Inadapté
Elle mâa regardĂ©. Sans voir.
Sans croire ! Puis, elle mâa tant jugĂ©e.
Voici, lâexcuse de son mĂ©tier.
« Vous souffrez tant. » mâa-t-elle dit !
« Inadapté ! Je vous lâĂ©cris. »
Pourtant ce mot est confusion,
dans mon esprit parfois brouillon.
Dans un salon, bien décoré,
mon pĂšre, ma mĂšre, ma sĆur, mon frĂšre,
sont ignorants de ma souffrance,
cachée sous ce masque de faïence.
La fĂȘte est bien trop arrosĂ©e.
Ce nâest pas le temps dâen parler.
Peut-ĂȘtre bien demain matin !
Ce que jâai dit yâa des annĂ©es.
Assise droite Ă mon bureau,
je tape, jâĂ©cris sur mon PC.
Ces mots résonnent dans mon cerveau :
« Voilà ! Je suis inadapté ! »
Pourtant la science nâest pas raccord,
Docteur ou Psy, sâenvoient la balle,
pour déclamer bien haut et fort
que mon bon cas est sociétal.
Pourquoi ce jour, je vous écris,
et me soumets Ă votre avis.
Câest que dans toutes mes questions
Aucune nâa la solution.
Sous vos regards avertis,
sans craindre la peur dâĂȘtre moquĂ©e,
je vous remets ma décision.
Je souffre peut-ĂȘtre de dĂ©pression.
Mais si mon cas nâest pas unique,
si mon cerveau est éclaté,
Ne tombez pas dans la panique,
Câest que mon cas est sociĂ©tĂ©.
Neuroatypie et synonymes,
Voilà les drÎles de mots cachés,
Dans la caboche dâune enfant,
De bientÎt presque trente-cinq ans !
Toute ma vie fut illusion,
douleurs et sentiments gùchés,
parfois câest vrai, plein de passion,
dans une dure réalité.
De mon futur, jâai la vision
Un grand trou noir bien effrayant,
Entre espoir et démission,
Câest lĂ je crois ce qui mâattend.













