autres avant. De nouveau, des questions furent posées, et de nouveau elle ne révéla rien. Alors ses bourreaux passaient à l’étape suivante ; la violence. Ce soir là, elle reçut de nombreux coups sur le corps, l’abdomen, la poitrine, le visage, les jambes. Une seule idée lui traversa l’esprit, pliant sous la douleur : elle voulait mourir en cet instant. Laissée seule pour la nuit, attachée dans la même position, Emma ferma les yeux. Ton visage fut le seul qu’elle garda en tête avant de se laisser emporter dans un état second, un état d’inconscience qui durera peut-être longtemps. Jusqu’au lendemain.
Cela faisait longtemps que le jeune homme n'était pas venu sur la base militaire depuis bien longtemps, après tout, il avait été déployé pendant des années et puis, il y a quelques mois, il avait dû retourner à la vie civile sans l’avoir souhaité, à cause d’une grave blessure à la jambe droite avec lequel il bataillait encore pour regagner un semblant de mobilité, puisque, aujourd’hui encore, il ne pouvait se déplacer sans avoir ses béquilles avec lui. Mais là il avait été invité à rejoindre la base militaire, par nul autre que son ancien beau-père, il ne savait pas encore pourquoi, mais il n'allait pas tarder à le découvrir. Et quand la nouvelle tomba, Mark dû déployer toutes les forces du monde pour ne pas faiblir, apprendre qu’Emma avait été enlevé par des terroristes dangereux, l’inquiétais, car certes, vous n’étiez plus un couple depuis longtemps, même si les sentiments étaient toujours là, mais il ne pouvait pas supporter que quelqu’un puisse te vouloir le moindre mal.
ㅡ Je ferais tout ce que je peux pour vous aider à sortir Emma des mains de ses terroristes, bien que je ne soit pas le soldat le plus valide qui soit, je donnerais tout pour qu’Emma sorte de cet enfer, même si ce n’est qu’en disant aux autres soldats quoi faire et quand le faire. Comme vous le savez bien, l’armée c’est toute ma vie, je ne connais que ça, mais là qu’on s’en soit pris à Emma, je ne le supporte pas et je ferai tout à mon niveau pour pouvoir vous aidez et sortir votre fille de là.
Répondit alors le jeune Conrad qui faisait face au général, père de son ex-fiancée qui se trouvait à présent aux mains de terroristes, il se demandait d’ailleurs ce qu’ils voulaient à la jeune infirmière, mais quoi qu’il veulent, il ne laissera personne faire du mal à la jolie blonde qui avait, autrefois, partagé sa vie et dont il espérait encore la partager, une fois sa mobilité regagnée, si elle le souhaitais également. Mark et les soldats qui seraient sous son commandement dans le but de libérer la jeune Dawz des terroristes qui la retenaient actuellement prisonnières, même s’ils n'avaient encore aucune information concernant leur localisation actuelle, mais ils auraient plus de chance de la découvrir en étant sur place.
Ce n’était pas facile pour le jeune homme qui ne pouvait se déplacer sans ses béquilles, au vu de l’état de sa jambe, mais pour le moment, le plus important pour lui, c’était de te retrouver, mais surtout, te libérer de cet enfer. Bien sûr, ton père avait déjà tout prévu pour que le jeune Conrad n’ai pas le moindre soucis pendant la mission au vu de l’état de sa jambe et le fait qu’il ne puisse plus être actif comme il l'avait toujours été, mais tant qu’il pouvait aidé à te sauver, même s’il n’était pas là en tant que soldat, mais plus pour gérer le commandement de la mission, ne pouvant malheureusement pas en faire d’avantage vu son manque de mobilité. Il avait fallu une semaine sur place pour recevoir une vidéo, le général et lui avaient tenté de localiser le village, en vain, et ils ne pouvaient pas compter sur le gouvernement, qui refusait de les aider à obtenir les informations dont ils avaient besoin. Ils avaient prévu une sorte de mission commando pour essayer de localiser le village ou tu était détenue, et pouvoir te sortir de là.
Un calvaire qui s’éternise.
Plus d’une semaine. Plus d’une semaine qu’Emma vivait un véritable enfer. A chaque fois qu’elle pensait que cela irait, c’était pire et ça recommençait. Ses ravisseurs tentaient de la briser chaque jour pour qu’elle craque. Elle avait failli se laisser faire et puis, ton visage apparaissant dans son esprit, elle résistait malgré les coups, les lacérations et les brûlures.
Puis, soudainement, ça s’était arrêté. La torture physique avait cessé et l’aspect mental prenait le dessus.
Elle avait été forcée à soigner des blessés terroristes avec une arme appuyée contre son crâne. Si elle échouait à leur sauver la vie, les terroristes s’en prenaient à une autre femme, elle pouvait entendre les cris de jeunes femmes et d’adolescentes âgées de 16 à 18 ans en train de se faire violenter.
Ces cris hantaient les nuits d’Emma, enchaînée dans la même pièce et chaque jour, elle recommençait en tentant tout ce qu’elle pouvait pour ne pas écouter sa colère lui crier de les laisser crever seuls, comme des animaux en plein désert.
La partie la plus facile fut celle où elle soigna des enfants et des mères. Elle avait enfin la sensation d’être utile, elle s’était même surprise à sourire à ces derniers qui semblaient tout autant pris au piège qu’elle. C’était le seul moment de sa journée où l’infirmière se sentait bien.
Un soir, alors qu’elle pensait que ses bourreaux la laisseraient tranquille, ils étaient réapparus, un mois après la première vidéo, pour en filmer une autre. Seulement cette fois, au moment de prononcer les revendications des terroristes, Emma avait été frappée violemment au visage lorsqu’elle avait hésité à parler. Elle avait retenu des larmes, enfin, si elle en avait encore.
Cette vidéo vous avait été envoyée et pour sa libération, ils voulaient que trente de leurs prisonniers soient rendus. Les terroristes savaient très bien qu’une infirmière militaire était précieuse à une base américaine. Ils n’étaient pas nombreux et donc, leur vie valait plus chère.
Une fois jetée dans ce qui lui servait de cellule, la blonde se recroquevilla sur elle, entourant ses genoux de ses bras en attendant que le temps passe. Vite, de préférence. Elle avait perdu la notion du temps dans cet endroit. Depuis combien de jours elle était ici ? Elle ne savait plus. Elle était déstabilisée, une fois bien nourrie, une fois très peu, bien traitée puis en position de souffre douleur.
Si ce n’était pas l’enfer sur terre, Emma ne savait pas ce que c’était.
Plus le temps passait et plus le stress et l’angoisse montait chez le jeune Conrad, qui faisait tout son possible pour sortir son ex-fiancée de ce kidnapping dont elle avait été la victime, ses terroristes dont elle était l’actuelle prisonnière. Bien qu’il avait été contraint de quitter le front à cause de sa blessure, il avait été spécialement missionné par son ex-beau-père, mais également général pour lequel il avait servi durant toutes ses années. Mais cette fois, pas comme soldat, sa blessure l’ayant rendu inapte au combat, mais comme chargé des opérations, sur place. Il était ravi de se sentir un peu utile, même s’il aurait préféré que son ex-fiancée ne soit pas capturée pour cela. Il tentait tout ce qu’il pouvait depuis son arrivée sur place pour essayer de localiser le village ou tu était retenue, envoyant des hommes en mission de reconnaissance pour essayer de trouver ta localisation avant de mettre en place une mission de sauvetage.
Les semaines passaient et cela faisait désormais un mois que la jeune Dawz était retenue prisonnière, augmentant la détresse de son père, présent aussi sur place, mais aussi de Mark, qui n’osais pas imaginer une seule seconde qu’on puisse te faire le moindre de mal et qui avais peur, comme jamais auparavant. Et la vidéo qu’ils reçurent un mois après ta capture, ne fit qu’augmenter l’angoisse de l’ancien soldat. Dans cette dernière, les ravisseurs demandaient à ce que trente de leurs soldats leurs soient rendus en l’échange de la jeune infirmière. Mais il le savait, il y avait bien d’autres solutions pour te sortir de là, plutôt que de libérer une trentaine de terroristes, c’était bien trop dangereux. Ils allaient jouer sur l’élément de surprise, Mark connaissais le coin comme sa poche et durant le mois passé, ils avaient déjà écumé une bonne partie de la zone, ils étaient proche de te retrouver, il ne restait que peu d’endroit possible où tu pouvais être retenue et le jeune Conrad, comptait bien tout faire pour te libérer en toute sécurité, sans pour autant céder à ce chantage qui allait mettre en danger des centaines de milliers de vies.
(..) Deux mois. Deux mois s’étaient écoulés alors qu’Emma vivait dans ce village perdu au milieu des montagnes, entourée de terroristes et des villageois piégés tout comme elle.
La jeune infirmière soignait comme elle le pouvait mais malheureusement, à cause du manque de matériel et de gestes qu’elle ne connaissait pas n’étant pas médecin, d’autres jeunes femmes avaient souffert par sa faute. Et ça, elle ne se le pardonnait pas.
La nuit, lorsqu’elle fermait les yeux, il lui arrivait de murmurer ces mots en pensant à toi :
« Ne me laisse pas ici Mark je t’en prie… »
Elle se doutait que tu serais à sa recherche, tout comme ton ancien beau père et peut être même qu’il t’aurait demandé ton aide.
Parfois, lorsqu’elle n’arrivait pas à dormir, Emma se demandait à quoi votre vie ressemblerait si vous étiez ensemble. Peut être que vous auriez été heureux, avec des enfants, une belle maison et un chien ? Elle l’espérait toujours. Ses sentiments pour toi étaient intacts, elle souhaitait vraiment que vous vous laissiez une nouvelle chance. Tu ne serais jamais un poids pour elle, elle t’aimait. Que ce soit avant ou maintenant et dans le futur.
(…) Lors d’une nuit agitée, Emma entendit des cris et des hommes qui courraient, chargeaient des véhicules. Les terroristes qui la retenaient allaient prendre la fuite.
Un homme fit irruption dans la pièce où elle était enfermée pour l’informer que même si ses camarades américains se rapprochaient dangereusement du village, ils n’allaient pas l’emmener. Elle osa demander ce qu’ils comptaient faire avec elle et la réponse fut sans appel : ils comptaient la laisser ici, plus morte que vivante.
C’est a ce moment là que les coups commençaient à pleuvoir. Comme à chaque fois. Sauf que cette nuit là, ce fut plus violent.
Une fois les terroristes partis précipitamment du village, Emma gisait, inconsciente et à peine vivante sur le sol de la pièce, à moitié déshabillée. Elle avait le crâne et le visage en sang, les chaînes autour de ses poignets étaient serrées et l’on pouvait voir la trace sur sa peau ainsi que les hématomes. Son dos était rempli de brûlures et de lacérations plus ou moins cicatrisées.
Allais tu la retrouver ? Finirait-elle par décéder ici dans cet état ?
Cela faisait à présent deux mois que Mark était revenu sur le terrain malgré sa blessure, avec pour seul et unique but, de retrouver son ex-fiancée qui avait été kidnappée, à la demande de son père et général, qui avait grande confiance en lui pour superviser les opérations, lui qui connaissait que trop bien le terrain, même s’il n’étais pas capable de plus au vu de l’état de sa jambe. Pourtant, le jeune Conrad se sentait capable de tout et allait tout donné pour que la jeune feme qu’il avait tant aimé et qu’il aimait toujours soit libérée saine et sauve, qu’importe les risques que lui ou ses hommes allaient devoir prendre, et il savait, que le général serais d’accord avec lui, voulant libérer sa fille envers et contre tout. Les recherches avançaient d’ailleurs bien plus rapidement qu’au début de l’opération, la zone de recherche s’étant largement rétrécie au cours de ces deux derniers mois, ils étaient proches, et ils le savaient.
Aujourd’hui encore, ses hommes étaient partis en reconnaissance, en espérant trouver le village où était retenue la jolie blonde, Mark avait espoir que ce village serais très prochainement localisé, ce qui leur permettrait de pouvoir, enfin, lancer l’opération finale pour te libérer de cette prison où tu était enfermée depuis toutes ses semaines. C’était le seul et unique but du jeune Conrad, il ne supportait pas l’idée que tu puisses être enfermée et maltraitée par tes kidnappeurs. Mais au bout de quelques heures passées au centre de commandement à attendre le retour et les nouvelles de ses hommes, pour savoir s’ils avaient bien réussi à trouver le village des terroristes, comme l’ancien soldat l’espérait. Mais plus le temps passait, plus il était inquiet de ne pas les revoir rentrer au camp, pourtant, après plusieurs minutes supplémentaires, il vit ses hommes approcher du camp. Munie de sa béquille, il s’approcha autant qu’il le pût de ses hommes, n’ayant qu’une hâte, savoir si la mission de reconnaissance était un succès ou si, une nouvelle fois, il revenait bredouilles, mais prêts à repartir.
ㅡ Alors ? Avez-vous réussi à localiser le village ?
Demanda alors Mark à ses hommes une fois arrivés à leur niveau, non sans mal à cause de sa jambe.
ㅡ Oui mon commandant, nous avons localiser le village, nous sommes prêts à lancer l’assaut pour libérer la fille du général.
Répondit alors l’un des hommes du jeune Conrad tandis qu’il faisait demi-tour pour retourner au camp et préparer l’assaut que tout le monde attendait depuis près de deux mois maintenant.
(...)
Une fois l’opération mise en place avec ses hommes, tout le monde se dirigea vers le village, et bien que Mark ai toujours du mal à se déplacer, sa rééducation n’étant pas achevée, il avait décidé de suivre ses troupes, même s’il allait rester hors des combats, sont état ne le permettant plus depuis sa blessure à la jambe, mais il avait tenu à venir, il voulait retrouver Emma, être là pour elle quand ils allaient la retrouver, car ils en étaient tous certains, la libération aurait lieu ce jour, maintenant qu’ils avaient trouvés le village des kidnappeurs. Il leur avait fallu plusieurs minutes pour atteindre le village, et très vite, les coups de feu avaient commencé, puis ce fût le silence.
ㅡ La fille du général est là mon Commandant !
Hurla alors l’un des hommes de Mark qu’il se dépêcha de rejoindre, aussi vite qu’il le pût vu sa jambe, et arriva dans le bâtiment où la blonde était retenue, mais inconsciente.
ㅡ Emma !
Hurla alors à son tour le jeune Conrad en se précipitant vers la jeune femme, tout en demandant à ses hommes de faire venir l’équipe de secours pour sortir la jeune infirmière d’ici et lui apporter les soins dont elle avais grandement besoin.
Emma avait perdu tout espoir et elle avait attendu la mort pendant deux mois. Face à la mort, elle n'avait pas eu de choix. Elle était morte, après tout ce qu'elle avait enduré, ils avaient mis fin à son calvaire et c'est ce qu'elle pensait à l'instant même où elle avait reçu ces derniers coups.
Plongée dans le monde de l'inconscience, elle ne sentait plus la douleur, du moins pour le moment. C'était salvateur. Le seul regret ? Ne pas t'avoir revu une dernière fois pour t'embrasser. Elle t'aimait et c'est cet amour qui l'avait fait tenir pendant tout ce temps. Emma avait la sensation de flotter dans un monde silencieux, confortable et lumineux jusqu'à ce qu'elle entende un son au loin. Un son qu'elle connaissait par coeur : ta voix. Elle voulait y répondre. Néanmoins, son corps ne réagissait plus, aucun son ne sortait et aucun mouvement ne se réalisait. Intérieurement, c'était comme si la jeune femme était dans un monde parallèle.
Et malgré le fait que tu te sois jeté près d'elle, elle gisait sur le sol tel un vulgaire cadavre d'animal laissé derrière un combat. Une dernière force rassemblée et elle parvint à ouvrir un peu les yeux, apercevant des silhouettes et des ombres autour d'elle puis, elle les referma.
L'équipe de secours avait fait au plus vite pour apparaitre derrière toi et le médecin s'adressa à toi :
Commandant, reculez. Elle a besoin de soins.
Ce dernier procéda aux testes habituels mais en prenant le pouls de l'infirmière militaire, il prit conscience qu'il fallait agir. Maintenant.
Il faut la ramener à la base, au plus vite. Elle respire à peine. Je ne sais pas encore combien de temps son coeur va tenir, elle a perdu trop de sang.
Cet homme hurla à un des hommes d'aller chercher un des brancards d'urgence resté dans l'hélicoptère de secours ainsi qu'un kit d'intubation. (...) Une fois les hommes revenus, Emma fut sanglée et prête à embarquer dans l'hélicoptère pour rentrer à la base immédiatement. Ce qui ne tarda pas étant donné que l'appareil décollait pour atteindre son objectif.
Arrivée au sein de votre base militaire au beau milieu du désert, le service médical s'agitait autour de ton ex-fiancée. Médecins et infirmiers faisaient au plus vite, ils lui faisaient tous les examens possibles. Des radios et échographies révélaient qu'elle n'avait rien de cassé ni de fêlé mais son crâne était en mauvais état. Elle avait certainement un traumatisme important mais alors qu'ils continuaient les examens en enlevant le peu de vêtements qu'elle portait pour vérifier chaque blessure, tout le corps de la jeune femme blonde se mit à trembler violemment. Des convulsions. Chacun tentait de la maintenir le plus possible sur le lit. On passa l'ordre de la séparer et, une fois stabilisée et rhabillée d'une chemise médicale, elle resta en surveillance et intubée.
C'est à ce moment là, presque 45 minutes plus tard que le médecin venait te faire un résumé de la situation. Il toqua avant d'entrer dans la salle de commandement de la base :
Commandant ? On a fait le bilan de l'état de l'infirmière Dawz. Elle a de multiples blessures sur tout le corps, des lacérations, des brûlures ainsi que de très nombreux hématomes plus ou moins récents. Elle a été battue à mort, c'est certain. Elle a certainement un traumatisme crânien important. J'ai pris la décision de la sédater après qu'elle ait convulsé, son corps souffre et on fait tout ce qu'on peut pour la soulager au niveau de la douleur. Pour le moment on l'a intubée afin que son coeur ne se fatigue pas. Je n'ai relevé aucune fracture ni fêlure pour le moment mais on a pas assez de matériel nécessaire ici, il faudrait la transférer et la ramener au pays. Je ne pourrais pas lui fournir tous les soins nécessaires. Si elle convulse de nouveau, la sédation ne sera peut-être plus suffisante. Il faudra envisager un coma artificiel pour le voyage, elle sera stable et elle pourra endurer le vol pour rentrer. En revanche, il est trop tôt pour savoir si elle a été victime de viols, elle a trop d'hématomes. Je suis désolé commandant.. Elle est dans une des chambres si vous voulez la voir.
Allongée dans un des lits et reliée à un tas de machines surveillant ses constantes, Emma ressemblait à une personne endormie. Les infirmiers avaient pris soin de laver tout le sang qu'elle avait sur elle en la soignant et maintenant que sa peau avait retrouvé son aspect normal, tout un tas de bandages, de pansement entouraient son corps. Par endroits, sa peau avait une teinte violacée et c'était vraiment douloureux.
La seule alternative ? L'attente. Il faudrait à Emma une très longue attente pour se remettre de cette épreuve.
Le temps avait bel et bien passé, les jours, puis les semaines et enfin les mois, mais à aucun moment le jeune Conrad n’a perdu espoir, il se refusait à le perdre, car sans cet espoir, il serait comme mort aujourd’hui, même si rien ne pourrais vraiment le ramener à sa vie d’avant, maintenant qu’il était mutilé et invalide de surcroît. Mais Emma était et reste, l’une des personnes les plus importante dans sa vie, après tout, ils ont été fiancés pendant des années même si Mark avais décidé de rompre quand il s’est engagé dans l’armée, ne voulant pas que la jeune femme l’attende en vain alors qu’il lui était totalement possible de se reconstruire avec une autre et de fonder sa famille. Mais l’ancien militaire qu’il était à présent, avait dû revenir à la vie civile après une grave blessure à la jambe qui l'avait rendu inapte à servir son pays, la seule chose qu’il savait vraiment faire dans sa vie. Mais aujourd’hui, les choses étaient différentes pour le jeune homme, puisque celle qu’il n'avait jamais cessé d’aimer était en danger, cela lui avais pris deux mois pour que ses hommes arrivent à la localiser et le secourir, bien que les terroristes l’ait laissé dans un état qui mettait le jeune homme dans une rage noire, il sût se contenir pour permettre à l’équipe médicale de venir à ton secours.
ㅡ S’il lui faut du sang, je peux en donner docteur, je suis donneur universel.
Répondit alors le jeune homme tandis que le médecin annonçait que son ancienne fiancée avait perdu beaucoup trop de sang et que cela mettait sa vie en danger. (...) La jeune femme fût rapidement transportée par hélicoptère vers la base afin qu’elle puisse subir les premiers examens qui permettrais de savoir dans quel état elle se trouvais actuellement et ce qu’elle avais pût subir pendant cette période de captivité. Une attente qui rendait fou le jeune Conrad, d’autant plus quand le médecin vint lui annoncer tout ce qu’il avait découvert en procédant à un examen complet sur la jeune infirmière, mais il devait se maîtriser, pour elle, elle devait subir des soins et il serait là pour elle, quoi qu’il puisse arriver, parce qu’il l'aimait et n’avais jamais cesser de l’aimer. Avec l’accord du médecin, le jeune homme avait pu se rendre dans la chambre de son ex-fiancée qui était branchée et intubée de partout, une image qui lui fit profondément mal, mais qu’il tâcha de ne pas montrer, car même si tu n'étais pas consciente, il savait que tu pouvais entendre ce qu’il se passait dans la pièce et il ne voulait en aucun cas risquer d’empirer ton état. Cependant, au vu de ton état, il n’était pas capable de parler, la douleur le rendant muet, il se contenta juste de prendre ta main dans la sienne et d’y coller son visage pour t’apporter un peu de chaleur et que tu sache, qu’il était là, près de toi.
En effet, la jeune femme pouvait sentir la présence de celui qui venait de prendre sa main. Sa chaleur, son parfum, tout lui rappelait que c'était son ancien fiancé qui était auprès d'elle et malgré son inconscience, cela fit du bien à Emma après tous ces mois de maltraitance, de froid et de violence.
D'ailleurs, tandis que Mark était dans la chambre de la jolie blonde, le médecin militaire entra en demandant :
- "Commandant ? Navré de vous déranger mais vous avez dit que vous étiez donneur universel ? Dawz va certainement en avoir besoin dans les heures qui arrivent, cette nuit notamment afin qu'elle puisse être stabilisée. Vous êtes toujours prêt à faire don de votre sang ?"
(..) Emma n'avait pas totalement conscience de toutes les personnes qui s'activaient autour d'elle pour lui procurer les meilleurs soins mais elle avait senti le jeune Conrad et rien ne lui importait plus. Si elle le sentait, lui, l'être qu'elle aimait le plus sur cette Terre, c'est qu'il l'avait retrouvé et ramené en lieux sûrs.
Durant la nuit, alors que le jeune homme étais sûrement près d'elle et que le médecin commençait à parler de son transfert par avion pour rentrer au pays, Emma se sentait partir. C'était comme si la présence de Mark glissait de plus en plus loin. A vrai dire, ce qu'avait craint le médecin se produisit : le coeur de la jeune femme était en train de lâcher.
Le moniteur cardiaque présent dans la pièce et relié au corps de la jeune infirmière s'emballa brusquement et puis, sans prendre le temps de ralentir, un long "bip" retentit. Fatigué et malmené durant deux longs mois, suite à ses blessures, le coeur d'Emma venait de s'arrêter. Une infirmière leva la tête en entendant le signal et cria dans le couloir d'appeler le médecin. Il fallait la réanimer au plus vite avant que ça ne soit terminé. Ce dernier arrivé au plus vite venait de débouler près d'Emma en disant aux personnels soignants présents :
- "Merde. Injectez l'adrénaline et on choque à 100 pour commencer !"
Alors que tous pensaient que ce cauchemar serait terminé, c'était loin d'être terminé. La survie d'Emma se jouait sur quelques secondes, quelques minutes et surtout sur le fait qu'il fallait la ramener aux Etats-Unis sans tarder.
Les minutes devaient paraitre interminables pour ceux qui se trouvaient autour du corps de la belle blonde, après trois choquages, le coeur était enfin reparti et à un bon rythme. Le médecin prit la décision de lui faire une transfusion de sang, il fallait ramener des forces dans ce corps meurtri.
(..)
Le transfert en avion était prévu dans plusieurs heures et la stabilité médicale d'Emma lui permettait d'être transportée. Le médecin avait prit la décision de ne pas la réveiller avant le vol. Ce serait trop compliqué et douloureux à supporter. Le coma artificiel dans lequel elle fût plongée était salvateur, tout avait été pensé pour qu'elle se fatigue le moins possible. Une fois arrivée à l'hôpital militaire de New-York, il était prévu qu'Emma soit réveillée mais ce, en plusieurs phases, pour ne pas la brusquer. Finalement, après tout ce qu'elle avait vécu et tout ce qu'elle avait fait vivre à Mark, la tension, l'angoisse et l'inquiétude, elle rentrait enfin à la maison.
Cela faisait tellement bizarre à Mark de voir son ancienne fiancée, là, allongée sur un lit d'hôpital après avoir été kidnappée et séquestrée pendant plusieurs semaines, jusqu'à ce que l'équipe du jeune homme la retrouve abandonnée par les terroristes comme un vulgaire cadavre, une vue qui avait brisé le cœur de l'ancien militaire qu'il était à présent, même s'il avait repris son poste de manière aménagée pour sa jambe, dans le seul et unique but de te retrouver. Mais à présent, tu avais besoin de tous les soins nécessaires à ton rétablissement, d'autant que tu allais devoir être transférée dans un autre établissement où tu pourrais recevoir de meilleurs soins que dans cet hôpital militaire qui n'avait pas tout le nécessaire.
Il fût interrompu dans ses pensées par un employé de l'hôpital, un médecin qui s'était souvenu des propos du jeune homme qui avais déclaré le fait qu'il était donneur universel, en cas de besoin, il était prêt à tout si cela pouvait aider la jeune femme qui avais été autrefois sa fiancée et dont il était encore fortement amoureux même s'il n'osait pas l'avouer au vu de son état de santé actuel. Il avais peur d'être une charge et il ne voulais en aucun cas imposer ça à son ex fiancée, qu'elle soit infirmière ou qu'elle ne le soit pas, il voulais régler ses soucis avec sa jambe avant tout, même s'il avais tremblé d'avoir presque failli perdre cette femme qu'il aimais tant.
ㅡ Effectivement docteur, je suis bien donneur universel et je ferais tout ce qui est en mon pouvoir qui pourrait aider Emma à se rétablir après tout ce qu'elle a vécue ces dernières semaines.
Déclara alors le jeune Conrad, tandis que le médecin s'en alla donc préparer ce dont il avait besoin pour le don de sang qui pourrait permettre à la blonde de récupérer tout celui qu'elle avait perdu.
(...)
Les heures passaient et le transfert de la jeune infirmière toujours inconsciente vers un autre hôpital se rapprochait. Puis d'un coup, tout bascula, le moniteur cardiaque de la jeune femme s'emballa, alertant l'infirmière présente aux côtés de l'ancienne fiancée de Mark. Les mains devant la bouche inquiet face à l'arrêt cardiaque que faisait son ex fiancée, son état empirant face à tout ce que son corps avait subi. Pour les médecins, il devenais urgent que la jeune femme soit transférée de tout urgence à New-York quand son état sera stabilisé.
(...)
L'état de la jeune infirmière à présent stabilisé il avait été décidé qu'elle serait transférée au plus vite vers un hôpital militaire de New-York ou elle pourrait recevoir de meilleurs soins qu'elle ne pourrait pas recevoir ici, par manque de moyens. Mark avait d'ailleurs fortement insisté pour faire le voyage avec la jeune blonde, une demande très peu protocolaire, mais qui lui fût tout de même accordée au vu des circonstances.
Le voyage jusqu'à New-York fût long, mais à présent ils étaient de retour chez eux et tu allais enfin pouvoir recevoir tous les soins dont tu pourrais avoir besoin et avec le meilleur matériel médical qui soit, quant à lui, il restait à tes côtés, ne sachant pas si tu pouvais sentir sa présence ou non, mais il tenait à être la, à tes côtés, quoi qu'il puisse arriver, malgré l'angoisse et la peur de te perdre.
Emma ressentait ta présence et elle aurait besoin de toi, encore plus maintenant puisque les médecins avaient pris la décision de réveiller la jeune femme. Ses constantes étaient bonnes et elle était en capacité de respirer seule désormais.
Son réveil programmé, le médecin expliqua que cela allait se faire par étape afin que son corps puisse s’y habituer sans le brusquer. Et maintenant que les sédatifs avaient cessé de lui être administrés, Emma entrait en phase de réveil.
C’était long et pour le moment, après des heures sans sédation, aucune réaction n’était visible.
Les parents de la jeune femme, que ce soit sa mère et surtout son père, le général t’ayant demandé ton aide, avaient insisté pour que tu restes près d’elle. Une sorte de relais s’était mis en place entre toi et eux. D’ailleurs depuis que vous étiez séparés, ils te considéraient tous encore de la famille. Vous étiez restés longtemps ensemble et tu serais toujours le bienvenu au sein de cette famille.
(…)
Au bout de plusieurs heures, Emma émergeait enfin de ce coma dans lequel elle avait été plongée. Ses yeux s’ouvrirent avec difficulté mais une fois qu’ils furent ouvert, Emma devina qu’elle était dans un hôpital et plus en captivité à l’autre bout du monde.
Des larmes s’échappaient de ses yeux en regardant autour d’elle, des larmes de soulagement mêlées à de la douleur et de la souffrance. Ne pouvant toujours pas parler étant donné qu’elle était toujours sous respirateur, la blonde essaya de bouger les doigts. La première tentative fut un échec total.
Et puis, elle retentit sa chance. Cette fois-ci, ses doigts bougèrent au contact de ta main serrée dans la sienne. Elle posa alors son regard sur ton visage, un regard embué par ses larmes mais elle savait que tu viendrais la chercher là bas. Elle l’avait toujours su. Au plus profond d’elle-même. Et tu étais venu, elle venait de réaliser qu’elle serait en sécurité désormais, à tes côtés et ce, grâce à toi. Elle te devait la vie et elle t’aimait encore plus qu’hier, plus qu’aujourd’hui, plus qu’elle t’aimerait demain.
Les heures avaient parues interminables à l'ancien militaire qu'était Mark, même s'il avait repris du service temporairement et de façon aménagée pour sa jambe, n'étant qu'au commandement des opérations, mais pas sur le terrain, dans le seul et unique but de te retrouver. Mais il y avait maintenant plusieurs heures que vous étiez arrivés à New-York en urgence pour que tu puisses recevoir les meilleurs soins et que tu puisses t'en sortir. Tout le monde avait grand espoir, Mark le premier, même si comme tout homme, la peur lui tiraillait les entrailles. Oui il avais peur, surtout parce que tu était la seule femme qu'il ai jamais aimé dans sa vie, celle avec qui il aurais du se marier s'il n'avais pas tout quitter pour s'engager dans l'armée, une décision qu'il ne regrettait pas, même si elle l'avais séparé de la femme qu'il avais toujours aimé.
Les médecins avaient décidés de programmer ta phase de réveil, puisque tes constantes étaient à présent stables, mais cela se passera sur plusieurs étapes, le médecin avait bien prévenu le jeune Conrad que le réveil allait être compliqué mais surtout long, pour ne pas que ton corps soit brusqué, qu'il ai le temps de se remettre. Quoi qu'il en soit, Mark comptait bien rester à tes côtés quelque soit le temps qui passerait, il l'était depuis le début, ce n'est pas maintenant que ça allait changer.
Le temps passa et le jeune homme avait fini par s'assoupir de fatigue, il n'avait que très peu dormi depuis qu'il t'avais retrouvé et ne le faisait que quelques rares minutes par-ci par-là mais sans jamais te quitter, gardant ta main dans la sienne. Mais il fût réveillé plus tard en sentant tes doigts bouger dans sa main, il releva alors la tête, posant son regard sur toi. Le premier sourire depuis plusieurs mois se dessinait sur ses lèvres, rassuré que tu aies enfin ouvert les yeux, même si te voir là, raccordée à toutes sortes de fils en plus d'un respirateur artificiel.
ㅡ Je suis là Emma, ne t'en fais pas, tout vas bien, je vais aller prévenir tes parents que tu est réveillée.
Te prévient alors le jeune homme en posant un baiser sur ta joue avant de sortir quelques instants et de revenir en compagnie de tes parents, morts d'inquiétude.
Une petite journée de repos bien méritée
w/ @scentofhistory
Cela faisais maintenant plusieurs années que la jeune femme devais se débrouiller par ses propres moyens, n’ayant jamais connue son père, ce dernier s’étant soi-disant fait la malle pendant la grossesse, en tout cas, c’était ce que la mère de la jolie rousse avais toujours proclamée. Puis ça avait été à son tour de l’abandonner alors que Heiderose n’était âgée que de seize ans, lui laissant la charge de la maison où elle avait grandie, mais aussi de ses dettes, qui avais poussé la jeune femme à s’émancipée et à devenir adulte, bien avant son heure. Aujourd’hui, elle avait pu commencer des études qui lui permettrait de réaliser son rêve de devenir fleuriste, mais en plus de ses études, elle devrait également travailler dans un petit café proche de l’université afin de subvenir à ses besoins, puisqu’elle était seule, n’ayant plus ni parents, ni famille pour l’aider, elle était seule, quoi qu’il puisse arriver.
Mais aujourd’hui, elle n'avait ni cours, ni travail, elle avait sa journée de libre pour profiter un peu d’elle-même comme elle avait si peu l'occasion de le faire depuis que sa mère alcoolique avait décidé de la laisser à son propre sort. Profitant du beau soleil qui pointe le bout de son nez, Heiderose avait décidé d’aller se poser un peu dans le parc qui faisait face à son appartement, ne voulant pas être enfermée chez elle à ne rien faire par une si belle journée.
Steve n’avait jamais rien connu d’autre que la précarité, elle faisait partie de son quotidien. Depuis aussi loin qu’il pouvait se souvenir il avait appris à être autonome par ses propres moyens. D’autant plus depuis qu’il avait terminé le lycée face aux prix exorbitants de l’université. La situation familiale n’avait rien ajouté de bon perdant très jeune sa mère. Son père lui il ne voyait que rarement depuis qu’il avait refait sa vie avec une autre femme et le jeune étudiant avait même décidé depuis peu de couper les ponts. Il préférait se débrouiller seul pour subvenir à ses besoins et ceux de sa jeune sœur.
La vie universitaire n’était pas tous les jours facile et face aux frais d’inscription hors budget le jeune homme n’avait eu d’autre choix que de se trouver un job étudiant. Le glacier avait été la meilleure solution, proche de l’université avec un salaire permettant de couvrir tous ses frais. Tout ça impliquait de gros sacrifice et des journées comme celle-ci où il n’avait pas cours il se retrouvait à travailler et vendre des glaces sans même pouvoir profiter du soleil qui venait de pointer le bout de son nez.
Heiderose avais toujours dut se débrouiller par ses propres moyens, depuis qu'elle avait seize ans, âge à laquelle sa mère avait décidé de quitter la maison en laissant sa fille livrée à elle-même tout en lui laissant toutes ses dettes. Heiderose avait dût se faire émancipée si jeune pour pouvoir vendre la maison de son enfance qui lui permettrait d'éponger les dettes laissée par sa mère et avais pris un petit boulot en plus de ses études, ce qui lui permettait de louer un petit studio et de subvenir à ses besoins, ce qui n'était pas toujours facile.
Aujourd'hui étudiante, elle voyait enfin le bout du tunnel, elle arrivait presque au terme de ses études de fleuriste, ensuite elle pourrait enfin travailler pleinement, et un jour peut-être, ouvrir sa propre boutique, même si ce ne serait pas demain la veille qu'elle deviendrait sa propre patronne. En attendant, profitant d'une journée de repos, elle avais fais un tour dans le parc qui se trouvait près de chez elle et avait à présent décidée de se rendre dans un glacier pas très loin, histoire de prendre une glace, une gourmandise qui lui permettrait de se changer les idées et de se les rafraîchir par la même occasion.
La jolie rousse entra donc dans la boutique, regardant les différents parfums qui étaient proposés afin de pouvoir faire son choix et donc, de passer sa commande. Elle opta tout simplement pour un cône à deux boules, une vanille et une à la noisette et commença à faire la queue jusqu'au comptoir, après quelques instants d'attente, elle se retrouva face à toi pour commander sa glace.
ㅡ Bonjour, je voudrais un cône vanille et noisette s'il vous plaît.
Demanda alors la rousse avec un léger sourire, comme elle en avait l'habitude, malgré les galères de la vie qui la suivait depuis plusieurs années.
Une relation qui commence
w/ @scentofhistory
Il y avait bien longtemps à présent que la jolie blonde avait commencé à éprouver des sentiments pour le plus jeune des six enfants Weasley, la famille qui avait recueilli la jeune Smith au décès de ses parents. Pourtant ses sentiments, la jeune sorcière n'avait jamais osé les avouer à haute voix, seule sa meilleure amie, Fleur, était dans la confidence et l'encourageais à sauter le pas pour trouver le bonheur. Heureusement pour la jeune Smith, elle n'avait pas eu besoin de faire le premier pas, puisque tu l'avais fait à sa place, ce qui lui avait permis d'avouer à son tour, les sentiments qu'elle avait à ton égard. Une première étape d'une longue série, du couple que vous formez à présent.
ㅡ Qui te dit qu'on vas devoir attendre de rentrer au terrier ? Je viendrais te rejoindre discrètement dans le dortoir le soir, je doute que McGonagall apprécie, il faudra que je fasse attention.
Te répondit alors la blonde avec une lueur de malice dans les yeux, après tout, il y avait des occasions qui méritaient d'enfreindre quelques règles quand c'est nécessaire.
Après autant de temps passé à cacher ses sentiments Ron n’avait eu qu’une seule envie : t’avouer ces sentiments. Et c’était bien ce qu’il avait fait il y a maintenant plusieurs semaines de cela. Une décision qu’il ne regrettait pas pour le moins du monde et il se souvenait encore du soulagement qu’il avait pu ressentir lorsque tu lui avait avoué la réciprocité de tes sentiments. Ce n’était qu’une première étape mais elle restait tout de même la plus importante. Tout ce qui lui importait maintenant c’était de passer du temps ensemble.
ㅡ Oh je vois… je ferais donc en sorte de laisser la porte de mon dortoir ouverte dans ce cas.
Avait ajouté le jeune sorcier affichant un fin sourire sur ses lèvres en réponse à la lueur de malice qu’il pouvait observer dans tes yeux. S’il y avait bien une raison pour laquelle il pouvait enfreindre les règles c’était celle-là.
Lisa se sentait libérée d’un poids maintenant que les choses étaient enfin clairs avec Ron et que leur relation avait passé une étape supérieure, puisqu’ils formaient à présent un couple, une relation que la jolie blonde n’aurais jamais cru possible, puisque longtemps, elle avait craint que ses sentiments ne soient pas réciproques. Mais maintenant que tout était bien clair, elle comptait bien passer un maximum de temps avec toi, quitte à enfreindre quelques règles et devoir être relativement prudente pour ne pas être prise sur le fait par le professeur McGonagall ou par le préfet des Gryffondor, mais c’était un risque qu’elle pouvait prendre, ne voulant pas attendre les vacances ou la fin de l’année de rentrer au Terrier pour être seule avec toi, d’ailleurs elle avait hâte de rentrer pour découvrir la réaction de ta mère, qui allait probablement être particulièrement heureuse que la jeune Smith fasse doublement partie de la famille Weasley.
ㅡ Tant que tu laisse pas d’autres filles que moi entrer dans ton lit.
Répondit alors la blonde en tirant la langue de malice, car elle savait que certaines filles avaient des vues sur toi et seraient vite déçues de voir que tu n'étais plus libre.
Les choses à présent claires entre vous, Ron se sentait beaucoup plus léger maintenant que tous ses sentiments avaient été mis à plat. Parfois il se demandait même s’il vivait dans un rêve ou si tout ça était bien réel. Pour lui, cette étape n’était pas rien bien au contraire et il se sentait à présent sur un petit nuage au point de penser à enfreindre quelques règles simplement pour passer un peu plus de temps avec toi. Le jeune sorcier savait très bien que vous alliez devoir jouer le jeu de la discrétion à tout pris afin d’éviter que tout ça ne remonte jusqu’aux oreilles des professeurs ou pire encore le préfet des Gryffondor.
ㅡ Ca jamais, il t’es uniquement réservé.
Avait-il ajouté ne pouvant s’empêcher de rigoler légèrement à te voir tirer la langue d’une façon malicieuse. Loin de lui cette idée, il n’avait d’yeux que pour toi.
Si elle avait sût plus tôt, que les choses se passeraient aussi bien entre elle et le jeune Weasley qu’elle aimait depuis plusieurs années, elle se serait surement jetée à l’eau bien plus tôt, mais bon, les choses étaient ce qu’elles étaient et cela n’avais plus vraiment d’importance puisque désormais, vous formiez un couple et elle comptait bien en profiter, même si pour cela, elle devait enfreindre quelques règles, cela n’avais pas d’importance, elle n’avais pas l’intention d’attendre de rentrer au Terrier pour passer autant de temps avec toi qu’elle le souhaitait, car Lisa le savais, Molly serais sans aucun doute ravie d’apprendre que la jeune Smith ferait doublement partie de la famille, puisque Molly et Arthur l'avait recueillie au décès de ses parents.
ㅡ J’espère bien, parce que je compte bien y passer mes nuits, que ce soit ici à Poudlard ou au Terrier.
Répondit de nouveau la blonde avec un léger rire en passant ses bras autour de ta nuque dans une étreinte tendre, elle n'avait en aucun cas envie de te lâcher, même si elle allait bien devoir le faire à un moment ou à un autre pour retourner en cours.
A présent qu’il était sur que vos sentiments étaient complètement réciproques le jeune sorcier se demandait presque pourquoi cela vous avait pris autant de temps pour les avouer. Si il avait simplement osé dire un mot sur ce qu’il ressentait vous auriez formé un couple depuis bien longtemps à présent. Ron chassait rapidement cette pensée de se esprit se disant qu’il n’avait pas la moindre raison de se plaindre. Les choses avaient bien tournées et il se trouvait à présent en couple avec toi ce qui lui apportait de la joie. La seule chose qu’il regrettait était ces stupides lois du règlement intérieur qui vous interdisait de pouvoir être pleine un couple normal. Des règles allaient être enfreintes tôt ou tard.
ㅡ J’aime beaucoup cette idée.
Répondit le jeune Weasley dans un rire léger qui se calmait assez vite pour laisser place à un sourire. Pendant que tes bras venaient passer autour de sa nuque ses bras à lui étaient venus t’enlacer. Les cours allaient bientôt recommencer mais il voulait profiter au maximum du temps que vous aviez ensemble.
Les choses semblaient tellement faciles à présent que vos sentiments étaient enfin déclarés et surtout, réciproques. Elle qui avait tant craint qu'ils ne le soient pas, après tout, Lisa n'avait pas manqué de remarquer certains regards d'autres sorcières à ton égard après tout, tu as quand même un certain charme qui plaît à certaines filles. Mais désormais, elle pouvait l'affirmer haut et fort tu était à elle, même si au sein de l'école, elle ne pourrait pas s'afficher autant qu'elle le voudrait à tes côtés sans être reprise par McGonagall qui n'appréciait pas ce genre d'effusion. Mais Lisa n'était pas du genre à se laisser abattre et comptait bien profiter autant que possible de son petit-ami sans avoir McGonagall dans les parages, même si elle devait enfreindre quelques règles pour profiter de toi.
ㅡ J'espère bien que tu aimes cette idée, parce que je ne compte pas te lâcher de sitôt.
Te répondit alors la blonde, ses bras toujours autour de ta nuque, les cours allaient reprendre d'ici quelques minutes et elle voulait profiter de ses dernières minutes d'intimité avec toi avant de vous rendre ensemble à votre cour de potion.
Et quand la douleur fais son grand retour
w/ @x1037
Cela faisait maintenant plusieurs mois que Mark était rentré à New-York, sans même le vouloir, mais à cause de sa blessure à la jambe qui le rendait inapte à continuer de servir son pays, comme il l'avait toujours fait depuis qu’il en était parti. Mais les choses avaient changées, il avait dû rentrer à New-York pour recevoir les soins, que même les médecins militaires ne pouvaient lui prodiguer, fautes de moyens. C’est donc à contre-cœur qu’il avait dû quitter l’armée et reprendre une vie civile qu’il n'avait jamais souhaité reprendre, à son plus grand désarroi. Mais à son retour en ville, Mark avait commencé sa rééducation et avais consulté un nouveau médecin, comme il lui avait été conseillé, car même s’il ne serait plus jamais le militaire qu’il avait été, il ne voulais pas rester handicapé à vie, il voulais tout de même retrouver un maximum de ses capacités motrices, même s’il ne la retrouvais pas à cent pourcent, mais au moins assez pour avoir une vie civile un temps soit peu normale et ne pas avoir à être dépendant des gens qui vont l’entourer.
Mais lors de ses visites pour sa rééducation, il ne s'attendait pas le moins du monde à y retrouver son ancienne fiancée, elle aussi engagée en tant que militaire comme infirmière, chargée de soigner les soldats blessés au combats et faisait la même chose à New-York quand elle n'était pas déployée sur une ligne de front. Revoir cette fiancée qu’il avait quitté pour l’armée, lui avais fais un pincement au coeur, car même s’il l'avait quitté pour ne pas qu’elle attende un soldat qui ne reviendrais probablement jamais, il ne voulais pas infliger un tel fardeau à la femme qu’il aimais, car il le savais, il ne quitterais pas le front de ci-tôt, et il avais fallu qu’l soit gravement blessé et jugé inapte pour le faire rentrer au pays, retrouvant ainsi une vie civile qu’il n’avais jamais souhaité reprendre. Malheureusement, ce choix ne lui appartenait guère à présent, obligé de faire avec, mais sans pour autant laisser tomber sans se battre pour améliorer un maximum sa situation, même s’il était condamné à vivre loin des lignes de front.
Pendant des mois, il n’a fait que se rapprocher toujours un peu plus de toi, ses sentiments étant toujours présents et l’ayant tenu en vie, même dans les moments les plus difficiles quand il devait faire face à ses ennemis, pour rester en vie, encore et toujours. Mais sa condition actuelle l'empêchait d’envisager quoi que ce soit pour un avenir, qui pour lui, n'avait toujours pas de sens, en tout cas, pas tant qu’il n'aurait pas retrouver un maximum de ses capacités motrices, il ne voulais pas être un fardeau, il voulait retrouver son autonomie, ou tout du moins, autant qu’il le pouvait, afin de reconstruire une nouvelle vie ici, à New-York, à défaut de pouvoir retourner protéger et servir son pays comme il l'avait toujours fait par le passé. Tant que tu étais en ville, tu l’aidais du mieux que tu le pouvais en plus de son médecin, pour aider le jeune Conrad à retrouver cette mobilité perdue, mais également, pour l’aider à retrouver un sens de la vie qu’il avait perdu quand le nouvelle de son inaptitude était tombée, ne sachant toujours pas ce que l’ancien militaire allait désormais bien pouvoir faire de sa vie. Puis tu fus rapidement déployé de nouveau, mais sans pour autant laisser le jeune homme sans nouvelles, puisque tu lui envoyais des lettres dès que tu en avais l’occasion, lettres auxquelles il ne pouvait répondre, il le savait.
Mais un jour, il reçut un appel de son ancien beau-père, général militaire pour lequel il avait la plus grande estime, et inversement, mais le général Dawz ne lui parla de rien au téléphone, une mesure que tout militaires connaissaient, au cas où les ennemis les auraient mit sur écoute, Mark s’était donc rendu tant bien que mal sur la base avec ses béquilles, sa mobilité n’étant pas totalement revenue, il lui restait encore beaucoup d’efforts avant de pouvoir espérer marcher un tant soit peu normalement, mais dès qu’il fût sur la base, il apprit la terrible nouvelle de la part de son ancien beau-père, sa fille, l’ex fiancée du jeune homme, venait d’être capturée par les terroristes les plus dangereux du monde après que son convoi ai été attaqué. La nouvelle laissant le jeune Conrad sous le choc, se demandant ce qu’il allait bien pouvoir faire puisqu’il n’était plus apte à servir son pays, et donc, aller au secours de son ex-fiancée, qui restait tout pour le jeune homme, bien qu’il ne lui ai jamais avoué, préférant attendre de retrouver sa mobilité pour ne pas être une charge supplémentaire pour la jolie blonde. Il regarda alors le général, affirmant qu’il ferait tout ce qu’il peut à son niveau, sachant qu’il ne pourrait jamais retourner combattre ses forces à cause de cette blessure à la jambe droite qui l'handicapait.
L'enfer s'ouvrit sous ses pieds plus vite qu'elle ne le pensait.
with @danceofthedruid
A vrai dire, le général Dawz, le père d’Emma, t’avait appelé parce qu’il avait besoin de ton aide pour sortir sa fille de cette situation. Tu connaissais ce terrain, tu y avait été déployé durant plusieurs mois. Et surtout, ton ancien beau-père était incapable de réfléchir à une manoeuvre permettant la libération de ta fiancée. Il savait pertinemment qu’Emma et toi vous vous fréquentiez de nouveau et il était content que ça se soit arrangé entre vous. Il t’avait toujours beaucoup estimé et comprenait à moitié ta décision de mettre un terme à votre relation. Il connaissait sa fille et étant fille de militaire, elle était capable d’encaisser et de vivre en tant que femme de soldat. Mais vous en aviez décidé ainsi et il ne s’en était pas mêlé, c’était vos choix.
Quant à la situation dans laquelle se trouvait Emma sur le terrain, il se tournait vers toi en te regardant :
« Je t’ai fait venir ici et si tu as besoin de quoique ce soit pour tes déplacements, la base te mettra tout à disposition. J’aimerais que tu sois consultant sur la situation. Tu sais comment ça fonctionne en opération et tu connais l’entrainement qu’Emma a suivi. Seulement c’est une femme et ils ne lui feront pas de cadeau. La seule chose qui peut la sauver, parce qu’elle refusera de parler et de leur dire quoique ce soit sur nos positions, c’est son statut d’infirmière. Tu la connais par coeur Mark, comment pourrait-elle réagir ? Ils ont besoin d’elle pour soigner leurs blessés et leurs otages, notamment les femmes et les enfants. J’ignore ce qu’ils veulent en échange de sa liberté, on a eu aucune demande de rançon ou de libération de leurs prisonniers. Ni combien de temps elle va rester là-bas.. Je ne sais même pas comment je vais l’annoncer à sa mère et à sa soeur. »
Le général était un militaire aguerri et endurci, mais lorsque cela touchait sa fille, il n’était qu’un père inquiet et incapable de réfléchir correctement. Pourtant il le fallait et il avait besoin de ton aide. Il espérait que tu acceptes d’y participer.
(…) De l’autre coté du globe, au beau milieu de cet enfer, Emma venait d’être descendue de la camionnette et jetée dans une pièce assez violemment qu’elle eut le souffle coupé. Elle reprit rapidement son souffle lorsqu’on lui enleva le sac juché sur sa tête. Elle balaya la pièce du regard et il n’y avait rien, que ce soit sur les murs ou des meubles. Il y avait des anneaux accrochés au plafond et en bas des murs. La blonde comprit rapidement que c’était pour attacher les otages, les enchainer comme des bêtes. C’était la pratique habituelle de ses bourreaux. Et son calvaire ne fit que commencer.
Elle fut interrogée pendant plus d’une heure et la blonde ne desserra pas une seule parole. Il était hors de question qu’elle révèle des positions américaines et qu’elle mette ses camarades en danger. Elle avait été entrainée pour cela et pourtant, elle n’était qu’infirmière. Elle n’avait rien demandé de plus que de soigner ses camarades au mieux pour éviter qu’ils meurent avant d’être opérés.
Au bout de cette heure d’interrogatoire, deux hommes venaient de la soulever pour l’attacher debout, les chaines entourant ses poignets solidement ancrées aux deux anneaux au plafond. Elle se doutait de ce qui allait lui arriver. Elle l’acceptait et elle tenterait d’encaisser. Comme les autres avant. De nouveau, des questions furent posées, et de nouveau elle ne révéla rien. Alors ses bourreaux passaient à l’étape suivante ; la violence. Ce soir là, elle reçut de nombreux coups sur le corps, l’abdomen, la poitrine, le visage, les jambes. Une seule idée lui traversa l’esprit, pliant sous la douleur : elle voulait mourir en cet instant. Laissée seule pour la nuit, attachée dans la même position, Emma ferma les yeux. Ton visage fut le seul qu’elle garda en tête avant de se laisser emporter dans un état second, un état d’inconscience qui durera peut-être longtemps. Jusqu’au lendemain.
Cela faisait longtemps que le jeune homme n'était pas venu sur la base militaire depuis bien longtemps, après tout, il avait été déployé pendant des années et puis, il y a quelques mois, il avait dû retourner à la vie civile sans l’avoir souhaité, à cause d’une grave blessure à la jambe droite avec lequel il bataillait encore pour regagner un semblant de mobilité, puisque, aujourd’hui encore, il ne pouvait se déplacer sans avoir ses béquilles avec lui. Mais là il avait été invité à rejoindre la base militaire, par nul autre que son ancien beau-père, il ne savait pas encore pourquoi, mais il n'allait pas tarder à le découvrir. Et quand la nouvelle tomba, Mark dû déployer toutes les forces du monde pour ne pas faiblir, apprendre qu’Emma avait été enlevé par des terroristes dangereux, l’inquiétais, car certes, vous n’étiez plus un couple depuis longtemps, même si les sentiments étaient toujours là, mais il ne pouvait pas supporter que quelqu’un puisse te vouloir le moindre mal.
ㅡ Je ferais tout ce que je peux pour vous aider à sortir Emma des mains de ses terroristes, bien que je ne soit pas le soldat le plus valide qui soit, je donnerais tout pour qu’Emma sorte de cet enfer, même si ce n’est qu’en disant aux autres soldats quoi faire et quand le faire. Comme vous le savez bien, l’armée c’est toute ma vie, je ne connais que ça, mais là qu’on s’en soit pris à Emma, je ne le supporte pas et je ferai tout à mon niveau pour pouvoir vous aidez et sortir votre fille de là.
Répondit alors le jeune Conrad qui faisait face au général, père de son ex-fiancée qui se trouvait à présent aux mains de terroristes, il se demandait d’ailleurs ce qu’ils voulaient à la jeune infirmière, mais quoi qu’il veulent, il ne laissera personne faire du mal à la jolie blonde qui avait, autrefois, partagé sa vie et dont il espérait encore la partager, une fois sa mobilité regagnée, si elle le souhaitais également. Mark et les soldats qui seraient sous son commandement dans le but de libérer la jeune Dawz des terroristes qui la retenaient actuellement prisonnières, même s’ils n'avaient encore aucune information concernant leur localisation actuelle, mais ils auraient plus de chance de la découvrir en étant sur place.
Ce n’était pas facile pour le jeune homme qui ne pouvait se déplacer sans ses béquilles, au vu de l’état de sa jambe, mais pour le moment, le plus important pour lui, c’était de te retrouver, mais surtout, te libérer de cet enfer. Bien sûr, ton père avait déjà tout prévu pour que le jeune Conrad n’ai pas le moindre soucis pendant la mission au vu de l’état de sa jambe et le fait qu’il ne puisse plus être actif comme il l'avait toujours été, mais tant qu’il pouvait aidé à te sauver, même s’il n’était pas là en tant que soldat, mais plus pour gérer le commandement de la mission, ne pouvant malheureusement pas en faire d’avantage vu son manque de mobilité. Il avait fallu une semaine sur place pour recevoir une vidéo, le général et lui avaient tenté de localiser le village, en vain, et ils ne pouvaient pas compter sur le gouvernement, qui refusait de les aider à obtenir les informations dont ils avaient besoin. Ils avaient prévu une sorte de mission commando pour essayer de localiser le village ou tu était détenue, et pouvoir te sortir de là.
Un calvaire qui s’éternise.
Plus d’une semaine. Plus d’une semaine qu’Emma vivait un véritable enfer. A chaque fois qu’elle pensait que cela irait, c’était pire et ça recommençait. Ses ravisseurs tentaient de la briser chaque jour pour qu’elle craque. Elle avait failli se laisser faire et puis, ton visage apparaissant dans son esprit, elle résistait malgré les coups, les lacérations et les brûlures.
Puis, soudainement, ça s’était arrêté. La torture physique avait cessé et l’aspect mental prenait le dessus.
Elle avait été forcée à soigner des blessés terroristes avec une arme appuyée contre son crâne. Si elle échouait à leur sauver la vie, les terroristes s’en prenaient à une autre femme, elle pouvait entendre les cris de jeunes femmes et d’adolescentes âgées de 16 à 18 ans en train de se faire violenter.
Ces cris hantaient les nuits d’Emma, enchaînée dans la même pièce et chaque jour, elle recommençait en tentant tout ce qu’elle pouvait pour ne pas écouter sa colère lui crier de les laisser crever seuls, comme des animaux en plein désert.
La partie la plus facile fut celle où elle soigna des enfants et des mères. Elle avait enfin la sensation d’être utile, elle s’était même surprise à sourire à ces derniers qui semblaient tout autant pris au piège qu’elle. C’était le seul moment de sa journée où l’infirmière se sentait bien.
Un soir, alors qu’elle pensait que ses bourreaux la laisseraient tranquille, ils étaient réapparus, un mois après la première vidéo, pour en filmer une autre. Seulement cette fois, au moment de prononcer les revendications des terroristes, Emma avait été frappée violemment au visage lorsqu’elle avait hésité à parler. Elle avait retenu des larmes, enfin, si elle en avait encore.
Cette vidéo vous avait été envoyée et pour sa libération, ils voulaient que trente de leurs prisonniers soient rendus. Les terroristes savaient très bien qu’une infirmière militaire était précieuse à une base américaine. Ils n’étaient pas nombreux et donc, leur vie valait plus chère.
Une fois jetée dans ce qui lui servait de cellule, la blonde se recroquevilla sur elle, entourant ses genoux de ses bras en attendant que le temps passe. Vite, de préférence. Elle avait perdu la notion du temps dans cet endroit. Depuis combien de jours elle était ici ? Elle ne savait plus. Elle était déstabilisée, une fois bien nourrie, une fois très peu, bien traitée puis en position de souffre douleur.
Si ce n’était pas l’enfer sur terre, Emma ne savait pas ce que c’était.
Plus le temps passait et plus le stress et l’angoisse montait chez le jeune Conrad, qui faisait tout son possible pour sortir son ex-fiancée de ce kidnapping dont elle avait été la victime, ses terroristes dont elle était l’actuelle prisonnière. Bien qu’il avait été contraint de quitter le front à cause de sa blessure, il avait été spécialement missionné par son ex-beau-père, mais également général pour lequel il avait servi durant toutes ses années. Mais cette fois, pas comme soldat, sa blessure l’ayant rendu inapte au combat, mais comme chargé des opérations, sur place. Il était ravi de se sentir un peu utile, même s’il aurait préféré que son ex-fiancée ne soit pas capturée pour cela. Il tentait tout ce qu’il pouvait depuis son arrivée sur place pour essayer de localiser le village ou tu était retenue, envoyant des hommes en mission de reconnaissance pour essayer de trouver ta localisation avant de mettre en place une mission de sauvetage.
Les semaines passaient et cela faisait désormais un mois que la jeune Dawz était retenue prisonnière, augmentant la détresse de son père, présent aussi sur place, mais aussi de Mark, qui n’osais pas imaginer une seule seconde qu’on puisse te faire le moindre de mal et qui avais peur, comme jamais auparavant. Et la vidéo qu’ils reçurent un mois après ta capture, ne fit qu’augmenter l’angoisse de l’ancien soldat. Dans cette dernière, les ravisseurs demandaient à ce que trente de leurs soldats leurs soient rendus en l’échange de la jeune infirmière. Mais il le savait, il y avait bien d’autres solutions pour te sortir de là, plutôt que de libérer une trentaine de terroristes, c’était bien trop dangereux. Ils allaient jouer sur l’élément de surprise, Mark connaissais le coin comme sa poche et durant le mois passé, ils avaient déjà écumé une bonne partie de la zone, ils étaient proche de te retrouver, il ne restait que peu d’endroit possible où tu pouvais être retenue et le jeune Conrad, comptait bien tout faire pour te libérer en toute sécurité, sans pour autant céder à ce chantage qui allait mettre en danger des centaines de milliers de vies.
(..) Deux mois. Deux mois s’étaient écoulés alors qu’Emma vivait dans ce village perdu au milieu des montagnes, entourée de terroristes et des villageois piégés tout comme elle.
La jeune infirmière soignait comme elle le pouvait mais malheureusement, à cause du manque de matériel et de gestes qu’elle ne connaissait pas n’étant pas médecin, d’autres jeunes femmes avaient souffert par sa faute. Et ça, elle ne se le pardonnait pas.
La nuit, lorsqu’elle fermait les yeux, il lui arrivait de murmurer ces mots en pensant à toi :
« Ne me laisse pas ici Mark je t’en prie… »
Elle se doutait que tu serais à sa recherche, tout comme ton ancien beau père et peut être même qu’il t’aurait demandé ton aide.
Parfois, lorsqu’elle n’arrivait pas à dormir, Emma se demandait à quoi votre vie ressemblerait si vous étiez ensemble. Peut être que vous auriez été heureux, avec des enfants, une belle maison et un chien ? Elle l’espérait toujours. Ses sentiments pour toi étaient intacts, elle souhaitait vraiment que vous vous laissiez une nouvelle chance. Tu ne serais jamais un poids pour elle, elle t’aimait. Que ce soit avant ou maintenant et dans le futur.
(…) Lors d’une nuit agitée, Emma entendit des cris et des hommes qui courraient, chargeaient des véhicules. Les terroristes qui la retenaient allaient prendre la fuite.
Un homme fit irruption dans la pièce où elle était enfermée pour l’informer que même si ses camarades américains se rapprochaient dangereusement du village, ils n’allaient pas l’emmener. Elle osa demander ce qu’ils comptaient faire avec elle et la réponse fut sans appel : ils comptaient la laisser ici, plus morte que vivante.
C’est a ce moment là que les coups commençaient à pleuvoir. Comme à chaque fois. Sauf que cette nuit là, ce fut plus violent.
Une fois les terroristes partis précipitamment du village, Emma gisait, inconsciente et à peine vivante sur le sol de la pièce, à moitié déshabillée. Elle avait le crâne et le visage en sang, les chaînes autour de ses poignets étaient serrées et l’on pouvait voir la trace sur sa peau ainsi que les hématomes. Son dos était rempli de brûlures et de lacérations plus ou moins cicatrisées.
Allais tu la retrouver ? Finirait-elle par décéder ici dans cet état ?
Cela faisait à présent deux mois que Mark était revenu sur le terrain malgré sa blessure, avec pour seul et unique but, de retrouver son ex-fiancée qui avait été kidnappée, à la demande de son père et général, qui avait grande confiance en lui pour superviser les opérations, lui qui connaissait que trop bien le terrain, même s’il n’étais pas capable de plus au vu de l’état de sa jambe. Pourtant, le jeune Conrad se sentait capable de tout et allait tout donné pour que la jeune feme qu’il avait tant aimé et qu’il aimait toujours soit libérée saine et sauve, qu’importe les risques que lui ou ses hommes allaient devoir prendre, et il savait, que le général serais d’accord avec lui, voulant libérer sa fille envers et contre tout. Les recherches avançaient d’ailleurs bien plus rapidement qu’au début de l’opération, la zone de recherche s’étant largement rétrécie au cours de ces deux derniers mois, ils étaient proches, et ils le savaient.
Aujourd’hui encore, ses hommes étaient partis en reconnaissance, en espérant trouver le village où était retenue la jolie blonde, Mark avait espoir que ce village serais très prochainement localisé, ce qui leur permettrait de pouvoir, enfin, lancer l’opération finale pour te libérer de cette prison où tu était enfermée depuis toutes ses semaines. C’était le seul et unique but du jeune Conrad, il ne supportait pas l’idée que tu puisses être enfermée et maltraitée par tes kidnappeurs. Mais au bout de quelques heures passées au centre de commandement à attendre le retour et les nouvelles de ses hommes, pour savoir s’ils avaient bien réussi à trouver le village des terroristes, comme l’ancien soldat l’espérait. Mais plus le temps passait, plus il était inquiet de ne pas les revoir rentrer au camp, pourtant, après plusieurs minutes supplémentaires, il vit ses hommes approcher du camp. Munie de sa béquille, il s’approcha autant qu’il le pût de ses hommes, n’ayant qu’une hâte, savoir si la mission de reconnaissance était un succès ou si, une nouvelle fois, il revenait bredouilles, mais prêts à repartir.
ㅡ Alors ? Avez-vous réussi à localiser le village ?
Demanda alors Mark à ses hommes une fois arrivés à leur niveau, non sans mal à cause de sa jambe.
ㅡ Oui mon commandant, nous avons localiser le village, nous sommes prêts à lancer l’assaut pour libérer la fille du général.
Répondit alors l’un des hommes du jeune Conrad tandis qu’il faisait demi-tour pour retourner au camp et préparer l’assaut que tout le monde attendait depuis près de deux mois maintenant.
(...)
Une fois l’opération mise en place avec ses hommes, tout le monde se dirigea vers le village, et bien que Mark ai toujours du mal à se déplacer, sa rééducation n’étant pas achevée, il avait décidé de suivre ses troupes, même s’il allait rester hors des combats, sont état ne le permettant plus depuis sa blessure à la jambe, mais il avait tenu à venir, il voulait retrouver Emma, être là pour elle quand ils allaient la retrouver, car ils en étaient tous certains, la libération aurait lieu ce jour, maintenant qu’ils avaient trouvés le village des kidnappeurs. Il leur avait fallu plusieurs minutes pour atteindre le village, et très vite, les coups de feu avaient commencé, puis ce fût le silence.
ㅡ La fille du général est là mon Commandant !
Hurla alors l’un des hommes de Mark qu’il se dépêcha de rejoindre, aussi vite qu’il le pût vu sa jambe, et arriva dans le bâtiment où la blonde était retenue, mais inconsciente.
ㅡ Emma !
Hurla alors à son tour le jeune Conrad en se précipitant vers la jeune femme, tout en demandant à ses hommes de faire venir l’équipe de secours pour sortir la jeune infirmière d’ici et lui apporter les soins dont elle avais grandement besoin.
Emma avait perdu tout espoir et elle avait attendu la mort pendant deux mois. Face à la mort, elle n'avait pas eu de choix. Elle était morte, après tout ce qu'elle avait enduré, ils avaient mis fin à son calvaire et c'est ce qu'elle pensait à l'instant même où elle avait reçu ces derniers coups.
Plongée dans le monde de l'inconscience, elle ne sentait plus la douleur, du moins pour le moment. C'était salvateur. Le seul regret ? Ne pas t'avoir revu une dernière fois pour t'embrasser. Elle t'aimait et c'est cet amour qui l'avait fait tenir pendant tout ce temps. Emma avait la sensation de flotter dans un monde silencieux, confortable et lumineux jusqu'à ce qu'elle entende un son au loin. Un son qu'elle connaissait par coeur : ta voix. Elle voulait y répondre. Néanmoins, son corps ne réagissait plus, aucun son ne sortait et aucun mouvement ne se réalisait. Intérieurement, c'était comme si la jeune femme était dans un monde parallèle.
Et malgré le fait que tu te sois jeté près d'elle, elle gisait sur le sol tel un vulgaire cadavre d'animal laissé derrière un combat. Une dernière force rassemblée et elle parvint à ouvrir un peu les yeux, apercevant des silhouettes et des ombres autour d'elle puis, elle les referma.
L'équipe de secours avait fait au plus vite pour apparaitre derrière toi et le médecin s'adressa à toi :
Commandant, reculez. Elle a besoin de soins.
Ce dernier procéda aux testes habituels mais en prenant le pouls de l'infirmière militaire, il prit conscience qu'il fallait agir. Maintenant.
Il faut la ramener à la base, au plus vite. Elle respire à peine. Je ne sais pas encore combien de temps son coeur va tenir, elle a perdu trop de sang.
Cet homme hurla à un des hommes d'aller chercher un des brancards d'urgence resté dans l'hélicoptère de secours ainsi qu'un kit d'intubation. (...) Une fois les hommes revenus, Emma fut sanglée et prête à embarquer dans l'hélicoptère pour rentrer à la base immédiatement. Ce qui ne tarda pas étant donné que l'appareil décollait pour atteindre son objectif.
Arrivée au sein de votre base militaire au beau milieu du désert, le service médical s'agitait autour de ton ex-fiancée. Médecins et infirmiers faisaient au plus vite, ils lui faisaient tous les examens possibles. Des radios et échographies révélaient qu'elle n'avait rien de cassé ni de fêlé mais son crâne était en mauvais état. Elle avait certainement un traumatisme important mais alors qu'ils continuaient les examens en enlevant le peu de vêtements qu'elle portait pour vérifier chaque blessure, tout le corps de la jeune femme blonde se mit à trembler violemment. Des convulsions. Chacun tentait de la maintenir le plus possible sur le lit. On passa l'ordre de la séparer et, une fois stabilisée et rhabillée d'une chemise médicale, elle resta en surveillance et intubée.
C'est à ce moment là, presque 45 minutes plus tard que le médecin venait te faire un résumé de la situation. Il toqua avant d'entrer dans la salle de commandement de la base :
Commandant ? On a fait le bilan de l'état de l'infirmière Dawz. Elle a de multiples blessures sur tout le corps, des lacérations, des brûlures ainsi que de très nombreux hématomes plus ou moins récents. Elle a été battue à mort, c'est certain. Elle a certainement un traumatisme crânien important. J'ai pris la décision de la sédater après qu'elle ait convulsé, son corps souffre et on fait tout ce qu'on peut pour la soulager au niveau de la douleur. Pour le moment on l'a intubée afin que son coeur ne se fatigue pas. Je n'ai relevé aucune fracture ni fêlure pour le moment mais on a pas assez de matériel nécessaire ici, il faudrait la transférer et la ramener au pays. Je ne pourrais pas lui fournir tous les soins nécessaires. Si elle convulse de nouveau, la sédation ne sera peut-être plus suffisante. Il faudra envisager un coma artificiel pour le voyage, elle sera stable et elle pourra endurer le vol pour rentrer. En revanche, il est trop tôt pour savoir si elle a été victime de viols, elle a trop d'hématomes. Je suis désolé commandant.. Elle est dans une des chambres si vous voulez la voir.
Allongée dans un des lits et reliée à un tas de machines surveillant ses constantes, Emma ressemblait à une personne endormie. Les infirmiers avaient pris soin de laver tout le sang qu'elle avait sur elle en la soignant et maintenant que sa peau avait retrouvé son aspect normal, tout un tas de bandages, de pansement entouraient son corps. Par endroits, sa peau avait une teinte violacée et c'était vraiment douloureux.
La seule alternative ? L'attente. Il faudrait à Emma une très longue attente pour se remettre de cette épreuve.
Le temps avait bel et bien passé, les jours, puis les semaines et enfin les mois, mais à aucun moment le jeune Conrad n’a perdu espoir, il se refusait à le perdre, car sans cet espoir, il serait comme mort aujourd’hui, même si rien ne pourrais vraiment le ramener à sa vie d’avant, maintenant qu’il était mutilé et invalide de surcroît. Mais Emma était et reste, l’une des personnes les plus importante dans sa vie, après tout, ils ont été fiancés pendant des années même si Mark avais décidé de rompre quand il s’est engagé dans l’armée, ne voulant pas que la jeune femme l’attende en vain alors qu’il lui était totalement possible de se reconstruire avec une autre et de fonder sa famille. Mais l’ancien militaire qu’il était à présent, avait dû revenir à la vie civile après une grave blessure à la jambe qui l'avait rendu inapte à servir son pays, la seule chose qu’il savait vraiment faire dans sa vie. Mais aujourd’hui, les choses étaient différentes pour le jeune homme, puisque celle qu’il n'avait jamais cessé d’aimer était en danger, cela lui avais pris deux mois pour que ses hommes arrivent à la localiser et le secourir, bien que les terroristes l’ait laissé dans un état qui mettait le jeune homme dans une rage noire, il sût se contenir pour permettre à l’équipe médicale de venir à ton secours.
ㅡ S’il lui faut du sang, je peux en donner docteur, je suis donneur universel.
Répondit alors le jeune homme tandis que le médecin annonçait que son ancienne fiancée avait perdu beaucoup trop de sang et que cela mettait sa vie en danger. (...) La jeune femme fût rapidement transportée par hélicoptère vers la base afin qu’elle puisse subir les premiers examens qui permettrais de savoir dans quel état elle se trouvais actuellement et ce qu’elle avais pût subir pendant cette période de captivité. Une attente qui rendait fou le jeune Conrad, d’autant plus quand le médecin vint lui annoncer tout ce qu’il avait découvert en procédant à un examen complet sur la jeune infirmière, mais il devait se maîtriser, pour elle, elle devait subir des soins et il serait là pour elle, quoi qu’il puisse arriver, parce qu’il l'aimait et n’avais jamais cesser de l’aimer. Avec l’accord du médecin, le jeune homme avait pu se rendre dans la chambre de son ex-fiancée qui était branchée et intubée de partout, une image qui lui fit profondément mal, mais qu’il tâcha de ne pas montrer, car même si tu n'étais pas consciente, il savait que tu pouvais entendre ce qu’il se passait dans la pièce et il ne voulait en aucun cas risquer d’empirer ton état. Cependant, au vu de ton état, il n’était pas capable de parler, la douleur le rendant muet, il se contenta juste de prendre ta main dans la sienne et d’y coller son visage pour t’apporter un peu de chaleur et que tu sache, qu’il était là, près de toi.
En effet, la jeune femme pouvait sentir la présence de celui qui venait de prendre sa main. Sa chaleur, son parfum, tout lui rappelait que c'était son ancien fiancé qui était auprès d'elle et malgré son inconscience, cela fit du bien à Emma après tous ces mois de maltraitance, de froid et de violence.
D'ailleurs, tandis que Mark était dans la chambre de la jolie blonde, le médecin militaire entra en demandant :
- "Commandant ? Navré de vous déranger mais vous avez dit que vous étiez donneur universel ? Dawz va certainement en avoir besoin dans les heures qui arrivent, cette nuit notamment afin qu'elle puisse être stabilisée. Vous êtes toujours prêt à faire don de votre sang ?"
(..) Emma n'avait pas totalement conscience de toutes les personnes qui s'activaient autour d'elle pour lui procurer les meilleurs soins mais elle avait senti le jeune Conrad et rien ne lui importait plus. Si elle le sentait, lui, l'être qu'elle aimait le plus sur cette Terre, c'est qu'il l'avait retrouvé et ramené en lieux sûrs.
Durant la nuit, alors que le jeune homme étais sûrement près d'elle et que le médecin commençait à parler de son transfert par avion pour rentrer au pays, Emma se sentait partir. C'était comme si la présence de Mark glissait de plus en plus loin. A vrai dire, ce qu'avait craint le médecin se produisit : le coeur de la jeune femme était en train de lâcher.
Le moniteur cardiaque présent dans la pièce et relié au corps de la jeune infirmière s'emballa brusquement et puis, sans prendre le temps de ralentir, un long "bip" retentit. Fatigué et malmené durant deux longs mois, suite à ses blessures, le coeur d'Emma venait de s'arrêter. Une infirmière leva la tête en entendant le signal et cria dans le couloir d'appeler le médecin. Il fallait la réanimer au plus vite avant que ça ne soit terminé. Ce dernier arrivé au plus vite venait de débouler près d'Emma en disant aux personnels soignants présents :
- "Merde. Injectez l'adrénaline et on choque à 100 pour commencer !"
Alors que tous pensaient que ce cauchemar serait terminé, c'était loin d'être terminé. La survie d'Emma se jouait sur quelques secondes, quelques minutes et surtout sur le fait qu'il fallait la ramener aux Etats-Unis sans tarder.
Les minutes devaient paraitre interminables pour ceux qui se trouvaient autour du corps de la belle blonde, après trois choquages, le coeur était enfin reparti et à un bon rythme. Le médecin prit la décision de lui faire une transfusion de sang, il fallait ramener des forces dans ce corps meurtri.
(..)
Le transfert en avion était prévu dans plusieurs heures et la stabilité médicale d'Emma lui permettait d'être transportée. Le médecin avait prit la décision de ne pas la réveiller avant le vol. Ce serait trop compliqué et douloureux à supporter. Le coma artificiel dans lequel elle fût plongée était salvateur, tout avait été pensé pour qu'elle se fatigue le moins possible. Une fois arrivée à l'hôpital militaire de New-York, il était prévu qu'Emma soit réveillée mais ce, en plusieurs phases, pour ne pas la brusquer. Finalement, après tout ce qu'elle avait vécu et tout ce qu'elle avait fait vivre à Mark, la tension, l'angoisse et l'inquiétude, elle rentrait enfin à la maison.
Cela faisait tellement bizarre à Mark de voir son ancienne fiancée, là, allongée sur un lit d'hôpital après avoir été kidnappée et séquestrée pendant plusieurs semaines, jusqu'à ce que l'équipe du jeune homme la retrouve abandonnée par les terroristes comme un vulgaire cadavre, une vue qui avait brisé le cœur de l'ancien militaire qu'il était à présent, même s'il avait repris son poste de manière aménagée pour sa jambe, dans le seul et unique but de te retrouver. Mais à présent, tu avais besoin de tous les soins nécessaires à ton rétablissement, d'autant que tu allais devoir être transférée dans un autre établissement où tu pourrais recevoir de meilleurs soins que dans cet hôpital militaire qui n'avait pas tout le nécessaire.
Il fût interrompu dans ses pensées par un employé de l'hôpital, un médecin qui s'était souvenu des propos du jeune homme qui avais déclaré le fait qu'il était donneur universel, en cas de besoin, il était prêt à tout si cela pouvait aider la jeune femme qui avais été autrefois sa fiancée et dont il était encore fortement amoureux même s'il n'osait pas l'avouer au vu de son état de santé actuel. Il avais peur d'être une charge et il ne voulais en aucun cas imposer ça à son ex fiancée, qu'elle soit infirmière ou qu'elle ne le soit pas, il voulais régler ses soucis avec sa jambe avant tout, même s'il avais tremblé d'avoir presque failli perdre cette femme qu'il aimais tant.
ㅡ Effectivement docteur, je suis bien donneur universel et je ferais tout ce qui est en mon pouvoir qui pourrait aider Emma à se rétablir après tout ce qu'elle a vécue ces dernières semaines.
Déclara alors le jeune Conrad, tandis que le médecin s'en alla donc préparer ce dont il avait besoin pour le don de sang qui pourrait permettre à la blonde de récupérer tout celui qu'elle avait perdu.
(...)
Les heures passaient et le transfert de la jeune infirmière toujours inconsciente vers un autre hôpital se rapprochait. Puis d'un coup, tout bascula, le moniteur cardiaque de la jeune femme s'emballa, alertant l'infirmière présente aux côtés de l'ancienne fiancée de Mark. Les mains devant la bouche inquiet face à l'arrêt cardiaque que faisait son ex fiancée, son état empirant face à tout ce que son corps avait subi. Pour les médecins, il devenais urgent que la jeune femme soit transférée de tout urgence à New-York quand son état sera stabilisé.
(...)
L'état de la jeune infirmière à présent stabilisé il avait été décidé qu'elle serait transférée au plus vite vers un hôpital militaire de New-York ou elle pourrait recevoir de meilleurs soins qu'elle ne pourrait pas recevoir ici, par manque de moyens. Mark avait d'ailleurs fortement insisté pour faire le voyage avec la jeune blonde, une demande très peu protocolaire, mais qui lui fût tout de même accordée au vu des circonstances.
Le voyage jusqu'à New-York fût long, mais à présent ils étaient de retour chez eux et tu allais enfin pouvoir recevoir tous les soins dont tu pourrais avoir besoin et avec le meilleur matériel médical qui soit, quant à lui, il restait à tes côtés, ne sachant pas si tu pouvais sentir sa présence ou non, mais il tenait à être la, à tes côtés, quoi qu'il puisse arriver, malgré l'angoisse et la peur de te perdre.
Alexander & Maureen " des débuts compliqués".
Janvier 2018.
@danceofthedruid
-Je ne vois pas pourquoi Granny pense que j'ai besoin d'une assistante. La dernière a vendu aux tabloïds des photos!
-Parce qu'un jour, tu seras roi mon cousin, que tu as d'autres choses à faire que fumer et boire et tu as bien besoin d'une amie. Tu as oublié le dernier gala de charité parce que tu étais à Ibiza. Alex, tu as besoin d'aide sinon je vais te retrouver le mois prochain dans un lit d'hôpital.
Il regarda Katie et leva les yeux sans imaginer une seconde qu'elle allait avoir raison. Elle était sa cousine préférée et c'était uniquement pour ça qu'il avait accepté de te prendre. C'était elle qui c'était proposée pour chercher la parfaite candidate et la pétillante Katie était absolument convaincue par toi. Le prince s'alluma une cigarette.
-James, raccompagnez ma cousine et faites entrée Mademoiselle Harrison.
C'est ainsi que tu te retrouvas pour la première fois en compagnie du prince. Katie t'avait préparé avant, expliquant qu'il allait être plus que méfiant et difficile, du moins, au début.
-Asseyez-vous.
Il attendit que son ordre soit exécuté.
-J'ignore ce que Katie vous a dit, de ce qui va vous attendre. Mais, voici les règles. Avec moi, pas de téléphone portable privé. Si je ne vous demande pas votre avis, je ne l'attends pas. Si quelque chose fuite dans la presse et que vous ne respectez pas votre contrat de confidentialité, je vous briserai. Vous serez aussi en charge de mon agenda. Il ne regarde que moi. Si mon père vous questionne, je vous interdit de dire quoi que cela soit concernant mes activités. Pour vos amis en dehors du palais, vous expliquerez que vous êtes assistante dans un bureau, pas au palais. D'ailleurs, vous avez pris place dans votre appartement d'occupation? Il se trouve en dessous de l'étage que je possède. Je vis plus là-bas qu'au palais et ça doit rester secret. Si j'ordonne, vous obéissez. C'est compris?
A ce stade, absolument rien ne prédestinait une amitié, vraiment.
-Vous êtes américaine? Le protocole, c'est bon pour vous?
Il en avait pas grand chose à faire du protocole mais la Reine, si. Et, il était terriblement proche de cette dernière.
-Votre première tache sera de contacter le rédacteur de The Sun. Ils ont prit des photos de moi hier soir et il est hors de question que ça sorte demain.
Il te tendit un papier. C'était évident qu'il allait rester avec toi, et bien analyser ce que tu allais faire parce qu'à cette époque, c'était courant qu'on le prenne en photo durant ses beuveries.
- Voyons comment vous vous allez réussir.
Il n'y avait encore que très peu de temps que la jeune Harrison avait quitté les États-Unis pour s'installer en Angleterre pour y travailler, mais pas pour n'importe qui, puisqu'elle avait été engagée pour travailler pour la famille royale, ni plus ni moins. Un changement de vie radical pour lequel elle devait s'adapter, elle avait certes, encore beaucoup à apprendre mais elle était déterminée et bien décidée à tout faire pour satisfaire son nouveau patron qu'elle savait difficile, en tout cas, c'était ce que sa cousine, chargée de son recrutement lui avait dit. Mais Maureen, difficile où pas, n'avait pas l'intention de lâcher et encore moins de laisser tomber pour si peu, se disant qu'elle aurait pu tomber sur pire qu'un patron difficile, elle n'allait d'ailleurs pas tarder à en savoir plus, puisqu'elle avait un entretien avec son Altesse Alexander dont elle serait la nouvelle assistante.
Elle se trouvait d'ailleurs devant le bureau du prince, en attendant que ce dernier l'accueille pour la première rencontré officielle avant sa prise de poste en tant qu'assistante. Cette rencontré arriva cependant bien vite, la blonde souffla donc un bon coup avant d'entrer dans le bureau, comme elle y était invitée à le faire, se retrouvant rapidement face à toi, son Altesse Alexander, son nouveau patron. Quand tu lui ordonne de s'asseoir, elle obéit et s'installe sur l'un des fauteuils te faisant face.
ㅡ Je vous rassure votre Altesse, elle ne m'a rien dit de particulier et concernant vos règles, j'ai pour habitude d'éteindre mon téléphone quand je débute ma journée de travail et ne le rallume qu'à la fin de ma journée. Concernant mon travail à vos côtés, je ne suis pas là pour me mêler de votre vie mais pour vous assister au mieux, j'agirai toujours selon votre souhait. Et j'ai bien pris place dans mon appartement, je vous en remercie et bien sûr, je garderais le secret sur tout ce qui peut vous concerner, c'est mon travail, même si je n'ai jamais travailler pour un membre d'une famille royale ce que vous n'ignorez sans doute pas, mais quoi qu'il se passe, je suis à votre service votre Altesse et j'obéirais, quelque soit votre ordre.
Maureen n'avait nullement l'habitude de se retrouver dans ce genre de situation, mais elle se doutait bien que tu n'ignorait rien de son manque d'expérience. Néanmoins, elle n'était pas là pour juger ou pour dévoiler tout ce qu'elle découvrirait en travaillant à tes côtés, son but n'était pas de se mêler de ta vie privée, mais bel et bien t'assister et faire tout ce que tu lui demandais de faire.
ㅡ Je suis bel et bien Américaine votre Altesse et je vous assure qu'il n'y aura pas le moindre problème vis-à-vis du protocole.
Répondit alors la blonde qui avait encore beaucoup à apprendre mais qui avait la détermination de réussir, quelles que soient les difficultés.
ㅡ Très bien, je m'en occupe dès à présent votre Altesse.
Elle pris le papier que tu lui tendit et sortit rapidement le téléphone portable qu'on lui avait préalablement fournis avec tous les numéros important et influents, comme celui du rédacteur de “The Sun” qu'elle ne tarda pas à appeler concernant les photos de toi prises la veille afin d'en annuler la parution, ce qui ne serait pas bien difficile puisque le rédacteur n'a jamais eu le moindre accord de ta part de publier ses photos, ce qui pourrait engendrer des poursuites, que le journal ne pouvait pas se permettre. Une fois la parution annulée, la jeune femme remercia le rédacteur et raccrocha le téléphone avant de reposer son regard azuréein sur ta personne.
ㅡ Et voilà votre Altesse. Autre chose pour votre service ?
Te demanda alors la blonde en espérant avoir été suffisamment à la hauteur de vos attentes.
Le monde entier connaissait les frasques du prince. Certes, le peuple lui pardonnait toujours mais Alexander avait bien conscience de sa réputation qui n'était pas si fausse. Avec les années, les rumeurs au sujet du décès de sa mère n'avaient rien arrangées à son propre état parce que le doute sur l'implication de son propre père résonnait aussi dans son esprit. C'était sûrement pour ça que finalement, on lui passait absolument tout. Mais, c'était un homme intelligent. Il ne t'avait pas reprit, lorsque tu lui avais répondu. Il avait préféré voir comment tu t'en étais sortie avec le tabloïds. Le futur roi c'était alors levé.
-Vous n'aurez pas toujours cette facilité. Sachez que si le discours sur la loi et l'accord de publication est fondé, si le scoop est assez gros, aucun rédacteur en a quelque chose à faire. Sinon, le monde ne saurait absolument rien des filles que j'ai pu mettre dans mon lit, de mes douze cure de désintox ou que sais-je. Je me suis pris une cuite, rien de fou ou d'inhabituel. Quand l'info vaut de l'or, votre joli monologue ne sera pas suffisant.
Mais, ça marcha pour cette fois.
-Croyez-vous que j'ai eu le temps de lire votre petit cv? Vous êtes ici parce que la Reine veut que j'ai une assistante, et Katie a rejoint ma chère grand-mère pour vous mettre à votre poste.
Vraiment, il avait surtout le couteau sous la gorge pour accepté une assistante. Le brun se tourna vers la fenêtre.
-J'ai une liste d'événements à choisir. Vous allez les sélectionner sur un mois en faisant en sorte que je puisse me divertir après. En face de vous, il y a l'agenda des événements officiels et celui... Personnel. Appelez aussi Tiana et expliquez-lui que j'en ai marre de coucher avec elle mais que son mari sera ravi de l'avoir pour lui.
De suite dans le bain.
-Ensuite, vous irez demander aux cuisines de préparer ce que vous voulez. Surprenez-moi. Vous mangerez avec moi dans le parc du palais.
Quand Alexander avait parlé de confidentialité... Tout s'expliquait. Il se tourna et te détailla.
-En tant qu'assistante, il vous faudra, je crois, des tenues. Vous demanderez à la secrétaire de la Reine, Madame Hills. A la fin de la journée, je vous raccompagnerez. Autant prendre qu'une voiture.
Il croisa les bras et son regard se fit plus dur.
-Vous travaillez pour la famille royale la plus compliquée d'Europe. Nous ne sommes pas une famille d'ailleurs , mais une firme. Mon père, ma belle-mère n'hésiteront pas à vous faire tomber s'ils voient que vous êtes faibles parce que vous travaillez pour moi. Alors, un conseil... Ne dites pas que c'est votre première fois. Vous ne survivrez pas ici, sinon.
Il hésita mais ajouta tout de même.
-Si je vous demande votre avis, un jour, vous aurez le droit d'être honnête. J'ai pas besoin d'une autre personne pour me lécher le postérieur.
Katie t'avait d'ailleurs suggérer ça. Pour gagner le respect d'Alexander, il fallait ne pas être totalement à 100% sous ses ordres et prendre des initiatives quand il le fallait. Oser lui dire non, aussi. Clairement, c'était quelque chose qu'il risquait de critiquer tout en te remerciant.
Il n’y avais pas à dire, on avait clairement pas menti à la blonde quand on lui avais affirmé que le prince était particulièrement difficile, néanmoins, la jeune femme ne se laissa pas abattre, elle savait qu’elle aurait besoin de temps pour faire ses preuves et que tu vois autre chose en elle que la petite assistante américaine qui fais ses débuts en travaillant au sein de cette famille royale dont tu fais partie, une pression qui pèse sur les épaules de la blonde mais qu’elle est amène de gérer, puisqu’il s’agit là de son propre rôle; même si il lui reste encore énormément à apprendre, elle ferra toujours son possible pour être à la hauteur et ne pas te décevoir, même s’il est évident que sa présence ici est loin d’être de ton fait et qu’il aurais préféré que la jeune Harrison ne fasse pas parti du paysage.
Elle t’écouta attentivement, elle savait bien que ce ne serait pas toujours aussi facile, qu’elle devrait sans aucun doute se battre d’avantage contre des rédacteurs plus récalcitrant, voulant faire de l’argent au profit du prince et de ses scandales, même en allant au dépit des droits de ce dernier et de la loi en vigueur. Cependant ta dernière réplique confirma à la jeune américaine, qu’effectivement, sa présence n’était pas vraiment souhaitée, mais imposée par la Reine, néanmoins, Maureen compte bien faire ses preuves, peu importe le temps que cela pourra lui prendre et quelles que soient les difficultés.
ㅡ Très bien votre Altesse, je ferais en sorte de placer ses évènements en fonction de votre agenda … personnel pour que vous puissiez vous éclipser dès l’évènement terminé.
Maureen pris bien note de ce que tu lui demandais concernant les événements à mettre en place sur le mois en faisant en sorte que tu puisse aller te divertir après, de même pour l’appel à Tiana et la commande du repas auprès de la cuisine, cachant son étonnement au fait qu’elle mangerais avec toi dans le parc du palais, à aucun moment elle n'avait pensée partager un repas avec son patron, surtout quand on sait que ce dernier est Prince. Puis ton monologue vira rapidement sur la tenue de la jeune Harrison, qui ne pût s’empêcher de baisser la tête pour regarder sa tenue, une blouse avec une jupe de tailleur, une tenue professionnelle, mais probablement pas assez adaptée pour une monarchie Royale telle que celle pour laquelle elle travaille désormais.
ㅡ D’accord votre Altesse.
Acquiesça la jeune femme quant aux propos concernant ton père et ta belle-mère, visiblement, elle avais encore bien des choses à apprendre sur les membres de ta famille, mais cela ne freina en aucun cas sa détermination ou sa motivation.
ㅡ Très bien votre Altesse, je n’ai pas pour habitude d’être hypocrite, c’est même quelque chose que j’exècre à vrai dire, je ne suis là que pour faire mon travail et non pas pour faire de la lèche.
Est-ce que c'était compliqué pour lui? Absolument. Le prince avait l'habitude d'agir comme il le souhaite et au moment qu'il le voulait. Personne ne régissait quoi que cela soit, au grand désespoir de la Reine. Alors, confier ça à quelqu'un alors qu'il n'avait confiance qu'en très peu de monde ne lui semblait pas confortable. . . Du moins, pour l'instant.
-Très bien, vous pouvez disposer. J'attendrai le repas à 12h10. James vous conduira au bon endroit. Ce sera chaque jour pareil quand nous serons au palais. Pendant cette pause, je vous interdirai de parler de choses ennuyantes.
En résumé, c'était l'un des moments d'échappatoire du prince. Il ne fallait pas être un génie pour comprendre que sa situation ne lui plaisait pas. Enfin, c'était relatif. Il savait qu'un jour, il ferait un bon roi mais c'était l'avant qui l'ennuyait. En tout cas, ces repas présageaient une approche moins... Protocolaire du Prince.
C'était quelle heure déjà? Ah oui, sa corvée du mardi soit aller voir sa père. Il prit son téléphone et pianota en attendant que tu ressortes.
La matinée se passa. Il attendait alors dans sa petite cabane au fond du parc royale. Il était au téléphone quand tu entras. James avait dû te faire un briefing sur le fait qu'il préférait que ce soit toi qui amène le repas.
-Avant? J'étais sobre pendant 48h. C'est bon, t'es juste le mari de Kat donc forcément, t'es de son côté. Bien sûr que j'aimerais ça, mais encore faut-il être capable de tomber amoureux ce qui est pas mon cas et spoiler, je suis un futur roi. Je vais pas ramener une des filles qui se trouve simplement dans mon lit à Granny. Ouais, quand? Ma nouvelle assistante vient d'arriver. Elle va noter que le 1 mars, je suis attendu pour fêter un truc à Oxford. Yes, je prendrai la Ferrari. Merci, bye.
Il raccrocha et se ralluma une cigarette faisant comme si tu n'avais rien entendu de sa petite conversation.
-Pile à l'heure. D'ailleurs, pourquoi avoir décidé de quitter l'Amérique pour... Etre mon assistante?
Il y avait encore tant à apprendre pour la jeune Harrison qui faisait ses premières armes auprès de la famille royale britannique, mais elle comptait bien tout donner et surtout tout faire pour ne décevoir personne, elle avait eue tant de mal déjà à trouver ce job, c'était une opportunité rare que même sa famille l'avait poussée à accepter, même si cela voulait dire quitter les États-Unis pour un autre pays qui lui était totalement inconnu. Et même si cette première rencontre avait été particulièrement stressante pour la jolie blonde, elle était néanmoins rassurée d'avoir passé cette étape qu'elle avait appréhendée. Quand le prince l'autorisa à disposer, elle fit une légère révérence et quitta la pièce pour vaquer aux occupations que le prince lui avait confiée, comme notamment le fait de s'occuper du repas, qu'elle partagerait avec lui, un fait auquel la jeune américaine ne s'attendait pas, mais elle obéit aux ordres de son patron, en allant s'occuper de ses tâches. Puis vint l'heure de partir pour le repas, James devait la conduire à l'endroit prévu, puisqu'elle ne connaissait pas encore tous les recoins du Palais, qu'elle allait apprendre à connaître avec le temps.
La matinée était passée particulièrement vite pour la jeune Harrison qui avait bien des choses à faire et qui désormais devait apporter le repas au Prince mais également déjeuner en sa compagnie. Elle souffla un coup, récupéra le repas et rejoignit James qui devait la conduire au bon endroit. Une fois arrivée, elle entra dans le parc royal avec le repas et trouva le prince au téléphone, Maureen installa donc le repas pendant que tu terminais ta conversation téléphonique, quand ce fût fait, elle fût surprise que tu lui demande la raison de son départ de l'Amérique pour venir travailler ici.
ㅡ Pour être tout à fait honnête, cela n'a pas été une décision facile à prendre, après tout, ce n'est pas facile de tout quitter pour un pays inconnu ou l'ont ne connais personne.
Commença alors la blonde en posant son regard sur ta personne.
ㅡ Mais ma famille m'a beaucoup encouragée à accepter cette offre en appuyant sur le fait que cette offre ne se représenterait jamais et vu mes difficultés à trouver un emploi là-bas.
Alexander & Maureen " des débuts compliqués".
Janvier 2018.
@danceofthedruid
-Je ne vois pas pourquoi Granny pense que j'ai besoin d'une assistante. La dernière a vendu aux tabloïds des photos!
-Parce qu'un jour, tu seras roi mon cousin, que tu as d'autres choses à faire que fumer et boire et tu as bien besoin d'une amie. Tu as oublié le dernier gala de charité parce que tu étais à Ibiza. Alex, tu as besoin d'aide sinon je vais te retrouver le mois prochain dans un lit d'hôpital.
Il regarda Katie et leva les yeux sans imaginer une seconde qu'elle allait avoir raison. Elle était sa cousine préférée et c'était uniquement pour ça qu'il avait accepté de te prendre. C'était elle qui c'était proposée pour chercher la parfaite candidate et la pétillante Katie était absolument convaincue par toi. Le prince s'alluma une cigarette.
-James, raccompagnez ma cousine et faites entrée Mademoiselle Harrison.
C'est ainsi que tu te retrouvas pour la première fois en compagnie du prince. Katie t'avait préparé avant, expliquant qu'il allait être plus que méfiant et difficile, du moins, au début.
-Asseyez-vous.
Il attendit que son ordre soit exécuté.
-J'ignore ce que Katie vous a dit, de ce qui va vous attendre. Mais, voici les règles. Avec moi, pas de téléphone portable privé. Si je ne vous demande pas votre avis, je ne l'attends pas. Si quelque chose fuite dans la presse et que vous ne respectez pas votre contrat de confidentialité, je vous briserai. Vous serez aussi en charge de mon agenda. Il ne regarde que moi. Si mon père vous questionne, je vous interdit de dire quoi que cela soit concernant mes activités. Pour vos amis en dehors du palais, vous expliquerez que vous êtes assistante dans un bureau, pas au palais. D'ailleurs, vous avez pris place dans votre appartement d'occupation? Il se trouve en dessous de l'étage que je possède. Je vis plus là-bas qu'au palais et ça doit rester secret. Si j'ordonne, vous obéissez. C'est compris?
A ce stade, absolument rien ne prédestinait une amitié, vraiment.
-Vous êtes américaine? Le protocole, c'est bon pour vous?
Il en avait pas grand chose à faire du protocole mais la Reine, si. Et, il était terriblement proche de cette dernière.
-Votre première tache sera de contacter le rédacteur de The Sun. Ils ont prit des photos de moi hier soir et il est hors de question que ça sorte demain.
Il te tendit un papier. C'était évident qu'il allait rester avec toi, et bien analyser ce que tu allais faire parce qu'à cette époque, c'était courant qu'on le prenne en photo durant ses beuveries.
- Voyons comment vous vous allez réussir.
Il n'y avait encore que très peu de temps que la jeune Harrison avait quitté les États-Unis pour s'installer en Angleterre pour y travailler, mais pas pour n'importe qui, puisqu'elle avait été engagée pour travailler pour la famille royale, ni plus ni moins. Un changement de vie radical pour lequel elle devait s'adapter, elle avait certes, encore beaucoup à apprendre mais elle était déterminée et bien décidée à tout faire pour satisfaire son nouveau patron qu'elle savait difficile, en tout cas, c'était ce que sa cousine, chargée de son recrutement lui avait dit. Mais Maureen, difficile où pas, n'avait pas l'intention de lâcher et encore moins de laisser tomber pour si peu, se disant qu'elle aurait pu tomber sur pire qu'un patron difficile, elle n'allait d'ailleurs pas tarder à en savoir plus, puisqu'elle avait un entretien avec son Altesse Alexander dont elle serait la nouvelle assistante.
Elle se trouvait d'ailleurs devant le bureau du prince, en attendant que ce dernier l'accueille pour la première rencontré officielle avant sa prise de poste en tant qu'assistante. Cette rencontré arriva cependant bien vite, la blonde souffla donc un bon coup avant d'entrer dans le bureau, comme elle y était invitée à le faire, se retrouvant rapidement face à toi, son Altesse Alexander, son nouveau patron. Quand tu lui ordonne de s'asseoir, elle obéit et s'installe sur l'un des fauteuils te faisant face.
ㅡ Je vous rassure votre Altesse, elle ne m'a rien dit de particulier et concernant vos règles, j'ai pour habitude d'éteindre mon téléphone quand je débute ma journée de travail et ne le rallume qu'à la fin de ma journée. Concernant mon travail à vos côtés, je ne suis pas là pour me mêler de votre vie mais pour vous assister au mieux, j'agirai toujours selon votre souhait. Et j'ai bien pris place dans mon appartement, je vous en remercie et bien sûr, je garderais le secret sur tout ce qui peut vous concerner, c'est mon travail, même si je n'ai jamais travailler pour un membre d'une famille royale ce que vous n'ignorez sans doute pas, mais quoi qu'il se passe, je suis à votre service votre Altesse et j'obéirais, quelque soit votre ordre.
Maureen n'avait nullement l'habitude de se retrouver dans ce genre de situation, mais elle se doutait bien que tu n'ignorait rien de son manque d'expérience. Néanmoins, elle n'était pas là pour juger ou pour dévoiler tout ce qu'elle découvrirait en travaillant à tes côtés, son but n'était pas de se mêler de ta vie privée, mais bel et bien t'assister et faire tout ce que tu lui demandais de faire.
ㅡ Je suis bel et bien Américaine votre Altesse et je vous assure qu'il n'y aura pas le moindre problème vis-à-vis du protocole.
Répondit alors la blonde qui avait encore beaucoup à apprendre mais qui avait la détermination de réussir, quelles que soient les difficultés.
ㅡ Très bien, je m'en occupe dès à présent votre Altesse.
Elle pris le papier que tu lui tendit et sortit rapidement le téléphone portable qu'on lui avait préalablement fournis avec tous les numéros important et influents, comme celui du rédacteur de “The Sun” qu'elle ne tarda pas à appeler concernant les photos de toi prises la veille afin d'en annuler la parution, ce qui ne serait pas bien difficile puisque le rédacteur n'a jamais eu le moindre accord de ta part de publier ses photos, ce qui pourrait engendrer des poursuites, que le journal ne pouvait pas se permettre. Une fois la parution annulée, la jeune femme remercia le rédacteur et raccrocha le téléphone avant de reposer son regard azuréein sur ta personne.
ㅡ Et voilà votre Altesse. Autre chose pour votre service ?
Te demanda alors la blonde en espérant avoir été suffisamment à la hauteur de vos attentes.
Le monde entier connaissait les frasques du prince. Certes, le peuple lui pardonnait toujours mais Alexander avait bien conscience de sa réputation qui n'était pas si fausse. Avec les années, les rumeurs au sujet du décès de sa mère n'avaient rien arrangées à son propre état parce que le doute sur l'implication de son propre père résonnait aussi dans son esprit. C'était sûrement pour ça que finalement, on lui passait absolument tout. Mais, c'était un homme intelligent. Il ne t'avait pas reprit, lorsque tu lui avais répondu. Il avait préféré voir comment tu t'en étais sortie avec le tabloïds. Le futur roi c'était alors levé.
-Vous n'aurez pas toujours cette facilité. Sachez que si le discours sur la loi et l'accord de publication est fondé, si le scoop est assez gros, aucun rédacteur en a quelque chose à faire. Sinon, le monde ne saurait absolument rien des filles que j'ai pu mettre dans mon lit, de mes douze cure de désintox ou que sais-je. Je me suis pris une cuite, rien de fou ou d'inhabituel. Quand l'info vaut de l'or, votre joli monologue ne sera pas suffisant.
Mais, ça marcha pour cette fois.
-Croyez-vous que j'ai eu le temps de lire votre petit cv? Vous êtes ici parce que la Reine veut que j'ai une assistante, et Katie a rejoint ma chère grand-mère pour vous mettre à votre poste.
Vraiment, il avait surtout le couteau sous la gorge pour accepté une assistante. Le brun se tourna vers la fenêtre.
-J'ai une liste d'événements à choisir. Vous allez les sélectionner sur un mois en faisant en sorte que je puisse me divertir après. En face de vous, il y a l'agenda des événements officiels et celui... Personnel. Appelez aussi Tiana et expliquez-lui que j'en ai marre de coucher avec elle mais que son mari sera ravi de l'avoir pour lui.
De suite dans le bain.
-Ensuite, vous irez demander aux cuisines de préparer ce que vous voulez. Surprenez-moi. Vous mangerez avec moi dans le parc du palais.
Quand Alexander avait parlé de confidentialité... Tout s'expliquait. Il se tourna et te détailla.
-En tant qu'assistante, il vous faudra, je crois, des tenues. Vous demanderez à la secrétaire de la Reine, Madame Hills. A la fin de la journée, je vous raccompagnerez. Autant prendre qu'une voiture.
Il croisa les bras et son regard se fit plus dur.
-Vous travaillez pour la famille royale la plus compliquée d'Europe. Nous ne sommes pas une famille d'ailleurs , mais une firme. Mon père, ma belle-mère n'hésiteront pas à vous faire tomber s'ils voient que vous êtes faibles parce que vous travaillez pour moi. Alors, un conseil... Ne dites pas que c'est votre première fois. Vous ne survivrez pas ici, sinon.
Il hésita mais ajouta tout de même.
-Si je vous demande votre avis, un jour, vous aurez le droit d'être honnête. J'ai pas besoin d'une autre personne pour me lécher le postérieur.
Katie t'avait d'ailleurs suggérer ça. Pour gagner le respect d'Alexander, il fallait ne pas être totalement à 100% sous ses ordres et prendre des initiatives quand il le fallait. Oser lui dire non, aussi. Clairement, c'était quelque chose qu'il risquait de critiquer tout en te remerciant.
Il n’y avais pas à dire, on avait clairement pas menti à la blonde quand on lui avais affirmé que le prince était particulièrement difficile, néanmoins, la jeune femme ne se laissa pas abattre, elle savait qu’elle aurait besoin de temps pour faire ses preuves et que tu vois autre chose en elle que la petite assistante américaine qui fais ses débuts en travaillant au sein de cette famille royale dont tu fais partie, une pression qui pèse sur les épaules de la blonde mais qu’elle est amène de gérer, puisqu’il s’agit là de son propre rôle; même si il lui reste encore énormément à apprendre, elle ferra toujours son possible pour être à la hauteur et ne pas te décevoir, même s’il est évident que sa présence ici est loin d’être de ton fait et qu’il aurais préféré que la jeune Harrison ne fasse pas parti du paysage.
Elle t’écouta attentivement, elle savait bien que ce ne serait pas toujours aussi facile, qu’elle devrait sans aucun doute se battre d’avantage contre des rédacteurs plus récalcitrant, voulant faire de l’argent au profit du prince et de ses scandales, même en allant au dépit des droits de ce dernier et de la loi en vigueur. Cependant ta dernière réplique confirma à la jeune américaine, qu’effectivement, sa présence n’était pas vraiment souhaitée, mais imposée par la Reine, néanmoins, Maureen compte bien faire ses preuves, peu importe le temps que cela pourra lui prendre et quelles que soient les difficultés.
ㅡ Très bien votre Altesse, je ferais en sorte de placer ses évènements en fonction de votre agenda … personnel pour que vous puissiez vous éclipser dès l’évènement terminé.
Maureen pris bien note de ce que tu lui demandais concernant les événements à mettre en place sur le mois en faisant en sorte que tu puisse aller te divertir après, de même pour l’appel à Tiana et la commande du repas auprès de la cuisine, cachant son étonnement au fait qu’elle mangerais avec toi dans le parc du palais, à aucun moment elle n'avait pensée partager un repas avec son patron, surtout quand on sait que ce dernier est Prince. Puis ton monologue vira rapidement sur la tenue de la jeune Harrison, qui ne pût s’empêcher de baisser la tête pour regarder sa tenue, une blouse avec une jupe de tailleur, une tenue professionnelle, mais probablement pas assez adaptée pour une monarchie Royale telle que celle pour laquelle elle travaille désormais.
ㅡ D’accord votre Altesse.
Acquiesça la jeune femme quant aux propos concernant ton père et ta belle-mère, visiblement, elle avais encore bien des choses à apprendre sur les membres de ta famille, mais cela ne freina en aucun cas sa détermination ou sa motivation.
Alexander & Maureen " des débuts compliqués".
Janvier 2018.
@danceofthedruid
-Je ne vois pas pourquoi Granny pense que j'ai besoin d'une assistante. La dernière a vendu aux tabloïds des photos!
-Parce qu'un jour, tu seras roi mon cousin, que tu as d'autres choses à faire que fumer et boire et tu as bien besoin d'une amie. Tu as oublié le dernier gala de charité parce que tu étais à Ibiza. Alex, tu as besoin d'aide sinon je vais te retrouver le mois prochain dans un lit d'hôpital.
Il regarda Katie et leva les yeux sans imaginer une seconde qu'elle allait avoir raison. Elle était sa cousine préférée et c'était uniquement pour ça qu'il avait accepté de te prendre. C'était elle qui c'était proposée pour chercher la parfaite candidate et la pétillante Katie était absolument convaincue par toi. Le prince s'alluma une cigarette.
-James, raccompagnez ma cousine et faites entrée Mademoiselle Harrison.
C'est ainsi que tu te retrouvas pour la première fois en compagnie du prince. Katie t'avait préparé avant, expliquant qu'il allait être plus que méfiant et difficile, du moins, au début.
-Asseyez-vous.
Il attendit que son ordre soit exécuté.
-J'ignore ce que Katie vous a dit, de ce qui va vous attendre. Mais, voici les règles. Avec moi, pas de téléphone portable privé. Si je ne vous demande pas votre avis, je ne l'attends pas. Si quelque chose fuite dans la presse et que vous ne respectez pas votre contrat de confidentialité, je vous briserai. Vous serez aussi en charge de mon agenda. Il ne regarde que moi. Si mon père vous questionne, je vous interdit de dire quoi que cela soit concernant mes activités. Pour vos amis en dehors du palais, vous expliquerez que vous êtes assistante dans un bureau, pas au palais. D'ailleurs, vous avez pris place dans votre appartement d'occupation? Il se trouve en dessous de l'étage que je possède. Je vis plus là-bas qu'au palais et ça doit rester secret. Si j'ordonne, vous obéissez. C'est compris?
A ce stade, absolument rien ne prédestinait une amitié, vraiment.
-Vous êtes américaine? Le protocole, c'est bon pour vous?
Il en avait pas grand chose à faire du protocole mais la Reine, si. Et, il était terriblement proche de cette dernière.
-Votre première tache sera de contacter le rédacteur de The Sun. Ils ont prit des photos de moi hier soir et il est hors de question que ça sorte demain.
Il te tendit un papier. C'était évident qu'il allait rester avec toi, et bien analyser ce que tu allais faire parce qu'à cette époque, c'était courant qu'on le prenne en photo durant ses beuveries.
- Voyons comment vous vous allez réussir.
Il n'y avait encore que très peu de temps que la jeune Harrison avait quitté les États-Unis pour s'installer en Angleterre pour y travailler, mais pas pour n'importe qui, puisqu'elle avait été engagée pour travailler pour la famille royale, ni plus ni moins. Un changement de vie radical pour lequel elle devait s'adapter, elle avait certes, encore beaucoup à apprendre mais elle était déterminée et bien décidée à tout faire pour satisfaire son nouveau patron qu'elle savait difficile, en tout cas, c'était ce que sa cousine, chargée de son recrutement lui avait dit. Mais Maureen, difficile où pas, n'avait pas l'intention de lâcher et encore moins de laisser tomber pour si peu, se disant qu'elle aurait pu tomber sur pire qu'un patron difficile, elle n'allait d'ailleurs pas tarder à en savoir plus, puisqu'elle avait un entretien avec son Altesse Alexander dont elle serait la nouvelle assistante.
Elle se trouvait d'ailleurs devant le bureau du prince, en attendant que ce dernier l'accueille pour la première rencontré officielle avant sa prise de poste en tant qu'assistante. Cette rencontré arriva cependant bien vite, la blonde souffla donc un bon coup avant d'entrer dans le bureau, comme elle y était invitée à le faire, se retrouvant rapidement face à toi, son Altesse Alexander, son nouveau patron. Quand tu lui ordonne de s'asseoir, elle obéit et s'installe sur l'un des fauteuils te faisant face.
ㅡ Je vous rassure votre Altesse, elle ne m'a rien dit de particulier et concernant vos règles, j'ai pour habitude d'éteindre mon téléphone quand je débute ma journée de travail et ne le rallume qu'à la fin de ma journée. Concernant mon travail à vos côtés, je ne suis pas là pour me mêler de votre vie mais pour vous assister au mieux, j'agirai toujours selon votre souhait. Et j'ai bien pris place dans mon appartement, je vous en remercie et bien sûr, je garderais le secret sur tout ce qui peut vous concerner, c'est mon travail, même si je n'ai jamais travailler pour un membre d'une famille royale ce que vous n'ignorez sans doute pas, mais quoi qu'il se passe, je suis à votre service votre Altesse et j'obéirais, quelque soit votre ordre.
Maureen n'avait nullement l'habitude de se retrouver dans ce genre de situation, mais elle se doutait bien que tu n'ignorait rien de son manque d'expérience. Néanmoins, elle n'était pas là pour juger ou pour dévoiler tout ce qu'elle découvrirait en travaillant à tes côtés, son but n'était pas de se mêler de ta vie privée, mais bel et bien t'assister et faire tout ce que tu lui demandais de faire.
ㅡ Je suis bel et bien Américaine votre Altesse et je vous assure qu'il n'y aura pas le moindre problème vis-à-vis du protocole.
Répondit alors la blonde qui avait encore beaucoup à apprendre mais qui avait la détermination de réussir, quelles que soient les difficultés.
ㅡ Très bien, je m'en occupe dès à présent votre Altesse.
Elle pris le papier que tu lui tendit et sortit rapidement le téléphone portable qu'on lui avait préalablement fournis avec tous les numéros important et influents, comme celui du rédacteur de “The Sun” qu'elle ne tarda pas à appeler concernant les photos de toi prises la veille afin d'en annuler la parution, ce qui ne serait pas bien difficile puisque le rédacteur n'a jamais eu le moindre accord de ta part de publier ses photos, ce qui pourrait engendrer des poursuites, que le journal ne pouvait pas se permettre. Une fois la parution annulée, la jeune femme remercia le rédacteur et raccrocha le téléphone avant de reposer son regard azuréein sur ta personne.
ㅡ Et voilà votre Altesse. Autre chose pour votre service ?
Te demanda alors la blonde en espérant avoir été suffisamment à la hauteur de vos attentes.
Une petite journée de repos bien méritée
w/ @scentofhistory
Cela faisais maintenant plusieurs années que la jeune femme devais se débrouiller par ses propres moyens, n’ayant jamais connue son père, ce dernier s’étant soi-disant fait la malle pendant la grossesse, en tout cas, c’était ce que la mère de la jolie rousse avais toujours proclamée. Puis ça avait été à son tour de l’abandonner alors que Heiderose n’était âgée que de seize ans, lui laissant la charge de la maison où elle avait grandie, mais aussi de ses dettes, qui avais poussé la jeune femme à s’émancipée et à devenir adulte, bien avant son heure. Aujourd’hui, elle avait pu commencer des études qui lui permettrait de réaliser son rêve de devenir fleuriste, mais en plus de ses études, elle devrait également travailler dans un petit café proche de l’université afin de subvenir à ses besoins, puisqu’elle était seule, n’ayant plus ni parents, ni famille pour l’aider, elle était seule, quoi qu’il puisse arriver.
Mais aujourd’hui, elle n'avait ni cours, ni travail, elle avait sa journée de libre pour profiter un peu d’elle-même comme elle avait si peu l'occasion de le faire depuis que sa mère alcoolique avait décidé de la laisser à son propre sort. Profitant du beau soleil qui pointe le bout de son nez, Heiderose avait décidé d’aller se poser un peu dans le parc qui faisait face à son appartement, ne voulant pas être enfermée chez elle à ne rien faire par une si belle journée.
Une relation qui commence
w/ @scentofhistory
Il y avait bien longtemps à présent que la jolie blonde avait commencé à éprouver des sentiments pour le plus jeune des six enfants Weasley, la famille qui avait recueilli la jeune Smith au décès de ses parents. Pourtant ses sentiments, la jeune sorcière n'avait jamais osé les avouer à haute voix, seule sa meilleure amie, Fleur, était dans la confidence et l'encourageais à sauter le pas pour trouver le bonheur. Heureusement pour la jeune Smith, elle n'avait pas eu besoin de faire le premier pas, puisque tu l'avais fait à sa place, ce qui lui avait permis d'avouer à son tour, les sentiments qu'elle avait à ton égard. Une première étape d'une longue série, du couple que vous formez à présent.
ㅡ Qui te dit qu'on vas devoir attendre de rentrer au terrier ? Je viendrais te rejoindre discrètement dans le dortoir le soir, je doute que McGonagall apprécie, il faudra que je fasse attention.
Te répondit alors la blonde avec une lueur de malice dans les yeux, après tout, il y avait des occasions qui méritaient d'enfreindre quelques règles quand c'est nécessaire.
Après autant de temps passé à cacher ses sentiments Ron n’avait eu qu’une seule envie : t’avouer ces sentiments. Et c’était bien ce qu’il avait fait il y a maintenant plusieurs semaines de cela. Une décision qu’il ne regrettait pas pour le moins du monde et il se souvenait encore du soulagement qu’il avait pu ressentir lorsque tu lui avait avoué la réciprocité de tes sentiments. Ce n’était qu’une première étape mais elle restait tout de même la plus importante. Tout ce qui lui importait maintenant c’était de passer du temps ensemble.
ㅡ Oh je vois… je ferais donc en sorte de laisser la porte de mon dortoir ouverte dans ce cas.
Avait ajouté le jeune sorcier affichant un fin sourire sur ses lèvres en réponse à la lueur de malice qu’il pouvait observer dans tes yeux. S’il y avait bien une raison pour laquelle il pouvait enfreindre les règles c’était celle-là.
Lisa se sentait libérée d’un poids maintenant que les choses étaient enfin clairs avec Ron et que leur relation avait passé une étape supérieure, puisqu’ils formaient à présent un couple, une relation que la jolie blonde n’aurais jamais cru possible, puisque longtemps, elle avait craint que ses sentiments ne soient pas réciproques. Mais maintenant que tout était bien clair, elle comptait bien passer un maximum de temps avec toi, quitte à enfreindre quelques règles et devoir être relativement prudente pour ne pas être prise sur le fait par le professeur McGonagall ou par le préfet des Gryffondor, mais c’était un risque qu’elle pouvait prendre, ne voulant pas attendre les vacances ou la fin de l’année de rentrer au Terrier pour être seule avec toi, d’ailleurs elle avait hâte de rentrer pour découvrir la réaction de ta mère, qui allait probablement être particulièrement heureuse que la jeune Smith fasse doublement partie de la famille Weasley.
ㅡ Tant que tu laisse pas d’autres filles que moi entrer dans ton lit.
Répondit alors la blonde en tirant la langue de malice, car elle savait que certaines filles avaient des vues sur toi et seraient vite déçues de voir que tu n'étais plus libre.
Les choses à présent claires entre vous, Ron se sentait beaucoup plus léger maintenant que tous ses sentiments avaient été mis à plat. Parfois il se demandait même s’il vivait dans un rêve ou si tout ça était bien réel. Pour lui, cette étape n’était pas rien bien au contraire et il se sentait à présent sur un petit nuage au point de penser à enfreindre quelques règles simplement pour passer un peu plus de temps avec toi. Le jeune sorcier savait très bien que vous alliez devoir jouer le jeu de la discrétion à tout pris afin d’éviter que tout ça ne remonte jusqu’aux oreilles des professeurs ou pire encore le préfet des Gryffondor.
ㅡ Ca jamais, il t’es uniquement réservé.
Avait-il ajouté ne pouvant s’empêcher de rigoler légèrement à te voir tirer la langue d’une façon malicieuse. Loin de lui cette idée, il n’avait d’yeux que pour toi.
Si elle avait sût plus tôt, que les choses se passeraient aussi bien entre elle et le jeune Weasley qu’elle aimait depuis plusieurs années, elle se serait surement jetée à l’eau bien plus tôt, mais bon, les choses étaient ce qu’elles étaient et cela n’avais plus vraiment d’importance puisque désormais, vous formiez un couple et elle comptait bien en profiter, même si pour cela, elle devait enfreindre quelques règles, cela n’avais pas d’importance, elle n’avais pas l’intention d’attendre de rentrer au Terrier pour passer autant de temps avec toi qu’elle le souhaitait, car Lisa le savais, Molly serais sans aucun doute ravie d’apprendre que la jeune Smith ferait doublement partie de la famille, puisque Molly et Arthur l'avait recueillie au décès de ses parents.
ㅡ J’espère bien, parce que je compte bien y passer mes nuits, que ce soit ici à Poudlard ou au Terrier.
Répondit de nouveau la blonde avec un léger rire en passant ses bras autour de ta nuque dans une étreinte tendre, elle n'avait en aucun cas envie de te lâcher, même si elle allait bien devoir le faire à un moment ou à un autre pour retourner en cours.
Et quand la douleur fais son grand retour
w/ @x1037
Cela faisait maintenant plusieurs mois que Mark était rentré à New-York, sans même le vouloir, mais à cause de sa blessure à la jambe qui le rendait inapte à continuer de servir son pays, comme il l'avait toujours fait depuis qu’il en était parti. Mais les choses avaient changées, il avait dû rentrer à New-York pour recevoir les soins, que même les médecins militaires ne pouvaient lui prodiguer, fautes de moyens. C’est donc à contre-cœur qu’il avait dû quitter l’armée et reprendre une vie civile qu’il n'avait jamais souhaité reprendre, à son plus grand désarroi. Mais à son retour en ville, Mark avait commencé sa rééducation et avais consulté un nouveau médecin, comme il lui avait été conseillé, car même s’il ne serait plus jamais le militaire qu’il avait été, il ne voulais pas rester handicapé à vie, il voulais tout de même retrouver un maximum de ses capacités motrices, même s’il ne la retrouvais pas à cent pourcent, mais au moins assez pour avoir une vie civile un temps soit peu normale et ne pas avoir à être dépendant des gens qui vont l’entourer.
Mais lors de ses visites pour sa rééducation, il ne s'attendait pas le moins du monde à y retrouver son ancienne fiancée, elle aussi engagée en tant que militaire comme infirmière, chargée de soigner les soldats blessés au combats et faisait la même chose à New-York quand elle n'était pas déployée sur une ligne de front. Revoir cette fiancée qu’il avait quitté pour l’armée, lui avais fais un pincement au coeur, car même s’il l'avait quitté pour ne pas qu’elle attende un soldat qui ne reviendrais probablement jamais, il ne voulais pas infliger un tel fardeau à la femme qu’il aimais, car il le savais, il ne quitterais pas le front de ci-tôt, et il avais fallu qu’l soit gravement blessé et jugé inapte pour le faire rentrer au pays, retrouvant ainsi une vie civile qu’il n’avais jamais souhaité reprendre. Malheureusement, ce choix ne lui appartenait guère à présent, obligé de faire avec, mais sans pour autant laisser tomber sans se battre pour améliorer un maximum sa situation, même s’il était condamné à vivre loin des lignes de front.
Pendant des mois, il n’a fait que se rapprocher toujours un peu plus de toi, ses sentiments étant toujours présents et l’ayant tenu en vie, même dans les moments les plus difficiles quand il devait faire face à ses ennemis, pour rester en vie, encore et toujours. Mais sa condition actuelle l'empêchait d’envisager quoi que ce soit pour un avenir, qui pour lui, n'avait toujours pas de sens, en tout cas, pas tant qu’il n'aurait pas retrouver un maximum de ses capacités motrices, il ne voulais pas être un fardeau, il voulait retrouver son autonomie, ou tout du moins, autant qu’il le pouvait, afin de reconstruire une nouvelle vie ici, à New-York, à défaut de pouvoir retourner protéger et servir son pays comme il l'avait toujours fait par le passé. Tant que tu étais en ville, tu l’aidais du mieux que tu le pouvais en plus de son médecin, pour aider le jeune Conrad à retrouver cette mobilité perdue, mais également, pour l’aider à retrouver un sens de la vie qu’il avait perdu quand le nouvelle de son inaptitude était tombée, ne sachant toujours pas ce que l’ancien militaire allait désormais bien pouvoir faire de sa vie. Puis tu fus rapidement déployé de nouveau, mais sans pour autant laisser le jeune homme sans nouvelles, puisque tu lui envoyais des lettres dès que tu en avais l’occasion, lettres auxquelles il ne pouvait répondre, il le savait.
Mais un jour, il reçut un appel de son ancien beau-père, général militaire pour lequel il avait la plus grande estime, et inversement, mais le général Dawz ne lui parla de rien au téléphone, une mesure que tout militaires connaissaient, au cas où les ennemis les auraient mit sur écoute, Mark s’était donc rendu tant bien que mal sur la base avec ses béquilles, sa mobilité n’étant pas totalement revenue, il lui restait encore beaucoup d’efforts avant de pouvoir espérer marcher un tant soit peu normalement, mais dès qu’il fût sur la base, il apprit la terrible nouvelle de la part de son ancien beau-père, sa fille, l’ex fiancée du jeune homme, venait d’être capturée par les terroristes les plus dangereux du monde après que son convoi ai été attaqué. La nouvelle laissant le jeune Conrad sous le choc, se demandant ce qu’il allait bien pouvoir faire puisqu’il n’était plus apte à servir son pays, et donc, aller au secours de son ex-fiancée, qui restait tout pour le jeune homme, bien qu’il ne lui ai jamais avoué, préférant attendre de retrouver sa mobilité pour ne pas être une charge supplémentaire pour la jolie blonde. Il regarda alors le général, affirmant qu’il ferait tout ce qu’il peut à son niveau, sachant qu’il ne pourrait jamais retourner combattre ses forces à cause de cette blessure à la jambe droite qui l'handicapait.
L'enfer s'ouvrit sous ses pieds plus vite qu'elle ne le pensait.
with @danceofthedruid
A vrai dire, le général Dawz, le père d’Emma, t’avait appelé parce qu’il avait besoin de ton aide pour sortir sa fille de cette situation. Tu connaissais ce terrain, tu y avait été déployé durant plusieurs mois. Et surtout, ton ancien beau-père était incapable de réfléchir à une manoeuvre permettant la libération de ta fiancée. Il savait pertinemment qu’Emma et toi vous vous fréquentiez de nouveau et il était content que ça se soit arrangé entre vous. Il t’avait toujours beaucoup estimé et comprenait à moitié ta décision de mettre un terme à votre relation. Il connaissait sa fille et étant fille de militaire, elle était capable d’encaisser et de vivre en tant que femme de soldat. Mais vous en aviez décidé ainsi et il ne s’en était pas mêlé, c’était vos choix.
Quant à la situation dans laquelle se trouvait Emma sur le terrain, il se tournait vers toi en te regardant :
« Je t’ai fait venir ici et si tu as besoin de quoique ce soit pour tes déplacements, la base te mettra tout à disposition. J’aimerais que tu sois consultant sur la situation. Tu sais comment ça fonctionne en opération et tu connais l’entrainement qu’Emma a suivi. Seulement c’est une femme et ils ne lui feront pas de cadeau. La seule chose qui peut la sauver, parce qu’elle refusera de parler et de leur dire quoique ce soit sur nos positions, c’est son statut d’infirmière. Tu la connais par coeur Mark, comment pourrait-elle réagir ? Ils ont besoin d’elle pour soigner leurs blessés et leurs otages, notamment les femmes et les enfants. J’ignore ce qu’ils veulent en échange de sa liberté, on a eu aucune demande de rançon ou de libération de leurs prisonniers. Ni combien de temps elle va rester là-bas.. Je ne sais même pas comment je vais l’annoncer à sa mère et à sa soeur. »
Le général était un militaire aguerri et endurci, mais lorsque cela touchait sa fille, il n’était qu’un père inquiet et incapable de réfléchir correctement. Pourtant il le fallait et il avait besoin de ton aide. Il espérait que tu acceptes d’y participer.
(…) De l’autre coté du globe, au beau milieu de cet enfer, Emma venait d’être descendue de la camionnette et jetée dans une pièce assez violemment qu’elle eut le souffle coupé. Elle reprit rapidement son souffle lorsqu’on lui enleva le sac juché sur sa tête. Elle balaya la pièce du regard et il n’y avait rien, que ce soit sur les murs ou des meubles. Il y avait des anneaux accrochés au plafond et en bas des murs. La blonde comprit rapidement que c’était pour attacher les otages, les enchainer comme des bêtes. C’était la pratique habituelle de ses bourreaux. Et son calvaire ne fit que commencer.
Elle fut interrogée pendant plus d’une heure et la blonde ne desserra pas une seule parole. Il était hors de question qu’elle révèle des positions américaines et qu’elle mette ses camarades en danger. Elle avait été entrainée pour cela et pourtant, elle n’était qu’infirmière. Elle n’avait rien demandé de plus que de soigner ses camarades au mieux pour éviter qu’ils meurent avant d’être opérés.
Au bout de cette heure d’interrogatoire, deux hommes venaient de la soulever pour l’attacher debout, les chaines entourant ses poignets solidement ancrées aux deux anneaux au plafond. Elle se doutait de ce qui allait lui arriver. Elle l’acceptait et elle tenterait d’encaisser. Comme les autres avant. De nouveau, des questions furent posées, et de nouveau elle ne révéla rien. Alors ses bourreaux passaient à l’étape suivante ; la violence. Ce soir là, elle reçut de nombreux coups sur le corps, l’abdomen, la poitrine, le visage, les jambes. Une seule idée lui traversa l’esprit, pliant sous la douleur : elle voulait mourir en cet instant. Laissée seule pour la nuit, attachée dans la même position, Emma ferma les yeux. Ton visage fut le seul qu’elle garda en tête avant de se laisser emporter dans un état second, un état d’inconscience qui durera peut-être longtemps. Jusqu’au lendemain.
Cela faisait longtemps que le jeune homme n'était pas venu sur la base militaire depuis bien longtemps, après tout, il avait été déployé pendant des années et puis, il y a quelques mois, il avait dû retourner à la vie civile sans l’avoir souhaité, à cause d’une grave blessure à la jambe droite avec lequel il bataillait encore pour regagner un semblant de mobilité, puisque, aujourd’hui encore, il ne pouvait se déplacer sans avoir ses béquilles avec lui. Mais là il avait été invité à rejoindre la base militaire, par nul autre que son ancien beau-père, il ne savait pas encore pourquoi, mais il n'allait pas tarder à le découvrir. Et quand la nouvelle tomba, Mark dû déployer toutes les forces du monde pour ne pas faiblir, apprendre qu’Emma avait été enlevé par des terroristes dangereux, l’inquiétais, car certes, vous n’étiez plus un couple depuis longtemps, même si les sentiments étaient toujours là, mais il ne pouvait pas supporter que quelqu’un puisse te vouloir le moindre mal.
ㅡ Je ferais tout ce que je peux pour vous aider à sortir Emma des mains de ses terroristes, bien que je ne soit pas le soldat le plus valide qui soit, je donnerais tout pour qu’Emma sorte de cet enfer, même si ce n’est qu’en disant aux autres soldats quoi faire et quand le faire. Comme vous le savez bien, l’armée c’est toute ma vie, je ne connais que ça, mais là qu’on s’en soit pris à Emma, je ne le supporte pas et je ferai tout à mon niveau pour pouvoir vous aidez et sortir votre fille de là.
Répondit alors le jeune Conrad qui faisait face au général, père de son ex-fiancée qui se trouvait à présent aux mains de terroristes, il se demandait d’ailleurs ce qu’ils voulaient à la jeune infirmière, mais quoi qu’il veulent, il ne laissera personne faire du mal à la jolie blonde qui avait, autrefois, partagé sa vie et dont il espérait encore la partager, une fois sa mobilité regagnée, si elle le souhaitais également. Mark et les soldats qui seraient sous son commandement dans le but de libérer la jeune Dawz des terroristes qui la retenaient actuellement prisonnières, même s’ils n'avaient encore aucune information concernant leur localisation actuelle, mais ils auraient plus de chance de la découvrir en étant sur place.
Ce n’était pas facile pour le jeune homme qui ne pouvait se déplacer sans ses béquilles, au vu de l’état de sa jambe, mais pour le moment, le plus important pour lui, c’était de te retrouver, mais surtout, te libérer de cet enfer. Bien sûr, ton père avait déjà tout prévu pour que le jeune Conrad n’ai pas le moindre soucis pendant la mission au vu de l’état de sa jambe et le fait qu’il ne puisse plus être actif comme il l'avait toujours été, mais tant qu’il pouvait aidé à te sauver, même s’il n’était pas là en tant que soldat, mais plus pour gérer le commandement de la mission, ne pouvant malheureusement pas en faire d’avantage vu son manque de mobilité. Il avait fallu une semaine sur place pour recevoir une vidéo, le général et lui avaient tenté de localiser le village, en vain, et ils ne pouvaient pas compter sur le gouvernement, qui refusait de les aider à obtenir les informations dont ils avaient besoin. Ils avaient prévu une sorte de mission commando pour essayer de localiser le village ou tu était détenue, et pouvoir te sortir de là.
Un calvaire qui s’éternise.
Plus d’une semaine. Plus d’une semaine qu’Emma vivait un véritable enfer. A chaque fois qu’elle pensait que cela irait, c’était pire et ça recommençait. Ses ravisseurs tentaient de la briser chaque jour pour qu’elle craque. Elle avait failli se laisser faire et puis, ton visage apparaissant dans son esprit, elle résistait malgré les coups, les lacérations et les brûlures.
Puis, soudainement, ça s’était arrêté. La torture physique avait cessé et l’aspect mental prenait le dessus.
Elle avait été forcée à soigner des blessés terroristes avec une arme appuyée contre son crâne. Si elle échouait à leur sauver la vie, les terroristes s’en prenaient à une autre femme, elle pouvait entendre les cris de jeunes femmes et d’adolescentes âgées de 16 à 18 ans en train de se faire violenter.
Ces cris hantaient les nuits d’Emma, enchaînée dans la même pièce et chaque jour, elle recommençait en tentant tout ce qu’elle pouvait pour ne pas écouter sa colère lui crier de les laisser crever seuls, comme des animaux en plein désert.
La partie la plus facile fut celle où elle soigna des enfants et des mères. Elle avait enfin la sensation d’être utile, elle s’était même surprise à sourire à ces derniers qui semblaient tout autant pris au piège qu’elle. C’était le seul moment de sa journée où l’infirmière se sentait bien.
Un soir, alors qu’elle pensait que ses bourreaux la laisseraient tranquille, ils étaient réapparus, un mois après la première vidéo, pour en filmer une autre. Seulement cette fois, au moment de prononcer les revendications des terroristes, Emma avait été frappée violemment au visage lorsqu’elle avait hésité à parler. Elle avait retenu des larmes, enfin, si elle en avait encore.
Cette vidéo vous avait été envoyée et pour sa libération, ils voulaient que trente de leurs prisonniers soient rendus. Les terroristes savaient très bien qu’une infirmière militaire était précieuse à une base américaine. Ils n’étaient pas nombreux et donc, leur vie valait plus chère.
Une fois jetée dans ce qui lui servait de cellule, la blonde se recroquevilla sur elle, entourant ses genoux de ses bras en attendant que le temps passe. Vite, de préférence. Elle avait perdu la notion du temps dans cet endroit. Depuis combien de jours elle était ici ? Elle ne savait plus. Elle était déstabilisée, une fois bien nourrie, une fois très peu, bien traitée puis en position de souffre douleur.
Si ce n’était pas l’enfer sur terre, Emma ne savait pas ce que c’était.
Plus le temps passait et plus le stress et l’angoisse montait chez le jeune Conrad, qui faisait tout son possible pour sortir son ex-fiancée de ce kidnapping dont elle avait été la victime, ses terroristes dont elle était l’actuelle prisonnière. Bien qu’il avait été contraint de quitter le front à cause de sa blessure, il avait été spécialement missionné par son ex-beau-père, mais également général pour lequel il avait servi durant toutes ses années. Mais cette fois, pas comme soldat, sa blessure l’ayant rendu inapte au combat, mais comme chargé des opérations, sur place. Il était ravi de se sentir un peu utile, même s’il aurait préféré que son ex-fiancée ne soit pas capturée pour cela. Il tentait tout ce qu’il pouvait depuis son arrivée sur place pour essayer de localiser le village ou tu était retenue, envoyant des hommes en mission de reconnaissance pour essayer de trouver ta localisation avant de mettre en place une mission de sauvetage.
Les semaines passaient et cela faisait désormais un mois que la jeune Dawz était retenue prisonnière, augmentant la détresse de son père, présent aussi sur place, mais aussi de Mark, qui n’osais pas imaginer une seule seconde qu’on puisse te faire le moindre de mal et qui avais peur, comme jamais auparavant. Et la vidéo qu’ils reçurent un mois après ta capture, ne fit qu’augmenter l’angoisse de l’ancien soldat. Dans cette dernière, les ravisseurs demandaient à ce que trente de leurs soldats leurs soient rendus en l’échange de la jeune infirmière. Mais il le savait, il y avait bien d’autres solutions pour te sortir de là, plutôt que de libérer une trentaine de terroristes, c’était bien trop dangereux. Ils allaient jouer sur l’élément de surprise, Mark connaissais le coin comme sa poche et durant le mois passé, ils avaient déjà écumé une bonne partie de la zone, ils étaient proche de te retrouver, il ne restait que peu d’endroit possible où tu pouvais être retenue et le jeune Conrad, comptait bien tout faire pour te libérer en toute sécurité, sans pour autant céder à ce chantage qui allait mettre en danger des centaines de milliers de vies.
(..) Deux mois. Deux mois s’étaient écoulés alors qu’Emma vivait dans ce village perdu au milieu des montagnes, entourée de terroristes et des villageois piégés tout comme elle.
La jeune infirmière soignait comme elle le pouvait mais malheureusement, à cause du manque de matériel et de gestes qu’elle ne connaissait pas n’étant pas médecin, d’autres jeunes femmes avaient souffert par sa faute. Et ça, elle ne se le pardonnait pas.
La nuit, lorsqu’elle fermait les yeux, il lui arrivait de murmurer ces mots en pensant à toi :
« Ne me laisse pas ici Mark je t’en prie… »
Elle se doutait que tu serais à sa recherche, tout comme ton ancien beau père et peut être même qu’il t’aurait demandé ton aide.
Parfois, lorsqu’elle n’arrivait pas à dormir, Emma se demandait à quoi votre vie ressemblerait si vous étiez ensemble. Peut être que vous auriez été heureux, avec des enfants, une belle maison et un chien ? Elle l’espérait toujours. Ses sentiments pour toi étaient intacts, elle souhaitait vraiment que vous vous laissiez une nouvelle chance. Tu ne serais jamais un poids pour elle, elle t’aimait. Que ce soit avant ou maintenant et dans le futur.
(…) Lors d’une nuit agitée, Emma entendit des cris et des hommes qui courraient, chargeaient des véhicules. Les terroristes qui la retenaient allaient prendre la fuite.
Un homme fit irruption dans la pièce où elle était enfermée pour l’informer que même si ses camarades américains se rapprochaient dangereusement du village, ils n’allaient pas l’emmener. Elle osa demander ce qu’ils comptaient faire avec elle et la réponse fut sans appel : ils comptaient la laisser ici, plus morte que vivante.
C’est a ce moment là que les coups commençaient à pleuvoir. Comme à chaque fois. Sauf que cette nuit là, ce fut plus violent.
Une fois les terroristes partis précipitamment du village, Emma gisait, inconsciente et à peine vivante sur le sol de la pièce, à moitié déshabillée. Elle avait le crâne et le visage en sang, les chaînes autour de ses poignets étaient serrées et l’on pouvait voir la trace sur sa peau ainsi que les hématomes. Son dos était rempli de brûlures et de lacérations plus ou moins cicatrisées.
Allais tu la retrouver ? Finirait-elle par décéder ici dans cet état ?
Cela faisait à présent deux mois que Mark était revenu sur le terrain malgré sa blessure, avec pour seul et unique but, de retrouver son ex-fiancée qui avait été kidnappée, à la demande de son père et général, qui avait grande confiance en lui pour superviser les opérations, lui qui connaissait que trop bien le terrain, même s’il n’étais pas capable de plus au vu de l’état de sa jambe. Pourtant, le jeune Conrad se sentait capable de tout et allait tout donné pour que la jeune feme qu’il avait tant aimé et qu’il aimait toujours soit libérée saine et sauve, qu’importe les risques que lui ou ses hommes allaient devoir prendre, et il savait, que le général serais d’accord avec lui, voulant libérer sa fille envers et contre tout. Les recherches avançaient d’ailleurs bien plus rapidement qu’au début de l’opération, la zone de recherche s’étant largement rétrécie au cours de ces deux derniers mois, ils étaient proches, et ils le savaient.
Aujourd’hui encore, ses hommes étaient partis en reconnaissance, en espérant trouver le village où était retenue la jolie blonde, Mark avait espoir que ce village serais très prochainement localisé, ce qui leur permettrait de pouvoir, enfin, lancer l’opération finale pour te libérer de cette prison où tu était enfermée depuis toutes ses semaines. C’était le seul et unique but du jeune Conrad, il ne supportait pas l’idée que tu puisses être enfermée et maltraitée par tes kidnappeurs. Mais au bout de quelques heures passées au centre de commandement à attendre le retour et les nouvelles de ses hommes, pour savoir s’ils avaient bien réussi à trouver le village des terroristes, comme l’ancien soldat l’espérait. Mais plus le temps passait, plus il était inquiet de ne pas les revoir rentrer au camp, pourtant, après plusieurs minutes supplémentaires, il vit ses hommes approcher du camp. Munie de sa béquille, il s’approcha autant qu’il le pût de ses hommes, n’ayant qu’une hâte, savoir si la mission de reconnaissance était un succès ou si, une nouvelle fois, il revenait bredouilles, mais prêts à repartir.
ㅡ Alors ? Avez-vous réussi à localiser le village ?
Demanda alors Mark à ses hommes une fois arrivés à leur niveau, non sans mal à cause de sa jambe.
ㅡ Oui mon commandant, nous avons localiser le village, nous sommes prêts à lancer l’assaut pour libérer la fille du général.
Répondit alors l’un des hommes du jeune Conrad tandis qu’il faisait demi-tour pour retourner au camp et préparer l’assaut que tout le monde attendait depuis près de deux mois maintenant.
(...)
Une fois l’opération mise en place avec ses hommes, tout le monde se dirigea vers le village, et bien que Mark ai toujours du mal à se déplacer, sa rééducation n’étant pas achevée, il avait décidé de suivre ses troupes, même s’il allait rester hors des combats, sont état ne le permettant plus depuis sa blessure à la jambe, mais il avait tenu à venir, il voulait retrouver Emma, être là pour elle quand ils allaient la retrouver, car ils en étaient tous certains, la libération aurait lieu ce jour, maintenant qu’ils avaient trouvés le village des kidnappeurs. Il leur avait fallu plusieurs minutes pour atteindre le village, et très vite, les coups de feu avaient commencé, puis ce fût le silence.
ㅡ La fille du général est là mon Commandant !
Hurla alors l’un des hommes de Mark qu’il se dépêcha de rejoindre, aussi vite qu’il le pût vu sa jambe, et arriva dans le bâtiment où la blonde était retenue, mais inconsciente.
ㅡ Emma !
Hurla alors à son tour le jeune Conrad en se précipitant vers la jeune femme, tout en demandant à ses hommes de faire venir l’équipe de secours pour sortir la jeune infirmière d’ici et lui apporter les soins dont elle avais grandement besoin.
Emma avait perdu tout espoir et elle avait attendu la mort pendant deux mois. Face à la mort, elle n'avait pas eu de choix. Elle était morte, après tout ce qu'elle avait enduré, ils avaient mis fin à son calvaire et c'est ce qu'elle pensait à l'instant même où elle avait reçu ces derniers coups.
Plongée dans le monde de l'inconscience, elle ne sentait plus la douleur, du moins pour le moment. C'était salvateur. Le seul regret ? Ne pas t'avoir revu une dernière fois pour t'embrasser. Elle t'aimait et c'est cet amour qui l'avait fait tenir pendant tout ce temps. Emma avait la sensation de flotter dans un monde silencieux, confortable et lumineux jusqu'à ce qu'elle entende un son au loin. Un son qu'elle connaissait par coeur : ta voix. Elle voulait y répondre. Néanmoins, son corps ne réagissait plus, aucun son ne sortait et aucun mouvement ne se réalisait. Intérieurement, c'était comme si la jeune femme était dans un monde parallèle.
Et malgré le fait que tu te sois jeté près d'elle, elle gisait sur le sol tel un vulgaire cadavre d'animal laissé derrière un combat. Une dernière force rassemblée et elle parvint à ouvrir un peu les yeux, apercevant des silhouettes et des ombres autour d'elle puis, elle les referma.
L'équipe de secours avait fait au plus vite pour apparaitre derrière toi et le médecin s'adressa à toi :
Commandant, reculez. Elle a besoin de soins.
Ce dernier procéda aux testes habituels mais en prenant le pouls de l'infirmière militaire, il prit conscience qu'il fallait agir. Maintenant.
Il faut la ramener à la base, au plus vite. Elle respire à peine. Je ne sais pas encore combien de temps son coeur va tenir, elle a perdu trop de sang.
Cet homme hurla à un des hommes d'aller chercher un des brancards d'urgence resté dans l'hélicoptère de secours ainsi qu'un kit d'intubation. (...) Une fois les hommes revenus, Emma fut sanglée et prête à embarquer dans l'hélicoptère pour rentrer à la base immédiatement. Ce qui ne tarda pas étant donné que l'appareil décollait pour atteindre son objectif.
Arrivée au sein de votre base militaire au beau milieu du désert, le service médical s'agitait autour de ton ex-fiancée. Médecins et infirmiers faisaient au plus vite, ils lui faisaient tous les examens possibles. Des radios et échographies révélaient qu'elle n'avait rien de cassé ni de fêlé mais son crâne était en mauvais état. Elle avait certainement un traumatisme important mais alors qu'ils continuaient les examens en enlevant le peu de vêtements qu'elle portait pour vérifier chaque blessure, tout le corps de la jeune femme blonde se mit à trembler violemment. Des convulsions. Chacun tentait de la maintenir le plus possible sur le lit. On passa l'ordre de la séparer et, une fois stabilisée et rhabillée d'une chemise médicale, elle resta en surveillance et intubée.
C'est à ce moment là, presque 45 minutes plus tard que le médecin venait te faire un résumé de la situation. Il toqua avant d'entrer dans la salle de commandement de la base :
Commandant ? On a fait le bilan de l'état de l'infirmière Dawz. Elle a de multiples blessures sur tout le corps, des lacérations, des brûlures ainsi que de très nombreux hématomes plus ou moins récents. Elle a été battue à mort, c'est certain. Elle a certainement un traumatisme crânien important. J'ai pris la décision de la sédater après qu'elle ait convulsé, son corps souffre et on fait tout ce qu'on peut pour la soulager au niveau de la douleur. Pour le moment on l'a intubée afin que son coeur ne se fatigue pas. Je n'ai relevé aucune fracture ni fêlure pour le moment mais on a pas assez de matériel nécessaire ici, il faudrait la transférer et la ramener au pays. Je ne pourrais pas lui fournir tous les soins nécessaires. Si elle convulse de nouveau, la sédation ne sera peut-être plus suffisante. Il faudra envisager un coma artificiel pour le voyage, elle sera stable et elle pourra endurer le vol pour rentrer. En revanche, il est trop tôt pour savoir si elle a été victime de viols, elle a trop d'hématomes. Je suis désolé commandant.. Elle est dans une des chambres si vous voulez la voir.
Allongée dans un des lits et reliée à un tas de machines surveillant ses constantes, Emma ressemblait à une personne endormie. Les infirmiers avaient pris soin de laver tout le sang qu'elle avait sur elle en la soignant et maintenant que sa peau avait retrouvé son aspect normal, tout un tas de bandages, de pansement entouraient son corps. Par endroits, sa peau avait une teinte violacée et c'était vraiment douloureux.
La seule alternative ? L'attente. Il faudrait à Emma une très longue attente pour se remettre de cette épreuve.
Le temps avait bel et bien passé, les jours, puis les semaines et enfin les mois, mais à aucun moment le jeune Conrad n’a perdu espoir, il se refusait à le perdre, car sans cet espoir, il serait comme mort aujourd’hui, même si rien ne pourrais vraiment le ramener à sa vie d’avant, maintenant qu’il était mutilé et invalide de surcroît. Mais Emma était et reste, l’une des personnes les plus importante dans sa vie, après tout, ils ont été fiancés pendant des années même si Mark avais décidé de rompre quand il s’est engagé dans l’armée, ne voulant pas que la jeune femme l’attende en vain alors qu’il lui était totalement possible de se reconstruire avec une autre et de fonder sa famille. Mais l’ancien militaire qu’il était à présent, avait dû revenir à la vie civile après une grave blessure à la jambe qui l'avait rendu inapte à servir son pays, la seule chose qu’il savait vraiment faire dans sa vie. Mais aujourd’hui, les choses étaient différentes pour le jeune homme, puisque celle qu’il n'avait jamais cessé d’aimer était en danger, cela lui avais pris deux mois pour que ses hommes arrivent à la localiser et le secourir, bien que les terroristes l’ait laissé dans un état qui mettait le jeune homme dans une rage noire, il sût se contenir pour permettre à l’équipe médicale de venir à ton secours.
ㅡ S’il lui faut du sang, je peux en donner docteur, je suis donneur universel.
Répondit alors le jeune homme tandis que le médecin annonçait que son ancienne fiancée avait perdu beaucoup trop de sang et que cela mettait sa vie en danger. (...) La jeune femme fût rapidement transportée par hélicoptère vers la base afin qu’elle puisse subir les premiers examens qui permettrais de savoir dans quel état elle se trouvais actuellement et ce qu’elle avais pût subir pendant cette période de captivité. Une attente qui rendait fou le jeune Conrad, d’autant plus quand le médecin vint lui annoncer tout ce qu’il avait découvert en procédant à un examen complet sur la jeune infirmière, mais il devait se maîtriser, pour elle, elle devait subir des soins et il serait là pour elle, quoi qu’il puisse arriver, parce qu’il l'aimait et n’avais jamais cesser de l’aimer. Avec l’accord du médecin, le jeune homme avait pu se rendre dans la chambre de son ex-fiancée qui était branchée et intubée de partout, une image qui lui fit profondément mal, mais qu’il tâcha de ne pas montrer, car même si tu n'étais pas consciente, il savait que tu pouvais entendre ce qu’il se passait dans la pièce et il ne voulait en aucun cas risquer d’empirer ton état. Cependant, au vu de ton état, il n’était pas capable de parler, la douleur le rendant muet, il se contenta juste de prendre ta main dans la sienne et d’y coller son visage pour t’apporter un peu de chaleur et que tu sache, qu’il était là, près de toi.