Et quand la douleur fais son grand retour
w/ @x1037
Cela faisait maintenant plusieurs mois que Mark était rentré à New-York, sans même le vouloir, mais à cause de sa blessure à la jambe qui le rendait inapte à continuer de servir son pays, comme il l'avait toujours fait depuis qu’il en était parti. Mais les choses avaient changées, il avait dû rentrer à New-York pour recevoir les soins, que même les médecins militaires ne pouvaient lui prodiguer, fautes de moyens. C’est donc à contre-cœur qu’il avait dû quitter l’armée et reprendre une vie civile qu’il n'avait jamais souhaité reprendre, à son plus grand désarroi. Mais à son retour en ville, Mark avait commencé sa rééducation et avais consulté un nouveau médecin, comme il lui avait été conseillé, car même s’il ne serait plus jamais le militaire qu’il avait été, il ne voulais pas rester handicapé à vie, il voulais tout de même retrouver un maximum de ses capacités motrices, même s’il ne la retrouvais pas à cent pourcent, mais au moins assez pour avoir une vie civile un temps soit peu normale et ne pas avoir à être dépendant des gens qui vont l’entourer.
Mais lors de ses visites pour sa rééducation, il ne s'attendait pas le moins du monde à y retrouver son ancienne fiancée, elle aussi engagée en tant que militaire comme infirmière, chargée de soigner les soldats blessés au combats et faisait la même chose à New-York quand elle n'était pas déployée sur une ligne de front. Revoir cette fiancée qu’il avait quitté pour l’armée, lui avais fais un pincement au coeur, car même s’il l'avait quitté pour ne pas qu’elle attende un soldat qui ne reviendrais probablement jamais, il ne voulais pas infliger un tel fardeau à la femme qu’il aimais, car il le savais, il ne quitterais pas le front de ci-tôt, et il avais fallu qu’l soit gravement blessé et jugé inapte pour le faire rentrer au pays, retrouvant ainsi une vie civile qu’il n’avais jamais souhaité reprendre. Malheureusement, ce choix ne lui appartenait guère à présent, obligé de faire avec, mais sans pour autant laisser tomber sans se battre pour améliorer un maximum sa situation, même s’il était condamné à vivre loin des lignes de front.
Pendant des mois, il n’a fait que se rapprocher toujours un peu plus de toi, ses sentiments étant toujours présents et l’ayant tenu en vie, même dans les moments les plus difficiles quand il devait faire face à ses ennemis, pour rester en vie, encore et toujours. Mais sa condition actuelle l'empêchait d’envisager quoi que ce soit pour un avenir, qui pour lui, n'avait toujours pas de sens, en tout cas, pas tant qu’il n'aurait pas retrouver un maximum de ses capacités motrices, il ne voulais pas être un fardeau, il voulait retrouver son autonomie, ou tout du moins, autant qu’il le pouvait, afin de reconstruire une nouvelle vie ici, à New-York, à défaut de pouvoir retourner protéger et servir son pays comme il l'avait toujours fait par le passé. Tant que tu étais en ville, tu l’aidais du mieux que tu le pouvais en plus de son médecin, pour aider le jeune Conrad à retrouver cette mobilité perdue, mais également, pour l’aider à retrouver un sens de la vie qu’il avait perdu quand le nouvelle de son inaptitude était tombée, ne sachant toujours pas ce que l’ancien militaire allait désormais bien pouvoir faire de sa vie. Puis tu fus rapidement déployé de nouveau, mais sans pour autant laisser le jeune homme sans nouvelles, puisque tu lui envoyais des lettres dès que tu en avais l’occasion, lettres auxquelles il ne pouvait répondre, il le savait.
Mais un jour, il reçut un appel de son ancien beau-père, général militaire pour lequel il avait la plus grande estime, et inversement, mais le général Dawz ne lui parla de rien au téléphone, une mesure que tout militaires connaissaient, au cas où les ennemis les auraient mit sur écoute, Mark s’était donc rendu tant bien que mal sur la base avec ses béquilles, sa mobilité n’étant pas totalement revenue, il lui restait encore beaucoup d’efforts avant de pouvoir espérer marcher un tant soit peu normalement, mais dès qu’il fût sur la base, il apprit la terrible nouvelle de la part de son ancien beau-père, sa fille, l’ex fiancée du jeune homme, venait d’être capturée par les terroristes les plus dangereux du monde après que son convoi ai été attaqué. La nouvelle laissant le jeune Conrad sous le choc, se demandant ce qu’il allait bien pouvoir faire puisqu’il n’était plus apte à servir son pays, et donc, aller au secours de son ex-fiancée, qui restait tout pour le jeune homme, bien qu’il ne lui ai jamais avoué, préférant attendre de retrouver sa mobilité pour ne pas être une charge supplémentaire pour la jolie blonde. Il regarda alors le général, affirmant qu’il ferait tout ce qu’il peut à son niveau, sachant qu’il ne pourrait jamais retourner combattre ses forces à cause de cette blessure à la jambe droite qui l'handicapait.
L'enfer s'ouvrit sous ses pieds plus vite qu'elle ne le pensait.
with @danceofthedruid
A vrai dire, le général Dawz, le père d’Emma, t’avait appelé parce qu’il avait besoin de ton aide pour sortir sa fille de cette situation. Tu connaissais ce terrain, tu y avait été déployé durant plusieurs mois. Et surtout, ton ancien beau-père était incapable de réfléchir à une manoeuvre permettant la libération de ta fiancée. Il savait pertinemment qu’Emma et toi vous vous fréquentiez de nouveau et il était content que ça se soit arrangé entre vous. Il t’avait toujours beaucoup estimé et comprenait à moitié ta décision de mettre un terme à votre relation. Il connaissait sa fille et étant fille de militaire, elle était capable d’encaisser et de vivre en tant que femme de soldat. Mais vous en aviez décidé ainsi et il ne s’en était pas mêlé, c’était vos choix.
Quant à la situation dans laquelle se trouvait Emma sur le terrain, il se tournait vers toi en te regardant :
« Je t’ai fait venir ici et si tu as besoin de quoique ce soit pour tes déplacements, la base te mettra tout à disposition. J’aimerais que tu sois consultant sur la situation. Tu sais comment ça fonctionne en opération et tu connais l’entrainement qu’Emma a suivi. Seulement c’est une femme et ils ne lui feront pas de cadeau. La seule chose qui peut la sauver, parce qu’elle refusera de parler et de leur dire quoique ce soit sur nos positions, c’est son statut d’infirmière. Tu la connais par coeur Mark, comment pourrait-elle réagir ? Ils ont besoin d’elle pour soigner leurs blessés et leurs otages, notamment les femmes et les enfants. J’ignore ce qu’ils veulent en échange de sa liberté, on a eu aucune demande de rançon ou de libération de leurs prisonniers. Ni combien de temps elle va rester là-bas.. Je ne sais même pas comment je vais l’annoncer à sa mère et à sa soeur. »
Le général était un militaire aguerri et endurci, mais lorsque cela touchait sa fille, il n’était qu’un père inquiet et incapable de réfléchir correctement. Pourtant il le fallait et il avait besoin de ton aide. Il espérait que tu acceptes d’y participer.
(…) De l’autre coté du globe, au beau milieu de cet enfer, Emma venait d’être descendue de la camionnette et jetée dans une pièce assez violemment qu’elle eut le souffle coupé. Elle reprit rapidement son souffle lorsqu’on lui enleva le sac juché sur sa tête. Elle balaya la pièce du regard et il n’y avait rien, que ce soit sur les murs ou des meubles. Il y avait des anneaux accrochés au plafond et en bas des murs. La blonde comprit rapidement que c’était pour attacher les otages, les enchainer comme des bêtes. C’était la pratique habituelle de ses bourreaux. Et son calvaire ne fit que commencer.
Elle fut interrogée pendant plus d’une heure et la blonde ne desserra pas une seule parole. Il était hors de question qu’elle révèle des positions américaines et qu’elle mette ses camarades en danger. Elle avait été entrainée pour cela et pourtant, elle n’était qu’infirmière. Elle n’avait rien demandé de plus que de soigner ses camarades au mieux pour éviter qu’ils meurent avant d’être opérés.
Au bout de cette heure d’interrogatoire, deux hommes venaient de la soulever pour l’attacher debout, les chaines entourant ses poignets solidement ancrées aux deux anneaux au plafond. Elle se doutait de ce qui allait lui arriver. Elle l’acceptait et elle tenterait d’encaisser. Comme les autres avant. De nouveau, des questions furent posées, et de nouveau elle ne révéla rien. Alors ses bourreaux passaient à l’étape suivante ; la violence. Ce soir là, elle reçut de nombreux coups sur le corps, l’abdomen, la poitrine, le visage, les jambes. Une seule idée lui traversa l’esprit, pliant sous la douleur : elle voulait mourir en cet instant. Laissée seule pour la nuit, attachée dans la même position, Emma ferma les yeux. Ton visage fut le seul qu’elle garda en tête avant de se laisser emporter dans un état second, un état d’inconscience qui durera peut-être longtemps. Jusqu’au lendemain.
Cela faisait longtemps que le jeune homme n'était pas venu sur la base militaire depuis bien longtemps, après tout, il avait été déployé pendant des années et puis, il y a quelques mois, il avait dû retourner à la vie civile sans l’avoir souhaité, à cause d’une grave blessure à la jambe droite avec lequel il bataillait encore pour regagner un semblant de mobilité, puisque, aujourd’hui encore, il ne pouvait se déplacer sans avoir ses béquilles avec lui. Mais là il avait été invité à rejoindre la base militaire, par nul autre que son ancien beau-père, il ne savait pas encore pourquoi, mais il n'allait pas tarder à le découvrir. Et quand la nouvelle tomba, Mark dû déployer toutes les forces du monde pour ne pas faiblir, apprendre qu’Emma avait été enlevé par des terroristes dangereux, l’inquiétais, car certes, vous n’étiez plus un couple depuis longtemps, même si les sentiments étaient toujours là, mais il ne pouvait pas supporter que quelqu’un puisse te vouloir le moindre mal.
ㅡ Je ferais tout ce que je peux pour vous aider à sortir Emma des mains de ses terroristes, bien que je ne soit pas le soldat le plus valide qui soit, je donnerais tout pour qu’Emma sorte de cet enfer, même si ce n’est qu’en disant aux autres soldats quoi faire et quand le faire. Comme vous le savez bien, l’armée c’est toute ma vie, je ne connais que ça, mais là qu’on s’en soit pris à Emma, je ne le supporte pas et je ferai tout à mon niveau pour pouvoir vous aidez et sortir votre fille de là.
Répondit alors le jeune Conrad qui faisait face au général, père de son ex-fiancée qui se trouvait à présent aux mains de terroristes, il se demandait d’ailleurs ce qu’ils voulaient à la jeune infirmière, mais quoi qu’il veulent, il ne laissera personne faire du mal à la jolie blonde qui avait, autrefois, partagé sa vie et dont il espérait encore la partager, une fois sa mobilité regagnée, si elle le souhaitais également. Mark et les soldats qui seraient sous son commandement dans le but de libérer la jeune Dawz des terroristes qui la retenaient actuellement prisonnières, même s’ils n'avaient encore aucune information concernant leur localisation actuelle, mais ils auraient plus de chance de la découvrir en étant sur place.
Ce n’était pas facile pour le jeune homme qui ne pouvait se déplacer sans ses béquilles, au vu de l’état de sa jambe, mais pour le moment, le plus important pour lui, c’était de te retrouver, mais surtout, te libérer de cet enfer. Bien sûr, ton père avait déjà tout prévu pour que le jeune Conrad n’ai pas le moindre soucis pendant la mission au vu de l’état de sa jambe et le fait qu’il ne puisse plus être actif comme il l'avait toujours été, mais tant qu’il pouvait aidé à te sauver, même s’il n’était pas là en tant que soldat, mais plus pour gérer le commandement de la mission, ne pouvant malheureusement pas en faire d’avantage vu son manque de mobilité. Il avait fallu une semaine sur place pour recevoir une vidéo, le général et lui avaient tenté de localiser le village, en vain, et ils ne pouvaient pas compter sur le gouvernement, qui refusait de les aider à obtenir les informations dont ils avaient besoin. Ils avaient prévu une sorte de mission commando pour essayer de localiser le village ou tu était détenue, et pouvoir te sortir de là.
Un calvaire qui s’éternise.
Plus d’une semaine. Plus d’une semaine qu’Emma vivait un véritable enfer. A chaque fois qu’elle pensait que cela irait, c’était pire et ça recommençait. Ses ravisseurs tentaient de la briser chaque jour pour qu’elle craque. Elle avait failli se laisser faire et puis, ton visage apparaissant dans son esprit, elle résistait malgré les coups, les lacérations et les brûlures.
Puis, soudainement, ça s’était arrêté. La torture physique avait cessé et l’aspect mental prenait le dessus.
Elle avait été forcée à soigner des blessés terroristes avec une arme appuyée contre son crâne. Si elle échouait à leur sauver la vie, les terroristes s’en prenaient à une autre femme, elle pouvait entendre les cris de jeunes femmes et d’adolescentes âgées de 16 à 18 ans en train de se faire violenter.
Ces cris hantaient les nuits d’Emma, enchaînée dans la même pièce et chaque jour, elle recommençait en tentant tout ce qu’elle pouvait pour ne pas écouter sa colère lui crier de les laisser crever seuls, comme des animaux en plein désert.
La partie la plus facile fut celle où elle soigna des enfants et des mères. Elle avait enfin la sensation d’être utile, elle s’était même surprise à sourire à ces derniers qui semblaient tout autant pris au piège qu’elle. C’était le seul moment de sa journée où l’infirmière se sentait bien.
Un soir, alors qu’elle pensait que ses bourreaux la laisseraient tranquille, ils étaient réapparus, un mois après la première vidéo, pour en filmer une autre. Seulement cette fois, au moment de prononcer les revendications des terroristes, Emma avait été frappée violemment au visage lorsqu’elle avait hésité à parler. Elle avait retenu des larmes, enfin, si elle en avait encore.
Cette vidéo vous avait été envoyée et pour sa libération, ils voulaient que trente de leurs prisonniers soient rendus. Les terroristes savaient très bien qu’une infirmière militaire était précieuse à une base américaine. Ils n’étaient pas nombreux et donc, leur vie valait plus chère.
Une fois jetée dans ce qui lui servait de cellule, la blonde se recroquevilla sur elle, entourant ses genoux de ses bras en attendant que le temps passe. Vite, de préférence. Elle avait perdu la notion du temps dans cet endroit. Depuis combien de jours elle était ici ? Elle ne savait plus. Elle était déstabilisée, une fois bien nourrie, une fois très peu, bien traitée puis en position de souffre douleur.
Si ce n’était pas l’enfer sur terre, Emma ne savait pas ce que c’était.
Plus le temps passait et plus le stress et l’angoisse montait chez le jeune Conrad, qui faisait tout son possible pour sortir son ex-fiancée de ce kidnapping dont elle avait été la victime, ses terroristes dont elle était l’actuelle prisonnière. Bien qu’il avait été contraint de quitter le front à cause de sa blessure, il avait été spécialement missionné par son ex-beau-père, mais également général pour lequel il avait servi durant toutes ses années. Mais cette fois, pas comme soldat, sa blessure l’ayant rendu inapte au combat, mais comme chargé des opérations, sur place. Il était ravi de se sentir un peu utile, même s’il aurait préféré que son ex-fiancée ne soit pas capturée pour cela. Il tentait tout ce qu’il pouvait depuis son arrivée sur place pour essayer de localiser le village ou tu était retenue, envoyant des hommes en mission de reconnaissance pour essayer de trouver ta localisation avant de mettre en place une mission de sauvetage.
Les semaines passaient et cela faisait désormais un mois que la jeune Dawz était retenue prisonnière, augmentant la détresse de son père, présent aussi sur place, mais aussi de Mark, qui n’osais pas imaginer une seule seconde qu’on puisse te faire le moindre de mal et qui avais peur, comme jamais auparavant. Et la vidéo qu’ils reçurent un mois après ta capture, ne fit qu’augmenter l’angoisse de l’ancien soldat. Dans cette dernière, les ravisseurs demandaient à ce que trente de leurs soldats leurs soient rendus en l’échange de la jeune infirmière. Mais il le savait, il y avait bien d’autres solutions pour te sortir de là, plutôt que de libérer une trentaine de terroristes, c’était bien trop dangereux. Ils allaient jouer sur l’élément de surprise, Mark connaissais le coin comme sa poche et durant le mois passé, ils avaient déjà écumé une bonne partie de la zone, ils étaient proche de te retrouver, il ne restait que peu d’endroit possible où tu pouvais être retenue et le jeune Conrad, comptait bien tout faire pour te libérer en toute sécurité, sans pour autant céder à ce chantage qui allait mettre en danger des centaines de milliers de vies.
(..) Deux mois. Deux mois s’étaient écoulés alors qu’Emma vivait dans ce village perdu au milieu des montagnes, entourée de terroristes et des villageois piégés tout comme elle.
La jeune infirmière soignait comme elle le pouvait mais malheureusement, à cause du manque de matériel et de gestes qu’elle ne connaissait pas n’étant pas médecin, d’autres jeunes femmes avaient souffert par sa faute. Et ça, elle ne se le pardonnait pas.
La nuit, lorsqu’elle fermait les yeux, il lui arrivait de murmurer ces mots en pensant à toi :
« Ne me laisse pas ici Mark je t’en prie… »
Elle se doutait que tu serais à sa recherche, tout comme ton ancien beau père et peut être même qu’il t’aurait demandé ton aide.
Parfois, lorsqu’elle n’arrivait pas à dormir, Emma se demandait à quoi votre vie ressemblerait si vous étiez ensemble. Peut être que vous auriez été heureux, avec des enfants, une belle maison et un chien ? Elle l’espérait toujours. Ses sentiments pour toi étaient intacts, elle souhaitait vraiment que vous vous laissiez une nouvelle chance. Tu ne serais jamais un poids pour elle, elle t’aimait. Que ce soit avant ou maintenant et dans le futur.
(…) Lors d’une nuit agitée, Emma entendit des cris et des hommes qui courraient, chargeaient des véhicules. Les terroristes qui la retenaient allaient prendre la fuite.
Un homme fit irruption dans la pièce où elle était enfermée pour l’informer que même si ses camarades américains se rapprochaient dangereusement du village, ils n’allaient pas l’emmener. Elle osa demander ce qu’ils comptaient faire avec elle et la réponse fut sans appel : ils comptaient la laisser ici, plus morte que vivante.
C’est a ce moment là que les coups commençaient à pleuvoir. Comme à chaque fois. Sauf que cette nuit là, ce fut plus violent.
Une fois les terroristes partis précipitamment du village, Emma gisait, inconsciente et à peine vivante sur le sol de la pièce, à moitié déshabillée. Elle avait le crâne et le visage en sang, les chaînes autour de ses poignets étaient serrées et l’on pouvait voir la trace sur sa peau ainsi que les hématomes. Son dos était rempli de brûlures et de lacérations plus ou moins cicatrisées.
Allais tu la retrouver ? Finirait-elle par décéder ici dans cet état ?
Cela faisait à présent deux mois que Mark était revenu sur le terrain malgré sa blessure, avec pour seul et unique but, de retrouver son ex-fiancée qui avait été kidnappée, à la demande de son père et général, qui avait grande confiance en lui pour superviser les opérations, lui qui connaissait que trop bien le terrain, même s’il n’étais pas capable de plus au vu de l’état de sa jambe. Pourtant, le jeune Conrad se sentait capable de tout et allait tout donné pour que la jeune feme qu’il avait tant aimé et qu’il aimait toujours soit libérée saine et sauve, qu’importe les risques que lui ou ses hommes allaient devoir prendre, et il savait, que le général serais d’accord avec lui, voulant libérer sa fille envers et contre tout. Les recherches avançaient d’ailleurs bien plus rapidement qu’au début de l’opération, la zone de recherche s’étant largement rétrécie au cours de ces deux derniers mois, ils étaient proches, et ils le savaient.
Aujourd’hui encore, ses hommes étaient partis en reconnaissance, en espérant trouver le village où était retenue la jolie blonde, Mark avait espoir que ce village serais très prochainement localisé, ce qui leur permettrait de pouvoir, enfin, lancer l’opération finale pour te libérer de cette prison où tu était enfermée depuis toutes ses semaines. C’était le seul et unique but du jeune Conrad, il ne supportait pas l’idée que tu puisses être enfermée et maltraitée par tes kidnappeurs. Mais au bout de quelques heures passées au centre de commandement à attendre le retour et les nouvelles de ses hommes, pour savoir s’ils avaient bien réussi à trouver le village des terroristes, comme l’ancien soldat l’espérait. Mais plus le temps passait, plus il était inquiet de ne pas les revoir rentrer au camp, pourtant, après plusieurs minutes supplémentaires, il vit ses hommes approcher du camp. Munie de sa béquille, il s’approcha autant qu’il le pût de ses hommes, n’ayant qu’une hâte, savoir si la mission de reconnaissance était un succès ou si, une nouvelle fois, il revenait bredouilles, mais prêts à repartir.
ㅡ Alors ? Avez-vous réussi à localiser le village ?
Demanda alors Mark à ses hommes une fois arrivés à leur niveau, non sans mal à cause de sa jambe.
ㅡ Oui mon commandant, nous avons localiser le village, nous sommes prêts à lancer l’assaut pour libérer la fille du général.
Répondit alors l’un des hommes du jeune Conrad tandis qu’il faisait demi-tour pour retourner au camp et préparer l’assaut que tout le monde attendait depuis près de deux mois maintenant.
(...)
Une fois l’opération mise en place avec ses hommes, tout le monde se dirigea vers le village, et bien que Mark ai toujours du mal à se déplacer, sa rééducation n’étant pas achevée, il avait décidé de suivre ses troupes, même s’il allait rester hors des combats, sont état ne le permettant plus depuis sa blessure à la jambe, mais il avait tenu à venir, il voulait retrouver Emma, être là pour elle quand ils allaient la retrouver, car ils en étaient tous certains, la libération aurait lieu ce jour, maintenant qu’ils avaient trouvés le village des kidnappeurs. Il leur avait fallu plusieurs minutes pour atteindre le village, et très vite, les coups de feu avaient commencé, puis ce fût le silence.
ㅡ La fille du général est là mon Commandant !
Hurla alors l’un des hommes de Mark qu’il se dépêcha de rejoindre, aussi vite qu’il le pût vu sa jambe, et arriva dans le bâtiment où la blonde était retenue, mais inconsciente.
ㅡ Emma !
Hurla alors à son tour le jeune Conrad en se précipitant vers la jeune femme, tout en demandant à ses hommes de faire venir l’équipe de secours pour sortir la jeune infirmière d’ici et lui apporter les soins dont elle avais grandement besoin.
Emma avait perdu tout espoir et elle avait attendu la mort pendant deux mois. Face à la mort, elle n'avait pas eu de choix. Elle était morte, après tout ce qu'elle avait enduré, ils avaient mis fin à son calvaire et c'est ce qu'elle pensait à l'instant même où elle avait reçu ces derniers coups.
Plongée dans le monde de l'inconscience, elle ne sentait plus la douleur, du moins pour le moment. C'était salvateur. Le seul regret ? Ne pas t'avoir revu une dernière fois pour t'embrasser. Elle t'aimait et c'est cet amour qui l'avait fait tenir pendant tout ce temps. Emma avait la sensation de flotter dans un monde silencieux, confortable et lumineux jusqu'à ce qu'elle entende un son au loin. Un son qu'elle connaissait par coeur : ta voix. Elle voulait y répondre. Néanmoins, son corps ne réagissait plus, aucun son ne sortait et aucun mouvement ne se réalisait. Intérieurement, c'était comme si la jeune femme était dans un monde parallèle.
Et malgré le fait que tu te sois jeté près d'elle, elle gisait sur le sol tel un vulgaire cadavre d'animal laissé derrière un combat. Une dernière force rassemblée et elle parvint à ouvrir un peu les yeux, apercevant des silhouettes et des ombres autour d'elle puis, elle les referma.
L'équipe de secours avait fait au plus vite pour apparaitre derrière toi et le médecin s'adressa à toi :
Commandant, reculez. Elle a besoin de soins.
Ce dernier procéda aux testes habituels mais en prenant le pouls de l'infirmière militaire, il prit conscience qu'il fallait agir. Maintenant.
Il faut la ramener à la base, au plus vite. Elle respire à peine. Je ne sais pas encore combien de temps son coeur va tenir, elle a perdu trop de sang.
Cet homme hurla à un des hommes d'aller chercher un des brancards d'urgence resté dans l'hélicoptère de secours ainsi qu'un kit d'intubation. (...) Une fois les hommes revenus, Emma fut sanglée et prête à embarquer dans l'hélicoptère pour rentrer à la base immédiatement. Ce qui ne tarda pas étant donné que l'appareil décollait pour atteindre son objectif.
Arrivée au sein de votre base militaire au beau milieu du désert, le service médical s'agitait autour de ton ex-fiancée. Médecins et infirmiers faisaient au plus vite, ils lui faisaient tous les examens possibles. Des radios et échographies révélaient qu'elle n'avait rien de cassé ni de fêlé mais son crâne était en mauvais état. Elle avait certainement un traumatisme important mais alors qu'ils continuaient les examens en enlevant le peu de vêtements qu'elle portait pour vérifier chaque blessure, tout le corps de la jeune femme blonde se mit à trembler violemment. Des convulsions. Chacun tentait de la maintenir le plus possible sur le lit. On passa l'ordre de la séparer et, une fois stabilisée et rhabillée d'une chemise médicale, elle resta en surveillance et intubée.
C'est à ce moment là, presque 45 minutes plus tard que le médecin venait te faire un résumé de la situation. Il toqua avant d'entrer dans la salle de commandement de la base :
Commandant ? On a fait le bilan de l'état de l'infirmière Dawz. Elle a de multiples blessures sur tout le corps, des lacérations, des brûlures ainsi que de très nombreux hématomes plus ou moins récents. Elle a été battue à mort, c'est certain. Elle a certainement un traumatisme crânien important. J'ai pris la décision de la sédater après qu'elle ait convulsé, son corps souffre et on fait tout ce qu'on peut pour la soulager au niveau de la douleur. Pour le moment on l'a intubée afin que son coeur ne se fatigue pas. Je n'ai relevé aucune fracture ni fêlure pour le moment mais on a pas assez de matériel nécessaire ici, il faudrait la transférer et la ramener au pays. Je ne pourrais pas lui fournir tous les soins nécessaires. Si elle convulse de nouveau, la sédation ne sera peut-être plus suffisante. Il faudra envisager un coma artificiel pour le voyage, elle sera stable et elle pourra endurer le vol pour rentrer. En revanche, il est trop tôt pour savoir si elle a été victime de viols, elle a trop d'hématomes. Je suis désolé commandant.. Elle est dans une des chambres si vous voulez la voir.
Allongée dans un des lits et reliée à un tas de machines surveillant ses constantes, Emma ressemblait à une personne endormie. Les infirmiers avaient pris soin de laver tout le sang qu'elle avait sur elle en la soignant et maintenant que sa peau avait retrouvé son aspect normal, tout un tas de bandages, de pansement entouraient son corps. Par endroits, sa peau avait une teinte violacée et c'était vraiment douloureux.
La seule alternative ? L'attente. Il faudrait à Emma une très longue attente pour se remettre de cette épreuve.
Le temps avait bel et bien passé, les jours, puis les semaines et enfin les mois, mais à aucun moment le jeune Conrad n’a perdu espoir, il se refusait à le perdre, car sans cet espoir, il serait comme mort aujourd’hui, même si rien ne pourrais vraiment le ramener à sa vie d’avant, maintenant qu’il était mutilé et invalide de surcroît. Mais Emma était et reste, l’une des personnes les plus importante dans sa vie, après tout, ils ont été fiancés pendant des années même si Mark avais décidé de rompre quand il s’est engagé dans l’armée, ne voulant pas que la jeune femme l’attende en vain alors qu’il lui était totalement possible de se reconstruire avec une autre et de fonder sa famille. Mais l’ancien militaire qu’il était à présent, avait dû revenir à la vie civile après une grave blessure à la jambe qui l'avait rendu inapte à servir son pays, la seule chose qu’il savait vraiment faire dans sa vie. Mais aujourd’hui, les choses étaient différentes pour le jeune homme, puisque celle qu’il n'avait jamais cessé d’aimer était en danger, cela lui avais pris deux mois pour que ses hommes arrivent à la localiser et le secourir, bien que les terroristes l’ait laissé dans un état qui mettait le jeune homme dans une rage noire, il sût se contenir pour permettre à l’équipe médicale de venir à ton secours.
ㅡ S’il lui faut du sang, je peux en donner docteur, je suis donneur universel.
Répondit alors le jeune homme tandis que le médecin annonçait que son ancienne fiancée avait perdu beaucoup trop de sang et que cela mettait sa vie en danger. (...) La jeune femme fût rapidement transportée par hélicoptère vers la base afin qu’elle puisse subir les premiers examens qui permettrais de savoir dans quel état elle se trouvais actuellement et ce qu’elle avais pût subir pendant cette période de captivité. Une attente qui rendait fou le jeune Conrad, d’autant plus quand le médecin vint lui annoncer tout ce qu’il avait découvert en procédant à un examen complet sur la jeune infirmière, mais il devait se maîtriser, pour elle, elle devait subir des soins et il serait là pour elle, quoi qu’il puisse arriver, parce qu’il l'aimait et n’avais jamais cesser de l’aimer. Avec l’accord du médecin, le jeune homme avait pu se rendre dans la chambre de son ex-fiancée qui était branchée et intubée de partout, une image qui lui fit profondément mal, mais qu’il tâcha de ne pas montrer, car même si tu n'étais pas consciente, il savait que tu pouvais entendre ce qu’il se passait dans la pièce et il ne voulait en aucun cas risquer d’empirer ton état. Cependant, au vu de ton état, il n’était pas capable de parler, la douleur le rendant muet, il se contenta juste de prendre ta main dans la sienne et d’y coller son visage pour t’apporter un peu de chaleur et que tu sache, qu’il était là, près de toi.
En effet, la jeune femme pouvait sentir la présence de celui qui venait de prendre sa main. Sa chaleur, son parfum, tout lui rappelait que c'était son ancien fiancé qui était auprès d'elle et malgré son inconscience, cela fit du bien à Emma après tous ces mois de maltraitance, de froid et de violence.
D'ailleurs, tandis que Mark était dans la chambre de la jolie blonde, le médecin militaire entra en demandant :
- "Commandant ? Navré de vous déranger mais vous avez dit que vous étiez donneur universel ? Dawz va certainement en avoir besoin dans les heures qui arrivent, cette nuit notamment afin qu'elle puisse être stabilisée. Vous êtes toujours prêt à faire don de votre sang ?"
(..) Emma n'avait pas totalement conscience de toutes les personnes qui s'activaient autour d'elle pour lui procurer les meilleurs soins mais elle avait senti le jeune Conrad et rien ne lui importait plus. Si elle le sentait, lui, l'être qu'elle aimait le plus sur cette Terre, c'est qu'il l'avait retrouvé et ramené en lieux sûrs.
Durant la nuit, alors que le jeune homme étais sûrement près d'elle et que le médecin commençait à parler de son transfert par avion pour rentrer au pays, Emma se sentait partir. C'était comme si la présence de Mark glissait de plus en plus loin. A vrai dire, ce qu'avait craint le médecin se produisit : le coeur de la jeune femme était en train de lâcher.
Le moniteur cardiaque présent dans la pièce et relié au corps de la jeune infirmière s'emballa brusquement et puis, sans prendre le temps de ralentir, un long "bip" retentit. Fatigué et malmené durant deux longs mois, suite à ses blessures, le coeur d'Emma venait de s'arrêter. Une infirmière leva la tête en entendant le signal et cria dans le couloir d'appeler le médecin. Il fallait la réanimer au plus vite avant que ça ne soit terminé. Ce dernier arrivé au plus vite venait de débouler près d'Emma en disant aux personnels soignants présents :
- "Merde. Injectez l'adrénaline et on choque à 100 pour commencer !"
Alors que tous pensaient que ce cauchemar serait terminé, c'était loin d'être terminé. La survie d'Emma se jouait sur quelques secondes, quelques minutes et surtout sur le fait qu'il fallait la ramener aux Etats-Unis sans tarder.
Les minutes devaient paraitre interminables pour ceux qui se trouvaient autour du corps de la belle blonde, après trois choquages, le coeur était enfin reparti et à un bon rythme. Le médecin prit la décision de lui faire une transfusion de sang, il fallait ramener des forces dans ce corps meurtri.
(..)
Le transfert en avion était prévu dans plusieurs heures et la stabilité médicale d'Emma lui permettait d'être transportée. Le médecin avait prit la décision de ne pas la réveiller avant le vol. Ce serait trop compliqué et douloureux à supporter. Le coma artificiel dans lequel elle fût plongée était salvateur, tout avait été pensé pour qu'elle se fatigue le moins possible. Une fois arrivée à l'hôpital militaire de New-York, il était prévu qu'Emma soit réveillée mais ce, en plusieurs phases, pour ne pas la brusquer. Finalement, après tout ce qu'elle avait vécu et tout ce qu'elle avait fait vivre à Mark, la tension, l'angoisse et l'inquiétude, elle rentrait enfin à la maison.
Cela faisait tellement bizarre à Mark de voir son ancienne fiancée, là, allongée sur un lit d'hôpital après avoir été kidnappée et séquestrée pendant plusieurs semaines, jusqu'à ce que l'équipe du jeune homme la retrouve abandonnée par les terroristes comme un vulgaire cadavre, une vue qui avait brisé le cœur de l'ancien militaire qu'il était à présent, même s'il avait repris son poste de manière aménagée pour sa jambe, dans le seul et unique but de te retrouver. Mais à présent, tu avais besoin de tous les soins nécessaires à ton rétablissement, d'autant que tu allais devoir être transférée dans un autre établissement où tu pourrais recevoir de meilleurs soins que dans cet hôpital militaire qui n'avait pas tout le nécessaire.
Il fût interrompu dans ses pensées par un employé de l'hôpital, un médecin qui s'était souvenu des propos du jeune homme qui avais déclaré le fait qu'il était donneur universel, en cas de besoin, il était prêt à tout si cela pouvait aider la jeune femme qui avais été autrefois sa fiancée et dont il était encore fortement amoureux même s'il n'osait pas l'avouer au vu de son état de santé actuel. Il avais peur d'être une charge et il ne voulais en aucun cas imposer ça à son ex fiancée, qu'elle soit infirmière ou qu'elle ne le soit pas, il voulais régler ses soucis avec sa jambe avant tout, même s'il avais tremblé d'avoir presque failli perdre cette femme qu'il aimais tant.
ㅡ Effectivement docteur, je suis bien donneur universel et je ferais tout ce qui est en mon pouvoir qui pourrait aider Emma à se rétablir après tout ce qu'elle a vécue ces dernières semaines.
Déclara alors le jeune Conrad, tandis que le médecin s'en alla donc préparer ce dont il avait besoin pour le don de sang qui pourrait permettre à la blonde de récupérer tout celui qu'elle avait perdu.
(...)
Les heures passaient et le transfert de la jeune infirmière toujours inconsciente vers un autre hôpital se rapprochait. Puis d'un coup, tout bascula, le moniteur cardiaque de la jeune femme s'emballa, alertant l'infirmière présente aux côtés de l'ancienne fiancée de Mark. Les mains devant la bouche inquiet face à l'arrêt cardiaque que faisait son ex fiancée, son état empirant face à tout ce que son corps avait subi. Pour les médecins, il devenais urgent que la jeune femme soit transférée de tout urgence à New-York quand son état sera stabilisé.
(...)
L'état de la jeune infirmière à présent stabilisé il avait été décidé qu'elle serait transférée au plus vite vers un hôpital militaire de New-York ou elle pourrait recevoir de meilleurs soins qu'elle ne pourrait pas recevoir ici, par manque de moyens. Mark avait d'ailleurs fortement insisté pour faire le voyage avec la jeune blonde, une demande très peu protocolaire, mais qui lui fût tout de même accordée au vu des circonstances.
Le voyage jusqu'à New-York fût long, mais à présent ils étaient de retour chez eux et tu allais enfin pouvoir recevoir tous les soins dont tu pourrais avoir besoin et avec le meilleur matériel médical qui soit, quant à lui, il restait à tes côtés, ne sachant pas si tu pouvais sentir sa présence ou non, mais il tenait à être la, à tes côtés, quoi qu'il puisse arriver, malgré l'angoisse et la peur de te perdre.
Emma ressentait ta présence et elle aurait besoin de toi, encore plus maintenant puisque les médecins avaient pris la décision de réveiller la jeune femme. Ses constantes étaient bonnes et elle était en capacité de respirer seule désormais.
Son réveil programmé, le médecin expliqua que cela allait se faire par étape afin que son corps puisse s’y habituer sans le brusquer. Et maintenant que les sédatifs avaient cessé de lui être administrés, Emma entrait en phase de réveil.
C’était long et pour le moment, après des heures sans sédation, aucune réaction n’était visible.
Les parents de la jeune femme, que ce soit sa mère et surtout son père, le général t’ayant demandé ton aide, avaient insisté pour que tu restes près d’elle. Une sorte de relais s’était mis en place entre toi et eux. D’ailleurs depuis que vous étiez séparés, ils te considéraient tous encore de la famille. Vous étiez restés longtemps ensemble et tu serais toujours le bienvenu au sein de cette famille.
(…)
Au bout de plusieurs heures, Emma émergeait enfin de ce coma dans lequel elle avait été plongée. Ses yeux s’ouvrirent avec difficulté mais une fois qu’ils furent ouvert, Emma devina qu’elle était dans un hôpital et plus en captivité à l’autre bout du monde.
Des larmes s’échappaient de ses yeux en regardant autour d’elle, des larmes de soulagement mêlées à de la douleur et de la souffrance. Ne pouvant toujours pas parler étant donné qu’elle était toujours sous respirateur, la blonde essaya de bouger les doigts. La première tentative fut un échec total.
Et puis, elle retentit sa chance. Cette fois-ci, ses doigts bougèrent au contact de ta main serrée dans la sienne. Elle posa alors son regard sur ton visage, un regard embué par ses larmes mais elle savait que tu viendrais la chercher là bas. Elle l’avait toujours su. Au plus profond d’elle-même. Et tu étais venu, elle venait de réaliser qu’elle serait en sécurité désormais, à tes côtés et ce, grâce à toi. Elle te devait la vie et elle t’aimait encore plus qu’hier, plus qu’aujourd’hui, plus qu’elle t’aimerait demain.
Les heures avaient parues interminables à l'ancien militaire qu'était Mark, même s'il avait repris du service temporairement et de façon aménagée pour sa jambe, n'étant qu'au commandement des opérations, mais pas sur le terrain, dans le seul et unique but de te retrouver. Mais il y avait maintenant plusieurs heures que vous étiez arrivés à New-York en urgence pour que tu puisses recevoir les meilleurs soins et que tu puisses t'en sortir. Tout le monde avait grand espoir, Mark le premier, même si comme tout homme, la peur lui tiraillait les entrailles. Oui il avais peur, surtout parce que tu était la seule femme qu'il ai jamais aimé dans sa vie, celle avec qui il aurais du se marier s'il n'avais pas tout quitter pour s'engager dans l'armée, une décision qu'il ne regrettait pas, même si elle l'avais séparé de la femme qu'il avais toujours aimé.
Les médecins avaient décidés de programmer ta phase de réveil, puisque tes constantes étaient à présent stables, mais cela se passera sur plusieurs étapes, le médecin avait bien prévenu le jeune Conrad que le réveil allait être compliqué mais surtout long, pour ne pas que ton corps soit brusqué, qu'il ai le temps de se remettre. Quoi qu'il en soit, Mark comptait bien rester à tes côtés quelque soit le temps qui passerait, il l'était depuis le début, ce n'est pas maintenant que ça allait changer.
Le temps passa et le jeune homme avait fini par s'assoupir de fatigue, il n'avait que très peu dormi depuis qu'il t'avais retrouvé et ne le faisait que quelques rares minutes par-ci par-là mais sans jamais te quitter, gardant ta main dans la sienne. Mais il fût réveillé plus tard en sentant tes doigts bouger dans sa main, il releva alors la tête, posant son regard sur toi. Le premier sourire depuis plusieurs mois se dessinait sur ses lèvres, rassuré que tu aies enfin ouvert les yeux, même si te voir là, raccordée à toutes sortes de fils en plus d'un respirateur artificiel.
ㅡ Je suis là Emma, ne t'en fais pas, tout vas bien, je vais aller prévenir tes parents que tu est réveillée.
Te prévient alors le jeune homme en posant un baiser sur ta joue avant de sortir quelques instants et de revenir en compagnie de tes parents, morts d'inquiétude.
La blonde te suivait du regard lorsque tu sortais de la chambre et au moment où ses parents se précipitaient vers elle, les larmes redoublèrent et la seule chose qu’elle était en capacité d’exprimer c’était une forme de soulagement de les revoir.
Néanmoins, une panique venait de la prendre par surprise et là où tu étais assis il y a quelques instants, sa main chercha la tienne sur le lit. C’est toi qu’elle voulait à ses côtés en cet instant, maintenant et pour les jours à venir. C’était ta voix qu’elle avait entendu en premier, dans le village où tu l’avais retrouvé et sur la base militaire avant de revenir chez vous. Elle s’était comme raccrochée à toi. Tu étais devenu sa bouée de sauvetage.
Le père d’Emma venait de partir chercher le médecin tandis que sa mère était près d’elle, embrassant sa fille et remerciant le ciel de t’avoir mis sur sa route.
Juste avant que le médecin entre dans la chambre, l’infirmière militaire toussait ayant du mal à supporter le respirateur qui était toujours enfoncé dans sa gorge. Il était plus que temps de lui enlever.
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Maintenant qu’elle était réveillée, le médecin appelait une infirmière pour lui enlever le respirateur et pouvoir lui faire des examens habituels. Il vous demanda de sortir mais Emma serra ta main plus fortement et elle échangea un regard avec toi qui voulait juste dire « Ne me laisse pas ». L’infirmière présente indiqua au docteur qu’il serait préférable que tu restes durant ces examens.
Une fois le tube retiré de sa gorge, elle eut le droit de boire un peu d’eau et le médecin prévenait qu’il était possible qu’elle ne parle pas tout de suite étant donné le temps qu’elle avait passé intubée.
Emma tentait de bouger un peu ses membres mais elle grimaça, la douleur dans son corps revenait. Elle n’avait pas besoin de parler, tu la connaissais par cœur et vous aviez toujours su vous comprendre en un regard.
Tandis que l’ancien militaire sortait de la chambre d’hôpital ou tu était allongée suite à ton enlèvement et ton sauvetage, il vit rapidement tes parents et les préviens qu’ils pouvaient venir te voir, que tu étais réveillée. Quant à lui, Mark décida de sortir prendre un peu d’air frais, chose qu’il n’avait pas fait depuis ton arrivée à l’hôpital après un transfert des plus dangereux mais des plus nécessaires à ta survie, l’ancien militaire avait été là du début à la fin, que ce soit quand ton père lui avais demandé de venir et de mener les recherches, pour ta libération, tes soins, ton transfert et ce jusqu’à ton réveil final à New-York.
Cependant, tes parents aussi avaient besoin d’avoir un peu de temps avec toi, surtout maintenant que tu était enfin réveillé, et il ne le comprenait que trop bien, c’est pour cela qu’il avait décidé de s’éloigner un peu pour laisser la famille que vous étiez, vous retrouver un peu tandis que lui prenais quelques bouffées d’air frais, dont il avait bien besoin. Après quelques minutes, il se décida à entrer de nouveau au sein de l’hôpital où tu risquais de rester les quelques semaines à venir, vu l’ampleur de tes blessures, et retourna tout naturellement dans ta chambre, ne voulant plus être séparer de toi, comme ça avait pût être le cas pendant tous ses mois qu’on durés ta captivité.
(...)
Le médecins, maintenant que tu étais réveillée, avaient décidé de retirer ton respirateur artificiel, estimant que maintenant que tu était sortie de ton coma, tu n’en aurais plus besoin, que tu pouvait à présent respirer tout à fait normalement, mais que les examens eux, allaient continuer afin de pouvoir guérir tes blessures au mieux. Mark avait d’ailleurs été invité à sortir de la chambre afin que l’équipe médicale puisse effectuer les examens nécessaires, mais ni lui, ni toi ne vouliez être de nouveau séparé et l’infirmière présente était d’ailleurs intervenue en leur faveur auprès du médecin pour que vous puissiez rester ensemble.
Quand ton respirateur fût enfin retiré, l’infirmière te tendis un verre d’eau afin que tu puisse boire tandis que le médecin prévient du risque que tu mette du temps avant de pouvoir parler de nouveau, étant donné le temps où tu avais dû rester intubée. Il était vital maintenant que tu te reposes et que tu récupère et Mark serait à tes côtés, comme il l’était depuis le début.
Emma prenait le verre d'eau que lui tendit l'infirmière et elle avalait quelques gorgées d'eau avec difficulté. Il lui faudrait quelques temps pour se réhabituer à boire et à manger comme elle le faisait avant mais ça reviendrait. Avec du temps et de la patience. L'infirmière qui s'occupait de ta fiancée fit plusieurs prélèvements avant de quitter la chambre en ayant pris soin de lui remettre une perfusion d'antidouleurs, sur prescription de son médecin.
La perfusion ne mit pas longtemps à faire effet étant donné qu'Emma s'était endormie. Même si elle sortait d'un coma artificiel, elle était épuisée et elle avait besoin de ce repos pour guérir entièrement. Physiquement, le médecin était optimiste. Le point d'inquiétude le plus grand concernait l'état psychologique de la jeune femme. Un enlèvement et une captivité durant deux longs moins laissait forcément des séquelles, peu importe que la victime soit civile ou militaire, notamment lorsque des terroristes en étaient les auteurs.
(...)
Cela faisait plusieurs jours que ton ex fiancée était réveillée et sous soins permanents. Elle avait subi toute une batterie d'examens et son corps se remettait grâce aux différents traitements mis en place. Elle avait pu marcher un peu afin de vérifier si sa motricité n'était pas endommagée par les coups violents qu'elle avait reçu. Elle marchait et pouvait bouger tous ses membres, avec des douleurs mais elle avait toute sa motricité.
La vraie question qui inquiétait les parents d'Emma c'était ce qu'il se passait dans sa tête. Pourquoi cette question ? La réponse était simple : la blonde ne parlait pas. Pas un seul mot. C'était comme si ses yeux et son âme étaient toujours perdus dans un immense vide abyssal.
Pour le général Dawz, l'ex beau-père de Mark, il n'y avait qu'une seule explication et il ne savait que trop bien ce que ça engendrait dans la vie d'un soldat revenu du front : sa fille souffrait d'un syndrome post-traumatique sévère. La route serait longue et difficile. Tous les soldats ne s'en remettaient pas. Certains restaient emmurés dans le silence et d'autres réapprenaient à vivre comme ils le pouvaient. Les parents de la jolie blonde espéraient que la deuxième option serait la seule envisageable avec toi à ses côtés. Un lien unique et indéfectible vous unissait malgré les années de séparation, cela se voyait comme le nez au beau milieu de la figure. Il suffisait de vous observer pour le voir. Tu serais peut-être le seul à pouvoir la sortir des ténèbres dans lesquels Emma était plongée désormais.












