On pense trop pour ne ressentir que de petites choses.
Nos vies ne nous appartiennent pas. Nous sommes liés aux autres, passés et présents, et par chaque crime et chaque gentillesse, nous faisons naßtre notre avenir.
Il y a tellement de douleurs dans ce monde et on se demande « pourquoi moi ? », « pourquoi est-ce tombĂ© sur moi ? » Mais quâest-ce qui ne va pas ? Est-ce nous ? Il y a trop de choses qui ne vont pas chez nous. Mais on ne peut rien y changer car on nâa pas besoin dâĂȘtre rĂ©parĂ© on est ce que lâon est. On essaye tellement mais on nâest jamais le premier choix. Que ce soit dans lâamour, dans tout ce qui encombre ce monde. Tous les gens qui nous entourent sont toujours lĂ Ă nous dirent que tout va bien, que tout ira bien, que ce nâest rien mais cela ne fait absolument rien de dire que... non. Ăa nâira pas. Pas maintenant. On pense beaucoup trop pour ressentir seulement que quelques petites choses. Mais ces petites choses ont un degrĂ© des plus innombrables dans le cĆur. Alors on ne veut plus rien ressentir, et on se dit que câest plus facile dâĂȘtre seule. Mais on ne peut rien y faire : on hait pleurer, on hait rire, on hait la solitude, le manque dâaffection mais le pire câest que lâon ne hait pas la personne qui nous fait ressentir toutes ces choses. Le monde Ă©tait autrefois plus grand, non, le monde est toujours le mĂȘme. Il y a juste moins de bonheur en lui.
Romance, les poĂšmes, lâamour : câest pour cela que lâon est en vie. Ah oui⊠Mais on nâest pas immortel. Alors tout se finit un jour. Le fait est que ce nâest pas de vivre pour toujours, mais de vivre pour toujours avec soi-mĂȘme. On devrait tous penser comme ça. Les idĂ©es du monde ne peuvent pas changer le monde tel quâil est. Tel quâil restera. On est juste humain. HumanitĂ©, les choix que nous faisons, le passĂ© que nous choisissons, tout ça pour comprendre le cĆur humain. Tous les gens dont nous avons besoins, tout le gens que nous aimons : comment est-on nous arrivĂ© lĂ Â ?
Lâamour, la rupture. Nous brĂ»lons pour mieux se reconstruire. Mais ça dure si longtemps. Et ça fait si mal, dâessayer dâoublier le passĂ©. Et on commence Ă devenir fatiguĂ©, fatiguĂ© de trouver des excuses, fatiguĂ© dâessayer pour savoir que cela ne finira jamais. Mais quelquefois câest bon, cela fait du bien dâoublier le passĂ©.














