Ce matin on se lève très tôt car de longue date on a des réservations pour une exposition son et lumière par Teamlab. L’exposition est loin de notre hôtel dans les quartiers de l’ancien port de Tokyo. Arrivés sur place on peut constater que le quartier est désert, de grands stationnements vides.
Team Lab Borderless, premier musée numérique au monde, ferme son site fin août. Son exposition roulait depuis 2018. Nous sommes parmi les derniers à visiter l’exposition sur son site actuel. La rumeur veut que Teamlab cherche un site plus central à Tokyo.
Magnifique exposition, mais c’est terminé, dommage. Après l’expo on se cherche un restaurant vers le vieux marché aux poissons, qui bien que barricadé et ses activités relocalisées, il reste quand même une vie commerciale et quelques bon restaurants typiques, on en choisit un qui offre ses sushis au comptoir, faits à la demande devant nous.
C’était les sushis les plus frais que j'aie jamais mangé et je ne crois pas que ce soit possible de retrouver une telle fraîcheur ailleurs. J’ai choisi une variété, dont mes favoris de tout temps, soit aux pétoncles et à l'anguille.
Après le dîner on s’est promenés dans ce coin de ville, en attente du souper-spectacle que l’on avait réservé et le quartier étant très loin du centre on était mieux de rester sur place.
Pour le souper nous avions réservé au Nazuki, un restaurant thématique, souper et divertissement. Louise depuis quelques jours, avait l’estomac à l'envers, choc culinaire, mais le restaurant a accepté que Louise assiste sans payer le couvert, elle a grapillé dans mon assiette!
Le Japon regorge d'histoires et de légendes. Pour notre souper nous avions droit à 5 services illustrant l’histoire du coupeur de bambou. L’histoire se décline en cinq scènes, chaque scène fait l’objet d’une présentation visuelle sur grand écran et est suivie d’un service s’y référant.
Il était une fois, un vieil homme et sa femme;
Scène 1
Un jour, un vieil homme, sans enfant, est allé dans les montagnes pour ramasser du bambou et en a trouvé un reluisant. Il a coupé le bambou et il en est sorti une petite fille minuscule, grosse comme le pouce.
Scène 2, suivie du second service
Le vieil homme ramène l’enfant chez lui et la nomme, Kaguya-Hime ( princesse lumineuse). Le vieux couple élève Kaguya-Hime comme leur fille avec beaucoup d’amour et de soin, elle grandi et devient une femme d’une beauté exceptionnelle.
Scène 3. suivie du troisième service
Malgré les efforts pour la cacher, la nouvelle de son incroyable beauté se répandit, de nombreux hommes, dont cinq prince tentèrent, de demander sa main.
Kaguya-Hime pensa à des épreuves impossibles pour départager les cinq princes, faisant la promesse d’épouser celui qui réussirait l'exploit qui lui était demandé.
Il fût demandé au premier prince de ramener le bol de mendiant en pierre du Bouddha d’Inde, au second une branche de bijou de l'île de Horai, au troisième la robe légendaire du rat de feu de Chine, au quatrième un bijou coloré du cou d’un dragon et au dernier, les cauris des nid d’hirondelles.
Voyant la tâche impossible à réaliser, les trois premiers princes essayent de duper la princesse mais échouent. Le quatrième prince renonce et le cinquième meurt pendant l’épreuve.
Scène 4, suivie du quatrième service
Par la suite l’empereur du Japon lui rend visite et en tombe amoureux et la demande en mariage. Elle refuse, lui disant qu’elle n’est pas de ce pays et qu’elle ne peut pas aller au palais.
Cet été là, elle pleure chaque fois qu’elle voit la pleine lune. À ses parents adoptifs elle finit par avouer qu’elle n’est pas de ce monde et que bientôt elle devra retourner chez les siens, sur la Lune.
Scène 5, suivie du dernier service
L’empereur envoie ses gardes patrouiller pour protéger la princesse du peuple de la Lune. Mais le moment venu, les gardes sont aveuglés par une étrange lumière.
Kaguya-Hime annonce que malgré l’amour qu’elle porte à ses parents et à ses amis sur terre, elle doit retourner avec son peuple sur la lune. Elle écrit des mots à ses parents et à l'empereur. Puis, son entourage céleste la ramène à Tsuki-no-Miyako.