L’indépendance - 2
J’ai beaucoup de mal à accepter voire à réaliser que je ne vais pas bien depuis...assez longtemps maintenant je crois, à bien y penser. Je me dit que je n’ai aucune raison d’aller mal. Au contraire, j’ai tout pour moi du coup, je n’ai pas le droit d’aller mal, aucune raison.
Certains jours sont plus faciles que d’autres. Les jours difficiles remettent tout en cause et peuvent même avoir des conséquences permanentes sur ma vie.
Je ne peux pas dire que je comprends POURQUOI que je vais pas bien. Mais je vis avec la sensation quasi-permanante que mon meilleur n’est pas assez. Et cela crée un état mental très mauvais.
J’ai déjà fait un grand pas ; j’ai demandé de l’aide professionnelle. Mais je n’aime pas ça. Comme pour tout ; je n’aime pas demander de l’aide. Je suis certaine que ça reviens à mon impératif d’indépendance dont j’ai parlé dans mon dernier article mercredi dernier.
De façon générale, je n’ai pas particulièrement l’impression que ça va mal. Mais quand je perds le contrôle, je réalises que ce que je vis est très anormal et qu’il faut faire quelque chose. Et le cycle recommence.
Le fait que le tout vienne par phase de la sorte n’aide pas, je dois bien avouer. Tout juste lorsque je crois que tout est sous contrôle, que j’ai appris à maîtriser mes démons, je reperds contrôle et je dois recommencer. Et à long terme, cela devient épuisant.
Je sais qu’il ne faut pas hésiter à demander de l’aide. Pourquoi est-ce si facile de conseiller un ami mais lorsqu’il s’agit de nous-mêmes, toute solution semble hors proportion et hors d’atteinte ? Je sais que je dois apprendre à m’écouter, à demander de l’aide. C’est bien l’indépendance mais ça peut également être un couteau à double tranchant.














