« Si la vie n’est pas toujours rose, on peut toujours la colorier. »

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« Si la vie n’est pas toujours rose, on peut toujours la colorier. »
Aujourd’hui, la vie a retrouvé ses couleurs d’antan, celles que l’on voyait étant enfant. Des couleurs vives, éclatante, enivrante. Chaque rayon de soleil se glissant sur ma peau à le goût de renouveau. Ce que mes matins peuvent être merveilleux depuis que nous sommes tous les deux.
On en est là.
Ce compte m’a servi pendant près de dix ans d’échappatoire. Je m’en servais pour extérioriser mes maux, écrire ce que je n’aurais jamais osé dire. Vous m’avez permis de tenir debout quand la vie me mettait des bâtons dans les roues. Écrire a été ma bouée, mon mode de survie, et ce compte ma deuxième maison, ma deuxième famille.
J’avais choisi ce pseudo car j’étais persuadé que jamais rien ne me libérerait de ces chaînes, de ce poison. J’étais persuadé que la vie n’était pas faite pour les gens comme moi, qu’on ne me réconcilierait jamais avec elle. Qu’il y avait les bénis et les malchanceux.
Et si ces derniers mois j’écris moins, c’est parce que la vie m’a montré qu’on pouvait changer de camp, gagner, vivre plutôt que survivre en apnée. Que le rivage existait, si l’on continuait à nager plutôt que de se laisser couler.
Je ne dis pas que je ne traîne plus aucun boulet au pied, ni que je ne pense plus jamais à ces traumas qui m’ont brisée. Les cicatrices existeront toujours, mais elles s’amoindrissent, laissant derrière elles l’espoir qu’un jour elles disparaissent complètement.
Alors, après dix ans à vous chanter mon malheur, permettez-moi de vous demander si je peux désormais vous écrire mon bonheur. Laissez-moi vous conter mes exploits, mes réussites, vous décrire mon chez-moi, l’éclat de mon rire, la lumière de mon sourire, et surtout vous raconter comment j’ai pu guérir.
Tu sais, quand je te dis que je t’aime, il ne s’agit même pas d’amour. Je te parle d’impossibilité de respirer autrement.
Romain Gary
Il m’a échappé ce rire spontané, embarquant avec lui toute la culpabilité du monde, alourdissant mon cœur déjà bien abîmé.
Il m’a échappé ce rire que pourtant je retenais depuis des mois, que j’avais remplacé par les larmes et les cris de douleur.
Il m’a échappé ce rire, mais comment oserai-je sortir ce son de ma gorges si il n’est plus là pour l’entendre ? Comment oserai-je être heureuse de vivre si lui a rejoint les plus belles étoiles de la Voie lactée, abandonnant tout ses rêves et ses projets ?
Et à chaque fois qu’il me serre dans ses bras, c’est mon âme qu’il répare sans même s’en apercevoir.
Moi je pensais que c’était ça l’amour : manquer de quelque chose mais faire avec, forcer pour que ça fonctionne car c’est moins pénible que ça ne pourrais l’être. Se dire que cette personne ne nous aime pas de la façon dont nous avons besoin pour fleurir et s’épanouir mais que ça pourrait être tellement pire.
Moi je pensais qu’aimer c’était sacrifier quelque chose… je pensais que j’étais juste trop capricieuse d’en vouloir plus, je croyais que j’étais insatisfaite, insatiable, ingrate.
Et puis un jour, on rencontre l’inattendu, le grand, l’inespéré Grand Amour. Celui qui t’offre tout ce dont tu rêvais sans même avoir à le mendier, celui qui te comble et te complète comme si sa présence dans le fond t’avait toujours manqué. Celui qui te fera enfin te sentir aimer et vivante, légitime et souriante. J’ai trouvé mon Grand Amour, celui que je ne pensais exister que dans les romans et les films romantiques. J’ai trouvé celui qui a tout réparé en moi, celui qui me prouve que je n’étais pas trop pour les autres mais qu’ils n’étaient juste pas assez pour moi.
Il a réparé en moi tout ce qu’il n’avait pas brisé.
Putain le ciel est d’un bleu, ce que le parfum des fleurs peut être enivrant, ce que les étoiles peuvent briller dès lors que tu me souris.
Si ça marche pas sur la Terre, il ira sur la Lune.
Fredz
Et si un jour il me voyait comme je me vois ?
« Montre moi tes cicatrices » dit-il
« Mais pourquoi? » demanda-t-elle
« Je veux savoir combien de fois tu as eu besoin de moi et je n’ai pas été présent… » murmura-t-il
Et pourquoi ne pas réécrire l’histoire ? Réécrire le destin, ce que les étoiles avaient décidés pour nous ? Pourquoi ne pas forcer la vie pour être ensemble ? Celle qui se tue à nous séparer alors que tout est plus beau lorsque ton corps complète mon âme.
La fin d’année s’annonce difficile, grande fan de Noël depuis toujours, je m’apprête pourtant à le passer seule. Mes amis sont ma famille mais eux, ils en ont une de vraie famille. Je serai donc seule face à mon petit sapin vide de sens, à me demander où j’ai pu bien merder pour me retrouver aussi seule dans une aussi grande maison.
On m’a demandé si j’accepterai une re incarnation en me souvenant de cette vie là, tout ce à quoi j’ai pensé c’est « franchement, la flemme »
J’imagine que c’est ça qu’on ressent dans ce genre de moment, quand on subit ses journées depuis si longtemps.