Une année à la campagne, Sue Hubbell, 1986.
Une année à la campagne parle de communauté. Une communauté non-humaine, dont Sue Hubbell tente respectueusement de faire partie.
Elle nous parle dâabeilles, dâoiseaux, de serpents et dâarachnides. De tronçonneuse et de ruches. Elle parle dâune vie avec peu dâhumains, mais jamais dâune vie seule. On en apprend sur ce qui sâobserve quand lâon prend le temps de regarder et on apprend que chaque question Ă plusieurs rĂ©ponses.
« En tant quâĂȘtre humain, je me mĂȘle un peu de tout ; jâinterviens, je change, je modifie. Ce nâest ni bien ni mal, je joue mon rĂŽle simplement, tout comme le serpent qui mange les souris et les vanneaux joue le sien. Mais Ă©tant un ĂȘtre humain, je suis nantie dâun cerveau qui me permet de mâapercevoir que lorsque je manipule et modifie nâimporte quelle partie du cercle, il y a des rĂ©percussions sur tout lâensemble. »
Il faut lire ce livre pour se dĂ©tendre et voyager au coeur dâune autre vie. Loin dâĂȘtre exempte de toutes difficultĂ©s, cette vie est riche. Riche de chants dâoiseaux que Sue Hubbell sait reconnaĂźtre au loin, prenant plaisir Ă apprendre de tout ce qui vit autour dâelle, acceptant leur influence sur ce qui finalement, ne lui appartient pas vraiment. Il faut lire ce livre pour rĂ©-apprendre oĂč se trouve notre place et comment se passionner de choses vraies, tangibles, rĂ©elles.









