Vous avez peut être rien à vous mettre sous la veilleuse alors je me suis dis que j’allais partager mes lectures recentes.
1 - Je suis féministe
Il ne suffit d’acheter un t-shirt logoté... LISEZ le recueil du blog JSF
l’extrait qui donne envie : “Quand sont apparues ces Correspondances libres, furieuses et joyeuses, en 2008, le web avait encore l’air d’un vaste boy’s club. C’était l’époque où le féminisme n’avait pas du tout la cote. Des aventurières ont alors pris la toile d’assaut, en faisant le pari d’offrir aux jeunes féministes une tribune à leur image. Elles ont blogué, créé et piaffé sans répit, et ce, jusqu’à transformer le web.”
2 - ALLER PLUS LOIN
L’histoire cachée de TWIN PEAKS. Cool et facile à dévorer.
3 - LE ROMAN
J’adore les roman qui s’allonge sur plusieurs générations. là c’est une petite rebelle qui embrasse la cause de ses ravisseurs. Une histoire à l’américaine dont on ressort touchée au dessus et en dessous de la culotte. Merci MERCY MARY PATTY.
Fallait bien y passer. J’avais hâte. Je m’attendais à tout sauf à ça ! Revue des 48 heures sur place.
Sur les conseils avisés de Tania, ma nouvelle meilleure amie sud-africaine, on loge dans le quartier du Waterfront - le port quoi. Central mais pas coincé dans une rue bondée d’automobiles - vue sur la montagne table - à quelques pas du port et des marchands d’huitres. Bien. Dirigez vous vers Sea point / Green point et Clifton / Camps Bay si vous voulez une chambre option mer.
Séjour de dernière minute oblige l’hôtel n’a pas fait l’objet d’un grand débat : on a pris ce qu’il restait MAIS si j’avais le choix j’irais LÀ ( à partir de 90€/ nuit) .
On pose les valises, on prend un Doliprane (pour rappel la veille on a écumé les caves à vins de Franschoek dont plus de 4 heures BabylonStoren), on file sur le port au Harbour House. Une terrasse suspendue avec de petits comptoirs mange-debout parfaits. Là on se fend d’un gin tonic des familles (Musgrave Pink Gin), de calamars frits, d’huitres d’ici d’une salade d’enfer à base d’avocats, d’oeufs à la truffe mollés, de pousses de menthe - re-gin-to pour faire passer tout ça direction Table mountain.
Pour se déplacer, UBER. Ça permet de profiter des trajets pour voir pleins de trucs pour un cout dérisoire. Un autre conseil : achetez vos tickets de télé-cabine en pré-vente sur internet. Vous économiserez la très longue file d’attente pour accéder aux cabines. 27 minutes plus tard = 20 minutes de queue tout de même et 7 minutes d’ascension bercées par les boutades du conducteur de la cabine. “If you take drugs up there, don’t forget to give me some”. On foule le sol de Table Mountain. Je n’avais jamais fantasmé le truc mais j’étais tout de même excité à l’idée de le faire. Là je réalise la singularité de ce mont de Grès parmi les plus ancien du nouveau monde - on parle de 280 millions d’années hein. C’est absolument superbe. Mais qu’est ce qu’on se pèle. Battues par les vents à 1085 mètres d’altitude = pensez au chandail.
On domine littéralement le Cap de Bonne Espérance et un bout d’histoire de l’Afrique du Sud. Robben island, la Tête du Lion au pied, le City Bowl à droite, Clifton beach à gauche et le coucher de soleil au centre. Souffle coupé, on redescend, ravies de retrouver quelques degrés. Ce soit là on a envie de rien d’autre qu’un hamburger et des frites (sur Regent Street bourrées de bonnes adresse pour la ripaille et le shopping) arrosés d’un cidre avant d’aller se coucher.
Samedi. 9 heures. On s’arrache dans le quartier Woodstock. Là on a viré assez de locaux (la population colored blancs/ noirs) pour laisser place à la gentrification = des entrepôts bourrées de bobos / de créateurs, de cantines, d’ateliers d’artistes.
Trainer dans les allées du Old Biscuit Mill et perdre la boule sur la qualité de ce rassemblement. Plus qu’un marché, c’est un petit village de boutiques, de stand de mode, d’artisanat, d’art et de bouffe. BEAUCOUP (trop) de bouffe pour rester raisonnable. On se jète sur une kefta (brochette) de champignons braisés, une assiette de falafels et de houmous, un assortiment de spécialités sud africaines accompagné du fameux vin pétillant Molly. Je vous parle de mon shopping après. Oui parce qu’il a eu HARD SHOPPING.
13 heures on part à l’assaut de Long Street, la rue des friperies. Une longue marche super agréable entre les maisons anciennes et les buildings rétros.
Le coeur est à une sieste à la plage : direction Clifton n°3. On mate une groupe d’italiens super bien roulés jouer au beach volley mais il est déjà l’heure de l’apéro. Aller chez Caprice pour un Spritz. C’était parfait jusqu’au moment ou rattrapées par la réalité - de jeunes enfants orphelins dansent en bande et mendient, d’autres plus grands cherchent à détrousser les passants - on se dit que ce cocktail à 50 rand (5€ = une fortune) passe un peu mal. C’est con, c’est hypocrite, je sais. À Toulouse j’appréciais bien mon café en terrasse à côté des clodos. Mais des enfants merde !
Retour au Waterfront, douche, chill. Taxi pour Bree street (gavée de bonnes adresses - pour témoin la revue de EAT OUT ZA) . On se jète des bières et shots de téquilla dans un premier bar dont j’ai évidemment oublié le nom. on suit le mouvement à la fermeture vers Arcade. Coudées jusqu’au bar, pas de danse, Beyoncé, Dr DRÉ, re-cocktails, on est bourrées. On terminent la nuit dans un “diner” improbable à manger des frites au fromage. Demain c’est fini/
Avant de rejoindre l’aéroport on se chope un croissant au chocolat et un caffe latte. ICI. Ne passez pas à côté. Mon seul regret ne pas avoir eu le temps d’un flash tattoo - une raison supplémentaire de programmer un nouveau séjour. VITE.
MON HARD SHOPPING in CT :
Une salopette + un veste / Hannah Lavery
Une paire d’espadrilles / Espadril
Un cordon à lunette et porte-clés personnalisé en 2 minutes au poinçon pour mon mec / Stockton
Une paire de boucle doré / MATTER OF FAKTER
Gang Town - un excellent livre sur l’histoire des gangs à Capetown / Don Pinnock
Eh tu sais. C’est un jour tu as envie de monter un blog avec une copine et puis quelques semaines plus tard l’objectif est atteint. Tu as l’impression que t’as fait le tour. Pas que tu es lassée, juste que la galerie de portraits et de confidences est belle comme elle est et comme une chouette histoire faut se quitter avant le coup de trop tu vois ?
Du coup je re-publierais quelques bons extraits ici.
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Entre autres activités diurnes et nocturnes, J’ai co-fondé le blog MUM LOOK. J’en rajoute pas des caisses ici, on dit tout LÀ. Dernier article en date :
GROSSE PANNE - week end meuf.
TOP10 des idées week end. Safari marmotte, surf camp, retraite balnéo pour casser de le cellulite, baise en ville bling-bling, louer un van et s’acheter des ceintures en cuir de cow girl, vivre de cidre et de crêpes à Trouville, le chateau de Chambord, cueillette de champignons... J’ai vu large ;)
Depuis la N1 qui mène de Capetown à Paarl, on bifurque à droite sur la R45 direction Franschoek ou la Wine Valley. Je découvre les townships géants dont on nous parle tant, le climat plus sec qu’à Durban et Table Mountain à droite se dessine fort sur l’horizon. Nous sommes trois dans la Golf de location. Deux vraies blondes et moi la récemment décolorée. Qu’importe l’objectif commun demeure : boire du bon vin, faire des boomerangs quand on sera bourrées et aller voir les babouins sur la colline. (...)
La route est longue depuis la sortie de l’autoroute. De part et d’autre du bitume, les premiers domaines. Je reconnais les noms que j’ai vu sur les étiquettes des bouteilles au magasin. Dieu Donné, La Motte, La Bri. Autant dire que je ne suis pas perdue. On doit cette proportion de noms francophones aux pionniers de la région, des Huguenots dont 178 familles réfugiées (17eme siècle) ont trouvé à Franschoek (le coin des français en néerlandais) de quoi mettre à l’oeuvre leur métiers de faiseurs de liqueur, de vin et de vinaigre. On passe d’abord à l’hôtel poser le barda. Trois meufs ça voyage pas léger-léger. On loge au bien nommé le “Franschoek”. C’est mignon. Et ça suffit, on a pas prévu d’y user nos derrières. Est prévu un chauffeur pour nous conduire vers les trois domaines du jour. C’est Andrew.
SANS RESERVATION
J’avoue m’être totalement laissée porter par mon hôte locale. Tania. Elle décide de commencer la virée par Möreson - elle adore le Miss Molly leur vin pétillant. C’est la que je réalise la facilité du projet. Tu sonnes à peine à l’entrée des giga-fermes - ils appellent ça des fermes - parking - suivre le panneau Wine Tasting - s’asseoir - commander - déguster - payer - s’arracher. Je ne sais pas si c’est aussi la coutume dans le bordelais mais j’ai trouvé ça vraiment agréable de ne pas avoir à réserver, de se sentir la bienvenue même inattendue. Le plateau de dégustation façon tapas l’emporte avec un 10/10, la selection de 3 verres de blancs pleins (Cabernet franc, Mercator Chardonnay, Chardonnay premium blend) pour 50 rand (3€) m’épate.
On retrouve Andrew, il commence à comprendre à qui il a affaire quand on branche l’USB et que Madonna se met à hurler dans l’auto-radio. Vogue.
LA NAZE-MOTTE
Y’a qu’à traverser la route pour se pointer à La Motte. Le gros domaine de la région. On y fait du rouge et du blanc. Mauvais en tout point. Je ne suis pas une pro, je dirais même que je suis plutôt novice en pinard mais pas besoin d‘avoir fait oenologie pour sentir le succès commercial à pleine papilles. Du vin pour tous les goûts = mauvais gout. Le papa a offert à chacun de ses fils (3 ou 4 - j’étais à mon 6ème verre) un manoir dans les environs. Nous ne nous y sommes pas rendues, on a préféré rester là pour mater des coréens bourrés et le mec de l’accueil plutôt joli garçon. Le chai et le jardin valent quand même le détour.
TOTALE IVRESSE
On sort de La Motte un peu déçues et donc carrément remontées pour filer à Haute Cabrière. Andrew met la gomme ca va fermer. il est 16h30, il fait 30 degrés, on a soif. On s’assoit là, face à la vallée, une quille de Pierre Jourdan Tranquille” à se caler dans le gosier. Le soleil commence à tomber. On se dit qu’on a bien fait de venir.
L’après-midi se termine sur une joyeuse ébriété, à flanc de colline, on va mater des babouins qui font des trucs de babouins. On rit. Ce soir-là c’était gin tonic et risotto en terrasse dans le village.
LA CLAQUE
On soigne la gueule de bois par un petit déj à l’hôtel avant de reprendre la R45 direction Babylonstoren. On voulait y loger mais c’était complet. Tant mieux ca m’aura épargné les sommes nécessaires à la shopping session de Capetown (à suivre dans le blog). Là tout est PARFAIT. Le domaine racheté par un magnat de la publicité affiche une rénovation idéale. Je vous laisse apprécier les images (j’en ajouterais dans la rubrique Prends ton sac). On traverse les vignes direction le chai de dégustation. Exit les caves, on nous installe dans une verrière plantée entre les pieds de raisin. Nina Simone chante. La déco me fait trébucher, les flacon très bien introduits par un hôte (noir donc assez rare pour être précisé) ravive l’euphorie de la veille. Tout est bien fait.
On ne copie plus la France, on ne cherche pas non plus à satisfaire la plèbe, on élabore des assemblages dans le respect de la vallée sans se chercher d’autre alibi que le plaisir d’exercer un des plus vieux métier du monde. On commande pour 400 boulles de vin. Surtout leur Mourvèdre, un rosé-gris inédit à Franschoek. On promet de revenir et de rester.
Mes routines alimentaires ont bien du évoluer un peu en fonction de ma position sur le globe. Je me découvre un amour pour la coco.
C'est aussi le gros dada des gens bizarres et paranos qui ont adopté le Gluten free. Ceci-dit on lui compte quelques propriétés à pas piquer des hannetons. Le reste dans DRUGSTORE.
Un peu en avance sur la journée des droits de la femme. C’est aimable de nous avoir accordé un jour pour régner en maitre sur les 364 messieurs. Sachez par ailleurs que la fête du slip, pour nous, c’est tous les jours.
Quand on envie de manger des gâteaux mais qu'y en pas dans la placard. Quand on envie de petit-déjeuner mais que c’est trop tard. Quand on veut un gouter mousse-costaud, parce qu’il y en marre.Y’a le muffins à l’avoine et aux dattes dare-dare.
Oui parce que les dattes souffrent d'une réputation injuste pour ne pas dire d'une ségrégation exécrable. Et que nous les injustices on aime pas ça. La recette est dans MIAM.
Tu croyais quand même pas que j’allais me contenter d’une étude sociologique sur l’Afrique du Sud sans me fendre d’une investigation sur la planète du cool ici-bas ? Ce serait mal me connaitre.
Je vais essayer de vous présenter régulièrement des créateurs ou des spots qui vaillent qu’on s’y attarde. En guise de lancement, on va parler du diam’s. C’est quand même le pays du cailloux qui brille, autant s’en servir d’alibi. S’il en fallait un. Dear Rae, joli petit bout d’atelier. Présentation.
La fondatrice de Dear Rae n’a pas beaucoup joué à la poupée. Petite et pendant que les copains faisaient des trucs de gosses, elle bossait des business plan factices et quand elle en avait assez elle rejoignait son père dans le garage pour apprendre fabriquer des bijoux. Celle qui a bossé dur et qui s’est formé à sa carrière a naturellement installée son bouclard à Capetown en 2010.
Dans son labo qui brille fort elle dessine et fabrique des pièces sur mesure certes mais aussi des collections tout autant inspirées de son époque que de ses origines allemandes et sud africaines. Karin a souhaité que ce studio soit à l’image des boutiques à l’ancienne dans lesquelles on n’a aucun mal à entrer et d’y apercevoir les établis. Pas de secrets pour cette artisan qui n’en oublie pas que c’est avant tout par passion qu’elle a choisi ce métier et que la passion ça s’échange. Du contact donc, chose assez rare dans ce milieu très fermé. Essayez donc de demander à entrer dans un atelier Chopard Place Vendôme. On souri moins hein. Dear Rae c’est quand même 9 salariés à plein temps dans un pays où la crise de l’emploi fait mal.
Les matériaux choisis selon un seul mantra, l’éthique, sont d’origine locale. Le design parfois minimal pour les collections permanentes se révèle aussi rétro dans le montage des pièces précieuses ou encore leur taille. La nana est vraiment cool. Ses bagues à accumuler (oh la la qu’elle sont belles) redoutables pour votre budget. Le site parfait. Plus qu’une marque, un projet comme on les aime. On commence par arrêter d’acheter de la mauvaise fantaisie, on se trouve une tire-lire et on épargne. Les diamants c’est pour la vie qu’on dit !
Pour en savoir plus sur elle : l’interview pour Design Sponge.
Laissez-moi remonter le fil des 3 derniers mois en GIF et leurs légendes pour comprendre comment je me suis retrouver à changer de code postal pour un -BP en Afrique du Sud. Ci-dessus c’est moi le jour où mon mec m’a dit qu’il avait une proposition d’emploi en Afrique.
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Ca c’est le jour où après le réparage sur place (Durban - Afrique du Sud) on a signé le contrat qui disait qu’il fallait qu’on (tous les 3) soient sur place 24 jours plus tard ET qu’il fallait que je déménage notre maison de 200m2, ma collections de ramequins, tous les magazines stockés depuis 7 ans ET QUE JE N’AVAIS QUE 2 VALISES POUR PARTIR 9 MOIS.
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Nous avant le déménagement.
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Moi pendant le déménagement.
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Le jour du départ.
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Le jour de l’arrivée.
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En attendnat d’avoir des copains, je me self five…
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Ca c’est l’effet que me fait une notification whasapp de mes copines laissées en france. HUG.
Je vous raconte tout de ma SAGA AFRICA ci-dessous.
j’habite loin mais grâce au télé-travail - j’aime bien ce mot ca me fait penser à Dactylographe et opératrice - je continue de sévir pour quelques clients dont ma bien aimée LUMA Jewels.
J’ai d’ailleurs eu une subite mais violente envie de rose quand il fallu que j’anime le blog de la marque il y a quelques jours. Je n’en porte JAMAIS. Allez comprendre. Du coup j’ai pioché dans sa collection de quoi se refaire la boite à bijoux et aussi de quoi choper un jeans mortel, un pull doudou à volant, un set chez Herbivore Botanical et un mini sac black cool fait en France. J’imagine déjà vos têtes quad vous allez cliquer sur ce lien. Promis juré, cette marque est re-fréquentable. Mon ordonnance pour LUMA est à lire ici.
Danse du ventre de la victoire : je suis tombée sur le vapo d'intérieur parfait. Enfin tombé serait mentir, on me l'a mis dans les mains le petit Nicolaï.
Est ce que je vous ai déjà fait part de mes problèmes d'odorat ? C'est terrible , je ne supporte pas 90% des parfums que les gens portent. Enfin je désigne plus là leur cécité que la mienne finalement. 90% des gens auraient mauvais goût, que voulez-vous. Surtout ceux qui portent le Angel. Eux je les pousserais du haut d'une falaise. Toujours est-il que si je n'apprécie pas les parfums de masse (ça vaut pour les references de maison de couture qui se gavent avec leurs flacons hors de prix) tout comme le déjà-vu. Je l'avoue sans ambages j'aime être de ceux qui découvrent et pas de ceux suivent. C'est pas très humble mais c'est vrai. J'ai quand même entendu dans une discussion y'a pas si longtemps quelqu'un qui découvrait la maison Dytique, mais où va t-on comme ça ! Bref. Et comme j'ai des amis tout aussi affutés on se refilent les nouveautés. Celle-ci remis en main propre par mon amie Esther (fondatrice du shop Backstage de Toulouse) n'est pas de première fraicheur mais je ne pense pas que vous ayez déjà vu passer cette référence.
Je vous conseille tout, sauf le géranium. Mon mien à moi c'est le très sobrement intitulé Fleur d'Oranger que je vaporise partout, tout le temps. J'adore le design vieillot du flacon. Très honnêtement c'est sans commune mesure qualité / prix avec Dyptique et même Astier de Village que j'aime beaucoup mais ça va là 90€ la bougie.
Je l'aime tant que je l'ai préféré à une paire d'espadrilles dans ma valise pour l'Afrique du Sud, c'est dire si ma vie est faire de choix cornéliens... M’enfin on s’y fait.
On est entre nous donc on va pas se formaliser sur le chaos de mon rythme de publication. C’est qu’il a fallu digérer l’arrivée à Durban ! Récit du comment et liste des us et coutumes locales. Babouin, burka et café latté.
Famille cherche un meublé correct.
On a dit correct, pas un airbnb de compétition. Un truc normal. Un 3 pièces meublé à Umhlanga (12minutes de route de Durban nord) - pas Durban city parce que ça craint trop nous dit-on - max 20 000 rand/mois (1300€). Voilà les critères confiés à Anatie Marnewick, l’agent immobilier la plus loufoque jamais rencontrée. La quiqua qui roule dans une petite Ford rouge. Par petite ici j’entends normale pour nous. Parce que normal ici est une notion très différente de la nôtre.
Normal ici c’est un pick up Chevrolet 12 places. Novembre 2016 - Donc la fumeuse de vogue slip la 2eme avec moi qui conduit une petite voiture à contre-sens et qui insulte tous les agents de sécu, va nous aider à trouver notre appart. Parce qu’une maison privée, c’est pas bien non plus, y’a trop de cambrio-viol. Ambiance. Donc on se rabat sur les ghettos pour blancs = les résidences sécurisées. Au début j’étais là NON, NON, NON. Puis j’ai cédé. On a donc 48h pour trouver un truc avant de rentrer en France plier bagages et s’installer ici. On fonce visiter 3 piaules.
Anatie : “Alors ?”
Gisèle : “Tu veux dire est-ce que la déco safari pour retraité raciste du premier appartement me plait ? Est ce que l’odeur de compost et un taux d’humidité de 143% dans les chambres du second me font hésiter ou est ce que je craque pour le 18eme étage du dernier appart pour offrir à mon fils un baptème de l’air à deux ans ? ”
Elle a rapidement compris que j’étais relou en affaire.
On a fini par se prononcer sur un adorable 3 pièces et ses meubles neutres dans un bâtiment moderne en retrait du front de mer. 21 Lighthouse Road - Unit 510 - Beacon Rock. Umhlanga Rocks. Assez de rock ou vous en voulez encore ;)
Après avoir encartonné notre vie en France, on déboule ici (20 novembre 2016 - j’aime les dates), pas à Beacon Rock non on aime aussi les complications, l’appartement n’est pas encore dispo. On se pose à LONG BEACH. Un airbnb de compét pour le coup. 180° vue mer. Un bâtiment rose aux géométries parfaites que je ne me suis pas lassée de photographier pendant 15 jours. C’est la propriété de Carlos et Maria, un couple dont on ne va tarder à apprécier la compagnie. Ils sont du Mozambique qu’ils ont fuit au moment de la guerre pour s’installer ici. Leurs arrières-grands parents étaient portugais. Ils aiment le vin et nous, ça nous suffit.
Le 1er décembre, on emménage définitivement pour les 8 prochains mois ou plus... voici quelques faits relevés depuis notre installation.
Us et coutumes
L’électricité : t’achète des coupons de rechargement au Super U local.
Quand tu es invité chez des gens, t’imagine même pas casser la croute sans joindre les mains des convives et prier.
Les sacs en plastiques, tu les touches pas. Y’a toujours un black qui met tes courses dedans. Oui je vais beaucoup dire BLACK des les prochains post. Je pourrais dire bamboula c’est plus correct apparement. Mais j’aime mieux le black, plus universel.
Diner à 21 heures ? Ca va pas ou quoi. Ici c’est binouze à 15h, Gin to à 17h, dodo à 20h.
Te garer seul. Mais pourquoi faire, un black est là pour te guider. Partout, tout le temps.
Les gens sont POLIS, vraiment polis, sincèrement polis et ça fait du bien.
Se baigner, essaie toujours. Si tu passes les vagues de 2 mètres et les courants de tous les diables, au mieux tu trébuches sur un requin au pire tu risques un viol sous-marin par un dauphin. Je grossi (un peu) les traits hein...
La grasse matinée est un concept qui t’échappe. Il fait jour à 4h30.
D’ailleurs c’est parfait pour aller courir parce qu’à 7h il fait déjà 30 degrés.
La bürka, une broutille, ici c’est NORMAL comme les pick-up. 2,5% de la population sud-africaine est d’origine indienne (immigration volontaire pour bosser dans les champs de canne à sucre au XXeme sous le régime anglais) dont 2,4% doivent vivre à Durban, dont un grosse partie adhère au port du voile intégral. Nation arc en ciel avec un peu de lycra noir. On s’y habituerais presque. Presque.
Se garer et flâner pépouze à pied : impossible. En fait y’a pas de centre ville. Tu marche mais sur les promenades en bord de mer. Ou dans les Malls climatisés. Au début j’avais là NON, NON NON, et puis je transpirais trop pour faire la fine bouche. J’ai pris une carte au parking de Gateway. Ouf y’a un Zara et un Exclusive Books.
Sur la route il y a de la vie : des gens y marchent, y traversent l’autoroute - des blacks parce que les blancs sont en Pick-up, les indiens en mercedes - y’a des racines, des singes, des chargements qui attendent qu’un jour quelqu’un vienne, des magasins, des vendeurs d’ananas, de plateaux en bois, de tapis en raphia... le première fois que j’ai fais un dépassement j’ai chialé.
Les enfants marchent pieds nus (toutes couleurs confondus, certains par choix, d’autres par nécessité). Même au supermarché, même à la crèche, même au resto.
Sans ton passeport tu n’es rien. L’ ID est réclamée partout.
Il fait chaud. Très chaud. C’est une bonne chose pour moi. L’effet collatéral : champs de fraises sur le cul.
Le café latté XL et excellent coûte 20rd - 1€33.
On habite à 250 mètres de l’océan et ça change tout.
Il est coutume de croiser des petits singes, les Vervet Monkeys et à chaque fois je crie comme une zinzin et je me dis que je suis heureuse d’être ici rien que pour ça.
A 25 ans tu es une vieille fille. On croit en Dieu = on fait pas tac-tac avant le mariage = on se dit oui entre 20 et 24 ans max. Etre célib’ à 30 ans ici c’est pire que d’être unijambiste (et je tiens cette comparaison d’un célibataire de 38 ans).
More to comme dans les prochaines semaines... enfin si je me fais pas violer pendant ma leçon de surf. ;)
Photos Long Beach building - marine drive - Umhlanga Rocks.