Voir Spoon en live est un plaisir d’autant plus rare qu’en plus de leurs parcimonieuses tournées européennes, les vidéos correctes en live ne sont pas très nombreuses. Mais heureusement il y a KEXP. Et l’un de leurs meilleurs morceaux.

Love Begins

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Acquired Stardust
No title available
I'd rather be in outer space 🛸
almost home

@theartofmadeline

roma★

Andulka
Game of Thrones Daily
No title available
Misplaced Lens Cap
Three Goblin Art
Sade Olutola
Stranger Things
Jules of Nature

if i look back, i am lost
Today's Document
Keni
he wasn't even looking at me and he found me

seen from United States

seen from Germany
seen from United States

seen from Poland

seen from United States

seen from Malaysia

seen from United States
seen from United States
seen from United States

seen from Indonesia
seen from Indonesia
seen from United States
seen from United Kingdom
seen from United States
seen from Canada

seen from Türkiye

seen from Türkiye

seen from Singapore

seen from United States
seen from Poland
@indiectators
Voir Spoon en live est un plaisir d’autant plus rare qu’en plus de leurs parcimonieuses tournées européennes, les vidéos correctes en live ne sont pas très nombreuses. Mais heureusement il y a KEXP. Et l’un de leurs meilleurs morceaux.
Mondo bizarro 4
C’était l’automne sans doute. Un automne froid et sans perspectives, vraisemblablement en 2013, avant la mort de Lou Reed ; et le chômage pesait sûr à peu près tout. Quelque part entre la dernière playlist publiée sur mon blog et le moment où nous allions lancer Indiectators. J’avais programmé cette playlist avec la conviction que le titre de Shane Murphy et celui de Green Day étaient faits pour s’enchaîner. C’était comme ça que je les montais alors, les playlists, un enchaînement incongru d’où ressortait une couleur, et le reste autour s’imposait en fonction de ce que j’écoutais à ce moment-là. Tout le monde était vivant alors, Bowie, Tom Petty. Hasard des mises à jour des logiciels et d’un défaut de paiement de mon abonnement Spotify, j’ai fouillé ce matin mon téléphone pour savoir ce que j’allais pouvoir écouter aujourd’hui et je suis tombé dessus. Elle n’est pas terminée, il n’y a que 10 titres et ma règle était d’en mettre 15. Règle complètement arbitraire, ce sont les seules auxquelles on peut accepter de se plier. Sitôt qu’une forme quelconque de pourquoi peut s’immiscer c’est la porte ouverte à l’à quoi bon. Si on questionne le sens on ne produit plus. Du sens il n’y en a nulle part et la seule façon d’avancer c’est tête baissée. De toute façon tout se termine. Quelques minutes avant que je me mette au lit hier soir, les RIP Tom Petty commençaient à tomber sur ma Timeline alors que son décès n’était pas complètement confirmé. On a dans nos poches des greniers numériques et parfois on ouvre des coffres dans lesquels on trouve des cartes postales sur lesquelles le nom du destinataire, quoi qu’effacé, demeure clair. Dans les greniers on trouve surtout des cicatrices.
Quelques indiectateurs poursuivent chez Crack of Light leur mission d'éducation des masses. Vous y retrouverez une nouvelle playlist chaque semaine (sauf pendant l'été, nous serons au frais à Davos).
macadam 12
Vois comme les enfants grandissent. Leurs yeux, l'intonation de leur voix. Comme ils se tiennent, leur dos, leurs épaules, au bord d'un autre monde, au bord d'une nouvelle vie. Sur le retour, on s'arrêtera dans ce village, juste avant la nuit. On ira fumer une cigarette en silence dans le parc qui longe la rivière. On tâchera de ne penser à rien.
protège ta nuque #03
Viens, on va mettre des coups, on va casser des trucs. On fera des câlins aussi, on boiera, on dansera. Et on ira casser encore. Taper jusqu'à ce que nos pieds et nos mains saignent, jusqu'à ce que nos bras soient bleus.
nouveaucratie 19
Considérant la situation du pays, qui ne permet plus la libre circulation des biens culturels ; Considérant la nécessité de maintenir l'état d'urgence à même le ventre des futures mères ; Considérant l'occupation de la place de la République par des intérêts à tendance privatisante ; Considérant la pluie ; Le communité du bon goût impose que soit écouté chaque matin au réveil la présente compilation, dite nouveaucratie.
nouveaucratie 18
Mercredi, fin d'après-midi. Souhaite un bon week-end à tes collègues. N'emporte pas ton ordinateur. File sans un mot de plus. Ne préviens personne, ne prévois rien. Roule, tu verras bien.
nouveaucratie 17
Sèche tes larmes, viens danser. Profite des seuls avantages de l'heure d'été, brûle un peu tes yeux à la lumière. Prends plaisir à quelques nuits blanches. On a tout ce qu'il te faut par chez nous.
nouceaucratie #16
Plus qu'il n'en faut pour accompagner tes rêves, marquer chacun de tes pas, frapper le sol pour chasser les serpents, frôler les arbres. Plus qu'il n'en faut pour aider toutes les inspirations et toutes les expirations d'une journée. Plus qu'il n'en faut pour caresser ta joue, sécher tes larmes, plisser tes lèvres. Plus qu'il n'en faut pour attendre la prochaine lune.
protège ta nuque (2)
La nuit est tombée. Les blunts maintiennent la pièce dans une fumée lourde qui caresse la peau. On chuchote, on s'embrasse au ralenti en souriant. Il n'y a plus que le canapé, nos paupières. Et la ville qui s'étend à l'infini.
nouveaucratie 15
Ne rampe pas. Ne te mets pas à genoux. Tu n'as même pas besoin de te pencher. Ouvre grand les yeux et laisse les embruns t'enivrer. Tu vois ? Les plus beaux grains de sable de la plage sont, directement dans le creux de ta main.
nouveaucratie 14
Il n’y a pas trente-six solutions. Il faut continuer de battre mécaniquement, implacablement, la mesure. Frapper fort, sans s’arrêter. Laisser les images s’évaporer coup après coup. Noyer la migraine dans la masse sonore. Chaque matin, chaque soir, chaque nuit. Seule la musique compte.
C’est vendredi c’est jazzy (Brad and Jeff).
Il y a des moments qu’on ne peut effacer. Je sais ce que j'écoutais vendredi dernier, lorsque les premiers tweets sont arrivés... Je le sais parce que j'ai oublié la musique à ce moment là. Les terribles nouvelles ont commencé à arriver, je n'entendais plus les notes. J'ai voulu remettre le même disque ce soir. C’est idiot je sais. Comme pour conjurer le sort. Comme si ça aidait à ce que cela ne se reproduise plus. Comme pour effacer aussi les horreurs, lues et entendues depuis.
C'était Brad Mehldau vendredi dernier, juste avant, reprenant une vieille scie paranoïaque de Pink Floyd comme il sait le faire. Il n'y a pas les paroles chez Brad, juste la musique, ses doigts d'un autre monde volant sur le clavier. L'introspection. Normalement ça dit "Together we stand, divided we fall." Il n'y a pas de hasard.
En l’écoutant, je me suis souvenu qu’avant, juste avant, me promenant sur ce triple album de Brad Mehldau, parce que c’est un album où il faut aller piocher suivant l’humeur, un album où l’on passe d’un morceau à l’autre sans logique ni suite, comme on saute d’une pierre à l’autre pour traverser une rivière, je me suis souvenu, que ma pierre précédant ce terrible Hey You, c’était le Dream Brother de Jeff Buckley.
C’est aussi, la première musique écoutée, le lendemain matin, l’esprit vide. Parce que je me souvenais de ce concert où je n’étais pas, ce fabuleux concert du Bataclan. Il n’y a pas de hasard.
Il y a quelques mois, beaucoup, on peut même parler de deux années, nous évoquions Typhoon, son chanteur ressuscité et leur formidable histoire. Typhoon publie gratuitement un live enregistré chez eux, au Crystal Ballroom de Portland.
[ A télécharger ici : http://noisetrade.com/typhoon/live-at-the-crystal-ballroom ]
The Neil Young Tuesday project (du mercredi) #25
C'est un peu comme les soixante-dix ans de Dylan (qui en aura 75 l'année prochaine d'ailleurs), ou les quatre-vingt de Cohen, c'est quelque chose que l'on n'aurait pas imaginé. Parce que l'on ne s'imagine pas vieillir en parallèle.
Neil Young aura soixante-dix ans demain. On préfère toujours regarder le compteur des autres défiler. Plutôt que le sien. Cela fait longtemps que l'on n'a que quinze ans d'écart. Neil et moi (j'adore cette phrase : Neil et moi). Depuis toujours. Ces quinze années entre Neil et moi semblent beaucoup plus étroites maintenant. Comme si j'étais plus proche de lui qu'il y a quarante ans.
Ces temps-ci, c'est comme s'il avait retrouvé une 4ème ou 5ème jeunesse (la 2ème a été brûlée depuis longtemps avec Rust Never Sleeps)(“Better burn out...“). Avec son nouveau groupe où deux fils de Willie Nelson l’accompagnent, presque en famille, il s'est remis à jouer de vieilles chansons gardées depuis trop longtemps au fond de son tiroir à oubli.
“Alabama”, “Vampire Blues” et même “Time Fades Away”, comme des rêves oubliés, brûlés, partis en fumée comme du papier d’Arménie, reprenant forme.
Il faudrait le voir, une dernière fois, avant qu’il ne soit trop tard, sur scène. Seul, avec sa forêt de Martin D45 autour de lui, son orgue sépulcral, son vieux piano droit un peu déglingué, et la figure de cet Indien en bois qui, s’il pouvait raconter tous les concerts auxquels il a assisté, nous raconterait la plus belle des histoires.
Comme celle de ce fabuleux “Cortez The Killer” acoustique, enregistré en 1999 où l’on commence par l’entendre accorder sa guitare, descendre le mi aigu en ré, avant que l’harmonica ne souffle sa longue plainte sur les plaines des nos années perdues.
Neil Young aura soixante-dix ans demain. Comme Bob et Leonard, tous les ans on tremblera un peu plus en pensant aux années à suivre. Les leurs comme les nôtres.
On espère aussi qu’il nous sortira le deuxième volume de ses Archives avant que nous, on atteigne les soixante-dix.
nouveaucratie 13
Les côtes du monde entier nous attendent. Nous partons ce matin même parcourir les mers. Nous laisserons le vent effacer à jamais les traces de nos larmes et marquer nos paupières, nos joues, nos lèvres.
Le mix arbitraire du jeudi #49 : You talk to me as if from a distance
You talk to me as if from a distance by Rom Blogo on Mixcloud