Cinq Sophismes Sociaux Geek
"Five Geek Social Fallacies" est un essai écrit par Michael Suileabhain-Wilson en 2003. Ce post est une traduction en français de cet essai. Malgré son ancienneté, je pense qu'il a toujours son utilité au sein des communautés geeks, les communautés de fanfictions incluses. Toute addition à cette conversation est la bienvenue.
Cinq Sophismes Sociaux Geek
Au sein de lâimmense galaxie de hobbys et de sous-cultures que lâon regroupe sous lâappellation de « culture geek », lâon peut trouver un grand nombre de groupes sociaux qui ploient sous la pression des relations dysfonctionnelles, des dramas et de dĂ©boires interpersonnels gĂ©nĂ©ralisĂ©s. Je suis de lâavis que nombre de ces crises sans cesse renouvelĂ©es sont dĂ©clenchĂ©es par un assortiment de sophismes sociaux, câest-Ă -dire de prĂ©conceptions Ă propos des rapports humains qui poussent ceux et celles qui les partagent Ă faire des choses trĂšs stupides envers elleux-mĂȘmes et envers les autres.
Un sophisme est un raisonnement fallacieux qui se prĂ©sente cependant sous une apparence de logique rationnelle. Les sophismes sont dâautant plus insidieux quâils tendent Ă se prĂ©senter comme des exagĂ©rations de notions qui, elles, sont tout Ă fait raisonnables et contre lesquelles on ne peut pas protester. Il est difficile de dĂ©montrer quâun sophisme est faux sans donner lâimpression dâaller contre sa forme la plus raisonnable, et de fait, une fois quâil est Ă©tabli, un sophisme est extrĂȘmement difficile Ă dĂ©loger. JâespĂšre que mettre en lumiĂšre certains dâentre eux pourra servir de pas en avant dans la bonne direction.
Il est important de noter que je nâessaie pas de dire que toute personne geek adhĂšre Ă chacun des sophismes qui sont dĂ©taillĂ©s plus bas : toute personne est unique et va adhĂ©rer Ă un ensemble dâidĂ©es qui lui est propre, avec une intensitĂ© qui lui est propre.
VoilĂ donc cinq sophismes sociaux geek que jâai pu identifier. Il en existe certainement dâautres.
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Sophisme Social Geek nÂș1 : LâExclusion câest le Mal
Le premier sophisme est lâun des plus rĂ©pandu et les plus difficile Ă dĂ©loger. En effet, nombre de geeks ont dĂ» faire face durant leurs annĂ©es formatives Ă des situations dâexclusion qui se sont rĂ©vĂ©lĂ©es difficile Ă vivre et humiliantes. Par consĂ©quent, lâidĂ©e de se retrouver de lâautre cĂŽtĂ© de lâĂ©quation les rĂ©pugne.
Dans sa forme non-pathologique, le premier sophisme est bĂ©nin, et son application est mĂȘme recommandĂ©e : il est grand temps que lâon passe outre les concours de popularitĂ© de bacs Ă sable. Toutefois, sous sa forme pathologique, le premier sophisme empĂȘche son porteur de participer â ou mĂȘme de tolĂ©rer â lâexclusion de quoi que ce soit, quâil sâagisse dâune personne, dâun groupe, un magasin, un forum en ligne, et ce peu importe Ă quel point lâentitĂ© que lâon cherche Ă exclure sâest montrĂ©e odieuse, agressive ou dĂ©testable.
De fait, chaque communautĂ© geek dâampleur compte dans ses rangs au moins un.e membre que 80% des autres membres dĂ©testent, tandis que les 20% restants le ou la tolĂšrent. Si le premier sophisme existe en assez grande concentration â et câest souvent le cas â il est impossible dâexpulser dâune communautĂ© une personne qui y diminue activement la qualitĂ© des Ă©vĂšnements sociaux. Le protocole du premier sophisme vous permet de ne pas inviter une personne que vous nâaimez pas Ă un Ă©vĂšnement donnĂ©, mais si quelquâun vend la mĂšche et que cette hypothĂ©tique Je Pisse Sur Ton Chat personne sâinvite dâellui-mĂȘme, vous ne pouvez plus rien y faire. Il vous faudra faire avec, ou bien vous deviendrez cette mĂ©chante personne qui exclut les autres et il ne vous restera plus quâĂ rejoindre les harceleurs de cour de rĂ©crĂ©.
Ce phĂ©nomĂšne entraine un grand nombre de consĂ©quences dĂ©plaisantes. Tout dâabord, cela entrave activement la progression vers plus de tolĂ©rance au sein des milieux geek : je ne peux pas affirmer que les comics et les jeux vidĂ©os seraient plus populaires sâils nâĂ©taient pas remplis de trolls hargneux qui harcĂšlent les nouveaux et nouvelles arrivant.e.s, mais ça ne leur ferait assurĂ©ment pas plus de mal. Ensuite,  lorsquâil est impossible de parler publiquement de quoi que ce soit qui se rapproche dâune forme de sĂ©lection sociale, des actions finissent toujours par prendre place dans le secret. Ces complots amĂšnent bien souvent leur propre lot de problĂšmes avec le temps, et le rĂ©sultat est bien souvent dâune immaturitĂ© du niveau dâenfants de douze ans.
Sophisme Social Geek nÂș2 : Mes amis doivent mâaccepter comme je suis
Le SSG2 trouve sa source au mĂȘme endroit que le SSG1. AprĂšs avoir Ă©tĂ© victimes dâun phĂ©nomĂšne dâexclusion sociale, de nombreux geeks trouvent dans leur « clan » une zone de non-jugement dans laquelle iels peuvent trouver refuge loin du cruel monde extĂ©rieur.
Cela semble une chose simple et raisonnable. Il est important de pouvoir trouver un endroit oĂč lâon se sent acceptĂ© et en sĂ©curitĂ©. Dans un monde idĂ©al, chaque personne pourrait trouver dans son cercle social un espace sĂ©curitaire. Mais cependant, lorsque lâon se repose trop fortement sur cet espace pour se sentir en sĂ©curitĂ© et quâun Ă©lĂ©ment vient perturber ce sentiment, cet idĂ©al honorable peut muter vers sa forme pathologique, SSG2.
Les porteurs et porteuses du SSG2 partent du principe que puisque leurs ami.e.s les acceptent tels quâiels sont, quiconque les critique ne peut pas ĂȘtre leur ami. Par consĂ©quent, iels nâarrivent pas Ă accepter les critiques de leurs ami.e.s â ces critiques sont perçues comme des trahisons, peu importe la gravitĂ© du comportement critiquĂ©.
Ă lâinverse, la plupart des porteur.euse.s ne critiqueront jamais un.e ami.e, sous aucune circonstance ; le devoir de soutien supplante toute envie de mettre en lumiĂšre des comportements inacceptables.
SSG2 a de lourdes consĂ©quences au sein dâun groupe. Sa prĂ©sence en large quantitĂ© au sein dâun cercle social faut grandement augmenter la non-disposition Ă se confronter au conflit. Les membres du groupes passent des heures Ă dĂ©battre de la meilleure maniĂšre de gĂ©rer les conflits, parce quâiels savent (ou parfois seulement craignent) quâun.e autre membre du groupe est atteint du SSG2, et que la moindre tentative de confrontation directe empirera la situation. Cela rĂ©sulte en des disputes qui fermentent bien plus longtemps que nĂ©cessaire et une quantitĂ© absurde de temps perdu Ă passer Ă la loupe des dramas interpersonnels dans le but de se sortir de ce dilemme.
De maniĂšre plutĂŽt ironique, les porteur.euse.s du SSG2 tendent Ă accepter assez facilement la critique de la part de collĂšgues, responsables et mentors ; ces personnnes-lĂ ne sont pas des ami.e.s, et nâont pas le devoir dâaccepter le porteur ou la porteuse inconditionnellement.
Sophisme Social Geek nÂș3 : LâamitiĂ© avant tout
Placer de lâimportance en lâamitiĂ© est une chose bonne et respectable. Cependant, lorsque cela est poussĂ© Ă lâextrĂȘme, il sâagit de la manifestation du SSG3.
Comme le SSG2, le SSG3 est un sophisme du « test dâamitié » : dans ce cas-ci, les porteur.euse.s considĂšrent que le moindre manquement de la part dâun.e ami.e Ă privilĂ©gier la relation amicale par rapport Ă tout le reste est un signe que cette amitiĂ© nâĂ©tait pas une vraie amitiĂ©. Il est Ă©vident que cette logique peut amener un folle quantitĂ© de problĂšmes pour lâami.e en question, mais le plus courant prend la forme dâune situation oĂč les intĂ©rĂȘts de deux ami.e.s entrent en conflit â si, par exemple, une personne vous demande de garder quelque chose secret pour une autre personne. Si vos deux ami.e.s portent le SSG3, vous ĂȘtes dans la merde â la premiĂšre personne se sentira trahie si vous rĂ©vĂ©lez le secret, et la deuxiĂšme se sentira trahie si vous le gardez. Votre seul espoir est de garder votre deuxiĂšme ami.e dans lâignorance, ce qui peut sâavĂ©rer difficile si le secret en question est lâexistence dâune fĂȘte Ă laquelle beaucoup de gens sont allĂ©s.
SSG3 peut Ă©galement coĂ»ter gros Ă ses porteur.euse.s. Iels sacrifient souvent leurs obligations professionnelles, familiales et romantiques au nom de lâamitiĂ©. Au final, le porteur ou la porteuse est dotĂ©.e dâun cercle dâami.e.s trĂšs solide, mais pas grand-chose dâautre dans les autres facettes de sa vie. Câest lâune des raisons pour lesquelles on trouve dans un bon nombre de cercles geeks des personnes dont le seul trait de personnalitĂ© attractif est la loyauté : il est difficile de ne pas sâattacher Ă une personne qui est Ă ce point disponible pour ses ami.e.s, peu importe Ă quel point iel peut sâavĂ©rer destructeur.trice dans dâautres aspects de leur vie.
Ă un niveau individuel, les porteur.euse.s du SSG3 discernent parfois des exceptions Ă ce sophisme, ce qui permet Ă leurs ami.e.s de placer une certaine caste de personnes ou des choses au-dessus de lâamitié : « partenaires romantiques » est lâune des castes les plus courantes, tout comme « le travail ».
Sophisme Social Geek nÂș4 : LâamitiĂ©, ça se transmet
Chaque porteur.euse du SSG4 sâest un jour dit : « Est-ce que ça ne serait pas super si je rĂ©unissais tous mes groupes dâami.e.s Ă un seul endroit pour faire une grosse teuf ? »
Si le paragraphe prĂ©cĂ©dent vous a mis mal, vous ĂȘtes peut-ĂȘtre un.e porteur.euse du SSG4 en rĂ©mission.
Le SSG4 est caractĂ©risĂ© par la croyance que si vous avez deux amis, iels devraient aussi ĂȘtre ami.e.s lâun avec lâautre, et que si ce nâest pas le cas, câest quâil y a un ProblĂšme.
La forme bĂ©nigne du SSG4 nâa pour consĂ©quence quâune certaine forme dâaveuglement chez ses porteur.euse.s, qui les empĂȘche de percevoir tout ce qui contredit le sophisme ; iels refusent dâenregistrer que deux de leurs ami.e.s (ou bien deux groupes dâami.e.s) nâont pas dâatomes crochus entre eux, et persistent Ă vouloir les rapprocher lors dâĂ©vĂšnements sociaux. Ces porteur.euse.s peuvent mĂȘme sâobstiner Ă penser quâune Ă©norme dispute nâest rien dâautre quâun malentendu entre ami.e.s qui pourrait ĂȘtre aisĂ©ment dissipĂ© si les deux partis voulaient bien se parler un petit peu.
Une forme plus sĂ©rieuse de SSG4 mute en un autre exemple dâun sophisme du « test dâamitié » : si vous avez un ami A et un ami B, mais que A et B ne sont pas amis, alors ça veut dire que lâun dâentre eux nâest pas vraiment votre ami. Câest un raisonnement Ă©tonnamment courant chez les porteur.euse.s, qui les pousse, quand deux de leurs ami.e.s ne sâentendent pas, Ă rĂ©soudre le problĂšme en en laissant tomber un des deux.
De lâautre cĂŽtĂ© de lâĂ©quation, les porteur.euse.s qui nâapprĂ©cient pas lâami.e dâun.e ami.e auront souvent recours Ă la passif-agressivitĂ© et Ă lâhostilitĂ© voilĂ©e envers cette personne, tout en martelant quâiels sont une grande famille et que tout le monde sâentend avec tout le monde.
Le SSG4 peut aussi mener ses porteur.euse.s Ă faire des demandes inappropriĂ©es Ă des gens quâiels connaissent Ă peine â demander Ă lâex du coloc dâun ami de leur prĂȘter leur canapĂ© pour la nuit, rĂ©clamer une lettre de recommandation professionnelle Ă une connaissance faite Ă lâuniversitĂ© huit ans auparavant, et ainsi de suite. Une chose que lâon peut demander Ă un.e ami.e proche devient appropriĂ©e Ă demander Ă lâami dâun ami.
On pourrait dire que Friendster avait Ă©tĂ© créé par quelquâun qui souffrait de SSG4.
Sophisme Social Geek nÂș5 : Les Vrais Amis sont insĂ©parables
Le SSG5, pour faire simple, part du principe que chaque membre dâun groupe dâami devrait autant que possible ĂȘtre inclus dans chaque activitĂ© du groupe. La distinction avec le SSG1 est subtile ; SSG1 stipule que personne ne doit ĂȘtre exclu, tandis que SSG5 requiert que chaque ami.e sans exception soit invitĂ©.e. Cela signifie que pour les porteur.euse.s du SSG5, ne pas ĂȘtre invitĂ©.e quelque part est par nature un signe de mĂ©pris, et induira une rĂ©action en consĂ©quence.
Ce sophisme est peut-ĂȘtre le moins destructeur des cinq, puisquâil est, au pire, un dĂ©rangement. Dans un petit groupe, câest une pratique incestueuse mais inoffensive. Dans un groupe plus grand, elle peut rendre certains Ă©vĂšnements sociaux difficiles Ă gĂ©rer : les fĂȘtes auxquelles on a invitĂ© trop de personnes par rapport Ă lâespace disponible et les quĂȘtes pour un restaurant capable dâaccueillir vingt personnes sans rĂ©servation sont loin dâĂȘtre inhabituelles.
Lorsque tout le monde au sein dâun groupe est porteur.euse du SSG5, il nây a pas vraiment de problĂšme. Si certaines personnes ne sont pas porteuses, cependant, iels peuvent de temps en temps faire des sorties en effectifs rĂ©duits, ce qui peut ĂȘtre difficile Ă arranger sans blesser les porteur.euse.s et crĂ©er du drama. Il est difficile dâexpliquer Ă des porteur.euse.s du SSG5 que ce nâest pas parce que vous allez manger avec seulement cinq personnes ce soir, que votre amitiĂ© est en danger.
Ătrangement , un bon nombre de porteur.euse.s du SSG5 acceptent de faire une exception pour les Ă©vĂšnements non-mixtes. Je nâai aucune idĂ©e de pourquoi.
Chaque sophisme amĂšne son lot de consĂ©quences malheureuses, mais ils empirent lorsquâils interagissent entre eux. SSG4 mute souvent dans sa forme plus extrĂȘme lorsquâil est croisĂ© avec SSG5 ; si tout le monde est toujours ensemble, il devient difficile dâaccepter que deux personnes ne sâentendent pas. Lâune des deux vous bien souvent se voir Ă©cartĂ©e.
De maniĂšre similaire, le SSG1 et le SSG5 peuvent former une combinaison regrettable : quand un refus dâinviter quelquâun Ă©quivaut Ă lâexclure, vous ne pouvez pas refuser dâinviter Jean Peste Ă rejoindre le voyage de groupe. SSG3 peut se combiner de façon dĂ©sastreuse avec les autres sophismes de « test dâamitié » : les porteur.euse.s peuvent demander Ă leurs ami.e.s de les joindre dans leur dĂ©cision de maltraiter une personne qui aurait Ă©chouĂ© au test, ce qui mĂšne parfois Ă une rĂ©action en chaine oĂč le/la porteur.euse finit par sâĂȘtre disputĂ©.e avec tout le monde. Ce nâest pas une pratique saine ; heureusement, les cas sĂ©vĂšres de SSG3 sont rares.
GĂ©rer les effets des sophismes sociaux est une part importante de la gestion dâune vie sociale au sein des milieux geeks, et câest un processus bien plus facile lorsquâon est conscient de leur existence et quâon est capable de les identifier chez ses ami.e.s. En lâabsence de cette connaissance, trois types de situations tendent Ă apparaitre quand des gens qui ne sont pas porteurs de ces sophismes les rencontrent.
La plus courante est, tout simplement, une situation de conflit et de sentiments blessĂ©s. Il est assez difficile de rĂ©soudre ces conflits par la discussion, car ils trouvent leur origine dans des diffĂ©rences de valeurs assez profondes ; un.e porteur.euse du SSG3 peut ne mĂȘme pas ĂȘtre capable dâexprimer pourquoi iel sâest senti Ă ce point blessĂ© que leur ami.e non porteur.euse ait reportĂ© la soirĂ©e cinĂ©ma.
Dâautre part, on finit souvent par adopter les sophismes qui dominent le groupe social auquel on appartient. Si vous rejoignez un groupe atteint de SSG5, faire tout ensemble va devenir une habitude ; si vous passez assez de temps en compagnie de gens atteint du SSG1, endurer la prĂ©sence des trolls vous paraitra normal.
Plus rarement, il arrive que certains individus dĂ©veloppent une sorte dâanti-sophisme que jâappelle le « Tes SensibilitĂ©s, Ton ProblĂšme ». Les porteur.euse.s du TSTP rĂ©agissent aux sophismes dâautrui en les ignorant tout bonnement, et acquiĂšrent au passage une rĂ©putation dâĂȘtre des personnes sans le moindre tact. Iels ont tendance Ă ĂȘtre exemptĂ© de devoir se conformer aux standards habituels : « Oh, câest Dana, tu sais comment elle est » et autres. Le TSTP a ses problĂšmes, mais si vous prĂ©fĂ©rez ĂȘtre un connard quâun sensible, câest peut-ĂȘtre le chemin Ă suivre. Câest aussi un comportement incroyablement facile Ă faire accepter au sein dâun environnement riche en SSG1.
Quâest-ce que je peux faire ?
Comme je lâai dit plus haut, la meilleure maniĂšre dâaborder les sophismes sociaux est dâĂȘtre conscient.e de leur existence, chez soi-mĂȘme et chez les autres. Chez vous-mĂȘmes, vous pouvez tenter de les corriger ; chez les autres, comprendre leur fonctionnement les rend gĂ©nĂ©ralement moins Ă©nervant.
Les sophismes sociaux ne font pas de quelquâun une mauvaise personne ; au contraire, ils partent souvent de bonnes intentions. Cependant, je pense quâil y a une utilitĂ© Ă leur dĂ©construction ; avec le temps, les sophismes sociaux crĂ©ent beaucoup de stress et de drama, sans rĂ©el bĂ©nĂ©fice. On peut faire preuve de tolĂ©rance sans ĂȘtre permissif, et on peut ĂȘtre loyal sans le faire de maniĂšre indiscriminĂ©e.
HĂ©, est-ce que câest de moi que tu parles ?
Si je vous connais, alors oui, câest probablement de vous que je parle. Ăa ne veut pas dire que je ne vous aime pas ; la plupart dâentre nous sommes porteur.euse.s de quelques sophismes. Moi-mĂȘme, je souffre du SSG1 et 2, et jâĂ©tais maladivement atteint du 4 avant quâune sĂ©rie de soirĂ©es dĂ©sastreuses ne mâen dĂ©barrasse.
Je nâai utilisĂ© aucun exemple spĂ©cifique, si câest ce qui vous inquiĂšte. Toute ressemblance Ă des geeks existants est totalement fortuite.