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Nos cousins malades
C’est de notoriété mondiale, les italiens ont la solide réputation d’être fragiles: on les voit régulièrement se rouler par terre, et nos scientifiques les plus consciencieux l’ont vérifié de leur propre chef ! Mais au grand dam des pharmacologistes, la souffrance est éphémère, et nos cousins latins se remettent sur pied en quelques secondes ...
C’est pourquoi l’industrie du médicament se creuse la cervelle depuis des années pour convaincre leurs consommateurs : noms attrayants, emballages aux couleurs chatoyantes, campagnes publicitaires ravageuses, rien n’y fait !
Leur ultime solution ? L’exportation ! Les voici aujourd’hui à l’assaut du marché français. Seront-ils plus chanceux de ce côté des Alpes ? Vous en aurez le cœur net après avoir jeté un œil à cette nouvelle campagne publicitaire !
Le retour du R O I
Face au succès interstellaire de la saga StarGazette et suite à une restriction budgétaire liée à une facture EDF pharaonique, le StarGate Command a du trouver des solutions afin de maintenir son activité d'exploitation planétaire. Afin de réduire ses coûts, le SGC a décidé de s'expatrier.
Initialement installé à Cheyenne Mountain, le SGC se trouve aujourd'hui à un coin de rue de Villeurbanne, camouflé en vulgaire cabane de chantier. On ne connaît pas encore ses projets d'investissement mais certains observateurs affirment qu'il prépare un retour triomphant comme en atteste ce cliché volé montrant les bases d'un futur système d'anneaux de transfert gigantesque.
En espérant que dans un futur proche, ce nouveau business soit un bon retour sur investissement !
StarGazette GR1 : Finale Part.3
L’entrée du temple secret de la jungle secrète, manifestement d’influence gréco-romaine, avec un soupçon d’architecture gothique
Quand ils sortirent de la forêt, une vision incroyable les attendait : une pagode qu’on aurait dite façonnée de mains de géants, aux allures vaguement antiques, encastrée dans la roche. Nos héros s’approchèrent : sur le fronton du temple, on pouvait lire : “Domus matris tuae”.
“Du latin ?” s’exclama Fiorina Carter.
Toinou Jackson en profita pour étaler sa science en expliquant qu’il y avait fort à parier que la langue gréco-rwomaine avait pu avoir une origine plus ancienne que l’on aurait pu le croire, tout comme c’était le cas pour la civilisation égyptienne, et qu’il était probable que les deux cultures se soient cotoyées bien avant l’Antiquité sur Terre.
Pendant qu’ils discutaient, Dannon' avait ouvert la porte avec l’aide de Jack Ô’Nil (et d’un peu de C4). Stel’f entra le premier, habitué qu’il était des conditions extrêmes et des lieux inhospitaliers. La personne qui les attendait à l’intérieur, apparemment en train de triturer des pailles dans un bocal, se leva et vint les accueillir timidement.
Ils avaient devant eux le spécialiste du travers de porc sel-poivre : Grégory MANVOY en personne. Ou plutôt, son sosie parfait, car Jack savait bien que le vrai Grégory MANVOY se trouvait encore sur Terre, dans son petit appartement, à attendre que GR1 trouve enfin la trace de sa planète d’origine. Il semblait bien qu’ils l’aient trouvée...
Pas besoin de légende, il EST la légende. L’image seule m’envoie déjà du rêve.
Ce fut Jack Ô’Nil qui le premier arriva à décrocher un mot :
Mais qui es-tu ? ou plutôt qu’est-ce que tu es ? l’apostropha Jack.
Je suis Regmory VANGOY. Je n’ai pas de genre. En cela je suis le double mixte de Grégory MANVOY, répondit leur hôte.
Donc tu es une sorte de clone ?
Je ne sais pas. J’ai été assemblé à sa naissance, et j’attends sa venue depuis maintenant bien longtemps.
Assemblé ? tu veux dire que tu es un ROBOT ? Major, venez par là voulez-vous : ça va vous plaire.
Je ne sais pas ce qu’est un ROBOT. Je sais seulement que je suis l’oeuvre du Grand Réplicateur, et que je dois retrouver le Grand Grégory MANVOY pour accomplir la Grande prophétie.
Qu’est-ce que c’est encore que ces fariboles ? s’exclama Fiorina Carter. J’ai connu des robots, mais jamais des comme vous !
Si vous savez où se trouve Grégory MANVOY, vous devez m’y emmener, ma mission est de le protéger, et pour cela je dois d’abord le retrouver.
Le commando d’aventuriers se retira dans un coin de la pièce pour prendre une décision. Le robot n’avait pas l’air dangereux, et il n’y avait de toute façon pas trace de l’artéfact tant désiré. Seul Walou avait mis la main sur boîte d’amulettes, mais elle n’avait pas l’air de servir à grand’chose.
Peut-être que c’est lui l’artéfact ? après tout, je le trouve assez convivial. Je ne le vois pas nous infliger de mauvais traitements. Le pire qu’il pourrait faire serait de vouloir nous insérer une sonde anale, mais on l’entendrait arriver à des kilomètres tellement il fait des pas de pachyderme !
La remarque pleine d’insouciance de Golenn acheva de convaincre tout le monde, et ils décidèrent de rentrer sur Terre en emportant avec eux l’étrange androïde.
Pendant ce temps, sur la Terre, l’effet Bernardo s’était dissipé et les Nasgardes étaient en train de se faire déborder par l’armée prétorienne.
Soit les aliens ont déjà détruit Incity et la tour Oxygène sans toucher au crayon, soit visiblement le scénario se fout un peu de notre gueule.
Au-dessus de Lyon s’étendait maintenant sur plusieurs kilomètres un immense vaisseau-père. Celui-ci, après avoir scanné la Part-Dieu au cas où une source réellement divine s’y trouverait, allait maintenant s’attaquer à l’Hôtel-Dieu en pensant dénicher une divinité inférieure venue séjourner par ici.
Tous les radars étant braqués sur le centre-ville, les méchants prêtres, y compris leur grand chef Lionel le méchant surhwomme, ne virent pas qu’un commando d’élite, mené par le révolutionnaire Gaston Berger, était en train de récupérer Grégory MANVOY dans les tréfonds de Villeurbanne, et de le ramener discrètement sous la colline de Fourvière, dans l’une des nombreuses bases secrètes lyonnaises.
Quand nos amis arrivèrent par le Grand Cercle, de retour d’Atlantis, ce dernier les attendait dans la salle de briefing, en pleine conversation timide avec le Général HammOm’.
Le Robot Regmory entra dans la pièce et, repérant immédiatement son alter-ego, s’approcha de lui avec solennité, et déclama :
Enfin, je te retrouve, Grégory MANVOY. Mon Maître, libère-moi enfin des effets cyniques de notre gémellité ! Nous sommes les deux facettes d’une même pièce, nous ne faisons qu’un, rapprochons-nous et devenons un seul être !
La dernière métamorphose vers la forme de papillon de lumière.
Et tandis qu’il tendait la main vers Grégory MANVOY, ce dernier, fasciné, avant même que quiconque puisse réagir, effleura à son tour les doigts synthétiques de son jumeau. D’un seul coup, ils fusionnèrent dans un flash de lumière, produisant une intense gerbe que Pierre S. n’aurait pas reniée.
Lorsque la lumière revint à la normale, la silhouette unique de Grégory MANVOY n’était plus physique, mais lévitait dans un halo de lumière devant le Grand Vortex ouvert, et une autre forme vaguement humaine l’accompagnait. Elle semblait en plein monologue silencieux que seul Grégory pouvait entendre. La forme éthérée de celui-ci s’éleva dans la pièce :
Me voilà devenu un être supérieur ; je vous présente Otis, mon tuteur, qui va m’aider à m’élever encore, à pratiquer ce qu’on appelle l’Ascension. Je me détache ainsi de mon corps physique, et acquiert de nouveaux pouvoirs... je dois encore m’habituer car partout, mon nom est écrit ici, et j’ai encore du mal à le supporter... mais pour vous remercier de m’avoir libéré, je vais vous débarrasser de vos ennemis une bonne fois pour toutes. Ensuite, je partirai et vous ne me reverrez plus jamais.
Époustouflés par ce discours, nos amis ne savaient plus quoi dire: c’était la première fois qu’ils voyaient leur ami déclamer plus de dix mots d’affilée sur une tonalité intelligible. Voyant l’effet de ses paroles, Grégory MANVOY leur sourit, la mine satisfaite, et ajouta :
Je n’ai donc plus qu’à vous dire adieu. Ooooh monde de merde !
Une explosion de ki dépassant largement 9000.
Et levant la tête, il s’éleva à une vitesse vertigineuse, accompagné d’Otis, et passant à travers le plafond de pierre pour foncer vers l’espace. Sur son passage, les vaisseaux ennemis s’illuminèrent un à un, puis finirent par exploser dans un festival de flashs lumineux, qui vinrent zébrer le ciel d’aurores boréales artificielles. En 42 secondes, la flotte adverse fut complètement anéantie, laissant place à des milliards de débris et de poussières stellaires, et un sentiment de liberté retrouvée pour les humains de la Terre, tandis que Gregory MANVOY, le sauveur de la galaxie, rejoignait les étoiles.
StarGazette GR1 : Finale Part.2
C’est alors que, surgi de nulle part, un étrange personnage apparut : personne ne l’avait remarqué jusque là, car il était caché derrière ses cheveux.
Dannon', devenu un guerrier reconnu après avoir raté une carrière - pourtant prometteuse - de paysan, en ayant trop investi dans les produits laitiers.
Alors que le général HammOm’ commençait à s’agacer de tous ces gens qui n’arrêtaient pas de surgir dans sa base secrète, l’inconnu se présenta sous le nom de Dannon' le Guerrier, et indiqua être venu par le Grand cercle d’une lointaine cité située dans une autre galaxie.
Celui-ci reconnut qu’il était venu car l’Oracle de son village, la Sage Cébonë, avait eu une vision et lui avait donné l’adresse d’un monde où l’on avait apparemment besoin de lui. Discrètement arrivé par le vortex avec son camouflage optique, il avait entendu la proposition des Nazgardes de ralentir les vaisseaux prédicateurs et avait à ce moment-là choisi d’intervenir.
Le DHD, un instrument extra-terrestre qui émet des sons quand on appuie sur les touches. Bref une espèce de piano alien.
En effet, parmi toutes les croustillantes histoires orales de sa terre natale, existait une étrange légende qu’il n’avait jamais pris au sérieux, qui parlait d’un mystérieux artefact capable d’émettre une énorme énergie purificatrice qui vaincrait n’importe quel ennemi un peu trop sûr de lui.
Hautement intéressés, nos amis décidèrent de profiter du temps gagné par les Nazgardes et leur arme miraculeuse, pour suivre Dannon' - soudain très triste de devoir déjà quitter la voie lactée - jusqu’à sa galaxie d’origine.
Arrivés dans l’Atrium, une immense salle éclairée qui servait de hall d’entrée aux visiteurs de la porte, nos amis furent accueillis froidement par une Intelligence Artificielle, ou plutôt par une image plate sous tous ses aspects puisqu’elle n’était apparemment pas en 3D, qui se présenta sous le nom de Sol-N0n. Habituée à manipuler des tas de données et des structures complexes, l’I.A. ne s’attendait pourtant pas à devoir adapter son algorithme à des humains venus d’une autre galaxie.
Et on fait comment pour déplacer la porte, maintenant que vous l’avez coulée dans le béton ?
Elle leur fit visiter la cité, qui était en fait une immense ville flottante très ancienne du nom d’Atlantis, fondée par Thémis, Télémaque et Ulysse. Sol-N0n, en charge de son intendance, était la version 3.4 optimisée de N0n0 le petit robot.
Dannon' profita du tour pour leur présenter son équipe de mercenaires, qui allaient les accompagner sur la terre ferme pour aller chercher l’artefact, dont le lieutenant Romass, guerrier d’élite et grand diplomate.
Ensemble, ils se regroupèrent au quai 43 pour prendre le véhicule sous-marin qui les mènerait directement à bon port. Ce mode de transport, que les locaux avaient intelligemment appelé le Nautibus, faisait régulièrement des arrêts sur le chemin, qui portaient tous le nom de grands anciens : dès le premier stop à la station Chouardz, nos amis purent admirer l’architecture magnifiquement travaillée - un certain Neumann, selon Romass, particulièrement versé dans la culture et les réseaux sociaux.
Techniquement ils sont quarante à vivre dans une cité prévue pour dix mille âmes, mais ils laissent quand même toutes les lumières allumées. Vive les économies d’énergie !
Quand ils débouchèrent dans la station suivante, appelée Trifaj, ils étaient au moins à deux kilomètres de profondeur : trois immenses arches se croisaient au sommet de la station, dont les piliers contenaient des milliards de bulles scintillantes. Romass, prenant son rôle de guide très à coeur, leur expliqua qu’ils se trouvaient dans la station de transfert la plus rapide de la galaxie.
La dernière gare, située sur la côte, était un peu surélevée et ressemblait à une énorme balançoire : chaque navette profitait du mouvement oscillatoire pour freiner et se repositionner dans la direction inverse, prête à repartir pour Atlantis. Ce fut cette fois-ci Golenn, une jeune soldate un peu espiègle, qui intervint, expliquant que ce terminus ne portait qu’un nom temporaire, qui était en fait un nombre : 42. On attendait en effet pour donner le nom définitif les résultats de deux algorithmes concurrents lancés par deux grands anciens, Pi-yo! et m’RM, depuis déjà plusieurs siècles, et dont les calculs n’avaient pas encore abouti.
Après ces quelques minutes culturelles et fort enrichissantes, il était temps de retourner à la mission. L’artefact n’était plus très loin, seule une forêt les séparait du temple sacré où il était censé reposer. Soudain, à peine s’était-ils engouffrés dans les bois, qu’ils subirent des tirs les obligeant à se camoufler et répliquer.
On notera le talent d’acteur des seconds rôles de la série, toujours prêts à regarder la caméra ou penser à autre chose pendant une scène.
Toute l’équipe GR1 put constater avec quel brio leurs camarades géraient le combat. Romass, très bon tireur, envoyait des salves de rayons d’énergie tandis que Golenn lui indiquait les cibles, toujours avec le sourire. Pendant ce temps, le sergent Walou envoyait des tirs de mortiers en directement des dernières poches de résistance ennemie. En une petite demi-heure, ils vinrent à bout de toute une armée de sauvages qui défendaient le chemin vers le temple sacré. Il n’étaient sans doute plus très loin...
StarGazette GR1 : Finale Part.1
L’arrivée de l’étrange prêtre bleuté à la fin de l’épisode précédent n’était qu’une diversion. D’un sourire narquois, celui-ci leur indiqua le plafond de la salle en disant “Du ciel vient la lumière... soyez prêts !”
Les impressionnants navires taillés dans des os de baleines.
Sur ces mots un énorme ramdam éclata, tandis que plusieurs dizaines de vaisseaux inconnus, d’une taille gigantesque, sortaient de distorsion spatio-temporelle juste en orbite de la Terre. Même la planète Denver ne pouvait plus rien faire (et de toute façon, elle était rassasiée pour un moment).
Une voix amplifiée se mit soudain à vibrer sur toutes les fréquences, et tous les terriens purent entendre, chacun dans leur langue, un avertissement empreint d’autorité : “Nous avons perçu votre détresse. Nous avons perçu vos guerres, vos génocides, votre foi déclinante. Nous venons vous apporter la lumière et vous sauver de l’obscurité. Rejoignez les Origines ou soyez châtiés.”
Dans les jours qui suivirent, les vaisseaux firent plusieurs frappes stratégiques pour induire la terreur chez les habitants de la planète et les forcer à se soumettre.
Mais les Terriens n’étaient pas prêts à se rendre : en souvenir de Stalingrad, les russes formèrent la première poche de résistance et entreprirent de mener une guérilla contre l’invasion des prêtres, qui descendaient par navettes dans chaque ville pour convertir la population.
Leur chef, Lionel, lança une campagne de représailles sur le territoire soviétique, qui furent bientôt qualifiées de pogrwoms et de massacres à la Rwomanov.
Le Messie envoyé par les envahisseurs, un phare dans un océan d’obscurité. Car n’oubliez pas que “The Night is dark and full of terrors”.
Prêt à tout pour soumettre le peuple de la Terre, Lionel arrivait avec son grand bâton brillant, tel Gregandalf dans le premier tome de la trilogie, “La commutativité de l’Anneau”. Il ordonnait des crucifixions sur des golgothas de lumière, des croix luisaient un peu partout et science-fiction rima bientôt avec affliction (même si c’était déjà le cas, techniquement).
Les allemands ne voulaient pas revivre un 11 novembre 1918, eux non plus : organisant la révolte au sein de l’Europe qui devenait déjà un champ de ruines, ils implorèrent les anciens dieux nordiques afin de faire pencher la balance en leur faveur. Et à leur grande surprise, leurs appels furent entendus, car surgis de l’autre bout de la galaxie, les Nazgardes répondirent présent.
Les Nazgardes bombardent la flotte ennemie devenue invisible ; une astuce bien connue de scénariste, pour ne pas aggraver le budget effets spéciaux déjà bien entamé.
Armés de vaisseaux stylés et de faisceaux marteaux Mjöllnir de Tech 4, les petits gris s’engouffrèrent dans le combat pour aider le peuple opprimé. Depuis le sol, on commença à voir les jets de lumière provoqués par des joutes spatiales épiques engagées en orbite.
Après une bataille décisive, qui vit les vaisseaux bleutés missionnaires battre légèrement en retraite, le commandant Thor parla au nom de tous ses compatriotes pour remercier les terriens de leur admiration, en toute humilité. Lorsque son visage en vidéo apparut sur toutes les télévisions du globe, le monde découvrit avec stupeur que les grands dieux nordiques musclés du folklore étaient bien loin de la réalité.
Thor, héros de l’arène. Mais moins sexy que Chris Hemsworth.
Thor respecta un silence et admit avec humour qu’il lui manquait quelques cheveux, et qu’il ne ferait probablement jamais partie des Avengers. C’est probablement à cet instant historique que l’alliance et une véritable amitié avec les Nazgardes furent scellées, sous les acclamations de la foule.
Thor fit descendre le “Réfaction”, son vaisseau amiral, au-dessus de Lyon, capitale des Gaules devenue le QG européen de la résistance ; sans avertissement, il se téléporta dans la base stratégique sous les yeux ébahis de toute l’équipe GR1. Ceux-ci virent apparaître un petit être d’environ 1m30, tout gris avec des yeux noirs, détail qui le distinguait quand même de Pierre P.
Autour de la table ronde dans la salle de debriefing, Thor et sa délégation Nazgarde avouèrent que la bataille s’était jouée à pas grand’chose et qu’ils avaient peu de chances, malgré les faisceaux marteau, d’enfoncer le clou et de gagner la guerre à eux seuls.
Thor aime redresser les torts et adore le goût de sang sur ses lèvres.
Un dénommé Loki, toutefois, leur annonça que les Nazgardes possédaient une arme secrète, le lasso Bernardo, capable d’emprisonner dans une bulle de ralentissement temporel la flotte ennemie. Malheureusement, cette technologie basée sur les agglomérats de Bose-Einstein, ne permettait un gel de l'espace-temps que de quelques dizaines d’heures en tenant compte du nombre de bâtiments dont disposait l’ennemi. Il allait falloir trouver une solution plus pérenne...
StarGazette GR1 : épisode 9
Les martiens ont eu une petite surprise dans leur ciel ce matin-là.
Les activités de l’équipe GR1 avaient entamé sérieusement la patience d’un groupe d’extraterrestres, très remontés après tous leurs exploits. Ceux-ci avaient réuni une flotte de vaisseaux et étaient bien décidés à venir en découdre avec la planète Terre qui leur causait tant de soucis.
Ainsi, un jour de juin, pendant que Jack Ô’Nil se remettait de sa 90ème défaite avec son équipe de volley (car on était mardi) plusieurs signaux ennemis furent détectés par les satellites de surveillance dans l’atmosphère de Mars.
A la tête de cette flotte venue tout droit de l’hyperespace, la puissante Lilicube, maîtresse des arts et vile manipulatrice, avait décidée de faire une virée dans le système solaire (en commençant par l’Italie) et pas seulement à deux apparemment.
Ne vous laissez pas abuser par sa gentillesse apparente, ce succube aurait vite fait de vous laisser pour mort dans un buisson.
Elle envoya un holomessage au commandement terrien, basé à Poleymieux-au-Mont-d’Or, leur sommant de se rendre, toujours avec un grand sourire.
Toute l’équipe GR1 fut appelée en quatrième vitesse aux quartiers généraux afin de trouver un terrain de négociation. Malheureusement, les aliens étaient décidément très énervés et exigeaient la soumission immédiate sans conditions, sinon ils allaient bombarder la Terre.
C’est alors qu’un employé de célèbre firme Raméo© eut une idée géniale : au cours des différents voyages spatiaux effectués au travers de la nouvelle branche spatiale, ils avaient eu l’occasion de tomber sur une planète massive et apparemment douée de conscience. En utilisant les bons arguments, il était certain de pouvoir la convaincre de les aider dans cette mauvaise passe.
Ainsi, toute l’équipe voyagea dans le système en question pour prendre contact avec cet être mystérieux avant qu’il ne soit trop tard.
Arrivés sur une planète voisine dans le même système que la planète cible, ils durent négocier avec le peuple en place. Heureusement, ceux-ci avaient déjà atteint la technologie de voyage stellaire, mais n’étaient pas bien commodes.
Leur grand chef, du nom de Fr’atak, était particulièrement sévère et il lui arrivait régulièrement de leur rappeler ses origines d’une petite planète barbare où il pleuvait tout le temps et où les gens parlaient avec un accent bizarre.
Le seigneur des anneaux, en personne.
Moyennant quelques promesses, notamment après lui avoir fait goûter de la nourriture terrienne et lui avoir fait miroiter quelques caisses de vivres et d’alcool terrien, ce dernier finit par accepter d’emmener toute l’équipe à bord de son vaisseau pour aller voir la planète vivante. A l’aide d’un ascenseur fait d’anneaux de lumière, ils se téléportèrent sur sa navette laissée en orbite, et prirent la direction de la planète dans un recoin du système.
Il s’avéra que celle-ci avait un prénom : elle s’appelait Denver, et elle avait toujours très faim, au point qu’elle avait été surnommée “La gloutonne” par les planètes de son ancien système.
Avec beaucoup de diplomatie de Toinou Jackson, d’anecdotes de nourriture de Fiorina Carter et un peu d’humour de Stel’f, la planète se détendit et accepta d’écouter nos amis. Une fois que leur plan lui fut dévoilé et qu’elle eut donné son accord, ils déployèrent péniblement autour d’elle une ceinture de chasteté téléportation. Fiorina Carter programma en java8 les coordonnées du voyage, toute fière, pour gérer les streams. Voilà qui n’allait pas s’avérer un voyage lambda. Et ce fut Fr’atak lui-même qui appuya sur le bouton de départ : dans un flash, la planète disparut sous leur yeux.
Denver sortit en rugissant de l’hyperespace, en plein milieu de la flotte ennemie, qui se mit aussitôt à tirer à feu nourri sur l’intruse. Celle-ci, dans un accès de rage et se sentant menacée, ouvrit grand la bouche - en fait un énorme cratère de lave en fusion, et se lança à la poursuite des vaisseaux pour les avaler tous crus. D’une simple bouchée, plusieurs vaisseaux disparurent ainsi sous les yeux ébahis des téléscopes ; jusqu’aux derniers qui préférèrent détaler comme des lapins plutôt que de se faire dévorer goulûment par l’astre. Lorsqu’il n’y eut plus de menace, Denver se calma, et tranquillement alla se caler à côté de Jupiter pour taper la causette. La Terre était sauvée, une fois encore, et tout le monde commença à se féliciter dans la salle du commandement terrien.
C’est le moment que choisit la porte pour se remettre en rotation, à grand renforts d’éclairs et de chevrons lumineux.
Lorsque le cercle brillant s’ouvrit, dans un grand jet de matière scintillante, un drôle de personnage apparut : descendant lentement les marches, il constituait probablement le signe annonciateur de la pire menace que la Terre ait jamais connu...
“Avez-vous un moment à accorder au Grand Livre des Origines, jeunes païens ?”
StarGazette GR1 : épisode 8
“Vers l’infini et eau-de-lààààà...” aimait crier Stel’f en traversant le trou de ver... sans imaginer débouler littéralement dans un trou.
Après cette folle épopée sur Abydou, où ils avaient mis toutes leurs tripes et montré ce qu’ils avaient dans le ventre, l’équipe GR1 demanda une mission un peu plus tranquille : ça leur ferait des vacances.
Le général HammOm’, espiègle comme à son habitude, les mit au défi de saisir eux-mêmes l’adresse de leur choix sur la console de la porte et d’aller où bon leur semblait. Il n’était pas sans savoir que LaTaulerie, la sympathique et pimpante secrétaire en charge de la saisie des coordonnées (et qui à ses heures perdues, traînait dans les locaux de l’IUT pour gueuler sur les étudiants), ne se laisserait pourtant pas faire si facilement. Dans la base, on l’appelait le cerbère, ou encore le Sphinx.
Profitant d’un moment d’absence de la gardienne, GR1 parvint toutefois à saisir une adresse vers une planète dont ils n’avaient entendu que du bien : une planète de plaisirs et de fête vers laquelle ils pensaient prendre un peu de bon temps, et qui changerait un peu de l’Oxxo ou du Down under.
Nanaou et Nienou, deux aliens sympathiques aux prénoms rigolos, accueillent nos amis dans leur caverne en criant “Yeepee-kaï !”
Ils arrivèrent dans un espèce de nid d’abeilles bleu souterrain, et furent accueillis par deux personnages forts bizarres ; ceux-ci vivaient seuls dans ces grottes depuis plusieurs siècles, et qu’ils n’avaient que peu de visites ces derniers temps. Et c’est avec enthousiasme qu'ils leur firent visiter alors les locaux, qui effectivement n’étaient constitués que de plusieurs tunnels, parfois très sombres et qui ne sentaient pas très bon.
Tout brillant de quartz et par dizaines d’alvéoles translucides, l’endroit baignait dans une lueur diaphane, le minéral déviant les rayons dans toutes les directions et favorisant la contre-exposition de l’occlusion ambiante. Le phénomène était saisissant, et plutôt irréel. Fiorina Carter laissa échapper un “Késako ???” puis pointa timidement sa torche vers le bas, doigt sur l’interrupteur et vit, tel des nuées d’ondines dans un torrent de montagne déchaîné, les milliers de faisceaux scintillants rebondir au sein de la roche transparente. L’ensemble leur faisait l’effet d’un petit coin de forêt cristalline.
Leurs hôtes de ces bois (de cristal) se faisaient appeler les Tok’tok, et effectivement, sans doute à cause du manque de soleil, ils ne semblaient pas avoir de la lumière à tous les étages. Heureusement ils avaient un secret : les fameux cristaux qu’ils possédaient leur octroyaient une force fabuleuse.
En criant “Par le pouvoir du cristal ancestral”, ils détenaient la force toute puissante et pouvaient s’en servir pour à peu près tout : s’éclairer, se chauffer, faire une cloison, agrandir la pièce, faire de la musique, regarder M6, faire le café et même servir de piles pour la GameBoyColor de Jack Ô’Nil.
Nienou fit la découverte des petits cristaux bleus dans un petit restaurant Mexican Food qu’on avait intelligemment appelé “Los Pollos Hermanos”.
Mais les activités s’avérèrent rapidement bien peu nombreuses, et en dehors de chercher à faire l’inventaire du maximum de marques d’eau minérale avec les autochtones (et qui n’excédaient pas le nombre de symboles nécessaires pour composer une adresse de la voie lactée), au bout de vingt minutes ils avaient fait le tour. Alors nos héros s’excusèrent auprès des deux énergumènes et s’en allèrent vers d’autres aventures sans doute plus palpitantes.
Fait divers
“Le monde de la zinguerie est sous le choc”
Lundi 14 mai, Ghislaine 58 ans, secrétaire dans une petite PME brivadoise, a fait une effroyable découverte. En arrivant à 6h comme tous les matins, elle tombe sur son patron, ou du moins ce qu'il en reste. En effet, le pauvre homme, un dénommé Fabrice, est coincé au niveau des hanches dans un hachoir géant, ces jambes réduites à une vulgaire chair à canon prête à garnir une pizza à la viande hachée.
Une enquête a été ouverte par le parquet de Clermont-Ferrand pour homicide volontaire et acte de barbarie.
Un suspect est activement recherché, il n'est autre que François Preumier, de Gray, activiste connu pour son mouvement La France Assise, militant pour aider tous les Sanchez du monde à pouvoir s'asseoir.
Mots-Croisés n°2
Horizontalement
Tyran de SF qui torture en chantant.
Jeu de société conçu pour plaire à ion.
Répertoire de Linux - Une des causes de l’oisiveté
Joe en est un - Ondes communicantes.
Nourriture de la gazette - Extension qui archive
Accord anglophone - Stef quand il rentre de soirée
Chips tortilla connue - Celle de Jack a été visitée
Acronyme d’une techno à la mode - Hippie jamaïcain
Tir futuriste - Réacteur à fusion
Comme la tour (?) - Protocole de flux conçu par Apple - Sommet
Esquivai - Il y fait chaud et orageux
Protocole glissant - Ville probablement anatidaephile
Verticalement
Héros mythique combattant des tribules
Cuire au four - Comme les paroles
Système de notes musicales - Réseau multicouches - Bande non doublée
Nom d'un méchant docteur - Bible de l’étudiant
Diplôme abrégé - Petit fleuve breton - Ils font grève “mais trop”
Curie l’a découvert - Dans ton dentifrice - Assouplit les créneaux
Diminutif affectueux d’un félivore - Concurrent rampant du BTU
Librairie sans aucun livre - Ion en a des dizaines
Origine criante de la race bovine charolaise - Enclave ritale pieuse
Carburant de productivité régulièrement en rupture
Énergumène prolifique en ce lieu - Connu pour sa peau - Touchée
Sun Tzu en parle bien - Parés
StarGazette GR1 : épisode 7
Dans l’épisode précédent : Jackson prépare toujours sa révolte, et GR1 est toujours prisonnier du méchant. Bref il ne s’est pas passé grand’chose, du coup on est quasiment au même point que la fin de l’épisode 5. La magie des séries.
Le petit village d’Agrabah de LancheFrein, aux confins du désert, se prépare au soulèvement.
Quand Toinou Jackson eut fini son cirque, il prouva une bonne fois pour toutes à tous les villageois que les gardes de l’envahisseur pouvaient mourir en leur montrant de vieux fossiles enfouis de soldats morts. Ce fut l’étincelle qui manquait pour déclencher la révolte (en plus du fait qu’ils n’avaient toujours pas la 4G). En rage, les villageois prirent le chemin de la pyramide pour aller exercer leur vengeance.
Pendant ce temps, au palais, le Grand Rådou était en pleine négociation avec Bâââl, dont la robe lui plaisait particulièrement. Ne pouvant s’empêcher de lui demander l’adresse de son tailleur, le monarque ne vit pas que l’équipe GR1 en avait profité pour se défaire de ses liens grâce à Stel’f, et qu’ils étaient tous partis se planquer dans les recoins de la pyramide. Un belle partie de cache-cache avait commencé, mais elle n’allait pas durer longtemps, car les villageois étaient arrivés aux portes, et interpellaient déjà le souverain.
“Grand Rådou, Rat d’égoût, à bas le Grand Dégoût !”
Celui-ci, qui d’habitude se plaignait de n’avoir jamais assez de monde au balcon, se pencha par le promontoire avec tous les membres de sa cour, qui détalèrent bien vite quand ils virent la foule amassée autour des trois obélisques.
Bâââl, de son côté, avait entendu la clameur populaire par écrans interposés : confortablement installé dans sa salle aux confins du secteur galactique, il écoutait avec ravissement son ennemi/allié donner des ordres vénères à ses gardes pour mater la rébellion, et notait dans son petit carnet plein d’informations qui lui seraient utiles par la suite.
Le méchant tyran envoie un boomerang géant du haut du palais pour faire fuir les rebelles.
Le Grand Rådou déploya des trésors d’ingéniosité guerrière pour foutre le dawa dans les lignes villageoises, mais cela ne fit que provoquer davantage ses habitants, qui vinrent se masser autour du palais en chantant des hymnes de randonnée, pleins de battes-à-ion, de scies-ion assoiffées de sang et de drapeaux émasculés.
Le Dr Jackson regardait ce peuple fier se rassembler et se dit que toutes ses attentes étaient en train d’être dépassées. Il se mit un peu en retrait au sommet d’une dune pour suivre le déroulement de la révolte, pendant qu’un villageois un peu plus téméraire prenait la tête de l’armée : Dussech, un jeune idéaliste que Toinou Jackson avait pris sous son aile et avait affectueusement surnommé “Archie”, brandit haut et fort (et avec son sourire bright) son bâton de berger en direction de la balustrade de l’envahisseur.
“Le Rådou, c’est tabou, on en viendra tous à bout !”
Ce fut le déclencheur de la bataille la plus épique qu’avait connu la planète. Très nombreux, les villageois s’infiltrèrent dans la pyramide comme des fourmis dans un sandwich thon-mayo. Rapidement dépassés, les gardes du Grand Rådou désertèrent, laissant leur chef à la merci de ses opposants.
Constatant son échec, le Grand Rådou n’eut d’autre choix que de pousser un grand cri de rage et d’abandonner Abydou à bord d’une capsule de survie, qu’on avait intelligemment appelée “La méduse” pour ses courbes romantiques.
Les célébrations pour la victoire du peuple d’Abydou furent incroyables : toute la population se réunit sous un énorme chapiteau dressé dans le sable, qui ressemblait étrangement à une fourmilière, et l’équipe GR1, enfin réunie, décida de participer aux festivités avant de rentrer sur Terre.
Poser en lapin, est-ce que c’est mal ?
Peu de mots me viennent pour commenter cette image : est-ce un moment pris sur le vif, dans l’insouciance et la béatitude affichées ? cela se veut-il au contraire un subtil mouvement de révolte pour défendre les dizaines de lapinous qui se font écraser chaque année en traversant des autoroutes ? Ou encore est-ce un indice dans un plan plus vaste qui consisterait à suivre le lapin rose et montrer que tous les chemins mènent à Rwom ?
Comme d’habitude, le PDG de Raméo©, peu présent sur les réseaux sociaux mais très actif dans des œuvres carottatives diverses et variées, sait nous surprendre là où ne l’attend pas, avec cette photo qui, sans doute, ne laissera personne indifférent.
PS : Combien d’entre vous ont lu le titre du premier coup sans se tromper ? ;-)
StarGazette GR1 : épisode 6
Dans l’épisode précédent : l’équipe GR1 a été capturée par le machiavélique Grand Rådou ; toute l’équipe ? noooooon ! Car dans un petit village qui résiste encore et toujours à l’envahisseur, Toinou Jackson fomente une révolte pour faire enfin avancer ce scénario qui sent un peu le réchauffé.
A la recherche d’alliés pour son grand projeeet, Jackson va se faire de nouveaux amis poilus.
Le Dr Jackson avait compris qu’il ne pourrait libérer ses amis tout seul : on peut se perdre trop facilement dans une pyramide, et bien qu’il soit assez têtu, il n’avait pas Idéfix avec lui. Il lui fallait des alliés.
Il entreprit alors de convaincre le village de Lanchefrein, apparemment le seul hameau de la planète, paumé au milieu de rien, à se soulever contre l’oppresseur. Pour leur faire admettre que même les plus féroces adversaires pouvaient être domptés, il leur enseigna : le CIRQUE.
Le grand cerceau est dressé pour dompter les granlions, cousins géants des lions, car tout le monde sait bien que rebelles et lions, ça fait “rébellion”.
Ils rassemblèrent le matériel, à commencer par le grand cercle des dieux, pour en faire un accessoire spectaculaire à travers lequel devaient bondir les sauvages granlions, des créatures assez communes, apparentées aux lions de la Terre et très jalouses de leur territoire, qui avaient l’habitude de s’agglomérer autour d’un ou plusieurs points d’eau.
A grand renfort d’ANIMATION, il fit construire un chapiteau sur la place du petit bourg, et entraîna ses futurs soldats à faire du trapèze, à chacun à se montrer loyal en toute circonstance, à éviter les sorties de piste tout en jonglant avec le danger : bref ne jamais faire défaut dans l’arène.
Pendant ce temps, le Grand Rådou s’éclatait comme un-e petit-e fou-olle. Armée de sa boîte à musique lumineuse, et après un changement de lunettes pour être plus raccord avec l’ambiance, il-elle imposait des heures et des heures de Shabadabada à nos amis, épuisés.
Le Grand Rådou, reprenant sa respiration avant de lancer une série de refrains has been dévastateurs.
Il-elle avait commencé à fredonner le troisième couplet de la chanson “Allô le monde” - dont Jack Ô’Nil, fin mélomane, commençait déjà à interpréter le sens profond - quand il-elle reçut un SpaceChat (les jeunes disent plutôt un “Space” tout court, mais il-elle était de la vieille école) d’un de ses rivaux, le séduisant Seigneur Bâââl, qui apparut sur son écran.
L’image n’était pas très nette, la faute aux millions d’années-lumière qui les séparaient. Bâââl décida de dévoiler son jeu et lui proposa sans détour un pacte de non-agression, dans l’objectif avoué d’aller faire la guerre en toute sérénité avec un autre seigneur dans un secteur voisin sans craindre la fourberie du Grand Rådou, qu’il savait fin-e stratège.
Bâââl, pourtant masqué d’habitude, a décidé de montrer son vrai visage (en même temps que son costume ridicule).
Le Grand Rådou était surpris-e : cela faisait longtemps que Bâââl n’était pas sorti de son trou. Mais voyant qu’il craignait pour sa précieuse peau, notre tyran vit là une occasion en or de parlementer avec son éternel ennemi pour récupérer quelques-unes de ses mines de naquadou, un métal fort précieux au nom très musical, dérivé direct du naquadah mais bien plus énergétique.
Tout-e absorbé-e dans sa négociation du pacte, et très attentif-ve à ce que cette arnaque d’écriture inclusive ait bien été respectée dans l’intégralité de cet article, le Grand Rådou ne s’aperçut pas que, profitant de cette diversion, Stel’f le perfide avait commencé à ronger ses liens pour s’enfuir...
La suite, au prochain épisode...
Gregandalf
Les événements graineux de ces dernières semaines n'ont pas eu que des effets positifs. En effet, toutes les références et allusions ont réveillé les forces maléfiques du Morvan.
Du haut de sa pile, l'Oeil de Solnon s'est de nouveau mis à guetter, à chercher, à essayer de résoudre le problème du voyageur de commerce. Fageoumane le blanc, son fidèle algorimage, est entrain de rassembler une horde de Tribules, féroces créatures armées d'eau de haine, arme chimique de destruction massive.
De son coté, Gregandalf le #B0B0B0, vivant en ermite depuis de nombreuses années, à l'abri des regards, s'était préparé à ce retour. Dans l'ombre, il étudia, spécifia, développa, testa, commita, livra, re-testa, corrigea, patcha pour passer l'ultime étape dans sa transformation de mage. Il est devenu Gregandalf le #FFFFFF !
Aujourd'hui il sort de l'obscurité pour affronter cet ennemi redoutable dont la devise est Diviser pour mieux régner. Il aura besoin du soutien de ses alliés de toujours, afin de ne pas donner une non-victoire aux ennemis du mal. Et d'arrêter avec toutes ces négations.
StarGazette GR1 : épisode 5
La visite quotidienne de nouvelles planètes était devenue une routine que l'équipe GR1 vivait bien.
Un tombeau s’élève, dans un climat propice aux tempêtes de sable. Ce tombeau sera-t-il leur tombeau ?
C'est la raison pour laquelle ils ne s'attendaient pas à rencontrer, comme ça au détour d'une dune sur la planète Abydou, la plus grande menace de l'humanité. C'était un jeudi.
Fascinés par l'énorme vaisseau spatial qui dominait la plaine, ils se firent capturer comme des bleus par la garde royale du Grand Rådou qui passait par là. Enchaînés par des soldats dotés d'armures de métal, ils furent emmenés jusqu'à la pyramide où on les présenta au souverain.
On dirait pas, comme ça, mais elle n’est vraiment pas très sympa, et on ne sait jamais si on doit dire employer le masculin ou le féminin à cause de ce nom débile.
Avec son sourire carnassier et son oreiller rouge portatif, le Grand Rådou leur fit subir les pires tortures en leur chantant des comptines d'un autre âge.
Pendant ce temps, le Dr Toinou Jackson n'avait pas été capturé car il avait fait un crochet par le village de la vallée pour regarder les vieilles pierres. Il passa la nuit dans une petite maison en ruine que lui avaient indiqué quelques autochtones, et quelle ne fut pas sa surprise de retrouver à son réveil, pelotonnée contre lui sur un canapé de pierre, une charmante villageoise.
"Calme-toi chérie, personne ne veut te voler tes bredele.”
Il la surnomma "Dawn", en référence à l'heure matinale, et ils partirent ensemble pour le village. C'est là que Toinou apprit la terrible nouvelle de la capture de ses amis.
Ne sachant quoi faire, et un peu pour s’occuper, il commença à organiser la libération de ce peuple opprimé depuis des siècles...
Mais que va-t-il arriver t-il à nos vaillants compagnons ? Vont-ils parvenir à filer entre les pattes du répugnant Grand Rådou et son armée de sbires ?
Pour le savoir, ne manquez pas le prochain épisode de StarGazette GR1 !
Chanson
“Quand en ville, le grain se lève
Vent de nerf agité
Que s’éternisent les rêves
Dans ma réalité
J’veux des balades sur la grève”
Ces paroles sont tirées de la chanson “Ton visage” de Fréro Delavega. Delavega ? Ce nom n'est-il pas famillier ? Delavega, Don Diego Delavega ? Zorro ? Bernardo évidemment !!! Derrière ce pseudo se cacherait-il notre Bernardo ?
Mais alors pourquoi ces paroles ? Etudions-les quelques instants.
“Quand en ville, le grain se lève”, le Grain se lève fait référence au fait que l'on s'est réveillé pour sortir une nouvelle gazette.
“Vent de nerf agité”, le vent de nerf (parfois appelé boule de nerf) n'est autre qu'une personne qui désirait faire partie du Grain, reconnaissable à son cri primaire : “Mais ça suffit m***de !”
“Que s'éternisent les rêves”, les rêves de faire partie de ce groupe, d'être reconnu en tant que membre.
“Dans ma réalité”, l'auteur nous explique ici qu'il vit dans SA réalité, une réalité parallèle, où les lois de la physique et du temps ne s'appliquent pas.
Et enfin, “J’veux des balades sur la grève”, un souhait de faire des balades, de s'évader de sa réalité. Ou alors, si l'on considére que la grève fait référence à la grève SNCF, qui a débuté en même temps que la sortie du nouveau format de la Gazette. On imagine alors que les “balades” sont en fait des articles, des articles de la Gazette.
Donc oui Bernardo est bien l'auteur de cette chanson hommage au Grain, il nous encourage à continuer dans cette voie et à produire toujours plus d'articles afin qu'il puisse s'évader de sa réalité.
Alors continuons ! Écrivons ! Publions !
StarGazette GR1 : épisode 4
Il a l’air de faire au moins -8000°C.
Lorsqu’ils arrivèrent sur la planète Tchenila’c, la planète d'origine de Stel'f qu’ils allaient rencontrer pour la première fois, ils avaient pris soin d’emmener leurs combinaisons. Située dans le système Rift-EG, cette planète a en effet un climat très froid et où les habitants, opprimés depuis leur plus tendre enfance, passent leur temps à déblayer la neige devant chez eux.
Ils ne mirent pas longtemps à arriver au palais du terrible Gabophis, un lointain cousin d’Amonbophis, un autre méchant charismatique.
Le Terrifiant Gabophis, engoncé dans son armure dorée.
Toinou Jackson étant un grand fan de Saint Seiya, il ne put s'empêcher de s'approcher pour voir si son armure était en or véritable ; à cause de lui, ils tombèrent tout droit dans le piège tendu par le faux dieu dans l’une des salles du rez-de-chaussée. Gabophis les enferma alors dans un atelier de réalisation de tshirts personnalisés qu’il revendait dans tout l’empire.
Pendant qu'il contactait son organisation secrète de chevaliers d'or, sur la planète Sanctuaire, Jack Ô'Nil sut déceler une once de sympathie chez Stel'f. En effet celui-ci était à l'époque un pourri de première, serviteur de Gabophis, et était en charge de les garder captifs ; Fiorina Carter tenta d’abord de le convaincre grâce à son patriotisme exacerbé et à ses charmes, en vain.
Ce ne fut qu’en lui faisant miroiter la perspective de goûter un Mont d'or délicieusement fondu au four que Stel'f ravala sa méchanceté de façade et les aida à s'enfuir du BDE*.
Gabophis, bouillant de rage, jura de les retrouver pour se venger.
*BDE : Acronyme militaire désignant la Base Des Ennemis