hello vonnie
Cosimo Galluzzi
taylor price
No title available
Interview Vampire Daily
noise dept.
Sade Olutola
The Stonewall Inn
occasionally subtle

shark vs the universe
No title available
đ©” avery cochrane đ©”

romaâ
PUT YOUR BEARD IN MY MOUTH

⣠Chile in a Photography âŁ
Aqua Utopiaïœæ”·ăźćșă§èšæ¶ă玥ă

blake kathryn
almost home
Cosmic Funnies
Lint Roller? I Barely Know Her
seen from United Kingdom
seen from United States
seen from Uruguay
seen from Australia
seen from United States
seen from United States
seen from United States

seen from Spain
seen from Canada
seen from T1

seen from Syria

seen from Japan

seen from United States
seen from United States
seen from United States
seen from Brazil
seen from United States
seen from United States
seen from United States
seen from Brazil
@horcruxeseven
so comes love
Parait-il que les esprits des hommes perdus en mer errent, jusqu'Ă retrouver leur chez-eux. La lĂ©gende est aussi vieille que le monde, aussi vieille que les vagues, aussi vieille que l'idĂ©e qu'un enfant posĂ© sur une plage ira Ă compter les grains de sable. Aussi vieille que les Dieux. Ils se perdent, divaguent, au creux de l'Ă©cume, se laissent porter par les vents, jusqu'Ă ce qu'ils puissent retrouver leurs places.Â
Avant les frontiĂšres, avant que les peuples ne se trouvent, dĂ©jĂ , trop d'Ăąmes erraient. C'est que l'Ă©cume a toujours portĂ© des radeaux, de rivages en rivages, des explorateurs, des pĂȘcheurs, des hommes et des femmes pour qui tout ceci n'Ă©tait qu'un mystĂšre de plus. Et plus ces humains conquĂ©raient le monde, plus les Dieux choisissaient de se terrer ailleurs, au creux de falaises inaccessibles, ou au fond des mers. Les surveiller, eux et leurs suppliques, de loin, arriver sur des terres autrefois inhabitĂ©es, explorer, vivre, et mourir. Mais ce bout du continent, ces Ăźles vierges d'humanitĂ© Ă©taient encore loin d'ĂȘtre habitĂ©es. DĂ©couvertes.Â
Pourtant, des Ăąmes en peines les trouvaient parfois. De ces Ăąmes sans endroit Ă retrouver. Autant que les crĂ©atures marines se frayaient un chemin dans ces courants, pour se protĂ©ger. ChassĂ©es partout, les voilĂ recueillies dans les baies de ce royaume qu'on appelle aujourd'hui Lothalor. La cour d'une dĂ©esse ancienne, BrisĂ©is, gardienne des ocĂ©ans, et de ses merveilles. Gardienne de ces terres-lĂ , vides de toute vie, tant que ses tempĂȘtes emporteront bien loin les bateaux.
Certains pourtant, tente de se frayer un chemin au travers de ces vagues, au travers du tumulte, au prix de leur vies. Au prix de bien des barges au fond des mers, au prix de bien des Ăąmes qui errent. Et il y en a une qui se perd. Ne trouve pas de chemin pour rentrer. Et la silhouette d'un jeune homme, juste un esprit, qui Ă©lit domicile sur cette petite Ăźle de rien. S'y accroche, parce qu'il n'y a rien pour lui d'oĂč il vient. Parce qu'il n'y a pas de chez-lui, jusqu'ou ce qu'il reste de son Ăąme pourrait errer. Son amour Ă©tait la mer, et elle aura pris sa vie.Â
Sans nulle part ou aller, il ne suit que le bruit des vagues, que cette petite Ăźle lĂ , ou il Ă©choue comme par hasard. Que cette Ăźle, au-dessus de l'abri d'un peuple perdu. Le charme d'une pluie qui ne semble jamais s'arrĂȘter, de vagues farouches, de tempĂȘtes incessantes. La nature dans son plus pur Ă©lĂ©ment. Et il y a bien quelqu'un qui prend en pitiĂ© ces chants qui rĂ©sonnent, au fil du zĂ©phyr.Â
Une dĂ©esse qui survit hors des eaux que ne peuvent quitter le peuple dont elle prend soin. Comme elle s'occupe de tous les mal-aimĂ©s, de tous les chassĂ©s, tant qu'ils ont le cĆur bon. C'est bien lĂ le travail des dieux, que de faire tourner leurs terres. De les prĂ©server, comme ceux qui y habitent. Son cĆur Ă lui est pur, autant que ses chansons sont belles. Mais il ne bat plus, quand son esprit tombe nez-Ă -nez avec cette forme-lĂ , au bord de l'eau, sur la plage. La tempĂȘte qui semble incessante s'est calmĂ©e, et elle le voit. Lui qui se croyait perdu, pourtant. Lui que l'Ćil humain n'aurait pu qu'enterrer. Mais les Dieux voient ce qu'il reste, voient ce qui n'a pas trouvĂ© la paix. Voient le chaos, autant que le beau.
Personne n'Ă©tait lĂ , personne ne saurait dire pourquoi, comment un acte de pitiĂ©, pour ne pas laisser une Ăąme se perdre seule s'est transformĂ© en un amour sincĂšre. Comment les Ă©lĂ©ments, qui semblaient vouloir sĂ©parer ces lieux du reste du monde ont dĂ©cidĂ© de se calmer. Comment une Ăąme errante a trouvĂ© dans un prĂ©sent bien tangible un chez-lui.Â
Parait-il que l'Ăąme de ce marin vit toujours lĂ , quâil y a trouvĂ© sa derniĂšre demeure. Qu'elle a trouvĂ© la paix, qu'elle est le cĆur qui bat au creux des terres, qu'on l'entend encore chanter, au puit sans fond. Que c'est la puretĂ© de cette Ăąme, qui a calmĂ© les tempĂȘtes. Sa moitiĂ©, son amante, sa divine maitresse, elle, reparut pour donner naissance Ă un enfant bien Ă©trange, et disparaitre. TransformĂ©e en Ă©cume, rejoindre les terres, on ne saurait trop dire. Mais les Dieux ne donnent pas naissance. Ne le devraient pas, du moins, autant qu'ils ne peuvent ressusciter les morts. La vie est hors de leur portĂ©e, si eux veulent rester toujours. Au jour de sa disparition, pourtant, sâest passĂ© une chose Ă©trange, sur cette Ăźle-lĂ . DiĂČmha, quâon dit, aujourdâhui. Les ruisseaux, les plantes, les fleurs se sont mises Ă briller. Une lueur si particuliĂšre, qui la place comme un phare bien Ă©trange, Ă lâentrĂ©e de ce pays lĂ . Une Ăźle comme la gardienne dâune baie, sur laquelle on osera jamais construire quoi que ce soit. LâĂźle ou reposent Ăąmes, et ancĂȘtres. DiĂČmha, ou lâon cĂ©lĂšbre amour et sacrifice.
Puis il y a bien cet enfant qui grandit. LaissĂ© Ă la garde dâun peuple Ă la merci des prochains explorateurs, maintenant. Cet enfant qui sourit, cet enfant Ă©trange, attirĂ© par le rivage. Que lâon tente bien de garder sous les mers mais qui, au jour de ses seize ans, pose un pied sur le sable, pour ne pas se retourner. Toujours, il gardera une main Ă lâĂ©cume salĂ©e. Jamais il nâoubliera DiĂČmha, les eaux, et les autres Ăźles. Et de son peuple des mers, certains apprennent Ă le suivre. Prennent la main sur ces terres sauvages, encore, sur ces cĂŽtes que nous connaissons maintenant. Posent une couronne de coquillages sur ses boucles blondes. VoilĂ donc la lĂ©gende de Gaol, ce premier roi, descendu des Dieux et des Ă©lĂ©ments, miraculeux enfant des vagues, et de ce quâelles confisquent. Un homme juste, pour ces deux peuples, sur la mer ou la terre, qui au fond, tant que Lothalor restera, ne seront quâun.Â
On se souvient de lui, on se souvient de BrisĂ©is et de son marin bien souvent. Lors des fĂȘtes de Novembre, ou lâon vient jusquâĂ DiĂČmha de partout, cĂ©lĂ©brer ce que nous apportent les ocĂ©ans, cĂ©lĂ©brer le futur, et lâamour, sans lequel, peut-ĂȘtre, la tempĂȘte ne se serait jamais levĂ©e. Quand on y vient se souvenir de ses Ăąmes perdues. On sâen souvient quand ses descendants font le vĆux de suivre ses pas, de protĂ©ger ce peuple uni, de protĂ©ger ce havre de paix bien Ă©trange, de protĂ©ger ce peuple uni, malgrĂ© ses diffĂ©rences. Ou ils font bien le vĆu dâĂȘtre au service de leurs peuples, et non lâinverse. Qui sait ce qui se passerait si cet amour ancien, cette affection entre la population et la royautĂ© venait Ă se briser ? Peut-ĂȘtre la tempĂȘte reprendrait-elle, le marin et sa douce déçus.Â
Et sur cette Ăźle, on vient souvent confesser un amour, ou le professer devant les Dieux. Longtemps, avant lâEmpire, avant les mariages sur papier ressemblant affreusement Ă des accords commerciaux, câĂ©tait bien ici que tout se faisait. Sur cette plage ou lâon dit que les deux Ăąmes se sont trouvĂ©es quâelles approuvaient de voir toujours, leurs enfants continuer Ă sâunir pour avancer, main dans la main.
The Five Kingdoms : Amaris
The Five Kingdoms : Lothalor
The Five Kingdoms : Thelyra