La physalie
La physalie (Physalia physalis) — du grec phusalis (φυσαλίς) qui signifie bulle d'eau — ou galère portugaise, est un siphonophore marin, c'est-à-dire
une colonie comportant quatre types de polypes1 soutenue en surface par un flotteur de 10 à 20 cm. Malgré les apparences, ce n'est pas une sorte deméduse.
Elle fait partie du neuston, cette catégorie d'organismes aquatiques liés à la surface. De ce fait, bien qu'elles vivent habituellement dans les merstropicales et subtropicales, les vents dominants peuvent les déporter sur de grandes distances, notamment vers les côtes européennes où l'on assiste certaines années à des échouages massifs.
La physalie est composée d'eau à hauteur de 90 %.
Le flotteur, un pneumatophore, est une sorte de ballon ovale translucide et quasi symétrique avec une ligne de crête aux couleurs de l'arc-en-ciel avec une tendance vers le pourpre, le vert, le bleu et le violet.
Ce pneumatophore permet à la physalie de se déplacer grâce aux courants marins et au vent. Il est rempli d'air mais peut contenir une teneur certaine en monoxyde de carbone (jusqu'à 13 %). Pour échapper à une attaque venue de la surface, le pneumatophore peut être dégonflé permettant ainsi à la physalie de plonger brièvement.
Sous les flotteurs partent de multiples filaments de plusieurs mètres de long (10 mètres en moyenne, mais pouvant atteindre 50 mètres). Extrêmement urticants, leur brûlure est plus intense que celle de l'ortie et peut provoquer un état de choc chez ceux qui en sont victimes dans l'eau. Le poison est produit par les nématocystes et peut tuer de petits poissons, proies qui seront attirées vers et digérées par les gastrozooïdes (un des types de polypes de la colonie).
Les filaments, ou nématocystes, peuvent conserver leur pouvoir urticant longtemps après la mort de l'animal.
La physalie évolue en masse simultanément. Sous les tropiques, on peut rencontrer des bancs formés de plusieurs millions d'individus.










