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Mireille Darc, 1962.
La mort dans des conditions troubles de Jean-Edern Hallier. (Marianne)
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Aujourd'hui, départ pour un nouveau chapitre philosophique, théorisé depuis la Renaissance de l'autre côté des Alpes : la bella figura.
L'idée toute simple de ne jamais laisser passer une occasion d'ajouter un peu de grâce à un geste qui pourrait très bien s'en passer. Faites chauffer un café ou sortez une bonne bouteille et un verre avant d'embarquer, promis ce ne sera pas long.
On serait tenté de traduire cette expression par "faire bonne figure", mais ça n'a rien à voir avec le bluff, c'est une sorte de tension permanente vers le beau.
L'expression remonte à la Renaissance, où l'on développe l'idée que la forme est un "contenu". Castiglione écrivait déjà sur la grâce qui ne doit jamais sentir l'effort, cette aisance apparente qu'on travaille en secret pendant des plombes pour qu'elle paraisse naturelle.
La bella figura est la fille de cette pensée-là. Elle a juste quitté les cours des princes pour s'installer dans les cuisines, les rues, les files d'attente à la boulangerie et les couloirs infinis du métro. Repasser ses draps avant de les coffrer dans l'armoire dans le noir ?
On est pile dedans. C'est une façon de se "soigner" au quotidien par le beau (et l'ordre). On n'embellit pas sa vie parce qu'on va bien, on va mieux parce qu'on a embelli sa vie. L'ordre est inversé, et c'est tout le génie du truc (qu'on adopte plus ou moins naturellement).
Et c'est jamais une question d'argent, j'insiste dessus. Pas besoin d'avoir un 200m2 ou des sapes sur-mesure pour refléter une aura de cohérence et d'élégance. C'est tout l'opposé du bling par exemple, on parle d'une étincelle discrète à injecter dans sa vie de tous les jours.
Dresser une belle table pour soi ou ses proches, prendre quelques minutes pour bien repasser sa chemise, pour s'occuper de ses plantes, pour se faire un vrai et bon café et j'en passe. La bella figura n'a pas de fin et pas de méthode, c'est pas une extension à la Marie Kondo.
Il y a peut-être un point commun : l'idée que l'environnement matériel affecte l'état intérieur, et que le désordre extérieur nourrit le désordre intérieur. Mais Kondo tend vers la légèreté et le vide là où la bella figura, elle, cherche à densifier chaque geste de sens.
Finito.
« Messieurs les Anglais, tirez les premiers ! » est restée dans la mémoire collective comme le symbole de la courtoisie française ou du panache de ses militaires.
« Messieurs les Anglais, tirez les premiers ! » : quelle est l’origine de cette formule ?
Cette célèbre phrase est associée à la bataille de Fontenoy (en Wallonie actuelle), affrontement qui oppose le 11 mai 1745 une armée austro-hollando-anglaise sous commandement du duc William de Cumberland à une armée française sous commandement de Maurice de Saxe, dans le cadre de la guerre de Succession d’Autriche
Les Français y remportent une victoire de justesse sous les yeux du roi Louis XV (1715 – 1774) et du dauphin.
Mylord Charles Hay, capitaine aux Gardes anglaises, cria : Messieurs des Gardes françaises, tirez.
Le comte d’Antroche, alors lieutenant des Grenadiers, et depuis capitaine, leur dit à voix haute : Messieurs, nous ne tirons jamais les premiers, tirez vous-même.
Alors le capitaine dit aux siens en anglais : faites feu.
Before leaving his Tokyo home on November 25, 1970 to stage the dramatic coup that would end in his own suicide, Mishima left a note on his desk: “Human life is limited, but I would like to live forever.”
Mes parents ont tenu leur commerce pendant plus de trente ans. Presque trente-deux ans. Le fond avait été racheté par leur deux familles en guise de cadeau de mariage. Un investissement pour la vie. Je suis né et j’ai vécu toute ma jeunesse au premier étage. L’école communale, les courses à vélo, les premiers flirts, tout ça au premier étage. Et puis après l’armée, je suis parti faire mes études à Besançon. C’est le moment où mes parents ont commencé à moins bien gagner leur vie. La casse industrielle, le Leclerc de Saint Vincent, la banque qui veut des garanties... Je suis revenu en 1992 pour l’enterrement de Papa, et j’ai fermé la boutique avec Maman. Elle est morte d’un cancer moins d’un an plus tard.
J.-M. M.
La signora Fraschini avait étonnamment une tête de sanglier, avec une note particulière pour ses cheveux qui avaient la couleur et l’épaisseur de la robe d’un cochon sauvage. Lorsqu’elle pestait contre les locataires de la Pensione Cicchi, ses mimiques étaient dignes de celles d’une laie en colère, prête à saigner le chasseur qui menacerait ses marcassins. Parfois je la croisais dans l’entrée de la pension et la saluais d’un “ciao” juvénile et enjoué. J’observais que dans mon dos, elle marmonnait des incantations en sarde qui me vaudraient à coup sûr, pour les dix prochaines années, une foule de malheurs inévitables.
J.-M. M.
Alain Delon, fusilier-marin en Indochine.
Moi, on m'appelle Monsieur Delon quand on ose me parler, car la plupart du temps les gens se poussent du coude entre eux et murmurent à voix basse: "Tu as vu, c'est bien lui.."