C’est très étrange de me dire que c’est sans doute la dernière fois que j’écris sur ce Tumblr. Et à propos de ce voyage. Enfin on ne sait jamais je vais peut-être avoir d’autres savoirs à partager le temps m’aidant à prendre du recul et à méditer sur tout ça. Parce que oui, ça fait culcul, mais ce voyage n’a pas seulement été la découverte d’autres régions du monde, mais aussi d’autres manières de vivre qui m’ont inspiré. Chaque expérience m’a appris quelque chose, comme par exemple : « il faut faire attention à la soupe de poulet thaïlandaise ».
Plus généralement c’est en partant à la découverte d’autres modes de vie qu’on se rend compte de ce qu’on a déjà et qu’on réalise comment on pourrait modifier ce qui n’est pas adapté.
Aux États-Unis j’ai appris qu’il n’y a pas de honte à aimer son pays et qu’on peut être fière de qui on est. Attention je ne dis pas qu’il devrait y avoir de la fierté systématique surtout si c’est la fierté de haïr les autres ou de ne pas être tolérant. Mais que dénigrer son pays (comme le font souvent les français) n’est pas très constructif et nous empêche parfois de voir que l’herbe est déjà verte ici. Et le même mode de pensée s’applique aussi à nous-mêmes. Les américains ont aussi le sourire et le contact très facile. Et bien qu’on peut se demander si ces échanges ne sont pas hypocrites parfois, il n’en reste pas moins agréable d’échanger avec un.e caissier.e souriant.e plutôt que morose. Je me demande d’ailleurs pourquoi ne sommes-nous pas d’avantage sympathiques que taciturnes, cela demande-t-il plus d’énergie?
En Polynésie, j’ai découvert la gentillesse inconditionnelle et envers tout le monde même les inconnus. Les polynésiens ont vraiment le cœur sur la main, et n’hésiteront pas à filer un coup de main ou un bon conseil. Même de manière non sollicitée, c’est très étrange pour nous mais il n’est pas rare de voir une voiture s’arrêter alors qu’on marche sur la route pour nous demander s’il faut nous déposer quelque part. Tout le monde se dit bonjour dans les îles avec un sourire jusqu’aux oreilles. Avec Agathe on s’est parfois demander s’ils se moquaient de nous tellement ils étaient hilares mais non, dans les îles on vit avec le sourire. J’ai aussi appris le laisser-aller car le rythme des îles ralenti la cadence et atténue les problèmes. Les horaires ne sont pas aussi rigides il arrive parfois qu’une roulotte ne soit pas ouverte parce que le commerçant n’avait pas envie de travailler ce jour là. Enfin la Polynésie c’était un partage de culture incroyable et si riche que les polynésiens sont ravis de raconter et de faire perdurer.
La Nouvelle-Zélande m’a rappelé que la beauté de la nature est majestueuse, avec des paysages si beaux que j’ai faillis verser une petite larme à plusieurs reprises. Elle a aussi mis sur ma route de belles rencontres avec lesquelles j’ai pu faire un bout du voyage et que j’espère revoir lors d’autres voyages.
Aux Fidji j’ai appris que j’avais une limite d’inconfort et que j’avais du mal à être confrontée à la très grande pauvreté (Piper dans White Lotus pour ceux qui savent).
En Thaïlande j’ai été confrontée à mes premiers moments de solitude mais j’ai aussi lié de belles amitiés qui ont comblé ce vide. J’ai appris que les amitiés peuvent être vécues pleinement même si c’est pour un période courte et qu’on ne sait pas si on va se revoir. D’ailleurs on accepte les autres plus facilement sans réfléchir au long terme et ça permet d’être plus tolérant et de se mettre moins de pression. D’ailleurs fun fact il y a presque que des voyageurs européens en Thaïlande. Je me suis aussi rendu compte des impacts que peut avoir le tourisme de masse sur l’environnement. La Thaïlande est très polluée, j’ai plusieurs fois nagé avec du plastique et il n’est pas rare de voir des décharges au détour d’une rue.
C’était un périple exceptionnel, j’ai appris qu’être ouverte t permettait de vivre de super expériences et de faire super rencontres. J’ai appris qu’en laissant de côté le besoin de contrôle et en ayant confiance on vivait un voyage beaucoup plus agréable. (Et souvent les problèmes n’en sont pas ou bien ils se résolvent tout seuls.)














