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@infanteriesauvage
“Le type dit : « Quand j’étais encore enfant, et que j’ai compris que je ne ressemblais pas aux autres, j’ai pleuré désespérément.» Eh bien, ce type est une couille molle. Moi aussi, j’ai compris la même chose que lui. Mais je te garantis que je ne pleure pas. Ah! non de foutre, non! Je ne ressemble pas aux autres, et toi non plus, parce que nous ne sommes pas de la même espèce. Et-la grande espèce, c’est la nôtre. Seulement nous sommes peut-être cent pour un million de culs.”
Lucien Rebatet, Les deux étendards.
“La vie ne m’apporte plus grand-chose. J’ai tout connu, tout vu. Mais surtout, je hais cette époque, je la vomis.
Il y a ces êtres que je hais. Tout est faux, tout est faussé. Il n’y a plus de respect, plus de parole donnée. Il n’y a que l’argent qui compte. On entend parler de crimes à longueur de journée. Je sais que je quitterai ce monde sans regrets.”
Alain Delon
“Ils ont tout salopé, pourri, dégueulé à tort et à travers, tout ce qu’ils toucheront sera de même, dégueulasse, ordure en deux jours. Ils veulent rester carnes, débraillés, pagayeux, biberonneux, c’est tout. Ils ont pas un autre programme. Ils veulent revendiquer partout, en tout et sur tout et puis c’est marre. C’est des débris qu’ont des droits. Un pays ça finit en « droits », en droit suprêmes, en droits à rien, en droits à tout, en droits de jaloux, en droits de famine, en droits de vent.”
Louis-Ferdinand Céline, Les Beaux Draps.
Faire la nouba?
« Oh toi, tu as fait la nouba ! ». Cette phrase, il n’est pas rare de l’entendre au lendemain d’une soirée retentissante ! Apparue à la fin du XIXe siècle, l’expression synonyme de « faire la fête » vient de l’arabe classique « nowba », qui signifie « tour ». Au Maghreb, ce terme permettait de désigner la musique jouée à tour de rôle par des musiciens devant la maison d’un dignitaire.
Les troupes coloniales alors présentes en Algérie ont ensuite transformé le mot en « nouba » pour décrire la musique interprétée par les tirailleurs nord-africains, des airs populaires produits à partir d'instruments traditionnels.
De là à associer la musique à des moments festifs, il n’y avait qu’un pas. La formule est d’abord restée cantonnée à l’argot militaire avant d’être diffusée plus largement dans la société civile par les poilus lors de la Première Guerre mondiale.
Il est à noter que le 1er régiment de tirailleurs d’Épinal dispose aujourd’hui d’une fanfare appelée la Nouba. Ses membres portent tous une tenue traditionnelle (chéchia, sarouel, guêtres, ceinture à la turque, veste « bleu tirailleur », gilet).
« Seul celui qui a perdu son âme ne pense qu'à sauver sa peau. »
Georges Bernanos
« Je condamne fermement. » et « Je me rends sur place. »
Ero libero di agire come meglio ritenessi, ma una simile libertà non era tanto facilmente comprensibile: e infatti la maggior parte degli uomini chiama "destino" il giardino della propria casa.
Yukio Mishima, Sole e acciaio.
Rester en France, c’est cautionner le désastre organisé depuis quarante ans par une bande d’ordures arrivistes. C’est accepter, par sa seule présence, la nuisance de gens entrés ici gavés de droits mais sans aucune règle, qui nous méprisent, nous volent, nous tuent. Rester en France, c’est faire mine, comme tous les autres, de ne rien voir de la sauvagerie qui s’installe pour grossir et exploser, cette violence qui est devenue la règle et que l’État, pour la part qu’il lui reste encore, met en œuvre contre ses administrés, pour peu qu’ils fassent mine de se rebeller. Rester en France, c’est demeurer les pieds dans la merde en tentant de se souvenir qu’il était jadis si doux et marrant d’y vivre, c’est voir les traditions disparaître, jusqu’à la langue elle-même, celle de l’académie comme celle des faubourgs, celle du cinéma comme celle des campagnes, dévorée par les sabirs banlieusards et la novlangue wokeuse. Rester en France, c’est toujours parler d’exil sans avoir le courage de partir, c’est refuser d’engager le combat qui commence ici et maintenant. Quand on doit quitter sa terre parce qu’elle devenue invivable et que s’y sont installé l’injustice et l’anarchie, on plante en soi la graine du retour – fut-ce dans trois, quatre ou cinq générations, fut-ce même sur un champ de ruines. Chaque goutte de son sang est une goutte de mémoire et de culture, une goutte d’espoir, une envie de vivre et de revivre – en France.
J.-M. M.
« Les masses déspiritualisées, dépoétisées [...] sont maudites. »
Louis-Ferdinand Céline, L’École des cadavres (1938)
Revoir un film britannique des années 40 ou 50 est désormais une expérience presque insoutenable. C'est une humanité et un monde aussi engloutis que ceux de la Sicile de Lampedusa ou du Frioul de Pasolini. Les regrets sont sans doute vains mais la rage persiste...
Olivier François
RIP Richard Russell
Sept. 19, 1989 - Aug. 10, 2018
BARDS OF THE BLACK SUN: THE LASTING LEGACY OF NEOFOLK is now available to order. The book is 150 pages in length and costs just 24 EUROS with free postage excluding America (€15 postage = €39 total). Our PayPal address is [email protected] and you can find more details below. Editor: Troy Southgate / Cover: Francisco Albanese Pastene
FOLLOWING our two previous books on Neofolk, this third investigation into the whys and wherefores of one of the world's most unique phenomena features a fantastic selection of sixteen texts in which the cultural, historical and political ramifications of this inimitable music scene are explored in detail. With an illustrious line-up of musicians, underground adventurers and social commentators, this book is certain to become a cult classic.