Votre chronique hebdomadaire sur le Brexit
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A l’occasion du sommet social européen, qui se tenait à Göteborg en Suède vendredi 17 novembre, la première ministre britannique Theresa May a tenté de rassurer l’Europe des 28 sur le montant du chèque du divorce. En effet, certains médias ont affirmé que le Royaume-Uni pourrait revoir à la hausse d’environ 20 milliards de livres l’offre initiale concernant l’engagement financier. Philip Hammond, chancelier de l’échiquier, a indiqué à BBC One, que le pays était en effet prêt à augmenter son offre.
Durant le sommet, le président du Conseil européen Donald Tusk a réaffirmé que les avancées supplémentaires, - concernant la frontière irlandaise et le règlement financier-, devraient intervenir au plus tard début décembre afin que l’UE puisse donner son feu vert pour la nouvelle étape de négociations, à l’occasion du sommet prévu mi-décembre. Ainsi, lundi 20 novembre, les ministres britanniques se réunissent afin de résoudre ces questions et respecter la date butoir imposée par l’Union.
Le ministre des affaires étrangères Boris Johnson, ainsi que le secrétaire anglais pour le Brexit David Davis, ont tous deux exhorté Theresa May à ne pas céder sur le règlement financier sans qu’il y ait en retour de solides garanties sur la question commerciale.
S’exprimant vendredi 17 novembre, avant une conférence économique à Berlin, David Davis a suggéré que l’Allemagne et la France bloquaient les espoirs du Royaume-Uni et de certains membres de l’UE comme le Danemark, la Hollande, l’Italie, l’Espagne ou la Pologne, d’entamer les négociations commerciales.
Il a également déclaré que le Royaume-Uni, ainsi que ces pays qui espèrent de grands bénéfices dans les futurs accords commerciaux, attendent que l’Allemagne et la France fassent des compromis dans leur évaluation des progrès réalisés sur les questions majeures du Brexit.
Le secrétaire anglais a notamment suggéré que le Royaume-Uni était prêt à accepter la juridiction de la Cour Européenne de Justice dans la première phase de tout accord de transition.
Concernant la question de la frontière irlandaise, le premier ministre Irlandais Leo Varadkar, a averti que l’Irlande bloquerait la progression des négociations sur le Brexit en décembre, à moins que le Royaume-Uni ne donne une garantie écrite formelle qu’il n’y aura pas de frontière avec l’Irlande du Nord.
Du côté des entreprises, plusieurs délocalisations de la City vers la capitale française ont commencé. La France a organisé mardi 14 novembre une nouvelle opération séduction à Londres. En effet, la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse, ainsi que Arnaud de Bresson, patron de Paris Europlace – lobby de la finance parisienne-, ont organisé un séminaire pour vanter les mérites de Paris. Durant l'événement, le délégué général de Paris Europlace, a déclaré qu’environ deux cents déménagements à Paris ont déjà eu lieu et que cela ne représentaient qu’un début. Valérie Pécresse espère ainsi la création de 10 000 emplois directs en Ile-de-France d’ici 2019.
Enfin, Paris est également candidate pour accueillir le siège de l’Agence Bancaire Européenne, après que celle ci se retrouve obligée de quitter Londres après le Brexit.












