Je m'aperçois de jour en jour, avec une indicible horreur, que je cherche dans la Foi, une sorte de béquille, qui ne cesse de se briser sous le poids de ma culpabilité...

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@giniloves
Je m'aperçois de jour en jour, avec une indicible horreur, que je cherche dans la Foi, une sorte de béquille, qui ne cesse de se briser sous le poids de ma culpabilité...
ON ENTERRE NOS PÉCHÉS, ON NE LES EFFACE PAS...
Le moment est venu de rompre Le foyer en deux. Bien : Commençons par les recoins où les araignées Ont aussi tissé leur histoire. Parlons des murs et de leurs cadres. Lequel choisis-tu ? Celui du jour du mariage, La photo de la petite Ou celle de vacances en été ? Je veux l’antique nature morte Pour me rappeler les repas de famille.
Regarde la maison : Elle demeure là Debout Mais sans âme. Quelle alcôve désires-tu garder ? Celle où les gémissements Ont été parfois musique parfaite ? Ou la chambre bleue Ou le berceau a pris racines pour toujours ? Ou le jardin Où se balancent encore les sourires ? J’aimerais la terrasse, Cette plate-forme rouge de briques minuscules Où les pluies et pigeons ont trouvé leur refuge, Où transpirent encore les étoiles Et où aucune ombre ne cache les déloyautés.
Je t’offre les miroirs Saturés de murmures, d’échos familiers, Et visages défigurés Qui ‘aujourd’hui se vident en saignant de reproches.
Mais tu as raison : Peut être ici déjà plus rien ne nous retient. Nous arrivons peut être à la frontière Entre l’amour qui vacille et les cendres.
En y regardant bien Je ne peux rompre en deux cette maison : Je te l’offre toute Avec tout et des promesse de futurs sublimes. Comme de vieux rideaux Je t’offre ce qui reste : Ce ciel sombre Et ce vent délabré Que tu as laissé en fermant la porte principale.
Lina Zéron - La maison
Les choix et les possibilités multiples de la vie quotidienne sont la musique au son de laquelle nous dansons. Ils sont comme les cordes d’une guitare. Pincez-les et vous créez un son agréable. Une harmonique. Mais commencez ensuite à ajouter des cordes. Dix cordes, une centaine de cordes, un millier, un million. Parce qu’elles se multiplient !Si vous chantez un contre-ut d’une voix assez forte et assez juste, vous pouvez faire voler en éclats un verre en cristal. Si vous diffusez assez fort sur votre chaîne stéréo les notes harmoniques adéquates, vous pouvez faire voler une vitre en éclats. Il s’ensuit que si vous mettez suffisamment de cordes sur l’instrument du temps, vous pouvez faire voler en éclats la réalité.
Je crois en l’amour.
L’amour, c’est de la magie de poche unique en son genre.
Je ne crois pas qu’il soit régi par les étoiles, mais ce que je crois, c’est que le sang appelle le sang, que l’esprit, appelle l’esprit...
Et le cœur un autre cœur.
Parfois le présent contient trop de présence, trop de présent. On sent que la lumière entre dans les doigts, que les maisons rétrécissent. Il faut alors orienter le temps, tracer un sentier, creuser un fossé, suivre une fourmi, marcher seule.
Louise Warren
Vous n'êtes pas une goutte d'eau dans l'océan. Vous êtes l'océan tout entier dans une goutte d'eau".
Rumi
Verticale est la route que je suis
Peut-être est-ce que je commence à comprendre que le désir est toujours à l'affront de l'amour, que les corps sont à l'épreuve face à l'amour, à comprendre qu'il y aura une dialectique à intégrer comme j'apprenais les grammaires, absolument il me faudra l'apprendre, car j'adore le désir, l'exaltation suprême qui m'insuffle l'envie de vivre, mais je sens que je pourrai aimer follement, à nouveau, maintenant que je désire plus que n'importe qui.
Apprendre à aimer, mais enseigner à mon désir l'intégration de l'amour. Accepter le quotidien, ne plus le craindre.
Ce doit être épuisant de me voir grandir sans cesse - oui j'aspire à un peu d'horizontalité aussi...
Croyez-vous au désir ? Croyez-vous au désir d'aimer ou au désir d'être aimé ? Croyez-vous que le désir porte vers l'un et vers l'autre également comme des fluides en quantités égales ?
Je ne devrai croire qu'aux événements et aux phénomènes du corps. Il remporte toutes les fins, toutes les victoires, il aura toujours le dernier mot quelque seront les luttes de la conscience et ses interpositions.
Le corps ne ment pas face au désir, le corps ne sera jamais une volonté - il suinte, exprime la véracité du désir, il mouille, il bande, étire la peau, il tremble, il sue. L'esprit donne l'assaisonnement, plus ou moins de piment, le mensonge, l'oubli, le partage, la manipulation.
Croyez-vous au désir ?Ne pensez-vous pas qu'il cache un espoir d'amour ? En ce cas est-ce que le désir est viable ? Est-ce important ? Aimez-vous l'art brut ?
Revenez donc me baiser et je vous donnerai la possibilité d'oublier la tragédie de l'amour...
A quoi sert le passé, si le passé existe et s'il n'est pas l'élucubration de la pensée humaine, les mots gardent l'impression mélancolique d'une photographie ancienne, mais l'écriture est pire que cela, elle est la traîne d'un mariage inabouti, la mariée en blanc qui jaunit, pauvre attardée que l'on couche indéfiniment comme par pitié, pour déposséder le présent de sa fugacité, que l'on couche avec l'illusion quelquefois éprouvée que peut-être on saura désormais fermer les yeux et balayer nos faiblesses, pauvre chose à l'hymen émietté.
J'ai arrêté de parler de moi quand je me suis aperçu que la plupart des gens ne me comprenaient qu'à un niveau de perception qui leur est personnel
Si souvent nos sourires ne savent pas mentir, gouffres insondables ou libertés d'azur, mais nous n'avons pas tous les vocables pour partager ce que nous aurions vu des lèvres entrouvertes, élégies de septembre ou bel été pour le toucher du bord des yeux d'un échange de regards, d'un échange de solitude peut-être, et façon d'approcher en amour désiré ou gratuit le trésor englouti de chacune de nos vies.
Bernard Perroy
A chaque fois que tu te souviens de quelque chose, ton esprit le modifie, juste un peu, jusqu’à ce que ton meilleur et ton pire souvenir, deviennent tes plus grandes illusions...
J’ai besoin de toi comme tu n’as pas besoin de moi. Alors je ne comprends pas pourquoi tu es revenue ce soir là, Surtout pour me dire «Si jamais tu as besoin je suis là». Ça ne marche pas comme ça, ces mots là ne suffisent pas. Depuis que tu es partie le Soleil et la Lune soupirent, Le vent dans les arbres orangés ne m’apporte plus ton rire. Il n’y a plus que la fumée des larmes qui coulent sur mes joues en feu, Des poussières volutes, des petits quelque chose dans les yeux, Des copeaux de bois, des échardes d’or, Partout sur ma peau striée jusqu’à la mort, Des morceaux de toi. Les souvenirs d’abord Et les regrets viendront après, au fond je sais que j’ai tort. Ton corps, ce violon, il s’est brisé entre mes mains, Alors que je le caressais du bout des doigts, avec le cœur, Et que j’avais sa mélodie gravée juste là, à l’intérieur.
J'aimerai pouvoir peser ton coeur. Est-ce qu'après une rupture, on perd du poids ?
J'ai la sensation d'avoir un cœur de pierre
si lourd
pourtant il n’y a que le mien qui bat
implosion
alors expliquez-moi
comment peut-on vivre
en sachant que l'avenir est une peau de chagrin ?
comment puis-je le savoir
moi qui attends tout de la vie
parait qu'on ne naît pas sans hurler
je hurle
mais je meurs.
tu mens
et ne m'entends plus
triste sort que cette petite mort
aux lendemains inoubliables.
tu es absent et pourtant c'est aujourd'hui
que j'ai besoin de toi
le plus besoin de toi
colore mon âme grise des chagrins qui t'animent.
Je passe ma vie à prendre soin des autres. Je me souviens à quel point j'aimais les poupées malades ; quand j'étais petite. On est toujours exaucé de ses rêves, surtout les plus stupides