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Alizée Gamberini 🇫🇷
“…on that ship there’s a curse that will cause toilet paper shortages and force people to drink coffee while sitting down.”
Fracture au cœur du trumpisme : ceux qui ont porté Trump au pouvoir dénoncent une trahison
Donald Trump doit une part décisive de sa victoire de 2024 à un écosystème médiatique et populiste puissant, structuré autour du mot d’ordre « America First » : fin des guerres étrangères, rejet de l’interventionnisme, primauté des intérêts nationaux. Joe Rogan, Tucker Carlson, Marjorie Taylor Greene, Steve Bannon, Matt Walsh, Thomas Massie, Megyn Kelly ou Candace Owens ont mobilisé des millions d’électeurs autour de cette promesse.
La guerre contre l’Iran, déclenchée fin février 2026, provoque aujourd’hui une rupture brutale. Tous dénoncent une trahison. Rogan parle d’un conflit « insensé », Carlson d’une guerre « dégoûtante » et d’une soumission à Israël, Greene d’un basculement vers « America Last ». Bannon fustige l’engrenage militaire, Massie évoque un mouvement « coupé en deux », Kelly et Owens refusent que des Américains meurent pour un pays étranger.
Ces voix ne sont pas marginales : elles s’adressent chaque jour à des dizaines de millions d’Américains, précisément le socle jeune et mobilisé qui a fait basculer l’élection. Lorsqu’elles parlent de trahison, leur impact dépasse largement les sondages.
Trump minimise. Mais le signal est net. Le trumpisme est traversé par une contradiction devenue visible : entre la promesse d’isolationnisme et une pratique jugée interventionniste.
En quelques semaines, l’enthousiasme a cédé la place à la colère. Et cette colère, désormais, se diffuse massivement.
Chrétiens d’Orient : le silence révélateur de la droite française
Le passé : un engagement historique sélectif et opportuniste
Dès les années 2010, une partie de la droite et de l’extrême droite française a instrumentalisé le thème des chrétiens d’Orient pour renforcer son discours identitaire et anti-islamiste. Par exemple, le Front National (devenu Rassemblement National) a multiplié les initiatives : en 2014, Marine Le Pen publiait un communiqué officiel sur le site du parti, évoquant “l’histoire des chrétiens maronites du Liban” depuis 1975 et appelant à leur protection face aux menaces islamistes. 
En 2016, elle adressait un message de Noël sur X (alors Twitter) avec “une pensée particulière et affectueuse aux si courageux Chrétiens d’Orient”. 
Jordan Bardella, son successeur à la tête du RN, a poursuivi cette ligne : en 2020, il postait une vidéo sur X soulignant la “mission particulière” de la France au Liban et la protection des chrétiens d’Orient,  et en 2024, il rappelait l’amitié historique de la France avec le Liban depuis Saint-Louis, en appelant à éviter une guerre généralisée. 
Du côté de la mouvance Reconquête, Éric Zemmour et Sarah Knafo ont aussi fait de ce thème un pilier. Zemmour, en 2023 depuis Jérusalem, postait sur X pour alerter sur les “persécutions dont sont victimes les Chrétiens dans le monde arabo-musulman”, liant leur destin à celui des chrétiens d’Occident face à l’immigration.  Knafo, élue eurodéputée en 2024 et nommée vice-présidente de l’intergroupe “Chrétiens d’Orient” au Parlement européen,  s’est positionnée comme une figure clé de ce combat civilisationniste.
La droite traditionnelle (Les Républicains), bien que moribonde depuis les échecs électoraux de 2022, avait organisé des événements majeurs : en 2015, François Fillon tenait un “grand rassemblement pour les chrétiens d’Orient” avec l’aide de l’association Chredo. 
Ces engagements étaient souvent liés à des associations comme SOS Chrétiens d’Orient, fondée en 2013 par des figures issues de l’extrême droite identitaire et proche du RN (certains fondateurs étaient d’anciens assistants parlementaires du parti).  
Des voyages au Liban, des pétitions et des manifestations (comme celle de 2014 soutenue par le Patriarche de Jérusalem)  visaient à dénoncer les persécutions par des groupes jihadistes comme l’État islamique en Irak et en Syrie (où 90 % des chrétiens ont fui entre 2003 et 2014). 
Le récit était clair : ces communautés incarnaient la “civilisation chrétienne” menacée par l’islamisme, servant d’argument pour critiquer l’immigration musulmane en France.
Le présent : un silence assourdissant face aux menaces impliquant Israël
Depuis le 7 octobre 2023 et l’extension du conflit au Liban (avec des bombardements israéliens massifs contre le Hezbollah dès 2024, touchant des zones chrétiennes), ce thème a largement disparu des discours de ces acteurs.
Des villages chrétiens au Sud-Liban comme Qlayaa ont été frappés : un prêtre maronite a succombé à ses blessures en mars 2026 suite à une frappe israélienne, et des milliers de chrétiens (près de 30 000 ont fui Beyrouth en mars 2026) sont déplacés, avec des églises endommagées et des communautés prises au piège.   
Message de Bardella suite à la frappe israélienne sur Qlayaa : « pensées pour les habitants de Qlayaa » et pour « tous les Libanais pris au piège de la guerre » : message très vague sur la guerre au Liban, sans même mentionner la mort du prêtre maronite de Qlayaa.
En Cisjordanie, l’incendie d’une église et d’un cimetière chrétien à Taybeh par des colons juifs en juillet 2025 n’a provoqué aucune réaction notable de Knafo, Zemmour, Bardella ou Le Pen, malgré les appels des prêtres locaux. 
Seule exception notable sur Gaza (pas au Liban) : un post du 17 juillet 2025 de Marine Le Pen condamnant une frappe israélienne sur l’église de la Sainte-Famille à Gaza, tout en réaffirmant le soutien à Israël contre le Hamas.
Le contraste est saisissant : quand les persécuteurs étaient des jihadistes sunnites (comme l’attentat de juin 2025 à Damas, dénoncé par Le Pen et Zemmour sur X), les réactions étaient vives. Mais face aux opérations israéliennes, c’est le mutisme : Le Pen n’a posté aucun message spécifique sur X depuis 2023 sur ces impacts au Liban ; Bardella s’est limité à des généralités sur la “paix” sans critiquer Israël ; Zemmour et Knafo, malgré leurs rôles, n’ont pas condamné publiquement ces événements.   Même la visite du Pape au Liban en décembre 2025, saluée par Bardella,  n’a pas mené à des appels concrets contre les bombardements touchant les chrétiens.
Pourquoi ce silence ? Un alignement géopolitique prioritaire sur Israël
Cet historique révèle un engagement sélectif : le RN assume un “soutien inconditionnel” à Israël depuis 2023 (Bardella opposé à un État palestinien, vu comme “reconnaître un État Hamas”). Reconquête va plus loin, avec Zemmour voyant Israël comme rempart contre l’islamisme. Dénoncer les effets collatéraux sur les chrétiens (documentés par des rapports locaux et internationaux) risquerait de heurter cette alliance narrative. La France officielle, sous Macron, condamne parfois les frappes (comme celle de Majdal Shams en 2024),  mais la droite reste alignée.
Le résultat : une cause reléguée au rang d’outil politique
Les chrétiens d’Orient, invoqués comme symbole de “civilisation chrétienne” quand cela servait un agenda domestique anti-immigration, deviennent secondaires quand le contexte géopolitique complique l’alignement pro-Israël. Ce n’est plus une priorité cohérente, mais un argument de circonstance, comme l’illustre la disparition du thème chez LR depuis leur effondrement. L’impression d’hypocrisie est renforcée par ces faits : défendre “vraiment” ces communautés, indépendamment des responsables (jihadistes ou autres), n’apparaît plus comme une urgence pour ces milieux.
Je regardais sur X un défilé de LGBTQ+ qui se tenait dans un chef-lieu nord-américain et son intitulé s’est naturellement imposé à moi : “quand la laideur le dispute au vide”. C’est cela qui saute aux yeux, cette laideur inouïe comme point de convergence physique et moral de tous ces gens, souvent trop maigres ou trop gros, déguisés en barraques foraines, auto-mutilés par les encres et la ferraille, déambulant la patte lourde, le pied racleur, dans un affreux bruit de kermesse techno. La vacuité ensuite, à observer leur regard de bovidé nodulé, accroché à un horizon notablement bouché duquel aucune lumière n’émergera, laissant leur obscurité intérieure révéler leur nature profonde.
En rangs désordonnés, obligatoirement, ces débris d’humanité jettent le spectacle de leurs existences inutiles au regard de passants qui ne les voient même plus, ou alors les regardent tantôt avec compassion, tantôt avec une haine difficilement dissimulée.
Les LGBTQ+, qui se définissent à coups de “+” à l’instar d’une infinie collection de Pokemons démentiels, ne sont pas en reste côté wokisme, discipline molle qu’ils pratiquent avec toute la rage dont ils sont capables. Mais cette révolte permanente de légumes bouillis n’exclue pas la pire des violences, en l’occurence celle dont sont capables les tarés extrémistes qui sont légions dans leurs rang. On a là une collection d’individus concentrant bêtise et frustration à un degré qui effraierait un chimiste chevronné. Ils sont les produits de l’intersectionnalité (autrement appelée “convergence des luttes” en language marxiste) entre, par exemple, un homme cis-gay de genre binaire et un écolo-mao badgé antifa. Cette créature peut s’avérer être un tueur émérite, le plus souvent instrumentalisé par quelque officine de comploteurs d’État. Les dégâts commis par ces hybrides monstrueux peuvent être excessivement contrariants, l’assassinat du malheureux Charlie Kirk l’atteste tristement.
J.-M. M.
Francine Van Hove (1942-2025) — The Sphinxes and the Dictionary [oil on canvas, 1985]
Camila in Barcelona, Editorial on Lula Japan, January 2024 by Quentin SIMON