La neurasthénie: moment slave de l'âme.
dirt enthusiast
trying on a metaphor

tannertan36
Show & Tell

Andulka
he wasn't even looking at me and he found me
No title available

Product Placement
almost home
NASA
Not today Justin
occasionally subtle
TVSTRANGERTHINGS
Three Goblin Art
styofa doing anything
One Nice Bug Per Day
Monterey Bay Aquarium

Janaina Medeiros

JVL
2025 on Tumblr: Trends That Defined the Year

seen from Germany
seen from United States
seen from Australia
seen from United States
seen from United Kingdom

seen from Mexico

seen from Russia

seen from Italy
seen from Canada
seen from Jordan
seen from Italy

seen from Germany

seen from Brunei
seen from United States

seen from United States

seen from United States
seen from Italy

seen from Malaysia
seen from Italy
seen from Australia
@deslecturesetunchat
La neurasthénie: moment slave de l'âme.
Pas besoin de maladies pour exciter ton esprit ni de fatalités pour secouer les sommeils de ton cerveau. Observe bien ton peuple voué au non-destin et alors, tu auras beau prendre ton âme pour l'inventaire du paradis, tu n'auras plus la force de te consoler.
L'individu se construit, pareillement, de pierres innombrables. Il traîne derrière lui sur le sol la chaîne sans fin des aïeux; il est ligoté et cousu par mille liens et fils invisibles aux racines entrelacées de la paludéenne et primordiales forêt dont la fermentation torride a couvé son germe premier.
La guerre comme expérience intérieure, Ernst Jünger
Puis j'avais encore par là-dessus la conscience de mon ridicule, le sentiment d'être un encroûté, l'un de ceux qui ressassent encore de pareilles chimères, tandis que tous les autres prenaient leur part de gâteau partout où elle s'offrait, et me regardaient du haut de leur astuce.
Abeilles de verre, Ernst Jünger
Jusqu'à présent, je m'étais battu avec des armes honnêtes, et j'avais quitté le service avant l'arrivée de gangsters malpropres qui mécanisaient le meurtre et l'incendie.
Abeilles de verre, Ernst Jünger
Naguère encore, on m'avait fait remarquer que mes propos grouillaient d'expressions désuètes, telles que "la vieille fraternité des armes", ou "prendre quelqu'un par son honneur de soldat". Cela semblait bouffon à notre époque, comme les simagrées d'une vieille fille qui tirerait vanité de sa vertu rancie.
Abeilles de verre, Ernst Jünger
Je veux dire ceci: pourquoi ces esprits qui ont compromis et transmué notre vie de manière si inquiétante, et sans qu'on en voie la fin, ne se contentent-ils pas de déchaîner des forces inconnues, d'en disposer, d'encaisser la gloire, la puissance, la richesse qui ruissellent de leurs coffres ? Pourquoi tiennent-ils encore, à tout prix, à être des saints ?
Abeilles de verre, Ernst Jünger
Critère de la noblesse. - La noblesse d'un individu se reconnaît peut-être avant tout à l'hésitation et à la délicatesse avec lesquelles il cueille les joies qui s'offrent à lui. Il ose à peine. L'homme bas, lui, ose toujours. A la limite, il ne se sent que des droits.
Gustave Thibon, L’échelle de Jacob
Que ton idéal soit le reflet de ton âme, l'émanation de ton être intérieur, ton témoignage. Et non pas ton alibi.
Gustave Thibon
Gustave Thibon, L’échelle de Jacob
Gustave Thibon, L’ignorance étoilée
Tant d'êtres pesants et pourtant sans densité: lourds à eux-mêmes et aux autres dans la mesure où ils sont vides...
Gustave Thibon, L’ignorance étoilée
Ni optimisme ni pessimisme: même accueil et même distance à l'égard de la joie et de la douleur. Qu'une part de toi-même - celle qui est faite pour Dieu - reste toujours extérieure à tes émotions. Ne t'englue ni dans l'ivresse de tes succès ni dans l'amertume de tes déceptions. Laisse couler en toi les passions, mais ne coule pas avec elles et, surtout, ne te laisse pas couler en elles.
Gustave Thibon, L’ignorance étoilée
Guerre. Maintenir intact en soi l'amour de la vie; ne jamais infliger la mort sans l'accepter pour soi. Au cas où la vie de X... serait liée à la sienne propre au point que les deux morts doivent être simultanées, voudrait-on pourtant qu'il meure ? Si le corps et l'âme tout entière aspirent à la vie et si pourtant, sans mentir, on peut répondre oui, alors on le droit de tuer.
Simone Weil, La pesanteur et la grâce
Ce que le mal viole, ce n'est pas le bien, car le bien est inviolable; on ne viole qu'un bien dégradé.
Simone Weil, La pesanteur et la grâce
Ceux qui voient dans la civilisation des Machines une étape normale de l'Humanité en marche vers son inéluctable destin devraient tout de même réfléchir au caractère suspect d'une civilisation qui semble bien n'avoir été sérieusement prévue ni désirée, qui s'est développée avec une rapidité si effrayante qu'elle fait moins penser à la croissance d'un être vivant qu'à l'évolution d'un cancer.
Georges Bernanos, La France contre les robots