L’élan créatif se nourrit des peines,
du désespoir qui creuse en silence,
de l’amour qui déborde,
de la haine qui rampe,
de la douceur d’une caresse…
de toutes les émotions, positives ou négatives, sans distinction —
Il ne choisit pas —
il prend tout,
Il prend racine dans ce qui blesse
et dans ce qui éclaire,
dans les contradictions qui nous traversent.
C’est un feu étrange,
alimenté par tout ce que l’on ressent trop fort,
un langage né du chaos,
qui transforme la douleur en beauté.
Et au cœur de cette tempête,
une évidence persiste :
toujours préférer créer plutot que détruire.
Alors quelque chose s’élève —
une traversée, une transcendance.
un souffle qui dépasse le tumulte,
jusqu’à creer une sorte d'extase une sublimation.
Puis un apaisement profond :
un état de bien-être, de réconfort,
une connexion à l’univers tout entier.
Une symbiose fragile et lumineuse,
où l’on ne crée plus seulement quelque chose,
mais où quelque chose en nous se recrée —
une renaissance à soi-même















